• Syrie : libération de centaines d'habitants de Minbej otages de Daech

      >International|13 août 2016, 12h57|   LIEN    

    Des membres des forces démocratiques syriennes (FDS) patrouillent dans la ville de Minbej, le 7 août 2016 à la recherche de combattants de l'EI

    AFP
     
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    Ils avaient été emmenés comme «boucliers humains» par les les djihadistes de l'Etat islamique (EI, ou Daech) qui se retiraient de leur ex-fief de Minebj, dans le nord de la Syrie. Ils ont finalement été libérés, rapporte samedi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Une source des Forces démocratiques syriennes (FDS), dont les combattants ont chassé les djihadistes de la ville, a pour sa part affirmé qu'une «partie des civils a pu s'échapper sur la route menant à Jarablos (fief de Daech au nord de Minbej), d'autres ont été relâchés», sans pouvoir confirmer si tous avaient été libérés.

     

    Au moins 2 000 civils enlevés par l'EI dans le nord du pays

     

    Une alliance antidjihadiste constituée de combattants arabes et kurdes regroupés au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS), forces non gouvernementales appuyées par la coalition internationale et des branches de l'Armée syrienne libre (opposante à Bachar al-Assad), avait pris le 6 août Minbej aux djihadistes dont un petit nombre continuaient de résister dans cette cité de la province d'Alep.

     

    «En se retirant d'al-Sireb, le dernier quartier où ils étaient retranchés à Minbej, les djihadistes ont enlevé quelque 2 000 civils dont des femmes et des enfants», avait indiqué un porte-parole militaire des FDS Cherfane Darwich. «Ils ont utilisé ces civils comme boucliers humains lors de leur retrait, ce qui nous a empêchés de les prendre pour cible», a-t-il ajouté. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un vaste réseau de sources et de militants dans le pays ravagé par la guerre, avait confirmé cet enlèvement.

     

     

    Minbej,  carrefour vital d'approvisionnement de Daech

     

    Appuyées par les avions de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, les Forces démocratiques syriennes avaient lancé le 31 mai leur offensive pour reprendre Minbej, qui servait à l'EI de carrefour vital d'approvisionnement à partir de la frontière turque vers ses zones en Syrie, dont Raqa, plus à l'est. Des dizaines de milliers d'habitants avaient réussi à fuir Minbej, mais des dizaines de milliers d'autres avaient été pris au piège des combats. L'utilisation par les djihadistes d'habitants comme boucliers humains avait retardé la prise de la ville, les FDS disant vouloir éviter des victimes civiles.

     

    Selon l'OSDH, depuis le début de l'offensive, 437 civils ont été tués dont 105 enfants dans Minbej et sa région. Parmi les civils, 203 ont péri dans les frappes de la coalition. Durant la même période, 299 membres des FDS on péri, ainsi que 1 019 djihadistes. La prise de Minbej a constitué une grande victoire pour les FDS, l'une des principales forces antidjihadistes en Syrie.

     

    Le dernier enlèvement en date remonte à avril, quand l'EI a enlevé plus de 300 ouvriers d'une cimenterie à Dmeir, au nord-est de Damas. Quatre jours plus tard, le groupe en a libéré la majorité après un accord avec des responsables de la localité. Il en avait exécuté quatre. Daech, responsable d'atrocités -enlèvement, viols, décapitations- continue de contrôler de vastes régions du nord syrien.

     

    Depuis mars 2011, la guerre en Syrie a fait plus de 290 000 morts et jeté sur les routes des millions de personnes.

     

      Leparisien.fr avec AFP

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  • Terrorisme au Canada

    11 août 2016 20:01; Act: 11.08.2016 20:40      LIEN

    Le FBI a alerté le Canada juste à temps

    Le terroriste arrêté mercredi au Canada avait prêté allégeance à l'État islamique. La vidéo a été vue par les services américains, qui ont immédiatement prévenu leurs voisins.

