• Gr. B Euro : Le pays de Galles domine

    la Slovaquie

    Le 11/06/2016 à 19:53:00 | Mis à jour le 11/06/2016 à 20:16:30 | LIEN
     
    Pour son grand retour sur la scène internationale après 58 ans d'absence, l'équipe de Gareth Bale a obtenu un succès difficile mais assez logique face à la Slovaquie.
     

     
     
     
     
    Football - Euro 2016 - La joie des Gallois sur le but de Robson-Kanu. (A. Gea/Reuters)

    La joie des Gallois sur le but de Robson-Kanu. (A. Gea/Reuters)

    Le match : 2-1

    Les formidables et très nombreux supporters gallois présents ce samedi à Bordeaux n’oublieront sans doute jamais ce qu’ils ont vu. Pour leur premier match dans un tournoi final depuis 1958 et la Coupe du monde en Suède, les Dragons ont fait honneur à leurs couleurs en s’imposant difficilement mais assez logiquement contre la Slovaquie, trop intermittente et inefficace. La marée rouge occupant les gradins du stade bordelais a poussé sans jamais relâcher ses efforts, et les coéquipiers de Gareth Bale ont déployé un style tout aussi énergétique. Les voici en très bonne posture avant d’affronter l’Angleterre jeudi à Lens.
     
    La Slovaquie avait pourtant entamé très fort son match quand, sur une perte de balle de Bale (LOL), Hamsik réussit un joli slalom dans les rangs adverses et vit son tir sorti juste devant la ligne de but galloise par Davies (3e). Mais ce fut la seule frayeur en première période des Dragons, très dynamiques et auteurs d’un pressing assez haut. Le pays de Galles trouva même vite l’ouverture, quand de 25 mètres sur coup franc, le pied gauche de Bale surprit Kozacik, pas très clair sur le coup (1-0, 10e).
     
     
     
     
    La Slovaquie parut accuser le coup de longues minutes, et se montra très fébrile dans la construction. Côté gallois, toujours beaucoup de punch, une alternance de jeu court et long mais pas d’énorme occasion, d’autant que l’arbitre ne jugea pas illicite une charge de Skrtel sur J. Williams (32e). Et juste avant la pause, alors que les Slovaques mettaient enfin le nez à la fenêtre, Bale, bien servi par le très actif Davies, plaça une frappe beaucoup trop molle pour inquiéter Kozacik (45e + 1).

    Après la pause, sur un centre d’Allen, une tête de Bale obligea Kozacik à un superbe arrêt horizontal (57e), mais la Slovaquie revint au score quelques secondes plus tard. Côté gauche, Mak effaça Ramsey puis Edwards et alerta Duda dont le tir du gauche trompa Ward (1-1, 61e). Les Gallois reculaient nettement, émoussés physiquement par leur jeu à haute intensité.

    Repassés en 3-4-2-1, ils virent ensuite Ramsey gâcher de la tête un superbe service de Robson-Kanu (73e), mais le joueur d’Arsenal se mua en passeur décisif pour ce même Robson-Kanu, dont le tir du gauche trompa avec pas mal de réussite Kozacik (2-1, 81e). Hormis une ultime frayeur pour Ward, qui vit Nemec placer une tête sur son poteau droit (86e), le pays de Galles tenait son succès.
     

    Le joueur : Aaron Ramsey

    A la 71e minute, l’arbitre assistant brandit le panneau signalant le prochain remplacement d’Aaron Ramsey, au profit de Hal Robson-Kanu. Air étonné du joueur d’Arsenal, visiblement interloqué de devoir quitter la pelouse. Et hasard ou pas, le sélectionneur gallois Chris Coleman mofidia aussitôt ses plans, faisant plutôt sortir Jonathan Williams.

    Riche idée, puisque peu après, Ramsey se mua en passeur décisif... avant d’enfin sortir à la 88e minute, sous une énorme ovation.
     
    58
     
    Comme le nombre de secondes qui se sont écoulées entre l'entrée en jeu du Slovaque Ondrej Duda et son but à la 61e minute. Un coaching formidable du sélectionneur Jan Kozak ou juste un joli clin d'oeil du destin ?
    S.K. à Bordeaux

     

     

     

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  • Euro 2016 : victoire étriquée de la Suisse face à l’Albanie (1-0)

    LE MONDE | 11.06.2016 à 16h55 • Mis à jour le 11.06.2016 à 19h34 | Par Yann Bouchez

    LIEN

    Lorik Cana quitte le terrain, dépité, samedi 11 juin.
     

