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    Loups tués en France ces dernières semaines…

    Communiqué Cap Loup, collectif dont FERUS fait partie*, 9 novembre 2016.

    100 loups tués pour rien

    Avec le tir d’une louve ce lundi 7 novembre dans les Alpes-de-Haute-Provence (voir ICI), le nombre de 100 loups abattus « légalement » en France depuis le retour de l’espèce vient d’être franchi. Comment est-on passé en quelques années d’une protection à une véritable chasse aux loups digne du 19e siècle ?

    Le loup est une espèce classée protégée en France depuis son retour naturel en 1992-1993, et strictement protégée en Europe. Toutefois en cas de prédation sur le bétail, des tirs peuvent être autorisés par les pays membres comme mesure dérogatoire exceptionnelle « lorsque tous les autres moyens ont été tentés pour l’éviter ». Mais en France, depuis le premier abattage ordonné en 2004, les tirs de loups sont peu à peu devenus la norme et sont ordonnés massivement, en infraction avec les textes européens (Convention de Berne et Directive Habitat Faune Flore). Désormais, notre pays abat officiellement chaque année 12 à 15% de sa population de loups (estimée en 2016 à 292 ± 78 individus). 

    L’État mène cette chasse aux loups pour tenter d’obtenir une paix sociale : d’un côté, la protection réglementaire de l’espèce permet aux éleveurs de bénéficier de subventions spécifiques et d’indemnisations ; de l’autre, des tirs massifs ont pour but de contenter les éleveurs mais aussi les chasseurs. Pourtant, ces tirs n’ont jamais rien solutionné pour l’élevage. La prédation sur le bétail continue, et pour cause : beaucoup de troupeaux ne sont pas correctement protégés, car les éleveurs ne sont pas assez incités à le faire.

    Des solutions existent. Mais l’État, soumis aux lobbies des éleveurs et des chasseurs, refuse de les mettre en œuvre. Plutôt que d’encourager les tirs de loups, il faudrait 1/ n’indemniser les éleveurs que s’ils protègent leurs troupeaux (actuellement, les éleveurs sont indemnisés systématiquement quelles que soient leurs pratiques), 2/ vérifier le bon usage des subventions pour la protection du bétail (actuellement, l’État ne vérifie pas si les clôtures ou les chiens de protection subventionnés sont bien mis en place et efficaces), 3/ développer la recherche pour améliorer les méthodes de protection non létales (actuellement, aucune recherche n’est faite alors que l’État dépense de l’argent pour tuer des loups).

    Aucun gouvernement, depuis des années, n’a eu le courage politique de prendre de telles mesures de bon sens. Elles sont pourtant le préalable à une cohabitation pérenne entre les loups et les activités humaines. Le retour des loups est une chance pour la biodiversité et pourrait l’être aussi pour l’économie rurale, en développant l’écotourisme. Encore faudrait-il que l’État veuille apprendre à vivre avec les loups, plutôt que les pourchasser.

    Les associations de CAP Loup

    *www.cap-loup.fr / Les 38 associations de CAP Loup :

    Fondatrices : Animal Cross, ASPAS, Ferus, LPO PACA, Mille traces, SFEPM, WWF. Membres : ALEPE, Altaïr Nature, ANG, Asbl Wolf Eyes, ASPA Vosges, AVES France, CESB, le CHANT, COGard, CVN, Eco Volontaire  International, Fédération Allier Nature, Fondation Brigitte Bardot, GEML, GLS, GMA, GREEN, Kermit, LAEO France, Loup.org, LPO Auvergne, LPO ChampagneArdenne, Oiseaux Nature, One Voice, Peuple Loup, Pôle Grands Prédateurs, RAC, Sauvegarde Faune Sauvage, SPA Lyon SudEst, Sur les traces du loup, Tendua.

    + d’actus

     

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    Présidentielle : pourquoi la fusée Macron décolle aujourd'hui

    LIEN

    Présidentielle : pourquoi la fusée Macron décolle aujourd'huiEmmanuel Macron annonce sa candidature à la présidentielle. (LOIC VENANCE/AFP)

    Personne n'y croyait il y a quelques mois encore, l'ancien ministre de l'Economie va pourtant déclarer sa candidature à la présidentielle ce mercredi.

