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  • Recherche : des Nobel français dénoncent les coupes budgétaires

    Dans une tribune publiée par Le Monde, sept prix Nobel et un lauréat de la médaille Fields s’insurgent contre un projet de décret qui prévoit l'annulation de 256 millions d'euros de budget pour la recherche. Ils dénoncent un "suicide scientifique et industriel". 

     

    La rédaction d'Allodocteurs.fr  LIEN(Vidéo)

    Mis à jour le 24/05/2016 | 15:52, publié le 24/05/2016 | 15:52  lien

    Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et son secrétaire d'Etat, Thierry Mandon, répondent que ces annulations "n'auront aucun impact sur l'activité des organismes de recherche". "Il s'agit de mobiliser en particulier leurs fonds de roulement disponibles et leurs trésoreries, sans mettre en cause l'exécution des budgets prévus", déclarent-ils dans un communiqué conjoint. Les fonds de roulement permettent notamment aux organismes de recherche de mettre de l'argent de côté pour des projets futurs.

    La communauté scientifique est en émoi en raison d'un projet de décret annulant notamment 256 millions d'euros de la Mission interministérielle recherche et enseignement supérieur (Mires) dont 134 millions d'euros concernent les subventions allouées aux organismes de recherche.

    Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) est mis à contribution à hauteur de 64 millions d'euros, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de 50 millions, l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) et l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) de 10 millions chacun.

    Françoise Barré-Sinoussi (prix Nobel de médecine), Claude Cohen-Tannoudji (physique), Albert Fert (physique), Serge Haroche (physique), Jules Hoffmann (médecine), Jean-Marie Lehn (chimie), Jean Jouzel (climatologue, vice-président du Giec au moment où celui a reçu le Nobel de la Paix) et Cédric Villani (médaille Fields, la récompense la plus prestigieuse en mathématiques) ont fait part de leur consternation dans une tribune publiée dans Le Monde.

    "Nous avons appris le même jour que les dépenses de recherche et développement de l’État fédéral allemand ont augmenté de 75% en dix ans et que le gouvernement français annulait 256 millions d'euros de crédits 2016 de la Mires". Soit "un quart des économies nécessaires pour financer les dépenses nouvelles annoncées depuis le mois de janvier", par l'exécutif.

    "Les mesures qui viennent d'être prises s'apparentent à un suicide scientifique et industriel", déplorent les huit chercheurs.

    Ce "coup de massue" vient "confirmer les craintes régulièrement exprimées" : "La recherche scientifique française, dont le gouvernement ne cesse par ailleurs de louer la grande qualité (...) est menacée de décrochage vis-à-vis de ses principaux concurrents dans l'espace mondialisé et hautement compétitif de la recherche scientifique."

    "Ce coup d'arrêt laissera des traces et pour de longues années", disent-ils. "Il n'y a pas de nation prospère sans une recherche scientifique de qualité. Puisse le gouvernement français entendre cet appel", concluent-ils.

    Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon ont tenu "à répondre à cette inquiétude", via un communiqué, "en réaffirmant l'engagement de sanctuarisation des moyens de la recherche qui prévaut depuis le début du quinquennat" de François Hollande.

    "Les dépenses des organismes de recherche et de leurs laboratoires ainsi que les conditions dans lesquelles les chercheurs exercent leur activité seront intégralement préservées", affirment-ils. "Aucun programme de recherche ne sera altéré par ce dispositif de régulation budgétaire en cours d'année."

    De son côté, le syndicat national de l'enseignement supérieur, SNESUP-FSU, a dénoncé "le manque de soutien à la recherche, dont le budget continue d'être une variable d’ajustement pour les dépenses supplémentaires décidées par le gouvernement." Le budget de l'Enseignement supérieur et de la recherche "doit être une priorité non seulement dans le discours gouvernemental, mais aussi dans les actes", souligne le syndicat dans un communiqué.

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  • Nouvelles révélations

    Essai clinique de Rennes :

    un AVC sème le trouble

    Un participant à l’essai clinique de Rennes aurait été victime d'un AVC.  Un nouvel élément qui suscite plusieurs interrogations.

    Essai clinique de Rennes : un AVC sème le trouble
    David Vincent/AP/SIPA
     
    Publié le 13.05.2016 à 18h29

    Nouveau rebondissement dans l’affaire de l’essai clinique de Rennes. Selon des informations du Figaro, un participant à l’étude a été victime d’un accident cardio-vasculaire, révélé par une IRM cérébrale que s’est procurée le journal, et qui figure actuellement parmi les pièces placées sous contrôle judiciaire dans le cadre de l’action menée devant les tribunaux pour faire la lumière sur l’accident.