    Le football est un sport cruel. Surtout pour les supporteurs albanais, en ce début d’Euro. Venus en masse à Lens pour assister aux débuts historiques de leur équipe nationale, ils n’ont pas pu compter sur la chance du débutant et ont assisté à la défaite des leurs face à la Suisse (0-1), non sans avoir cru à l’exploit. Surtout, ils ont vu leur emblématique capitaine, Lorik Cana, expulsé. L’ancien joueur de l’OM, qui a vu rouge dès la 36e minute pour une main volontaire, ne participera pas au match contre la France, mercredi 15 juin, à Marseille.

    A Lens, plus petite ville hôte de cet Euro et dont le chaleureux stade Bollaert-Delelis et ses supporteurs mériteraient sûrement mieux que des rencontres de Ligue 2 - de Domino’s Ligue 2, excusez-nous -, il n’y avait d’ailleurs que du rouge cet après-midi. Pour une fois, la ville des Sang et Or avait mis de côté l’une de ses deux couleurs, passant au Sang pour Sang. Du rouge avec un peu de blanc et une croix pour les Suisses. Du rouge avec un peu de noir et un aigle pour les Albanais - sans oublier leur chapeau traditionnel, le « plisat ». Toute l’enceinte était monocolore donc. La sélection suisse avait dû opter pour le blanc, pour éviter les confusions.

    Cana à la peine

    Mais les apparences, déjà sacrément ressemblantes, étaient parfois trompeuses. Prenez Driton, un solide gaillard de 24 ans qui a parcouru des centaines de kilomètres en voiture pour venir jusqu’à Bollaert. A première vue, son maillot de l’Albanie aurait pu laisser croire qu’il soutenait la petite sélection des Balkans, bizuth à ce niveau de compétition. Mais sa casquette siglée « Suisse » montrait que ce natif de Saint-Gall avait pris la décision de ne pas choisir avant la rencontre. « Je veux juste voir le plus beau match possible, expliquait-il. Je sais que la Suisse est favorite, parce qu’il y a beaucoup d’Albanais dedans. »

    Euro 2016 :   Suisse-Albanie, match fratricide

    Le spectacle, sur le terrain, n’a pas toujours été d’une qualité remarquable. D’abord par la faute d’une équipe d’Albanie entrée bien trop mollement dans son match et sanctionnée immédiatement par la Suisse. Sur un corner, le défenseur de la Nati Fabian Schärr plaçait une tête victorieuse, dès la 5e minute. Le gardien albanais, Etrit Berisha, auteur d’une sortie aussi peu académique qu’inefficace, ne tirait pas partie de sa grande taille (1 m 94).

    Menée et privée de ballon durant les premières minutes de jeu, l’Albanie essayait de se ressaisir, mais il fallait attendre la 25e minute pour voir une première occasion pour la sélection des Balkans. Et encore la frappe de Taulant Xhaka - frère de Granit, qui joue pour la Suisse - passait bien au-dessus. Seul en pointe, Armando Sadiku tentait de faire ce qu’il pouvait, mais sa frappe croisée était repoussée par Yann Sommer, le portier helvète (30e). Sans arriver à conclure, les Suisses, par intermittence, semblaient quant à eux pouvoir déstabiliser à tout moment la vieille défense centrale Lorik Cana-Mergim Mavraj - 62 ans à eux deux.

    C’est d’ailleurs Lorik Cana, capitaine aux 92 sélections, qui allait mettre ses coéquipiers dans l’embarras. Destabilisé, pris de vitesse, il dégageait au sol un ballon de la main, aux abords de sa surface de réparation (36e). Carton jaune, puis rouge, puisqu’il en avait déjà reçu un pour un tacle trop appuyé douze minutes avant. Sur le coup franc suivant, la frappe de Blerim Dzemaili aurait pu offrir le break à la Nati, mais la balle est venue heurter le poteau de Berisha (37e). Le signe d’une deuxième mi-temps de tous les espoirs pour l’Albanie ?

    L’Albanie, futur adversaire des Bleus

    Après la pause, ce fut encore la Suisse, d’abord, qui eut les occasions les plus nettes, à l’image de cette frappe d’Haris Seferovic, bien repoussée par Berisha (52e). Mais jamais complètement résignés, les Albanais y ont cru, comme avec cette frappe de Sadiku dans le petit filet, qui fit passer des frissons dans les tribunes de Bollaert (75e). Surtout, à la 87e minute, Shkelzen Gashi, entré en cours de jeu, se procura un face-à-face incroyable face à Yann Sommer. La frappe de l’attaquant albanais fut détournée par Yann Sommer au-dessus des cages. Les derniers efforts albanais furent vains, et contenus tant bien que mal par une sélection helvète pas toujours emballante.