    Le secret de Polichinelle n'est plus un secret du tout. Sept mois après le lancement de son mouvement En Marche !, trois mois après son départ du gouvernement, Emmanuel Macron annoncera ce mercredi 16 novembre, à 10h30, sa candidature à l'élection présidentielle. Le lieu et le moment ont été soigneusement choisis.

    Le lieu, d'abord. L'ancien ministre de l'Economie parlera depuis le campus des métiers et de l'entreprise à Bobigny. Un centre d'apprentissage pour souligner encore sa double priorité, l'emploi et la jeunesse, comme il l'avait fait dans "l'Obs" la semaine dernière, en consacrant les premières annonces de son programme à ces deux thèmes. Qui plus est en Seine-Saint-Denis, terreau d'abstentionnistes et de déçus du hollandisme, deux catégories que vise particulièrement le néo-candidat.

    Macron dévoile son programme : "Plus de flexibilité, plus de souplesse"

    Le moment, ensuite. Macron le martelait : "Mes choix ne seront pas déterminés par l'extérieur." Sous-entendu : il n'attendrait pas de connaître l'issue des primaires de la droite et de la gauche pour se positionner. De fait, il se déclare à quelques jours du premier tour de la primaire de la droite, et grille au passage la politesse à François Hollande, lequel annoncera son propre choix début décembre.


    Un vrai parti politique

    Voici donc Emmanuel Macron aligné sur la ligne de départ de la course à la présidentielle. Pour la première fois, à 38 ans seulement. Lui qui, il y a moins de cinq ans, occupait l'obscur poste de secrétaire général adjoint de l'Elysée, endosse aujourd'hui les habits de lumière de présidentiable. Si sa candidature était certaine depuis quelques semaines, il n'en fut pas toujours ainsi. Au contraire. Longtemps, personne ne l'a vu venir, ou n'a voulu y croire.

    Quand "l'Obs" titre, le 3 mars 2016, "La fusée Macron, son plan secret pour 2017", les réactions sont dubitatives. L'intéressé ne confirme pas et on doute dans les arcanes du pouvoir. Tout trublion qu'il est, comment le protégé de Hollande pourrait-il tuer le père ? Un "père" qui, justement, est rassuré début avril, quelques jours avant le lancement du mouvement macroniste. Son poulain lui confie qu'il ne va créer qu'une simple plateforme numérique de mobilisation citoyenne. Cela pourra toujours servir au président sortant, le moment venu.

    La fusée Macron : son plan secret pour 2017

    Le 6 avril, dans sa ville natale d'Amiens, c'est pourtant une véritable formation politique que lance Emmanuel Macron. Il s'appuie certes sur un site internet, mais ses statuts sont ceux d'un parti, au sens classique du terme. Deux associations sont créées : une pour faire campagne, l'autre pour recueillir des dons. Comme le fait tout candidat.

    Une démission en suspens

    Le ministre de l'Economie, qu'il est alors toujours, joue sa carte personnelle, et tout le monde le comprend peu à peu. Plusieurs instituts de sondages commencent même à tester les intentions de vote le concernant. Et elles ne sont pas minces. De quoi continuer à alimenter la chronique, qui enfle aussi à mesure de ses déclarations contrevenant à la sacrosainte solidarité gouvernementale. Au point que la question n'est plus de savoir s'il va démissionner mais quand.

    Les fins limiers sont sur les rangs. "Mediapart" l'annonce le 10 juin, puis "Le Canard enchaîné" le 12 juillet. Las, rien ne se passe à la première date, mais le locataire de Bercy organise son premier grand meeting à Paris lors de la seconde. A la Maison de la Mutualité, il n'annoncera rien, mais pourra mesurer sa popularité. La salle est comble, ce qui se répètera à chaque nouvelle réunion publique.

    Les proches du président, désormais, mettent en garde l'Elysée. Mais le chef de l'Etat reste de marbre. Celui avec qui il entretient une relation quasi filiale ne peut se retourner contre lui, pense-t-il encore. Lorsque Macron lui fait personnellement part de l'hypothèse d'un départ, le 29 août dernier, Hollande se refuse toujours à y croire. Le même Macron démissionnera pourtant... le lendemain !