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    La police canadienne est intervenue avant que l'homme ne commette un massacre. (photo: AFP/Viktor Pivovarov)

    Le Canadien abattu mercredi au sud de Toronto avait plaidé allégeance au groupe État islamique dans une vidéo interceptée quelques heures plus tôt par le FBI américain. Celui-ci a immédiatement alerté Ottawa d'une attaque imminente, a indiqué jeudi la police fédérale canadienne.

    Aaron Driver, 24 ans, a été abattu dans un taxi devant son domicile mercredi par les forces d'élites de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) après avoir actionné un engin explosif, a déclaré en conférence de presse le Commissaire adjoint de la GRC, Mike Cabana. «Tôt mercredi matin, la GRC a reçu des informations crédibles du FBI, dont une vidéo martyre qui avait été préparée par un individu qui en était aux dernières étapes de préparation d'un attentat à l'engin explosif improvisé». L'attentat «était censé avoir lieu dans les 72 heures et devait cibler un centre urbain, soit le matin, soit le soir, pendant les périodes d'affluence».

    Le visage couvert

    L'assaut a été donné mercredi vers 16h30 locale (22h30 au Luxembourg) lorsque M. Driver a quitté son domicile de Strathroy, une petite ville située à 225 km au sud de Toronto, avant de «s'engouffrer dans un taxi qui venait d'arriver». «La GRC est intervenue contre le suspect qui a déclenché un engin explosif à l'arrière du taxi», a précisé M. Cabana, notant que M. Driver avait été tué au cours de cette intervention. Dans le même temps, l'agence de transport en commun de Toronto (TTC) avait été informée mercredi par les autorités d'une «menace terroriste crédible», a indiqué jeudi Brad Ross, porte-parole de cette agence, ce qui semble indiquer que la plus grande ville canadienne était la cible de ce sympathisant de l'EI.

    Sur la vidéo diffusée par la police, un individu vêtu de noir et le visage largement couvert prévient le gouvernement canadien qu'il doit répondre de son engagement aux côtés de la coalition internationale contre le groupe EI. «Vous avez une lourde dette à payer et vous avez du sang de musulmans sur les mains», déclarait cet homme sur la vidéo avant de déclarer son allégeance au groupe EI.

    (L'essentiel/AFP)

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    Publié le 10 août 2016 à 19h34 | Mis à jour le 11 août 2016 à 12h36     LIEN

    Un sympathisant de l'EI qui planifiait un attentat à Toronto tué

    Aaron Daniel Driver habitait chez sa soeur à Strathroy-Caradoc,... (PHOTO PC)

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    Aaron Daniel Driver habitait chez sa soeur à Strathroy-Caradoc, en banlieue de London, en Ontario. C'est dans cette ville que s'est déroulée toute la soirée une opération policière majeure.

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    Un sympathisant du groupe État islamique (EI) qui avait été relâché sous de sévères conditions l'an dernier à Winnipeg sans être accusé a été tué hier dans une opération policière majeure en Ontario. Selon CBC, Aaron Daniel Driver, 24 ans, désirait commettre un attentat à la gare Union, de Toronto, qui est fréquentée par près de 200 000 usagers par jour.

    La Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait annoncé hier soir avoir reçu de « l'information crédible indiquant une menace terroriste potentielle » et avoir « identifié » un suspect, sans donner plus de détails. Or, un document interne du gouvernement fédéral cité par CTV et CBC indiquait que le suspect avait l'intention de commettre hier un attentat à la bombe pour tuer le plus de personnes possible. Le document mentionnait ses liens avec le groupe État islamique.

    Aaron Driver... (PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK) - image 2.0

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    Aaron Driver

    PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

    Vers 16 h, une opération policière d'envergure a été lancée par les forces d'élite de la GRC et s'est poursuivie toute la soirée dans la petite ville de Strathroy-Caradoc, en banlieue de London. Des tireurs d'élite étaient installés en position de tir sur plusieurs terrains résidentiels du périmètre, tandis que des membres de l'escouade antibombe pénétraient dans une résidence vêtus d'habits de protection contre les explosifs.