    Avec cette victoire, la Suisse se place idéalement dans ce groupe A, avant d’affronter la Roumanie, mercredi 15 juin. La Nati signe aussi sa première victoire décisive lors d’un Euro puisque jusqu’à présent, en trois participations et neuf matchs, elle n’avait remporté qu’une seule rencontre, en 2008, lors d’un match sans enjeu face au Portugal.

    L’Albanie, elle, devra espérer un bon résultat face à la France, mercredi, ou un faux-pas roumain qui pourrait lui laisser des chances de qualification même en cas de défaite face aux Bleus. Avec le système de meilleurs troisièmes introduit par l’UEFA - les quatre meilleurs troisièmes des six poules sont qualifiés pour les huitièmes de finale -, une seule victoire contre la Roumanie, le 19 juin, pourrait s’avérer suffisante. Le football est cruel, mais il reste toujours de l’espoir, même pour les supporteurs albanais. Certains d’entre eux se permirent la fantaisie d’allumer un fumigène en fin de match, pour célébrer leur joie de faire partie de cet Euro.

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  • Didier Deschamps : «C'est simple le foot»

    Didier Deschamps : «C'est simple

    le foot»

     

    Le 11/06/2016 à 00:27:00 | Mis à jour le 11/06/2016 à 00:30:14 |LIEN

     

    Didier Deschamps a rendu hommage au talent de Dimitri Payet après la victoire des Bleus, ce vendredi en ouverture de l'Euro contre la Roumanie (2-1). Mais le sélectionneur tricolore a aussi pointé certains problèmes rencontrés par son équipe.

     

     

    Football - Euro - Deschamps soulagé par le but de Payet. (Reuters)

    Deschamps soulagé par le but de Payet. (Reuters)

     

    «Le scénario du match rend-il la victoire plus belle ?
    Oui, on peut dire ça. La Roumanie nous a rendu le match compliqué. Elle a confirmé qu’elle était bien organisée. Elle nous a posé quelques problèmes. On a connu vingt ou vingt-cinq premières minutes difficiles. Un match d’ouverture, ça ressemble à une finale. On a été certainement un peu trop timorés. Mais on a fait ce qu’il fallait. Je suis content pour les joueurs qui ont été récompensés. Dimitri (Payet) a marqué un superbe but mais c’est le résultat qui compte avant tout. Tout n’a pas été parfait, loin de là. Mais la victoire fait du bien. Commencer par une victoire, c’est très  important.

    Vous êtes-vous dit que vous aviez eu raison de faire confiance à Dimitri Payet ? 
    Je n’ai pas de doute sur Dimitri, sur l’influence qu’il peut avoir dans le jeu et sa faculté à être décisif. C’est lui qui l’a été aujourd’hui, mais il se met au service de l’équipe. C’est simple le football quand on frappe dans les lucarnes, ça résout beaucoup de problèmes.
    «On va mettre Dimitri Payet dans les glaçons jusqu'au prochain match pour qu'il ne lui arrive rien de grave»
    Avez-vous été ému par son émotion lors de sa sortie du terrain ?
    Oui, c’est fort émotionnellement. On a payé ce prix-là, ce contexte, avec la cérémonie avant un match d’ouverture. La Roumanie n’avait rien à perdre, alors que nous, on avait tout à perdre. Dimitri revient de loin, il a tout fait pour être là aujourd’hui. Je pense le mettre dans les glaçons jusqu’au prochain match pour qu’il ne lui arrive rien de grave.

    Que représente cette victoire pour votre pays, compte-tenu de la pression qui entourait ce match ?
    Il y a une attente, tellement de passion et de ferveur derrière cette équipe. Les joueurs le sentent. C’est quelque chose d’extraordinaire, mais ça donne des obligations. Avec tout le protocole de la cérémonie, ça n’a pas été facile à gérer psychologiquement. La joie du public était belle à voir. Ça va donner encore plus de confiance et de sérénité.
     
    «Patrice Evra s'est mis consciemment ou inconsciemment trop de pression»
    Comment expliquez-vous les difficultés rencontrées par un joueur aussi expérimenté que Patrice Evra?
    Je n’ai pas trouvé qu’il en avait eu plus qu’un autre. Il fait une faute, oui. Il doit se retenir mais c’est dans l’action. Ce n’est pas parce qu’il est plus expérimenté qu’il a envie de bien faire, comme tout le monde. Parfois, on veut trop bien faire. Il s’est mis consciemment ou inconsciemment trop de pression, qui l’ont  empêché de se libérer. Mais je trouve qu’on a été plus performant défensivement.