    Une candidature construite

    Ce n'est maintenant plus son envie de se présenter qui fait débat, mais sa capacité à pouvoir le faire. Chaque fois que sa candidature est évoquée, ses adversaires ne manquent pas d'agiter le chiffon rouge d'un nouveau 21 avril. Il présente son diagnostic de l'état de la France lors de trois meetings en octobre, ses contempteurs ne manquent pas de souligner son absence de programme.

    Pendant ce temps, Macron trace sa route, il poursuit sa marche en avant. Et répond point par point. Un nouveau 21 avril ? "Sans moi, la gauche est éliminée à coup sûr du second tour", répond-il. Son absence de programme ? Il est actuellement en train de l'annoncer, pan par pan.

    "Les éléphants du PS ne veulent pas voir ce qu'il se passe autour de Macron, comme ils ne voulait pas voir ce qu'il se passait autour de Royal en 2006", analysait-on au sein d'En Marche !. En effet, aujourd'hui lesté de près de 100.000 adhérents et de 3 millions de dons, il entre en campagne présidentielle. L'inconnue, désormais, ne concerne plus que le score qu'il réalisera.

    Julien Martin

     

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    Julien Martin

    Julien Martin

    Journaliste

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  • VIDEO. Meurtre d'Aurélie Châtelain à Villejuif : Ghlam s'accroche à son alibi

      >Faits divers|Geoffroy Tomasovitch|21 mars 2016, 0h00 | MAJ : 21 mars 2016, 7h11|   5       LIEN
    Villejuif (Val-de-Marne), dimanche. Sid Ahmed Ghlam, protégé par un gilet pare-balles et encadré par un quatuor de policiers lourdement armés, a participé à une reconstitution du meurtre d’Aurélie Châtelain qui a duré plus de six heures. (LP/Frédéric Dugit.)
     
    Geoffroy Tomasovitch
    Faits diversSid Ahmed GhlamMaîtreVictimeAurélie ChâtelainMeurtre

    On lui a ôté ses menottes pour lui permettre de mimer certains faits. En revanche, Sid Ahmed Ghlam est resté en permanence « attaché » à l'un des quatre policiers lourdement armés chargés de sa surveillance...

    La justice n'a voulu prendre aucun risque avec le terroriste présumé, extrait de sa cellule dimanche matin pour la reconstitution du meurtre d'Aurélie Châtelain, une professeur de fitness de 32 ans lâchement abattue le 19 mars 2015 à Villejuif (Val-de-Marne). Les parents de la victime, présents, ont souvent cherché à accrocher le regard de l'assassin présumé de leur fille. Ghlam, lui, a campé sur sa dernière version des faits. Le jeune homme, 25 ans en août prochain, a prétendu qu'Aurélie Châtelain avait été tuée accidentellement par Samy Amimour, l'un des kamikazes du Bataclan. La fameuse piste du deuxième homme, jugée très peu plausible par les enquêteurs.

    Encadré par le quatuor de policiers, Sid Ahmed Ghlam, protégé par un gilet pare-balles, a été conduit sur le parking de Villejuif où l'on avait retrouvé le corps sans vie d'Aurélie Châtelain sur le siège passager de sa voiture. Peu à l'aise, le suspect, qui projetait ce 19 mars de perpétrer un attentat dans une église, a détaillé devant magistrats et enquêteurs le scénario du complice qui l'aurait rejoint ce jour-là. Résumé. Ghlam patiente dans sa voiture à l'arrêt. Un véhicule conduit par un inconnu arrive, avec une jeune femme à bord. Une détonation survient. Aurélie Châtelain succombe, atteinte au coeur. L'inconnu parle d'un tir accidentel et s'enfuit à scooter. Ghlam, qui, lui, a pris son arme, déplace la voiture de la victime et se tire volontairement une balle dans la cuisse en renonçant à l'attentat. Ce n'est que bien plus tard qu'il dit identifier le complice : Samy Amimour, reconnu à la télévision après les attentats du 13 novembre.