    « J'ai entendu un gros bruit. Je ne sais pas si c'était des tirs », a raconté au Toronto Star Maria Pereira, qui habite tout près de la résidence du suspect.

    « J'ai ouvert la porte avant et j'ai vu qu'il y avait des policiers partout. J'avais peur. J'avais peur d'être seule chez moi », a dit Maria Pereira.

    Selon CBC, Aaron Daniel Driver se serait blessé et aurait blessé une autre personne en faisant exploser une bombe. C'est à ce moment que les policiers de la GRC l'auraient abattu. Il aurait eu en main un autre dispositif explosif prêt à détonner, d'après le récit de la famille Driver rapporté par CBC. 

    La GRC n'a donné aucune information concernant cette opération hier soir et n'a pas confirmé que le suspect était Aaron Daniel Driver. Le corps policier « discutera des détails opérationnels en temps opportun », a indiqué le ministre fédéral de la Sécurité publique Ralph Goodale.

    ARRÊTÉ EN 2015

    C'est dans cette ville du sud de l'Ontario qu'était tenu d'habiter Aaron Daniel Driver en raison de conditions de libération imposées par la Cour, selon CBC. L'homme de 23 ans avait été arrêté par la GRC en juin 2015 à Winnipeg. Il était soupçonné d'avoir publié sous le nom de Harun Abdurahman un guide sur les réseaux sociaux afin d'aider les djihadistes à se rendre en Syrie. Il avait également fait l'apologie de l'attentat du parlement d'Ottawa perpétré par Michael Zehaf-Bibeau en 2014. En février 2016, il avait même admis à CBC être un « sympathisant » de l'État islamique.

    Aaron Driver à sa sortie d'une cour de... (PC) - image 3.0

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    Aaron Driver à sa sortie d'une cour de Winnipeg, en février dernier. 

    PC

    Aaron Daniel Driver n'avait finalement fait face à aucune accusation, mais avait accepté de se soumettre à plusieurs conditions de remise en liberté. En acceptant cela, il reconnaissait « qu'il existait un risque raisonnable de craindre qu'[il] commette un acte terroriste ». Driver n'avait pas le droit d'utiliser un ordinateur ou un téléphone cellulaire. Toutefois, il n'avait pas à porter un bracelet GPS, comme ses conditions initiales l'imposaient, puisqu'il avait contesté cette décision.

    TRUDEAU INFORMÉ

    Le ministre Ralph Goodale a affirmé hier soir par communiqué avoir discuté de la situation avec le premier ministre Justin Trudeau « afin de confirmer que la sécurité publique a été protégée adéquatement et qu'elle le demeure ». Le ministre a assuré que les services policiers ont pris les « mesures qui s'imposent pour garantir la sécurité de notre pays et de ses citoyens ». Le niveau national de menace terroriste pour le Canada était toujours au niveau « moyen », a-t-il ajouté.

    L'État islamique utilise les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter pour inciter ses sympathisants à commettre des attentats, a expliqué à La Presse hier soir Kyle Matthews, un chercheur de l'Université Concordia. « L'EI a diffusé ce message dans son magazine et sur sa chaîne : vous devez faire des attaques en Occident pour tuer des gens. On ne sait pas s'il était en contact direct [avec l'organisation] ou s'il a été inspiré par cette idéologie. Mais de plus en plus, des gens décident de faire le djihad seuls. Il y a plusieurs groupes qui donnent de l'information sur la manière de concevoir des vestes de kamikaze ou d'utiliser une voiture pour attaquer les gens », a affirmé l'expert avant de connaître l'identité du suspect.

    Kyle Matthews, directeur adjoint de l'Institut montréalais d'études sur le génocide et les droits humains de l'Université Concordia, étudie l'utilisation des réseaux sociaux comme outil de guerre par les groupes non étatiques, comme l'EI. Il soutient que les Canadiens qui adhèrent à l'idéologie de l'EI sont notamment convertis par l'« empire médiatique » du groupe djihadiste. « Ce ne sont pas des individus qui ont des problèmes mentaux. Ce sont des gens dévoués à cette idéologie, notamment parce que le Canada fait encore partie de la coalition contre [l'État islamique] », analyse-t-il.