    Avez-vous eu peur en début de match, avec l’arrêt de Hugo Lloris ?
    Non, je ne suis pas là pour avoir peur. Il fait un arrêt décisif, une parade de grand talent qui nous permet de rester à 0-0. On peut l’oublier, mais moi, je n’ai pas oublié. Il a répondu quand il le fallait pour nous permettre de passer sans dommage ces vingt premières minutes, qui ont été difficiles pour nous.»
    Recueillis par H.S., au Stade de France

     

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    Dernier match : Ven. 10/06 FRANCE 2-1 ROUMANIE
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  • 14 jours avant la finale du Top 14 au Camp Nou

    www.fcbarcelona.fr

    10/06/2016 09:00   LIEN

     

    Dans exactement deux semaines, le stade du FC Barcelone accueillera la finale du championnat de France de rugby, considéré comme l’un des meilleurs du monde.

     

     

    Le vendredi 24 juin à 20h45, le Camp Nou accueillera la finale du Top14, le championnat de France de rugby, pour ce qui s’annonce comme un match historique. Les plus de 98.000 places de l’enceinte blaugrana devraient être occupées, pour ce qui sera le match de rugby entre clubs avec le plus grand nombre de spectateurs. La finale avait été présentée par Éric Abidal le 5 novembre dernier.

     

    Un trône pour six équipes

     

    La phase régulière du championnat terminée, les noms des six derniers candidats sont désormais connus. Clermont et Toulon, respectivement premier et deuxième du classement, attendent en demi-finale les vainqueurs des deux barrages, Racing 92 – Stade Toulousain (face à Clermont) et Montpellier – Castres (face à Toulon).

     

    Les vainqueurs des demi-finales du Top 14, qui se disputeront les 17 et 18 juin à Rennes, s’affronteront ensuite au Camp Nou pour savoir qui remportera le Bouclier de Brennus, le trophée remis au vainqueur du championnat de France.

     

    Une fête à Barcelone

     

    La Ligue Nationale de Rugby va organiser tout au long de la journée du vendredi 24 juin des activités dans la ville de Barcelone. Une fan zone sera installée aux alentours du Camp Nou pour proposer musique, activités et animations aux fans qui feront le déplacement. Après la rencontre et la remise du trophée, un concert de 45 minutes de Bob Sinclar terminera la nuit en beauté.

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    Un jour important pour la France, puisque ce même 10 juin, en 1998, avait lieu l'ouverture de la Coupe du Monde.   LIEN

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  • Roland-Garros: Djokovic, un champion

    à la conquête des coeurs

     

    Par AFP , publié le 05/06/2016 à 19:11 , mis à jour à 20:35 LIEN

     

     

    L'explosion de joie de Novak Djokovic vainqueur de Roland-Garros devant Andy Murray, le 5 juin 2016

    L'explosion de joie de Novak Djokovic vainqueur de Roland-Garros devant Andy Murray, le 5 juin 2016

    afp.com/MIGUEL MEDINA

    Paris - Couvert de presque tous les trophées que convoite un joueur de tennis, Novak Djokovic a peiné à conquérir les coeurs, mais les vivats des spectateurs au vainqueur de Roland-Garros dimanche semblent annoncer que cette bataille-là, l'orgueilleux champion peut aussi la gagner.

    Il a tout pour être l'idole: affable, respectueux, disponible, drôle, bel homme et bon père de famille, patriote et ouvert sur le monde, intelligent, cultivé, polyglotte... On cherche des raisons objectives qui expliqueraient le désamour de la foule, celle de l'US Open 2015 ou de Madrid 2016 par exemple. Trop mécanique' Trop prévisible' Trop défensif' Peut-être trop fort, tout simplement. 

    Il y en avait pourtant une, éternelle: elle en préférait un autre, Roger Federer, toujours sur un fil tendu à cause de son jeu à haut risque, et même un deuxième, Rafael Nadal, dont le corps tout cassé a fini par émouvoir. 

     

    Djokovic, à 29 ans, est en pleine forme, surtout depuis qu'il s'astreint à un régime sans gluten qui l'a rendu, dit-il, plus résistant. Un comble car son père était propriétaire d'une pizzeria! 

    Sur le court, il semble invulnérable. Tout rebondit sur son corps élastique. En force ou en finesse, les tentatives semblent vouées à l'échec. Il a cette tendance à attendre la faute adverse qui déplaît à presque tous. 