    Les constatations l'accablent

    « Tout a été vérifié point par point. Cela a permis de conforter ce qui a été indiqué par M. Ghlam, notamment qu'il n'était pas responsable du décès de cette malheureuse personne », a indiqué l'un de ses avocats, Me Christian Benoît, à l'issue d'une reconstitution plus longue que prévu. Près de six heures pendant lesquelles les parents d'Aurélie ont assisté avec une grande dignité à tous les faits et gestes de Ghlam. Sans croire un instant à son scénario. « Ils étaient là pour comprendre pourquoi on a tué leur fille et comment. La reconstitution a renforcé une certitude, si elle avait besoin de l'être », a réagi Me Antoine Casubolo Ferro, un des conseils de la famille Châtelain, insistant sur l'incohérence des déclarations du suspect. « Invraisemblables », appuie une source proche du dossier.

    Des experts étaient présents hier à Villejuif. Car, dans ce dossier, les constatations de la police technique et scientifique pèsent lourd. Elles accablent même Ghlam. Son ADN a notamment été retrouvé sur l'arme du crime et dans la voiture de la victime. « Ses explications concordent avec les éléments objectifs, nous attendons la suite de façon sereine », assure pourtant Me Parent, qui défend Sid Ahmed Ghlam avec ses confrères Gilles-Jean Portejoie et Matthieu de Valois.

    Aurélie Châtelain, elle, a été décorée vendredi de la Légion d'honneur à titre posthume.

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    LE BON LIEN

    Rémi Gaillard est sorti de sa cage à la SPA de Montpellier et récolte quatre fois plus que prévu

    Enfermé depuis le 11 novembre dans une cage de la SPA, le youtubeur a récolté plus de 200.000 euros.

    15/11/2016 10:05 CET | Actualisé il y a 7 heures

     

    Facebook / Rémi Gaillard
    Rémi Gaillard est sorti de sa cage après avoir passé 4 jours enfermé

     

     

    ANIMAUX - "Pour toi". C'est loin des médias mais toujours filmé en direct sur sa page Facebook que Rémi Gaillard est sorti de sa cage. Enfermé depuis le 11 novembre, le vidéaste qui collecte des fonds pour la SPA de Montpellier a mis fin à son défi en dépassant de loin le montant qu'il s'était fixé.

     

     

     

    Rémi Gaillard devait initialement terminer son défi si tous les animaux du refuge avaient été adoptés, ou lorsque que les dons atteindraient les 50.000 euros. Finalement, c'est à 2h du matin le 15 novembre qu'il a décidé de s'arrêter, alors que le compteur affichait plus de 200.850 euros.

    VIDEO

     

     

     

    L'adepte du n'importe quoi sur Internet n'a pas été filmé en train de sortir de sa cage. Sur sa page Facebook, on pouvait voir une cage vide, cadenas défait et porte ouverte avec la photo d'un chien et ce message "Pour toi".

     

     

     

    En aidant la SPA de sa ville, Rémi Gaillard voulait rendre aux animaux tout ce que son chien Titou "lui a apporté" avant sa mort. "J'espère que de là-haut, il est fier de tout ça, parce que c'est pour toi", avait-il expliqué lundi 14 novembre.

     

     

     

    150 chiens et chats ont été adoptés depuis le début de l'opération du youtubeur, a annoncé à France Bleu Hérault la directrice de la SPA, Annie Benezech. Cet argent servira à installer du chauffage pour les chiens.

     

    Durant les quatre jours de l'opération, l'humoriste a multiplié les buzz sur Internet. La veille de sa sortie, il avait interpellé Vincent Bolloré pour doubler la somme qui s'affichait au compteur, visant un objectif de 340.000 euros. Le même jour, Rémi Gaillard avait violemment pris à partie l'humoriste Elie Semoun, qui aurait refusé de soutenir sa cause.

     

    Au deuxième jour de son action, il avait fondu en larmes en direct sur Facebook, confiant être "au bout du rouleau" à cause des "insupportables hurlements des toutous".