    Au lendemain de la mort du participant sain et de l’hospitalisation de cinq autres personnes, tous les volontaires de l’essai ont été invités à réaliser une IRM cérébrale au CHU de Rennes pour vérifier l’absence de séquelles. Selon le quotidien, un homme présentait à l’imagerie des traces d’un AVC qualifié d’ « ancien » par l’hôpital – sous-entendu, avant l’essai clinique.

    Une date problématique

    L’homme avait « participé à l'essai clinique fin novembre 2015, dans un groupe recevant 10 mg » et avait développé des troubles visuels temporaires, précise le quotidien qui a transmis à plusieurs spécialistes l’IRM afin de leur faire dater l’AVC. Or, pour ces experts interrogés, l’accident ischémique serait bel et bien survenu au cours de l’essai, en novembre. Soit au moment même de la prise médicamenteuse.

    L’AVC est-il lié, ou non, à l’essai clinique de Biotrial ? En tout cas, le groupe mis en place par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour analyser les raisons de l’accident ne semble pas avoir été mis au courant de cette IRM problématique. « C’est embêtant si cela a été sciemment dissimulé, souligne le Pr Bernard Bégaud, pharmacologue à la tête de ce groupe d’experts. Mais il ne faut pas aller trop vite en besogne ; la vérité n’est pas claire ».

    Réévaluation toxicologique

    Ainsi, soit la survenue de l’AVC était réellement antérieure à l’essai et alors, cela signifie qu’il est passé inaperçu au moment du recrutement. « Sinon, j’ose espérer qu’il n’aurait pas été recruté… ». Un point qui pose déjà problème sur la sécurité des procédures d’enrôlement des essais cliniques.
    Soit cet AVC est bel et bien apparu en novembre, au moment de l’essai. Il peut ne pas être lié au médicament mais au contraire, résulter du pur fruit du hasard et de la coïncidence - ce qui semble toutefois peu probable.
    En revanche, s’il découle bien de la prise médicamenteuse, alors, il faudra probablement réévaluer la toxicité de la molécule, puisqu’il s’agirait d’un nouvel effet non identifié jusqu’ici.

    « De fait, l’AVC n’a rien à voir avec ce qu’ont développé les participants de la cohorte 5 [celle qui a conduit à l'arrêt de de l’essai, ndlr], précise Bernard Bégaud. Leurs symptômes ne sont pas liés à une cause vasculaire. Cette dernière révélation ne remet d’ailleurs pas en cause ce qui est écrit dans notre rapport ». Seules de nouvelles investigations toxicologiques permettraient de comprendre le lien avec un AVC.

    Si cet AVC s’avère récent et lié au médicament, l’absence de communication au groupe d’experts de l’ANSM constitue un vrai problème. « On nous a indiqué que rien d’inquiétant n’avait été observé sur les participants, en dehors de ceux de la cohorte 5, rappelle Bernard Bégaud. Il faut une expertise indépendante ».

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  • L'Allemagne va faciliter l'usage thérapeutique du cannabis

    reuters.com  |  04/05/2016, 13:04  |  243  mots

    L'usage therapeutique du cannabis assoupli en allemagne[reuters.com]

    (Crédits : © Alia Haju / Reuters)

    BERLIN (Reuters) - Le gouvernement allemand a donné mercredi son feu vert à un assouplissement de la réglementation sur l'usage médical du cannabis par les malades pour lesquels aucun autre traitement n'est disponible.

    Un projet de loi devant entrer en vigueur au printemps 2017 précise qu'il sera possible d'acheter sur ordonnance dans les pharmacies des fleurs séchées ou de l'extrait liquide de cannabis dont le coût sera pris en charge par la sécurité sociale.

    Jusqu'à présent, seuls les malades du cancer, du sida, de la maladie de Parkinson et de la sclérose en plaques pouvaient se faire prescrire du cannabis en demandant une autorisation spéciale et à leurs frais.

    "Notre objectif est que les personnes gravement malades soient soignées de la meilleure façon possible", explique dans un communiqué le ministre allemand de la Santé, Hermann Gröhe, membre de l'Union chrétienne-démocrate de la chancelière Angela Merkel.

    Le gouvernement allemand va mettre en place des plantations contrôlées et importera d'ici là le cannabis dont il a besoin, précise-t-il.

    L'usage thérapeutique du cannabis, interdit en France, est de plus en plus répandu en Europe occidentale et aux Etats-Unis.

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  • Autisme : "La gauche déserte ce monde du handicap et s'en fout", s'indigne la présidente de SOS Autisme

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    REPLAY / INVITÉE RTL - Olivia Cattan réclame une meilleure prise en charge ainsi qu'une meilleure formation des auxiliaires de vie.