    Pourtant à Roland-Garros, le Serbe semble avoir refait une partie de son retard. Au moins deux raisons à cela: il y avait de l'autre côté du filet un plus mal aimé que lui, Andy Murray, et Paris lui était d'emblée plus favorable, parce qu'il n'y avait jamais gagné.  

    Pendant la quinzaine, il n'a pas ménagé ses efforts pour entretenir la flamme née l'an passé de sa défaite inattendue en finale contre Stan Wawrinka. Le public, debout, lui avait fait une émouvante ovation.  

    S'exprimant dans un Français chaque année meilleur, il a plaisanté avec les spectateurs, signé des quantités d'autographes, posé pour la photo avec des enfants... Au risque d'être accusé d'en faire trop. 

    Après la balle de match, il a poussé son avantage en traçant un coeur sur la terre battue, comme "Guga" Kuerten, le chouchou de Paris, lauréat en 1997, 2000 et 2001. 

    - L'homme aux 100 millions - 

    Djokovic sera patient, car la vie lui a appris que tout s'obtenait par l'obstination dans le travail. En toutes circonstances, il se fait un devoir d'"avoir un regard positif sur la vie et de garder le sourire". 

    Son ambition ne date pas d'hier, c'est le moins qu'on puisse en dire. A l'âge de sept ans, il affirmait déjà son objectif à la télévision serbe: devenir N.1 mondial. 

    S'il est aujourd'hui le détenteur du record des gains sur le circuit avec plus de 100 millions de dollars, la pitance ne lui est pas toujours tombée directement dans le bec.  

    Djokovic est né à Belgrade en 1987 et a passé son enfance entre la capitale serbe et la petite station de ski de Kopaonik, où son père tenait le restaurant familial, non loin d'un court de tennis. C'est là qu'il a été repéré par Jelena Gencic, disparue en 2013, une inspiratrice à laquelle il est resté très attaché jusqu'au bout. Ce mentor ne s'est pas occupé seulement de lui apprendre les fondements du tennis. Soucieux d'enrichir la personnalité de son protégé, il l'a initié à la musique classique et à la poésie de Pouchkine. 

    Lorsque les structures du Partizan Belgrade n'ont plus suffi, la famille Djokovic a fait de gros efforts financiers pour envoyer le prodige dans une école de tennis en Allemagne. "Nole" y est resté trois ans avant de passer professionnel. 

    Entretemps, le jeune garçon avait été profondément marqué par l'expérience de la guerre du Kosovo, qui a touché sa ville en 1999 alors qu'il avait douze ans. Pour échapper aux bombardements de l'OTAN, il a passé pendant deux mois et demi ses nuits dans des abris antiaériens et ses journées... sur un court de tennis, car l'école était fermée.  

    - Une longue ascension - 

    Très patriote, mais pas au point de résider dans son pays de naissance puisqu'il vit à Monaco, Djokovic a toujours soutenu la cause serbe en se donnant pour tâche de corriger la mauvaise image donnée à son pays par le régime de Milosevic. Celle-là n'est d'ailleurs pas pour rien dans les réticences que le joueur suscite. 

    Sur le circuit aussi, l'ascension a été longue. Son talent sautait aux yeux depuis son arrivée chez les professionnels en 2003, mais il a mis longtemps à devenir unique. Début 2011, il avait déjà un palmarès enviable - 18 titres, dont l'Open d'Australie 2008, un Masters la même année - mais rien n'annonçait la razzia qui allait suivre. 

    C'est sa victoire en Coupe Davis en 2010 - "sa plus grande émotion sur un court de tennis" - qui a servi de déclic. En quatre saisons et demie, il a fait bondir son total de titres majeurs de un à douze. Les "Petits Chelems" de 2011 et 2015 (Open d'Australie, Wimbledon, US Open) sont pour l'instant ses deux chefs-d'oeuvre, en attendant de voir ce que 2016 réserve encore. 

     
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  • Roland-Garros: Muguruza gagne

    son premier titre du Grand Chelem

    04 Juin 2016, 17h09 | MAJ : 04 Juin 2016, 17h09   LIEN
     
    L'Espagnole Garbiñe Muguruza lauréate du Roland-Garros 2016 face à Serena Williams, le 4 juin à Paris
    L'Espagnole Garbiñe Muguruza lauréate du Roland-Garros 2016 face à Serena Williams,
    le 4 juin à Paris (AFP/MIGUEL MEDINA)

    L'Espagnole Garbiñe Muguruza a détrôné Serena Williams pour remporter son premier titre du Grand Chelem à Roland-Garros samedi à la façon de l'Américaine: en puissance et sans se poser de questions.
    Certes la joueuse de 22 ans, née au Venezuela, est plus grande et bien moins musculeuse que la cadette des Williams, elle est aussi plus mobile sur le court, mais leurs styles de puncheuses, fondés sur de grands services et de grosses frappes du fond de court, se ressemblent.