    - Avec le Toronto Star

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  • Pakistan: l'horreur à l'hôpital,

    un attentat taliban fait 70 morts

    Pakistan: l'horreur à l'hôpital, un attentat taliban fait 70 mortsDes avocats pakistanais sur les lieux d'un attentat à Quetta, dans le sud-ouest du Pakistan, le 8 août 2016 ((c) Afp)
     

    Quetta (Pakistan) (AFP) - Plus de 70 personnes ont été tuées et des dizaines ont été blessées lundi lorsqu'un kamikaze taliban a fait détonner sa charge explosive au milieu d'une foule en deuil devant un hôpital du sud-ouest du Pakistan.

    La bombe a explosé alors qu'environ 200 personnes, dont nombre d'avocats et de journalistes, étaient rassemblées devant les urgences de l'Hôpital civil de Quetta, après l'assassinat, quelques heures plus tôt du bâtonnier de la province.

    "Le bilan a atteint 70 morts et 112 blessés," a indiqué à la presse le Dr Masoood Nausherwani, chef des services de Santé du Baloutchistan, province instable dont Quetta est la capitale.

    Ce bilan en fait le deuxième attentat le plus meurtrier au Pakistan cette année, après un carnage dans un parc pour enfants où une bombe avait tué 75 personnes lors du week-end de Pâques à Lahore.

     

    L'attentat de lundi et l'assassinat du bâtonnier ont été revendiqués par une faction des talibans pakistanais, Jamaat-ul-Ahar, qui avait déjà revendiqué l'attentat de Pâques.

    L'armée s'est déployée dans et autour des hôpitaux de la ville, selon le ministre.

    Des corps jonchaient le sol après l'explosion lundi, dans une mare de sang et de verre brisé, alors que des survivants choqués tentaient de se réconforter, a constaté un journaliste de l'AFP qui se trouvait sur place. Nombre des victimes portaient costume et cravate.

    - 'mes amis sont morts' -

    Le journaliste de l'AFP se trouvait à 20 mètres de la foule au moment où l'explosion a retenti.

    "Il y avait d'énormes nuages noirs et de la poussière", explique-t-il. "Je suis retourné en courant vers les lieux et j'ai vu des corps dispersés, et de nombreux blessés en train de pleurer. Il y avait des mares et des mares de sang, des morceaux de chair et des membres humains".

    Des membres du personnel soignant, eux-mêmes en pleurs, se sont précipités vers les lieux de l'attentat pour aider les victimes, raconte-il.

    Pervez Masi, qui a été blessé par des éclats de verre, a indiqué que la détonation était si puissante qu"on n'a pas compris ce qui s'était passé".

    "Tant de mes amis sont morts", dit-il. "Ceux qui font ça sont des animaux".

    La police a confirmé qu'il s'agissait d'un attentat suicide.

    "Le poseur de bombe s'était harnaché avec environ 8 kg d'explosifs, remplis d'éclats et de billes de métal" selon le chef des démineurs, Abdul Razzaq.

    Le président de l'association du barreau de la province, Bilal Anwar Kasi, a été tué lundi matin par des inconnus armés alors qu'il quittait son domicile pour aller travailler.

    Le Pakistan est coutumier des attaques meurtrières après une décennie d'insurrection, mais la sécurité s'est nettement améliorée en 2015, lorsque le bilan des violences a chuté à son plus bas niveau depuis 2007 dans la foulée d'une vaste opération militaire.

    Le Premier ministre Nawaz Sharif a condamné l'attentat, et ordonné de nouvelles mesures de sécurité.

    "Nous ne laisserons personne troubler dans cette province la paix qui y a été restaurée grâce aux nombreux sacrifices des forces de sécurité, de la police et du peuple", a-t-il indiqué selon un communiqué de son bureau.