     

    Autisme : "La gauche déserte ce monde du handicap et s'en fout", s'indigne la présidente de SOS Autisme Crédit Image : FRANCK FIFE / AFP Crédit Média : Yves Calvi Télécharger

     

    Le Comité national autisme ouvre ses portes ce jeudi 21 avril à Paris et doit faire le bilan du troisième plan autisme, celui de la période 2013 - 2017. La prise en charge d'un enfant autiste est loin d'être abordable. Olivia Cattan, président de l'association SOS Autisme, explique que si l'on souhaite donner une véritable éducation à son enfant, un accès aux soins est nécessaire. Des soins notamment avec des psychologues dont les méthodes permettront réellement d'avancer au niveau de l'autisme et puis une scolarisation avec une auxiliaire de vie formée. Un aménagement qui coûte entre 2.000 et 3.000 euros, ajoute-t-elle. D'autant que ces enfants autistes "ont également besoin de psychomotricité, des soins qui pour l'instant ne sont pas remboursés par la sécurité sociale". 

    Les aides apportées aux familles sont seulement représentées par une allocation versée parla Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Mais celle-ci est ternie par un retard, entre le dépôt d'une demande et l'arrivée des allocations d'environ 8 mois. "Chaque année il nous oblige à recommencer le dossier", déplore Olivia Cattan. Les familles d'enfants autistes ne sont clairement pas aidées, administrativement et financièrement. "On reçoit à peu près 500 et 800 euros d'allocations, mais tout le reste est à notre charge", dénonce-t-elle. 

    L'Éducation nationale nous a proposé 60 heures de formation, dont une journée qui parlait de l'autisme

    Florence, auditrice  

    La présidente de l'association pointe des auxiliaires de vie sociales qui ne sont pas assez formées. "On ne peut pas en quelques heures apprendre à ces AVS de gérer un fauteuil roulant, des personnes sourdes, aveugles, autistes, alarme-t-elle. La formation adaptée prend des années. Florence, auxiliaire de vie dans les Yvelines confirme cette faible formation. "L'Éducation nationale nous a proposé 60 heures de formation, dont une journée qui parlait de l'autisme", précise-t-elle. Pourtant, ces auxiliaires sont primordiales au bien-être de l'enfant autisme, lui permettant "le suivi de tous les apprentissages mais aussi l'intégration scolaire"

    Pour Olivia Cattan, les enfants autistes "sont abandonnés et sont des sous citoyens". Environ 80% d'enfants qui ne sont pas scolarisés. Un pourcentage qui oblige les familles aujourd'hui à partir, dans des pays où une prise en charge est proposée. Ce jeudi 21 avril, la secrétaire d'État chargée de ces questions doit annoncer un certain nombre de mesures. 

    Olivia Cattan n'est pour autant pas dupe. Elle dénonce un président en fin de mandat, qui jusqu'à maintenant n'a appliqué aucune mesure. Ces "mesurettes" comblent simplement les brèches et préparent la prochaine élection présidentielle, mais seront insuffisantes pour rattraper 40 années de retard. La présidente de SOS Autisme ne cache pas sa déception. "La gauche déserte complètement ce monde du handicap et s'en fout", s'indigne-t-elle.

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  • Allergie aux pollens: risque "élevé à très élevé" dans le nord-est de la France

    Publié le :

    Lundi 18 Avril 2016 - 11:20

    Dernière mise à jour :   Lien

    Lundi 18 Avril 2016 - 11:40
    Du 15 au 22 avril, le risque allergique aux pollens est "élevé à très élevé" dans un large quart nord-est de la France, met en garde le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) qui a publié une carte interactive de vigilance.
     
     
    De la Normandie à la Vienne et jusqu'aux Alpes, les allergiques souffrent surtout les pollens de bouleau.
    (Image d'illustration).
    ©Lcham/Sipa
     

    Tous aux abris, la saison des pollens a commencé. Du 15 au 22 avril, le risque allergique est "élevé à très élevé" dans un large quart nord-est de la France, alerte le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). Sur son site internet, l'organisme a publié une carte interactive de vigilance sur laquelle est décrit le risque allergique pour chaque pollen en fonction du département.

    Sur un large quart sud-est, de la Normandie à la Vienne et jusqu'aux Alpes, les allergiques souffrent surtout les pollens de bouleau. De l'est breton à la Lozère, le risque est moyen à localement élevé. Moins gênants que les pollens de bouleau, les pollens de charme sont tout de même responsables d'un risque allergique élevé sur l'Alsace, moyen à localement élevé du Nord-Pas-de-Calais à la Savoie et très faible à faible sur le reste du territoire. La région parisienne et le Sud sont quant à eux affectés par les pollens de platane.

    Dans le sud-ouest, les allergiques sont surtout gênés par les pollens de chêne dans la région Aquitaine (risque faible à moyen). Ces derniers sont également présents jusqu'aux Pays de la Loire, en région méditerranéenne et le long de la Vallée du Rhône. Présents de la Corse à la Bretagne mais peu gênants, les pollens de graminées sont à surveiller sur la côte Atlantique. Quant aux pollens de pariétaire, ils gagnent du terrain sur le pourtour méditerranéen. Si leur risque allergique est faible, il peut être localement élevé. Enfin, les pollens de mûrier, actuellement concentrés sur le pourtour méditerranéen, gagneront sans doute du terrain dans les prochains jours. Et le RNSA de conclure: "seule la pluie pourra apporter un répit bien mérité pour les allergiques".