     

    Leur attitude aussi.
    Muguruza n'en était qu'à sa deuxième finale majeure, après celle de Wimbledon perdue l'été dernier, sans démériter, face à Serena. Elle n'avait à son palmarès que deux titres relativement mineurs (Hobart 2014 et Pékin 2015). Et pourtant la jeune Espagnole a refusé de laisser l'initiative à sa prestigieuse rivale. "Nous aimons toutes les deux dominer", avait-elle prévenu avant le match.
    La N.4 mondiale (N.2 dès lundi) a frappé fort du fond du court en retour de service et sur ses deux engagements, quitte à commettre des doubles fautes (9), afin d'être aux commandes dans l'échange. Elle a montré aussi sa solidité mentale lorsqu'elle a conclu avec autorité sur sa mise en jeu, alors qu'elle avait manqué quatre balles de match au jeu précédent. Du Williams dans le texte.
    Née à Caracas d'un père basque espagnol et d'une mère vénézuélienne, Muguruza est venue s'installer à l'âge de six ans à Barcelone pour y jouer au tennis dans l'académie de Sergi Bruguera. La capitale catalane, où elle allait rester quinze ans, est aussi la ville d'Arantxa Sanchez, la seule Espagnole à avoir gagné à Roland-Garros avant elle, à trois reprises (1989, 1994, 1998), dans un style défensif diamétralement opposé au sien.
    "En Espagne, c'est notre tournoi du Grand Chelem préféré. Rafa (Nadal) a été champion tellement de fois ici. Le gagner face à l'une des meilleures joueuses de tous les temps, c'est encore plus beau", a-t-elle dit en recevant la coupe sur le Central.
    - Avec un entraîneur français -
    Depuis l'an passé, Muguruza a déménagé à Genève pour s'entraîner avec le Français Sam Sumyk, l'homme qui avait conduit Victoria Azarenka à la première place mondiale et à deux titres du Grand Chelem (Open d'Australie 2012 et 2013).
    A Roland-Garros, elle en est à deux victoires à zéro contre Williams. C'est à Paris qu'elle s'était révélée au grand public en éliminant l'Américaine dès le deuxième tour en 2014.
    Sa carrière a vraiment décollé à partir de l'été suivant. Finaliste à Wimbledon, victorieuse à Pékin et demi-finaliste du Masters, elle avait bondi de la 20e place à la WTA au top 4.
    Son début de saison 2016 a pourtant été difficile. Elle jouait à Roland-Garros sa première finale de l'année et n'avait atteint sa première demie que mi-mai à Rome.
    Sa victoire à Paris va faire de cette athlète longiligne d'1,82 m la dauphine de Williams au classement mondial. L'heure de la succession est peut-être proche vu l'âge de la souveraine, 34 ans.
    Samedi, l'Américaine est apparue émoussée physiquement. Elle avait le désavantage par rapport à sa rivale d'avoir joué quatre jours d'affilée à cause des intempéries qui ont bouleversé le programme dans sa partie de tableau. Souffrait-elle des adducteurs, comme disaient des rumeurs la veille du match? La championne a déclaré qu'elle n'était "pas du genre à se trouver des excuses".
    - Williams bloquée à 21 "Majeurs" -
    Pour la troisième fois d'affilée, elle reste bloquée à 21 titres majeurs, un de moins que le record de Steffi Graf (pour l'ère Open, depuis 1968). A l'Open d'Australie, elle avait échoué contre toute attente contre l'Allemande Angelique Kerber en finale, et à l'US Open face à l'Italienne Roberta Vinci en demie.
    Le duel avec Muguruza pourrait reprendre dans trois semaines à Wimbledon car, en l'absence (provisoire?) de Maria Sharapova, suspendue pour dopage, les deux cogneuses trouveront peu de rivales sur l'herbe anglaise qui convient à merveille à leur jeu.

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  • Laurent Frayssinous (Dragons Catalans) :

    "On est dans le vrai"

    Par Cyrille Manière et Bruno Onteniente, France Bleu Roussillon samedi 4 juin 2016 à 10:15

    LIEN

    Julian Bousquet, pilier des Dragons Julian Bousquet, pilier des Dragons © Maxppp - Michel Clementz

    Pour la deuxième fois de leur histoire, les Dragons ont gagné à Leeds (24 à 12). Les Dracs présentaient une équipe au fort accent français, ce qui rend plus belle cette victoire certes chez le dernier mais sur une terre qui a tellement historiquement résisté aux Dragons, d'où leur fierté.