    Le Baloutchistan, frontalier de l'Iran et de l'Afghanistan, est une région riche en réserves pétrolières et gazières, secouée par des violences confessionnelles entre sunnites et chiites, des attaques islamistes et une insurrection séparatiste.

    Les forces de sécurité et structures gouvernementales y sont régulièrement prises pour cible.

    Ce n'est pas la première fois qu'un attentat vise un hôpital au Pakistan. En 2010, une bombe avait tué 13 personnes devant le département des urgences d'un hôpital de la mégalopole de Karachi, où étaient soignées les victimes d'un premier attentat, alors que leurs proches s'y étaient rassemblés.

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  • Au Pakistan, des talibans ont revendiqué l’attentat dans un hôpital

    qui a fait au moins 70 morts

    Le Monde.fr avec AFP et AP | 08.08.2016 à 09h34 • Mis à jour le 08.08.2016 à 16h52     LIEN

    L’explosion a eu lieu au moment où des avocats et journalistes étaient rassemblés à l’hôpital, après l’assassinat d’un avocat en vue.

    Un attentat-suicide à la bombe a fait au moins soixante-dix morts et de nombreux blessés lundi 8 août dans un hôpital de Quetta, capitale de la province instable du Baloutchistan, dans le sud-ouest du Pakistan. Des talibans ont revendiqué l’attaque dans l’après-midi.

    Un porte-parole de Jamaatul Ahara, faction de talibans pakistanais, a déclaré dans un courriel envoyé à des journalistes que son groupe « prend la responsabilité » de l’attentat dans la ville de Quetta, promettant d’autres attaques « jusqu’à l’imposition d’un système islamique au Pakistan ».

    Le bilan risque de s’alourdir, selon Rehmat Saleh Baloch, ministre de la santé de la province, qui a ajouté que l’armée s’était déployée autour des hôpitaux de la ville. Les responsables restent prudents quant aux chiffres en raison de l’activation par les autorités de brouilleurs de téléphonie mobile qui empêchent les communications, notamment avec les responsables sur le terrain.

    Parmi les victimes figurent deux journalistes de télévision, a fait savoir Daud Khilji, responsable administratif à Quetta.

    Une région en proie aux violences

    L’explosion a eu lieu au moment où des avocats et journalistes étaient rassemblés à l’hôpital après l’assassinat de Bilal Anwar Kasi, un avocat en vue, président de l’association du barreau de la province. « C’était une attaque-suicide », a confirmé un policier, selon qui le terroriste a frappé peu après que le corps de M. Kasi eut été transporté à l’hôpital, ce qui laisse penser que les deux événements étaient liés. L’assassinat n’a pas été revendiqué.

    Le Baloutchistan, frontalier de l’Iran et de l’Afghanistan, est une région riche en réserves pétrolières et gazières, secouée par des violences entre sunnites et chiites, des attaques islamistes et une insurrection séparatiste.

    Il s’agit du deuxième attentat le plus meurtrier au Pakistan cette année. Le 27 mars, une bombe avait provoqué un carnage à Lahore, tuant 72 personnes dans un parc pour enfants.

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  • Régions > Charleroi > Actualité

    Le groupe terroriste État islamique revendique l'attaque à la machette sur les deux policières de Charleroi

    Rédaction en ligne           LIEN

    Lors de la conférence de presse de ce matin, le Premier ministre Charles Michel a affirmé qu'une enquête est pour "tentative d'assassinat terroriste". Une source interne a confirmé à l’agence A’Maq que l’attaque dans la ville de Charleroi en Belgique a été effectuée par l’un des soldats de l’État islamique en réponse aux appels ciblant les ressortissants des pays de la coalition croisée annonce David Thompson sur son compte twitter.