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  • Autisme: plusieurs centaines de personnes à la 13ème "Marche de l'espérance"

    Publié le :

    Dimanche 03 Avril 2016 - 14:37   lien

    Dernière mise à jour :

    Dimanche 03 Avril 2016 - 14:38
    Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi à Paris à l'occasion de la journée internationale de sensibilisation à l'autisme. L'association Vaincre l'autisme à l'origine du rassemblement dénonce notamment un système français discriminant pour les personnes atteintes de cette maladie.
     
     
    "Les meilleurs traitements relèvent de l'éducation, pas du système sanitaire et médico-social", relève l'association Vaincre l'autisme.
    ©Joel Saget/AFP

    Plusieurs centaines de personnes ont participé samedi 2 à la 13ème "marche de l'espérance" pour la cause de l'autisme à Paris, afin de demander une meilleure prise en charge des enfants autistes dans la société, a-t-on appris auprès des organisateurs.

    Les participants, 300 selon la police, 500 selon l'association organisatrice Vaincre l'autisme, étaient venus de toute la France pour marcher entre le parvis de l'Hôtel de Ville et l'Assemblée nationale, à l'occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme.

    Vaincre l'autisme revendique notamment "la fin de la psychiatrisation des personnes autistes et l'abolition des prises en charge inadaptées" et la "scolarisation effective des enfants autistes dans l'école de la République", pour mettre "fin à la discrimination" dont sont victimes en France les personnes atteintes d'autisme.

    "On sait aujourd'hui que les meilleurs traitements relèvent de l'éducation, pas du système sanitaire et médico-social: nous revendiquons une nouvelle législation qui aille dans ce sens", a expliqué à l'AFP M'Hammed Sajidi, président et fondateur de Vaincre l'autisme, qui entend solliciter les parlementaires la semaine prochaine.

    Selon M. Sajidi, "le système sanitaire et médico-social a des principes et des procédures qui n'ont rien à voir et empêchent la qualité de la prise en charge de se mettre en place: le Premier ministre doit séparer les budgets".

    L'association demande également le développement "des structures innovantes" - 29 structures expérimentales (appelées "établissements d'excellence") à l'heure actuelle - qu'il "faut multiplier sur tout le territoire" car elles "donnent des résultats très probants en terme d'autonomie"."Cette marche existe depuis 2003, et les revendications sont toujours les mêmes: c'est triste", a commenté le responsable associatif.

    Dans un communiqué commun, la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, et la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, Ségolène Neuville, se disent "déterminées à mettre en œuvre les collaborations nécessaires pour que la scolarisation des élèves présentant des TSA (trouble du spectre autistique, NDLR) progresse quantitativement et qualitativement ".

    Elles rappellent l'ouverture de 50 unités supplémentaires d'enseignement en écoles maternelles (UEM) pour la rentrée 2016, ce qui portera à 110 le nombre d'UEM créées dans le cadre du troisième plan autisme (2013-2017).

    "En 2015-2016, 29.326 élèves avec TSA sont scolarisés en milieu ordinaire, soit une augmentation de 144% depuis 2008 et 30% depuis 2012", souligne le communiqué.

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  • Journée mondiale de l'autisme : une "école du futur" pour accompagner les enfants vers l'autonomie

    L'autisme est un trouble du développement encore mal pris en charge en France. Alors certaines structures innovantes tentent d'y remédier. Francetv info s'est rendu à la FuturoSchool, qui accueille douze enfants autistes.

    L'un des enfants de la FuturoSchool est en pleine séance d'apprentissage.L'un des enfants de la FuturoSchool est en pleine séance d'apprentissage. (VINCENT NAGEOTTE / VAINCRE L'AUTISME)

     

    Marthe Ronteix

    Mis à jour le 02/04/2016 | 16:25, publié le 02/04/2016 | 07:50   lien

    image il y a 4 minutes

    VIDEO FRANCE 2/CASH INVESTIGATION. Platini, Messi, le Premier ministre islandais... "Panama Papers" : enquête sur les sociétés offshore et les paradis fiscaux

    Dans un grand espace rempli de jouets, de ballons et de cerceaux colorés, Noam et Arthur jouent au basket. Les deux enfants semblent bien s'amuser, même si l'un des deux apparaît un peu réservé. De temps à autre, un intervenant souffle des phrases à l’oreille de Noam, un adolescent autiste de 15 ans, pour qu'il communique avec son compagnon de jeu. “Il n’arrive pas à faire spontanément des demandes, alors il faut l’aider un peu”, explique Elise Marino, l'une des deux psychologues de la FuturoSchool. Car, à y regarder de plus près, Noam est en pleine séance de "playdate" : il apprend à se sociabiliser en jouant avec un autre enfant. Une méthode ludique qui a fait ses preuves dans cet établissement, niché dans le 11e arrondissement de Paris.