     

    Lire aussi :

     

    Rémi Gaillard va être filmé 24h/24 dans une cage de la SPA

     

    Rémi Gaillard ne sortira de sa cage à la SPA de Montpellier qu'avec l'aide de Bolloré

     

    Les larmes de Rémi Gaillard, enfermé dans une cage de la SPA depuis 2 jours

     

    Le message de Rémi Gaillard à Elie Semoun qui fait "la p*** à la télé"

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    De Madrid à La Havane, la pleine lune à son périgée en images

    PORTOFOLIO

     

     

    Le Monde.fr avec AFP | 14.11.2016 à 20h49 • Mis à jour le 15.11.2016 à 09h30

    Lundi 14 novembre à 11 h 22 (12 h 22, heure de Paris), la Lune a atteint son point le plus proche de la Terre depuis… 1948.

    L’orbite que décrit la Lune autour de la Terre n’est pas un cercle parfait, mais plutôt une ellipse un peu allongée. Au point de l’orbite le plus proche de la Terre, le périgée, notre voisine était aujourd’hui à seulement 356 509 kilomètres de la surface terrestre (soit environ 400 km de moins que la moyenne des « superlunes »). Le disque apparent de la Lune était alors 14 % plus grand et 30 % plus brillant que lorsque celle-ci se trouve à l’apogée, le point le plus éloigné de l’orbite lunaire.

    Un phénomène pas forcément spectaculaire à l’œil nu, mais un régal pour les photographes.

    Lire aussi : Une « super-lune », cela n’existe pas

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  • Trump président : nouvelle nuit de manifestations

    aux Etats-Unis

    LE MONDE | 14.11.2016 à 16h53

    LE MONDE | 14.11.2016 à 16h53

     
    Durée : 00:54  |   
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    En images

    Après l’élection de Donald Trump, le 8 novembre, des manifestations spontanées se sont multipliées dans tout le pays. Les manifestants dénoncent notamment les propositions anti-immigration et anti-avortement de leur nouveau président.

    LE MONDE
     
     
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  • De retour sur Twitter, Donald

    Trump s’en prend au « New York Times »

    Le futur locataire de la Maison Blanche, qui avait usé et abusé du réseau social lors de la campagne, a posté dimanche une série de messages au ton pas vraiment présidentiel.

    Le Monde.fr avec AFP | 14.11.2016 à 04h45 • Mis à jour le 14.11.2016 à 08h45      LIEN

    Donald Trump lors de sa rencontre avec Barack Obama à la Maison Blanche à Washington le 10 novembre 2016.
    Donald Trump lors de sa rencontre avec Barack Obama à la Maison Blanche à Washington le 10 novembre 2016.
    KEVIN LAMARQUE / REUTERS

    Sa promesse d’utiliser plus modérément les réseaux sociaux n’aura pas été suivie d’effet. Le président fraîchement élu des Etats-Unis, Donald Trump, s’est abondamment exprimé sur Twitter, dimanche 13 novembre. Le magnat de l’immobilier s’en est pris dans trois messages au quotidien The New York Times, dans un ton pas vraiment présidentiel.

    Wow, the @nytimes is losing thousands of subscribers because of their very poor and highly inaccurate coverage of the "Trump phenomena"

    « Ouah, le@nytimes perd des milliers d’abonnés à cause de sa couverture très mauvaise et hautement imparfaite du phénomène Trump », écrit-il notamment. « Le@nytimes a envoyé une lettre à ses abonnés pour s’excuser de leur mauvaise couverture de ma campagne. Je me demande si ça va changer – j’en doute ? »

    Lire aussi :   De New York à Paris, l’onde de choc Trump se prolonge dans les médias

    The @nytimes states today that DJT believes "more countries should acquire nuclear weapons." How dishonest are they. I never said this!

    « Le@nytimes affirme aujourd’hui que DJT [Donald J. Trump] croit que “plus de pays devraient se doter d’armes nucléaires”. Qu’ils sont malhonnêtes. Je n’ai jamais dit ça ! », lance-t-il enfin. Le républicain avait en fait suggéré, en mars, dans le New York Times, que le Japon et la Corée du Sud se dotent de l’arme nucléaire face à la Corée du Nord. Mais, critiqué par Hillary Clinton, il s’était ensuite rétracté en mai.