    «L’agresseur a été identifié, il s’agit de K.B., un homme âgé de 33 ans, de nationalité algérienne, qui séjournait en Belgique depuis 2012», a détaillé le parquet dans un communiqué, ajoutant que «deux perquisitions ont déjà été effectuées dans l’arrondissement de Charleroi», la ville wallonne où a eu lieu l’agression.

    l'Etat islamique revendique l'attaque des deux policières à

     

    L’agence A’Maq, l’organe de propagande de l’organisation jihadiste.a annoncé la revendication de cet acte terroriste à Charleroi ce dimanche après-midi.

    l'Etat islamique revendique l'attaque des deux policières à pic.twitter.com/Ge70dy9dUg

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    Belgique : deux policières blessées dans une attaque à la machette à Charleroi,

    l’agresseur abattu

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 06.08.2016 à 18h06 • Mis à jour le 06.08.2016 à 20h14    LIEN

     
    Un périmètre de sécurité a été installé devant l’hôtel de police de Charleroi, le 6 août.

    Deux policières ont été blessées samedi 6 août à Charleroi, en Belgique, par un individu armé d’une machette. L’agresseur est arrivé aux alentours de 16 heures devant l’hôtel de police. « Il a immédiatement sorti une machette du sac de sport qu’il portait et il a porté des coups très violents au visage de deux policières qui se trouvaient de faction en face de l’hôtel de police en criant Allahou Akbar !” [“Dieu est grand !”] », a expliqué le porte-parole de la police de Charleroi, David Quinaux. C’est une troisième policière qui a alors ouvert le feu et abattu l’assaillant, décédé plus tard à l’hôpital.

    L’auteur n’est « pas encore identifié », a déclaré le premier ministre belge, Charles Michel, interrogé en soirée par la chaîne RTL-TVI. « Mais cela semble être de nouveau une attaque avec une connotation terroriste », a-t-il ajouté.

    Je condamne l'attaque à Charleroi avec force. Pensées vont aux victimes, leurs proches et les policiers. Nous suivons la situation de près.

    Les deux policières sont « hors de danger » a précisé la police de cette ville de Wallonie, située à une soixantaine de kilomètres au sud de Bruxelles. Selon l’agence Belga, une des policières « souffre de plaies profondes à hauteur du visage » et a été hospitalisée, tandis que sa collègue « n’est que très légèrement touchée ». La police a ajouté que l’hôtel de police resterait « inaccessible le temps de l’enquête d’usage ».

    « Acte ignoble »

    Le ministre de l’intérieur belge, Jan Jambon, a condamné pour sa part un « acte ignoble » et fait part de son soutien « pour les 2 policiers blessés ainsi qu’à leurs collègues et familles ». Une évaluation de l’Office central d’analyse de la menace (OCAM), l’organe indépendant qui évalue le risque terroriste en Belgique, est en cours, a-t-il ajouté.

    Le 30 juillet, deux personnes ont été interpellées en Wallonie, dans la région de Mons (ouest) et à Liège (est), soupçonnées d’être en lien avec des projets d’attentats, selon le parquet fédéral belge. La justice belge avait précisé que ces arrestations n’étaient pas en lien avec l’enquête sur les attentats du 22 mars à l’aéroport international de Bruxelles et dans la station de métro Maelbeek qui avaient fait 32 morts.

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  • Emni, la cellule de Daech chargée d'exporter le terrorisme dans le monde

    Un panneau de l'État islamique dans la ville de Manbij, dans le nord de la Syrie l'un des endroits où les combattants étrangers étaient accueillis à leur arrivée. DELIL SOULEIMAN/AFP

    Un panneau de l'État islamique dans la ville de Manbij, dans le nord de la Syrie l'un des endroits où les combattants étrangers étaient accueillis à leur arrivée. DELIL SOULEIMAN/AFP

    Une cellule secrète de l'État islamique a pour mission de programmer à distance des attaques terroristes au-delà de ses frontières et de renvoyer les nouvelles recrues dans leur pays d'origine.

     

    Si l'enquête qui a suivi les attentats de novembre 2015, à Paris et Saint-Denis, avait permis de mettre en lumière les ramifications, les appuis, les soutiens et les réseaux souterrains multiples de l'État islamique en France et, plus largement, en Europe, le New York Times apporte de nouveaux éléments sur la stratégie de l'organisation terroriste au-delà des frontières des territoires qu'elle contrôle en Syrie et en Irak.