    Une personne sur 100 est atteinte d'autisme, d'après le ministère de la Santé. Depuis 2012, ce trouble envahissant du développement a été déclaré grande cause nationale. Plusieurs mesures ont été prises, comme l'ouverture de classes spéciales dans les écoles maternelles. Mais la prise en charge des enfants reste insuffisante. La FuturoSchool propose une solution alternative. Francetv info s'est rendu dans cette structure expérimentale, qui accueille des enfants autistes depuis 2006.

    "On s'adapte au mieux aux besoins de l'enfant"

    La FuturoSchool fait partie des vingt-neuf structures innovantes que compte la France. Elle prend en charge douze enfants et jeunes autistes de 5 à 25 ans pendant 23 heures par semaine. Le reste du temps, ils le passent à l'école, pour la plupart d'entre eux, avec l'aide d'une auxiliaire de vie scolaire. "L'école du futur" est là pour soutenir les apprentissages, mais ne remplace pas l'école ordinaire.

    On y apprend plutôt à se comporter avec les autres, à gérer ses frustrations... “Si on ne prend en charge que douze enfants, c'est parce qu’il faut s'adapter au mieux à leurs besoins, donc rester une petite structure réactive”, explique M’Hammed Sajidi, qui a fondé l'association Vaincre l'autisme pour aider son fils Samy, il y a quinze ans.

    Pour trouver une structure adaptée, les parents d'enfants autistes doivent affronter un parcours du combattant. D'office dirigés vers le service de psychiatrie d'un hôpital de jour, nombreux sont ceux qui ont été déçus. M'Hammed Sajidi a même dû retirer son fils d'un service dans lequel il subissait des maltraitances. Avec d'autres parents, il a donc pris les choses en main et créé la FuturoSchool.

    Seul critère d'admission : l'implication des parents

    Dans cette école, pas de travail en groupe. Pendant les deux heures que dure une séance, chaque intervenant s'occupe d'un seul enfant, selon un programme précis établi selon ses besoins spécifiques. Un principe coûteux pour une structure gratuite, financée à 100% par les subventions de l'Etat depuis 2009. Mais pour M'Hammed Sajidi, c'est aussi un investissement public sur l'avenir : "Si les enfants sont pris en charge tôt, ils ont plus de chances d’être autonomes, donc ils coûteront moins cher à la société à l’âge adulte." 

    Une autonomie qui passe aussi par l'implication des parents dans l'éducation de leur enfant. C'est d'ailleurs le seul critère pour entrer à la FuturoSchool. "On voit les parents une heure par semaine, ils sont au courant de ce que fait leur enfant. De toute façon, si on ne poursuit pas la stimulation à la maison, ça ne peut pas marcher", détaille la psychologue. Et, pour les parents, se sentir accompagnés est essentiel.

    "On a vu la différence en quelques semaines"

    Parmi eux, Stéphanie Tanguy, la mère de Noam, 15 ans, qui joue au basket avec Arthur, se souvient. “Quand on a atterri dans cette association, on se sentait complètement largués dans la nature. A l'hôpital, Noam a été diagnostiqué autiste du bout des lèvres à 2 ans et demi. On nous a donc dirigés vers un hôpital de jour, dans un service de psychiatrie, mais il ne faisait aucun progrès et ses troubles étaient très importants." Alors les parents ont inscrit Noam à la FuturoSchool, avant même qu'elle ne soit financée par l'Etat.

    Noam (à droite) joue avec son copain Arthur (à gauche) pour apprendre à faire des demandes selon les objectifs de son programme.Noam (à droite) joue avec son copain Arthur (à gauche) pour apprendre à faire des demandes selon les objectifs de son programme. (MARTHE RONTEIX / FRANCETV INFO)

    “On a vu la différence au bout de seulement quelques semaines. Aujourd’hui, c’est un ado qui va à l’école, qui a des copains, qui fait du sport et apprend l’anglais, sourit la maman. Il est scolarisé en quatrième dans une classe Ulis [unité localisée pour l’inclusion scolaire]. Quand on sait qu’à 6 ans, il ne prononçait que quelques mots et n'était pas propre, ça paraît à peine croyable." A présent, elle se permet même d'imaginer que Noam sera autonome un jour.

    "Les enfants autistes n'ont pas besoin de psychanalyse"

    La réussite de Noam vient notamment de l'application d'une méthode tout droit venue des Etats-Unis : l'A.B.A. (analyse appliquée du comportement), préconisée par l'Inserm depuis 2004. C'est une méthode éducative et comportementaliste qui permet aux enfants de se passer de médicaments. Cette approche leur enseigne à communiquer et à se rendre disponible pour apprendre. 