    « Plus une source crédible »

    Pendant la campagne, le républicain avait à plusieurs reprises qualifié les médias de « corrompus » et « malhonnêtes ». Il a estimé que le New York Times, soutien affiché d’Hillary Clinton, était « vraiment dégoûtant », « injuste et partial », et qu’il « n’était plus une source crédible ». Vendredi, le directeur du quotidien Arthur Sulzberger a promis de couvrir « de manière juste » et « impartiale » la présidence de Donald Trump, ce que ce dernier a considéré sur Twitter comme des « excuses ».

    Lire aussi :   Selon Donald Trump, les manifestants sont « incités par les médias » à défiler contre lui

    Selon l’extrait d’un entretien à CBS réalisé vendredi et diffusé dimanche, le républicain a en outre affirmé qu’il « allait devenir très modéré » sur Twitter. « Les réseaux sociaux ont davantage de pouvoir que l’argent qu’ils [ses adversaires politiques] dépensent », a fait valoir le milliardaire, qui leur attribue une part de sa victoire. « D’une certaine manière, je l’ai prouvé. »

    Lire aussi :   Trump se cherche une posture de transition

    Son conseiller – cité comme futur secrétaire d’Etat –, l’ex-président de la Chambre des représentants Newt Gingrich a admis sur la même chaîne que le site de microblogging était « une technique qui permet de toucher 13 à 14 millions de personnes gratuitement et de contourner le New York Times ». Mais il a suggéré au futur locataire de la Maison Blanche, qui compte près de 14,9 millions d’abonnés, d’avoir « toujours un relecteur » avant de tweeter.

    The debates, especially the second and third, plus speeches and intensity of the large rallies, plus OUR GREAT SUPPORTERS, gave us the win!

    Donald Trump s’est aussi targué sur Twitter, dimanche, d’avoir été félicité par des républicains qui l’avaient auparavant critiqué, comme son ex-rival aux primaires Jeb Bush, ou encore le leader du mouvement anti-Trump, Mitt Romney, et l’ancien président George W. Bush, qui a voté blanc le 8 novembre. Il a, enfin, salué sur le réseau social ses partisans qui, avec les débats et ses discours, lui « ont donné la victoire ».

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    Obama exprime des « inquiétudes » sur la présidence de Trump mais veut rassurer

    Le démocrate a appelé le républicain élu à « tendre la main » aux Américains après une campagne marquée par des propos sexistes et racistes.

    Le Monde.fr avec AFP | 14.11.2016 à 23h05 • Mis à jour le 15.11.2016 à 06h42

    Moins d’une semaine après l’élection du républicain Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, le président démocrate sortant Barack Obama a indiqué, lundi 14 novembre, qu’il avait « bien sûr » des « inquiétudes » quant au mandat de son successeur, et a appelé le magnat de l’immobilier à « tendre la main » aux Américains inquiets après sa victoire surprise.

    « Je lui ai dit, comme je l’ai dit publiquement, que compte tenu de la nature de cette campagne et de l’amertume et de la férocité de cette campagne, il était vraiment important de tenter d’envoyer certains signaux d’unité. Et de tendre la main aux minorités, aux femmes et aux autres qui sont inquiets face au ton de la campagne. »
     
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    Lire aussi :   Donald Trump choisit un apparatchik comme bras droit

    Obama veut rassurer la communauté internationale

    Au cours de sa première conférence de presse depuis le scrutin du 8 novembre, le président sortant a assuré que Donald Trump était favorable à une OTAN forte, lors de leur entretien la semaine dernière, alors que le candidat avait déclaré durant sa campagne qu’il pourrait mettre des conditions à l’engagement américain dans l’Alliance atlantique.

    « Je ne crois pas que c’est un idéologue, a indiqué M. Obama en parlant de son successeur. Je crois qu’au bout du compte, c’est un pragmatique. Et cela peut lui être utile, à partir du moment où il a de bonnes personnes autour de lui et qu’il sait clairement où il va. »

    Le président sortant va commencer un ultime voyage en Europe qui le mènera en Grèce et en Allemagne. Face aux inquiétudes des alliés des Etats-Unis sur l’orientation de la diplomatie américaine sous la prochaine administration, M. Obama a vanté « l’immense continuité » de la politique étrangère américaine « qui fait de nous la nation indispensable quand il s’agit de maintenir l’ordre international et la prospérité mondiale ». Il a assuré que les États-Unis devaient rester « un phare de l’espérance » et la « nation indispensable » pour la communauté internationale.