    Les Dragons redoutaient le piège tendu par Leeds. Les Rhinos, derniers de Super League ont un besoin absolu de points et voulaient croquer leur victime préférée. Pour la deuxième fois de leur histoire depuis la mythique qualification à Headingley il y a deux ans, les Catalans ont fait chuter Leeds dans son jardin.

    Les Catalans menaient 16 à 6 à la pause. Justin Horo, Fouad Yaha, Jason Baitieri et Eloi Pélissier ont inscrit les quatre essais des Dracs. Les Catalans alignaient huit Français d'entrée dans ce match et quatre autres sont entrés en cours de jeu. Le staff et les joueurs ne boudaient pas leur plaisir après cette victoire qui maintient les Dracs sur le podium.

    "Sur la défense et l'attitude, on peut difficilement faire mieux" - Laurent Frayssinous

    Laurent Frayssinous (entraîneur) : "Très heureux de la façon dont on a gagné. Certains vont dire que Leeds est mal en point mais gagner Leeds à Leeds qui a besoin de points ça reste une belle performance. A un moment donné on a eu quelques concours de circonstance contre nous, notamment sur la fin, il a fallu défendre notre ligne d'essai et les garçons l'ont fait.

    Je suis encore plus heureux d'avoir douze Français qui gagnent à Leeds, ça veut dire qu'on est dans le vrai, qu'on travaille dur et que cette équipe des Dragons Catalans est un vrai groupe avec des jeunes français qui montent et qui sortent. Je suis ému et fier. Je leur ai dit dans les vestiaires, ça ne fait que deux fois qu'on gagne à Leeds dans notre histoire et c'est exceptionnel. Tout n'est pas parfait mais sur la défense et sur l'attitude on peut difficilement faire mieux."

     

    La réaction de Laurent Frayssinous

     

    Julian Bousquet (pilier) : "Je suis très fier car ce n'est pas facile de gagner à Leeds et en plus on avait une équipe amoindrie. Je dis ça par rapport aux noms parce qu'après on a eu une bonne équipe. On a fait un bon résultat ici avec une équipe de joueurs français et c'est une très bonne chose pour la fin de saison. C'est un grand exploit et ça fait vraiment plaisir.

    Leeds a aussi des blessés mais on savait que ce serait dur de gagner ici. On gagne de six points sur la fin et on défend pendant cinq minutes sur notre ligne, on a joué l'un pour l'autre, on a essayé de sauver le copain d'à côté et c'est vraiment positif pour le futur. A la fin c'était chaud mais on savait qu'on ne craquerait pas si on s'y filait, il y a une très très bonne mentalité dans l'équipe et on l'a vu."

     

    La réaction de Julian Bousquet

     
     

    Perpignan, France

     
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  • Marc Bartra quitte le FC Barcelone

    pour Dortmund

    Marc Bartra n'a jamais joué ailleurs qu'au FC Barcelone

    Marc Bartra n'a jamais joué ailleurs qu'au FC Barcelone | DANIEL MIHAILESCU / AFP

    Par

    Publié le 03/06/2016 | 21:28, mis à jour le 03/06/2016 | 21:32

    Le défenseur central Marc Bartra, qui à 25 ans n'avait joué qu'au FC Barcelone, évoluera la saison prochaine au Borussia Dortmund, qui s'est engagé à payer sa clause libératoire, a annoncé vendredi le club catalan. "Le club allemand a communiqué sa volonté de lever la clause du défenseur central pour une valeur de huit millions d'euros, et le FC Barcelone se réjouit de ce transfert", a indiqué le champion d'Espagne dans un communiqué.

    Le Barça n'a pas fourni d'autres détails sur l'accord, mais selon l'édition en ligne du quotidien catalan Sport, le Catalan de naissance s'est engagé pour cinq saisons avec le vice-champion d'Allemagne. Bartra, sélectionné en équipe d'Espagne pour disputer l'Euro qui débute le 10 juin en France, est issu du centre de formation du Barça, dont il a intégré l'équipe première pour la première fois en 2010 sous les ordres de Pep Guardiola.

    Il y avait définitivement acquis sa place lors de la saison 2011-2012, sans réussir à s'imposer face à la rude concurrence en défense centrale incarnée par son compatriote Gerard Piqué ou l'Argentin Javier Mascherano. Son manque de temps de jeu avait accrédité les rumeurs de transfert ces derniers temps.