    “A la FuturoSchool, nous sommes contre l’orientation des enfants autistes vers la psychiatrie, qui est trop tournée vers la psychanalyse. Ce n’est pas ce dont ils ont besoin, expose la psychologue Elise Marino. Pourtant, on ne nous prépare pas à faire autre chose pendant nos études et c’est vraiment dommage. Ici, on applique la méthode A.B.A., basée sur des données scientifiques, et avec des résultats prouvés qu’on voit nous-mêmes tous les jours.”

    Grâce à ce cahier plein d'images à scratch appelé PECS (Système de Communication par Échange d’Images), les enfants qui ne parlent pas peuvent s'exprimer.Grâce à ce cahier plein d'images à scratch appelé PECS (Système de Communication par Échange d’Images), les enfants qui ne parlent pas peuvent s'exprimer. (MARTHE RONTEIX / FRANCETV INFO)

    Elise Marino prend l'exemple d'une petite fille de 6 ans qui ne parlait pas du tout en arrivant à la FuturoSchool, en septembre. Les intervenants et les psychologues ont mis en place un système de communication avec un échange d'images qui lui permet de se faire comprendre. "Ses troubles du comportement ont beaucoup diminué depuis", constate la psychologue.

    "C'est épuisant, mais on apprend sans cesse"

    Pour M'Hammed Sajidi, le manque de formation des professionnels est un vrai problème. La FuturoSchool forme ses équipes en interne selon une organisation pyramidale. Au sommet, un superviseur spécialiste de l'A.B.A., puis deux psychologues et, enfin, douze intervenants qui appliquent le programme défini par les spécialistes et les parents.

    Un mode de fonctionnement qui peut créer des vocations. C'est le cas de Marjorie, qui n'y connaissait rien à l'autisme quand elle est arrivée à la FuturoSchool. Son diplôme d’éducatrice spécialisée en poche, elle s'est lancée après trois semaines de formation, sans vraiment savoir à quoi s'attendre. “C’est un travail un peu épuisant, parce qu’on est toujours dans la sollicitation. Mais je suis tombée amoureuse, en quelque sorte, des enfants autistes. J’aime le contact avec eux et le fait d’être guidée par les spécialistes en permanence. Rien n’est laissé au hasard et on n’est jamais seul face à une difficulté avec un enfant. On apprend sans cesse." 

    Et les enfants rendent au centuple l'attention dont ils bénéficient, à leur manière. Dans ce grand espace ouvert et coloré, ni cris ni pleurs, mais des rires et une énergie à revendre. Samy, 25 ans, farfouille dans un placard pour trouver un jeu, Salas, 8 ans, s'amuse avec des bulles de savon et commence à prononcer des sons, pendant que Raphaël s'exerce à reconnaître des objets du quotidien. "Maintenant que je connais la méthode de la FuturoSchool, j’aurais du mal à travailler dans un service hospitalier classique", glisse Marjorie, sourire aux lèvres.

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  • Les médecins exhortent à contenir le prix "exorbitant" des traitements anti-cancer

    Les médecins exhortent à contenir le prix "exorbitant" des traitements anti-cancerLe professeur Dominique Maraninchi, le 7 janvier 2014 à Paris, alors qu'il est directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ((c) Afp)

    Paris (AFP) - Risque d'un accès inéquitable aux traitements innovants, menace du système de santé: les prix des médicaments anti-cancer jugés "exorbitants" sont cette fois la cible des cancérologues qui ont lancé une pétition mardi pour demander l'instauration d'un "juste prix".

    "De nombreuses innovations thérapeutiques apparaissent dans le domaine du cancer. (...) Pourtant, le coût d'abord croissant et maintenant exorbitant de ces innovations risque fort de compromettre ces espoirs", écrivent Dominique Maraninchi, ancien président de l'Institut national du cancer et Jean-Paul Vernant, auteur des recommandations du 3e Plan cancer, dans une pétition signée par 110 médecins publiée mardi par Le Figaro.

    En 2014, le Gleevec, traitement contre la leucémie myéloïde chronique, coûtait en France entre 27.000 et 40.000 euros selon la dose prescrite, indique l'association La Ligue contre le cancer.

    Le coût du Keytruda, l'une des dernières molécules contre le traitement du mélanome, est est

     

    Dès décembre, le Professeur Vernant dénonçait l'inflation des prix.

    "En 2004, les médicaments contre le cancer représentaient 24 milliards de dollars; en 2008, 40 milliards; en 2014, 80 milliards sur un total de 650 milliards du coût des médicaments", précisait-il. "Si l'inflation n'est pas contenue, en 2020, ils représenteront 155 milliards de dollars, soit un doublement en six ans", prévenait-il.