    En s'appuyant sur le témoignage d'Harry Sarfo, un djihadiste incarcéré en Allemagne après son retour de Syrie, ainsi que de nombreux documents issus des services de renseignement français, belges, allemands et autrichiens auxquels il a eu accès, le New York Times se penche sur le rôle d'Emni, une cellule secrète de l'État islamique qui rassemble à la fois des forces de police déployées dans les territoires contrôlés par l'organisation terroriste, mais surtout une branche spécialisée dans les opérations extérieures et l'exportation du terrorisme au-delà de ses frontières.

    Répartition géographique

    L'une de ses missions serait ainsi d'envoyer (ou de mobiliser) ses soldats pour mener des actions violentes et des attaques terroristes à travers le monde. Les témoignages et les documents recueillis par le New York Times décrivent une cellule à plusieurs niveaux, sous le contrôle direct d'Abu Muhammad al-Adnani, porte-parole, chef de la propagande et l'un des plus anciens cadres de l'État islamique en Syrie. Sous ses ordres, on retrouve plusieurs lieutenants mandatés pour préparer des attaques chacun dans la région du monde qu'il leur est confiée: l'Europe, l'Asie...

    L'article du New York Times explique, par ailleurs, comment Emni procède pour positionner ses hommes à travers l'Europe, notamment en demandant à certains nouveaux arrivants de faire marche-arrière à leur arrivée à la frontière turco-syrienne et de retourner dans leur pays d'origine où ils seront plus «utiles» pour l'organisation terroriste. Avant cela, les nouvelles recrues en provenance d'Europe (et du reste du monde) sont réparties dans des dortoirs, puis examinées, répertiorées et questionnées.

    Mon ami leur a demandé ce qu'il en était de la France et ils ont commencé à rire. Ils ont répondu: “Ne t'inquiète pas pour la France”

    Interrogatoires

     

    Depuis la prison de Brême où il est incarcéré, Harry Sarfo se souvient de son interrogatoire à son arrivée, face à un homme équipé d'un ordinateur:

    «Il me posait des questions banales comme: Quel est votre nom? Quel est votre second prénom? Qui est votre mère? D'où vient-elle? Quelles études avez-vous suivies? Quels diplômes possédez-vous? Quelle est votre ambition? Que souhaitez-vous devenir?»

    Trois jours après son arrivée, des hommes cagoulés d'Emni sont venus lui rendre visite pour lui annoncer que, malgré son envie de combattre en Syrie et en Irak, il serait préférable qu'il rentre en Allemagne. «Ils m'ont dit qu'ils n'avaient pas assez de monde sur le sol allemand prêts à faire le job», a-t-il déclaré lors d'un interrogatoire mené par les autorités allemandes peu après son interpellation, en 2015.

    En France, en revanche, la cellule se targuait de posséder plus de volontaires que nécessaire. «Mon ami leur a demandé ce qu'il en était de la France et ils ont commencé à rire. Mais à rire sérieusement, avec des larmes aux yeux. Ils ont répondu: “Ne t'inquiète pas pour la France”.» Cette conversation a eu lieu au mois d'avril 2015. Sept mois, précisément, avant que 130 personnes trouvent la mort dans une série d'attaques terroristes coordonnées dans Paris et sa banlieue, revendiquées par l'État islamique.

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  • Londres: Le maire appelle à la vigilance après une attaque au couteau

    Londres: Le maire appelle à la vigilance après une attaque au couteauDes policiers à Russell Square où une femme a été tuée à couteau, le 4 août 2016 ((c) Afp)
     

    Londres (AFP) - Le maire de Londres a appelé jeudi au calme et à la vigilance au lendemain d'une attaque au couteau dans le centre de la capitale qui a fait un mort et cinq blessés, dans un contexte de craintes d'attentats en Europe.

    "J'exhorte les Londoniens à rester calmes et vigilants. Signalez s'il vous plaît tout acte suspicieux à la police", a souligné le maire, Sadiq Khan, dans un communiqué.