    C'est le second joueur à quitter la maison blaugrana en cette fin de saison, après la confirmation jeudi du départ de l'arrière droit brésilien Dani Alves qui, toujours selon Sport, s'est engagé à la Juventus Turin.

    Sur le même sujet

     

     
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  • Luis Salom (1991-2016) : un triste jour pour le monde de la moto

    Voir le site Automoto

    Luis Salom Moto2 Italie 2016LIEN
    Par Matthieu LAURAUX| Ecrit pour TF1|aujourd'hui à 22:56, mis à jour aujourd'hui à 23:26

    Alors que les nombreux pilotes espagnols étaient aguerris à domicile sur le circuit de Catalunya, ils ont perdu l’un des leurs, Luis Salom, s’étant tué en piste après une chute lors des essais du vendredi après-midi en Moto2.

    Vendredi 3 juin, le monde de la moto a perdu un de ses meilleurs pilotes, Luis Salom, s’étant éteint à l’âge de 24 ans.

    Pourquoi a-t-il chuté ?

    Les circonstances précises de la mort de Luis Salom ne sont pas encore communiquées, mais une vidéo parue peu après l’annonce du décès a permis d’y voir un peu plus clair. C’est au bout de 25 minutes dans la deuxième séance d’essais libres du Grand Prix de Catalogne que le pilote espagnol a perdu le contrôle de sa moto au freinage du virage 12, pour une raison indéterminée.

    Statement regarding Luis Salom. http://motogp.com/en/news/2016/06/03/statement-luis-salom/202682 

    Photo published for Statement - Luis Salom

    Statement - Luis Salom

    Luis Salom was involved in a crash at Turn 12 in Barcelona during Moto2 Free Practice 2.

    motogp.com
     

    Un choc effroyable

    A plus de 200 km/h, Salom glisse au sol avec sa moto, mais le dégagement en asphalte ne ralenti pas la chute. La moto du SAG Team percute en premier la protection, mais le pilote vient heurter sa machine au lieu d’être amorti par le mur en plastique TecPro. Le choc, non véritablement visible, est d’une intensité telle que Salom est étendu inanimé sur le bord du circuit.

     

    Une intervention immédiate

    Comme évoqué dans notre précédent article, les médecins arrivés quelques instant après le déploiement du drapeau rouge, suspendant la séance, ont pratiqué des massages cardiaques sur les lieux de l’accident, avant qu’un hélicoptère soit déployé pour le transporter au plus vite. Mais c’est une ambulance qui est allé le transporter par la route au vu de ses très graves blessures, avant une opération qui n’a malheureusement pu sauver le jeune homme. A 16h55, l’Hôpital général de Catalogne prononçait la mort de Luis Salom.

    Le champion en titre MotoGP, Jorge Lorenzo : "Déchiré, très triste et sans voix... toutes mes pensées vont à sa famille. Reste en paix Luis Salom"


    Le monde de la moto lui a rendu unanimement hommage, et le site officiel vous invite à partager le hashtag #Mexicano39, associant son surnom et son numéro de pilote.

     

    Destrozado, muy triste y sin palabras... Todo mi ánimo a su familia. DEP Luis Salom.

    Toute la rédaction d'Automoto adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et ses proches.

     

    Hard blow for all the World Championship. We will always remember you.

     

    Carrière de Luis Salom

    Arrivé en 125 cm3 lors de la saison 2009, discipline depuis rebaptisée Moto3, Luis Salom a gravi les échelons avec Aprilia, avec respectivement une 22è, 12è puis une 8è place au championnat, prenant ses premiers podiums en 2011 à Assen et Philip Island. Puis 2012 fut sous le signe d’un titre de vice-champion du monde – loin derrière Sandro Cortese - avec deux victoires à Indianapolis et Aragon, et 8 podiums au total. Restant en Moto3 l’an suivant, il rate de peu le titre face à Alex Rins et Maverick Vinales, et se classe 3ème malgré un meilleur palmarès : 7 victoires, deux 2ndes places et trois 3è places. 

    2014 est l’accession au Moto2, dans l’équipe HP40 sur Kalex. Ses résultats sont en dents de scie, avec toutefois deux podiums en Argentine et au Mugello, de quoi se classer 8ème au classement devant… Cortese (vengeance !). 2015 est une saison plus difficile pour l’Espagnol, plus régulier mais avec une 5ème place comme climax, 13ème du championnat… derrière Cortese. 

     

    Gracias a todos los que han hecho este podio posible 
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