    L'augmentation des coûts de ces traitements est liée à la multiplication des thérapeutiques "ciblées".

    Autrefois, un seul médicament traitait des dizaines de milliers de patients. Aujourd'hui, les avancées scientifiques, qui identifient toujours plus précisément les types de cancers ou de tumeurs, conduisent à la mise au point de molécules s'adressant à des "sous-groupes de malades" qui se comptent parfois en quelques dizaines.

    - 'Indécence' -

    "Quand un médicament est efficace, est-il logique que l'industrie demande un prix colossal pour son efficacité? Il est normal qu'un médicament soit efficace", a déclaré à l'AFP le Pr Vernant. "C'est d'une indécence colossale. Aucune industrie n'a le culot de se prévaloir de cela".

    "Et le risque est que le système explose. Les Anglais commencent déjà à dérembourser certains médicaments", note-t-il.

    Ces traitements innovants pourraient à terme menacer l'équilibre financier du système de santé, a récemment estimé Agnès Buzyn, présidente de la Haute autorité de santé.

    Le directeur général de l'Assurance maladie, Nicolas Revel, notait en juillet 2015 que le principal défi pour les trois prochaines années était "de permettre à notre pays de pleinement bénéficier des avancées thérapeutiques (...) sans rationner l'accès à ces nouvelles thérapies, sans augmenter les restes à charge sur les assurés mais sans renoncer non plus à réduire nos déficits sociaux".

    L'objectif est d'autant plus difficile à tenir que "les demandes de prix des fabricants vont parfois au-delà de l'acceptable", observait-il alors.

    En 2015, le coût global de la prise en charge des traitements anticancéreux a représenté 10% des dépenses de l'Assurance maladie contre 6,6% en 2007, selon La Ligue.

    Le coût des innovations pose une question "légitime" mais "ne peut être dissocié des transformations profondes du système de santé qu'elles induisent" et des économies qu'elles rendent possibles, en réduisant les hospitalisations par une hausse des prises en charge à domicile, a réagi le Leem, l'organisation représentant le secteur pharmaceutique en France.

    - Débat sur la R&D -

    Les cancérologues dénoncent une diminution du coût de la recherche-développement (R&D) dans le secteur pharmaceutique, qui représenterait selon eux environ 15% du chiffre d'affaires des industriels, contre plus de 25% pour les dépenses en marketing.

    Toutefois selon Loïc Plantevin, directeur du pôle santé France de la société de conseil Bain and Cie, le coût de développement moyen d'un médicament innovant a augmenté ces dernières années et se situerait "au-delà du milliard d'euros", en raison de défis scientifiques plus importants et une réglementation plus exigeante.

    "La R&D représente environ 20% du chiffre d'affaires" dans le secteur, "un chiffre à peu près stable sur les dernières années", et "les laboratoires les plus innovants en oncologie ont les taux de R&D les plus élevés", selon lui.

    Les cancérologues proposent "de définir un juste prix pour les médicaments du cancer, basé sur les sommes investies par les industriels pour la R&D du produit", auquel "s'ajouterait un retour sur investissement raisonnable".

    Le maintien de soins de qualité et l'accès à l'innovation suppose "que les prix des traitements innovants soient maîtrisés", a noté l'entourage de la ministre de la Santé. "Marisol Touraine a déjà officiellement mobilisé ses homologues au niveau international" et "cette initiative doit se poursuivre", souligne-t-on.

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  • Arrêt cardiaque : les femmes moins

    bien prises en charge que les hommes

    Vincent Bargoin

     Auteurs et déclarations|08 mars 2016

    Paris, France – Déjà présentée au congrès de l’European Society of Cardiology (ESC) 2015, mais remise sur le devant de la scène et complétée à l’occasion de la Journée internationale des femmes , une étude menée à l’Hôpital Européen Georges-Pompidou (HEGP, Paris) suggère que les femmes ont moins de chances de recevoir un massage cardiaque en cas d’arrêt cardiaque devant témoin, et sont moins fréquemment orientées vers l’angiographie d’emblée lors de l’admission à l’hôpital [1].

    Il s’agit vraisemblablement des premières données publiées sur les arrêts cardiaques chez les femmes. Et manifestement, l’idée selon laquelle la maladie coronaire touche les deux sexes, a toujours du mal à faire son chemin, y compris parmi le personnel soignant.

                
    Dr Nicole Haram

    Interrogée par Medscape édition française, le Dr Nicole Haram (HEGP) souligne pourtant que les recommandations émises en 2014 par l’ESC et l’EACTS sur la revascularisation myocardique, ainsi que les recommandations ESC de 2015 sur l’arrêt cardiaque, indiquent une angiographie systématique pour tout arrêt cardiaque, à moins que celui-ci n’ait une cause évidente, comme une blessure corporelle [2,3]. « Les recommandations ne font aucune distinction entre les hommes et les femmes ».