    Le suspect de 19 ans, qui pourrait souffrir de problèmes mentaux selon la police, a été arrêté peu après l'attaque mercredi en fin de soirée à Russell Square, près du British Museum.

    "Un homme de 19 ans a été arrêté peu après 22H39 (21H39 GMT) et est actuellement en garde à vue à l'hôpital. Les premières indications suggèrent que la santé mentale jouerait un rôle significatif dans cette affaire", a déclaré jeudi le commissaire adjoint de police Mark Rowley.Selon lui, aucune hypothèse n'est toutefois exclue, dont la piste terroriste évoquée par la police dans un premier communiqué, et il a annoncé une "présence policière accrue" dans les rues de Londres.

    Interrogée sur les éléments conduisant à envisager une attaque terroriste, une porte-parole de Scotland Yard s'est refusée à tout commentaire.

    Une sexagénaire a été tuée dans l'attaque. Et cinq personnes, trois hommes et deux femmes, ont subi "diverses blessures", selon la police qui n'a pas précisé leur gravité.

    Le suspect a été arrêté à l'aide d'un taser, un pistolet à impulsion électrique.

    Un cordon de sécurité délimite les lieux de l'agression violente et un chapiteau a été installé par la police scientifique, selon une journaliste de l'AFP.

    "J'étais en train d'acheter une bière quand j'ai entendu une femme crier qui courait après un homme. Je pensais que c'était un vol de sac à main, il y avait des passants", a raconté à l'AFP Xavery Richert, un touriste français de 22 ans.

    "Je suis ressorti fumer une cigarette, je suis retourné voir, il y avait les pompiers, la police et ensuite j'ai vu le corps sous un drap, on ne voyait que les pieds qui dépassaient", a-t-il ajouté.

    Constantine Somerville, un riverain sorti de chez lui après l'arrivée des secours, a expliqué que "c'est une zone sûre et d'ordinaire très calme, surtout le soir. Pourquoi quelqu'un commettrait-il une attaque dans un tel quartier?"

    - "Attaque fortement probable" -

    Dimanche, le chef de la police de Londres, Sir Bernard Hogan-Howe, avait mis en garde contre l'éventualité d'un attentat au Royaume-Uni.

    "Je sais que vous aimeriez que je vous rassure. Mais je crains de ne pouvoir le faire entièrement", avait-il affirmé, réagissant aux craintes émises après les attaques terroristes menées en France et en Allemagne.

    "Notre niveau de menace est à +grave+ depuis deux ans. Il va le rester. Cela signifie qu'une attaque est fortement probable. On peut dire qu'il s'agit de savoir quand, pas si" elle aura lieu, avait-il ajouté.

    Le niveau de menace terroriste a été porté à 4 sur une échelle de 5 en août 2014 au Royaume-Uni, signifiant qu'un attentat est considéré "hautement probable".

    La police londonienne avait annoncé mercredi, avant l'attaque au couteau, le déploiement de 600 policiers armés supplémentaires à Londres.

    En décembre, à la suite des attentats de Paris du mois précédent, la police de Londres avait annoncé qu'elle allait munir davantage ses policiers d'armes de poing et d'armes semi-automatiques, ainsi que de pistolets à impulsion électrique Taser.

    Lundi, un homme reconnu coupable de tentative de meurtre par décapitation dans le métro londonien en décembre, une attaque qualifiée de "terroriste" par les autorités, a été condamné à la prison à vie.

    Cette tentative de décapitation avait été inspirée par l'attaque mortelle à l'arme blanche contre un soldat de 25 ans, Lee Rigby, dans le sud-est de Londres, dernière attaque terroriste meurtrière au Royaume-Uni.

    Le 7 juillet 2005, quatre attentats suicides coordonnés à l'heure de pointe dans trois rames de métro et un bus londoniens avaient fait 56 morts et 700 blessés. Un groupe se réclamant d'Al-Qaïda avait revendiqué ces attaques.

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