    Des critiques adressées à son camp

    Après la défaite surprise de Hillary Clinton, Barack Obama a également appelé lundi les démocrates à « se battre, à se montrer partout » à travers les Etats-Unis, dans une critique à peine voilée envers la candidate qui a perdu des bastions traditionnels de la gauche le 8 novembre.

    « L’une des questions qui doit être claire aux yeux des démocrates, c’est que compte tenu de la distribution de la population à travers le pays, nous devons nous battre partout, nous devons nous montrer partout, nous devons travailler au niveau de la base. »

    Lire aussi :   Europe, Amérique du Nord, Chine… le monde toujours dans l’incertitude après la victoire de Trump

    Obama reconnaît qu’il a été incapable de « fermer ce satané machin » de Guantanamo

    Le président sortant Barack Obama a regretté, lundi 14 novembre, de ne pas avoir été capable de fermer le centre de détention américain de Guantanamo, comme il s’y était engagé lors de sa réélection à la Maison Blanche en 2012.

    Lire aussi :   Guantanamo, un monstre américain

    « Je n’ai pas été capable de fermer ce satané machin en raison des restrictions qu’on nous a imposées. Mais il est vrai aussi que nous avons grandement réduit la population [carcérale] et il y a désormais moins de 100 personnes » dans cette prison militaire ouverte à Cuba après les attentats du 11 septembre 2001, s’est-il défendu.

    Depuis l’ouverture du centre le 11 janvier 2002, près de 780 hommes ont été détenus au total dans le camp de Guantanamo Bay. Aujourd’hui, il reste 60 personnes retenues par le département de la défense américaine, selon les chiffres publiés par le New York Times dans son projet « The Guantanamo Docket », une base de données sur la prison construite sur une compilation de documents officiels et d’articles de la presse internationale sur le sujet.

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    Alain Juppé : "L’idéologie de l’extrême droite, malgré l’enfumage, mènerait rapidement notre économie dans le mur"

    Plus de 6000 personnes sont réunies ce lundi 14 novembre en début de soirée au Zénith de Paris pour le meeting de l'ancien Premier ministre.

    Dernière ligne droite         LIEN

    Publié le 14 Novembre 2016
    Alain Juppé : "L’idéologie de l’extrême droite, malgré l’enfumage, mènerait rapidement notre économie dans le mur"

    Longtemps donné favori face aux autres candidats de la primaire de la droite et du centre, dont le premier tour aura lieu dimanche 20 novembre, Alain Juppé donnait ce lundi soir un meeting au Zénith de Paris, où se sont réunis plus de 6000 personnes. Parmi les soutiens du candidat, la présence de l'acteur Alain Delon, déçu par Nicolas Sarkozy, n'a pas échappé aux journalistes. 

    "Le populisme est une escroquerie. C’est tout promettre avant l’élection et se renier après. C’est cliver avant de ne rien faire. Alain Juppé est l’antidote au populisme", a tout d'abord déclaré la présidente LR de la Région Île-de-France Valérie Pécresse, en ouverture de ce rassemblement. 

    Dès son arrivée sur l'estrade, le maire de Bordeaux a lui aussi mis en garde les électeurs contre le populisme : "L’idéologie de l’extrême droite, malgré l’enfumage, mènerait rapidement notre économie dans le mur". 

    "Le premier devoir d'un État digne de ce nom, c'est de donner à nos forces de l'ordre les moyens d'assurer leurs missions (…) 10 000 places de prison de plus et une police pénitentiaire : les prisons ne doivent plus être des incubateurs de djihadisme", a-t-il ensuite déclaré, dès les premiers instants de son discours.