    40% des arrêts cardiaques surviennent chez des femmes

    L’étude porte sur 11 420 sujets, victimes d’un arrêt cardiaque à Paris ou en banlieue entre 2011 et 2014, et dont les données ont été enregistrées prospectivement dans un registre du Centre d’Expertise sur la Mort Subite.

     
    Les témoins peuvent également avoir du mal à imaginer un arrêt cardiaque chez une femme, même si nous représentons 40% de l’effectif -- Dr Nicole Haram
     

    L’analyse montre que 40% des arrêts cardiaques concernent des femmes, que ces arrêt cardiaques surviennent plus fréquemment en présence de témoins que chez les hommes, mais qu’en un tel cas, l’intervention d’un témoin pour une RCP ou une défibrillation si un appareil est disponible, est moins fréquente chez une femme que chez un homme : les taux d’interventions sont de 60 et 70% respectivement.

    « Il est probable qu’une RCP suscite davantage de crainte chez une femme, car nous paraissons fragiles », commente le Dr Karam. « Les témoins peuvent également avoir du mal à imaginer un arrêt cardiaque chez une femme, même si nous représentons 40% de l’effectif ».Lire la suite

    Moins de cathétérisme chez les femmes

    Seconde étape : l’hôpital. Ici encore, les chiffres posent question, puisque 18% de femmes sont vivantes en arrivant à l’hôpital, contre 26% des hommes.

    Les services d’urgences aussi sont moins susceptibles de transporter directement une femme en salle de cathétérisme pour une angiographie – Dr Karam

    En outre, à leur arrivée aux urgences, 40% de ces femmes ont bénéficié d’une angiographie, contre 60% des hommes. Or encore, parmi la majorité de femmes qui n’ont pas bénéficié de l’angiographie, près de la moitié présentaient une maladie coronaire.

    Que le public reste convaincu de la spécificité masculine de la maladie coronaire, est une chose. Mais l’ignorance n’est pas réservée aux non soignants : « les services d’urgences aussi sont moins susceptibles de transporter directement une femme en salle de cathétérisme pour une angiographie », déplore le Dr Karam.

    « Chez les femmes qui ont bénéficié d’une angiographie, nous avons observé une cause coronaire à l’arrêt cardiaque dans un tiers des cas », ajoute-t-elle. « L’angiographie n’est donc pas un geste inutile ».

    Aucun motif pour éviter l’angiographie chez une patiente victime d’arrêt cardiaque

    Le déficit concerne en fait toute la chaine de prise en charge. La patiente elle-même, pour commencer. « Une précédente étude menée à l’HEGP montrait que les victimes d’arrêt cardiaque présentent fréquemment des symptômes la veille : évanouissements, étourdissements, nausées, palpitations, douleurs à la poitrine, souffle court. Les femmes ont tendance à tenir ces symptômes pour imaginaires, ou décident de s’en occuper plus tard. Or, les femmes doivent écouter leur corps en cas de douleurs à la poitrine, et consulter un médecin très rapidement ».

    Les femmes ont tendance à tenir ces symptômes pour imaginaires, ou décident de s’en occuper plus tard.

    Les médecins traitants eux-mêmes « ne pensent pas au dépistage » de la maladie coronaire. Quant aux hospitaliers, ils restent dans le schéma général de pensée. Or, « la fréquence de la maladie coronaire chez les femmes est en augmentation », et « l’arrêt cardiaque n’est pas un évènement rare chez les femmes ».

    Il existe certes des causes d’arrêt un peu plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes, comme l’embolie pulmonaire. « Mais ceci ne dispense pas de l’angiographie systématique, hors cause évidente ».

    Conformément aux recommandations, « les médecins doivent prendre en charge les femmes exactement comme ils prennent en charge les hommes. Nous ne pourrons améliorer la survie des femmes après arrêt cardiaque que lorsque les médecins, les services d’urgences, le grand public et les femmes elles-mêmes accepteront que l’accident peut arriver à n’importe qui, quel que soit le sexe ».

    L’étude a été financée par l’Inserm, L’Université Paris-Descartes, et l’AP-HP.
    Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt en rapport avec le sujet.

    REFERENCES:

    1. Karam N, Marijon E, Beganton F, Lamhaut L, Dumas F, Cariou A, Spaulding C, Jouven X. Initial prognosis and management of out of hospital cardiac arrest in women: the SDEC Paris study. European Heart Journal. 2015;36(Abstract Supplement):206.

    2. 2014 ESC/EACTS Guidelines on myocardial revascularization. European Heart Journal. 2014;35:2541–2619. doi:10.1093/eurheartj/ehu278

    3. 2015 ESC Guidelines for the management of patients with ventricular arrhythmias and the prevention of sudden cardiac death. European Heart Journal. 2015;36:2793–2867. doi:10.1093/eurheartj/ehv316

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