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  • [DIRECT] Dans l'Aude et les P.-O, ne manquez pas la "super Lune" à partir de 17h45

    Le 14 novembre à 17h17 par A.F./lindependant.fr | Mis à jour il y a 2 heures    LIEN

    La "super lune" observée en Birmanie vers 12h heure française.La "super lune" observée en Birmanie vers 12h heure française. PHOTO/AFP YE AUNG THU

    Plus proche, plus grosse, plus lumineuse: la pleine Lune sera lundi soir la star de la voûte céleste, offrant un spectacle inédit depuis près de 70 ans pour les astronomes et amoureux de l'astre de la nuit. Un spectacle à suivre depuis chez vous à partir de 17h30.

     

    Il va se produire lundi un phénomène appelé "super Lune", avec la concomitance de deux phénomènes astronomiques: la phase de pleine Lune tombe presque au moment où l'astre, dont l'orbite est elliptique, est au plus près de la Terre. Elle nous apparaît donc plus grande et plus brillante que la normale. La Lune a atteint son périgée, son point le plus proche de la Terre, à 12h22, heure française.

    Elle était pleine à 14h52, heure française. Les premières photos sont déjà arrivées depuis plusieurs coins du globe (comme ci-dessous à Madrid). En France, elle ne sera visible qu'une fois la nuit tombée. Le spectacle devrait débuter dès la fin d'après-midi (la lune se lèvera à 17h43). Ensuite, le meilleur moment se situera probablement autour de 18h30. Alors, aurons nous la chance de pouvoir l'observer  sans que la vue soit voilée par des passages nuageux? 

     

    TOPSHOT - A man stands on a balcony of a building of Madrid as the moon rises in background, on November 13, 2016, on the eve of a "supermoon".
On November 14, 2016, the moon will orbit closer to the earth than at any time since 1948, named a 'supermoon', it is defined by a Full or New moon coinciding with the moon's closest approach to the Earth. / AFP PHOTO / GERARD JULIENTOPSHOT - A man stands on a balcony of a building of Madrid as the moon rises in background, on November 13, 2016, on the eve of a "supermoon". On November 14, 2016, the moon will orbit closer to the earth than at any time since 1948, named a 'supermoon', it is defined by a Full or New moon coinciding with the moon's closest approach to the Earth. / AFP PHOTO / GERARD JULIEN (AFP GERARD JULIEN)

    • Les conditions d'observation dans la région

    Très bonne visibilité (de rares nuages) : sur Perpignan, Narbonne, Béziers, Montpellier - Nîmes - Alès.

    Visibilité moyenne sur Carcassonne où des nuages bas sont possibles par moments. Cependant, avec un peu de chance, les éclaircies permettront l'observation.

    D'une façon générale, les conditions seront très bonnes sur l'ensemble de la région à l'exception de l'intérieur de l'Aude, la montagne noire et le Nord de la Lozère dont le ciel pourra être temporairement contrarié par des nuages bas.

    Les deux meilleurs "spot" pour l'observer: dans les P.-O, la route d'Estagel offrira probablement le cadre idéal, tandis que dans l'Aude, ce sont les collines de Villeneuve-la-Comptal qui se prêteront le mieux à une observation du spectacle.

    Il faut savoir qu'une grande partie Nord de la France se trouvera sous les nuages !

    Deux moyens pour l'observer depuis votre écran: l'observatoire Can Roig de Girone dispose d'une webcam qui capte généralement les phénomènes astronomiques de ce type; le site space.com offre la possibilité d'observer en live vidéo la "super lune" (vidéo ci-dessus).

    • "14% plus grande"

    "Une super Lune peut être jusqu'à 14% plus grande et 30% plus lumineuse qu'une pleine Lune à son apogée" (le point de son orbite le plus éloigné de la Terre, ndlr), selon la Nasa. Ces "super Lunes" reviennent tous les 1 an et 48 jours. "Mais il y a des super Lunes plus super que d'autres", note l'astronome français. Lundi, elle sera à "seulement" 356.509 km de la Terre (pour une distance moyenne de 384.400 km).

     "Il faut remonter au 26 janvier 1948 pour avoir une super Lune dont la distance avec la Terre soit plus petite", explique Pascal Descamps. Et il faudra attendre le 25 novembre 2034 pour que la Lune se rapproche davantage de nous. D'où le nom choisi cette fois-ci, celui de "super extra Lune" ! Une accumulation de préfixes, utilisée par la Nasa, qui fait un peu sourire les astronomes européens.  

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