• Martinique : mandats d’arrêt après la disparition d’un Marocain assigné à résidence

    Le Monde.fr avec AFP | 29.07.2016 à 05h37 • Mis à jour le 29.07.2016 à 08h15     LIEN

     

    Des mandats d’arrêt national et international ont été émis à l’encontre du Marocain Rachid Rafaa, qui s’est soustrait aux obligations de son assignation à résidence en Martinique, depuis mercredi, a-t-on appris de source judiciaire jeudi 28 juillet au soir.

    Le procureur de la République Eric Corbaux a confirmé l’ouverture d’une instruction judiciaire et annoncé l’émission « de mandats d’arrêt national et international », à l’encontre de Rachid Rafaa, dans un communiqué. M. Rafaa, 40 ans, était assigné à résidence dans la commune du Morne-Rouge depuis le 15 mai 2014, par décision administrative prise dans le cadre d’un arrêté ministériel d’expulsion.

    « Toutes les pistes sont explorées »

    « A ce stade, toutes les pistes sont explorées et des contacts ont d’ores et déjà été pris avec les Etats voisins », précise le communiqué, publié à l’issue d’une réunion avec le préfet Fabrice Rigoulet-Roze, le procureur de la République et les forces de sécurité, pour faire le point de la situation alors que les « recherches se poursuivent pour retrouver l’individu ».

    Selon une fiche de renseignement et de recherches de la gendarmerie nationale circulant sur les réseaux sociaux, « les autorités marocaines le soupçonnent d’être lié à des responsables d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Il les aurait aidés à diffuser leurs messages via Internet ».

    Ce soupçon est partagé par les services français de lutte contre le terrorisme, qui considèrent que cet homme est connu pour « son appartenance à la mouvance djihadiste internationale », indique également cette fiche.

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    Opération anti-terroriste d'envergure cette nuit en Wallonie: deux frères qui projetaient un attentat arrêtés

    Rédaction en ligne   Publié le samedi 30 juillet 2016 à 09h54 - Mis à jour le samedi 30 juillet 2016 à 10h07     LIEN

     

     

    Faits divers Une opération anti-terroriste d'envergure s'est déroulée vendredi et cette nuit en Wallonie, principalement dans les régions de Liège et Mons.

    Dans le cadre d’un dossier de terrorisme du parquet fédéral, la police fédérale de Mons a exécuté hier soir sept mandats de perquisitions dans la région Montoise et la police fédérale de Liège une à Liège à la demande d’un juge d’instruction spécialisé en matière de terrorisme de Liège.

     

    Aucune arme ni explosif n’a été trouvé.

     

    Deux personnes ont été emmenées pour audition. Il s’agit de Nourredine H, né le 25 janvier 1983 et son frère Hamza H.

     

    Sur base des résultats provisoires de l’enquête, il s’avère qu’il y aurait eu des projets d’attentats en Belgique.

     

    Le juge d’instruction décidera dans le courant de la journée de leur maintien éventuel en détention.

     

    Pour le moment, il n’y a aucun lien avec l’enquête ouverte à la suite des attentats du 22 mars 2016 à l’aéroport de Bruxelles National (Zaventem) et dans la station de métro Maelbeek (Bruxelles).

     

    Dans l’intérêt de l’enquête, aucun autre renseignement ou précision supplémentaire ne sera donné.

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  • TERRORISME

    Prêtre tué : les tueurs identifiés, cinq personnes en garde à vue

    Le second terroriste de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray a été formellement identifié ce jeudi. Abdel Malik Petitjean, également fiché S depuis fin juin, a assassiné le prêtre de la petite ville normande mardi aux côtés de l'autre terroriste Adel Kermiche. Au total, cinq personnes sont en garde à vue.

    28/07/2016 à 08:29, actualisé à 23:04          LIEN
     
     
     

    Ce qu'il faut savoir ce jeudi soir

    - Les hommages se poursuivent après le meurtre d'un prêtre dans son église par deux jeunes radicalisés de Saint-Etienne du Rouvray, près de Rouen, mardi matin

    - Les deux assaillants sont identifiés : Adel Kermiche, 19 ans, était connu des services anti terroristes et portait un bracelet électronique. Le second, Abdel-Malik Petitjean, avait également 19 ans. Né dans les Vosges, il résidait à Aix les Bains en Savoie.

    - Cinq personnes sont en garde à vue : trois personnes de l'entourage familial de Petitjean, et un homme, proche du terroriste. Il serait né en France et âgé de 20 ans. Il a été interpellé mercredi. Une cinquième personne, un mineur de 16 ans né en Algérie, interpellé mardi, est toujours en garde à vue ce jeudi.

    21 h 43 : Attentats : 3 000 personnes sont mortes au nom de l'Etat islamique, ce qui en fait l'organisation terroriste la plus meurtrière de la planète, selon Le Monde, depuis qu'elle a été rejointe par Boko Haram en Afrique. Le quotidien a recensé 213 actes terroristes commis par l’organisation ou ses « filiales » dans 28 pays.

     

    21 h 03 : un tweet d'une élue de Brest fait scandale : elle a posté une blague très douteuse (que nous ne reproduirons pas ici) sur la mort du père Jacques Hamel. De nombreux internautes demandent que Julie Le Goïc soit jugée pour apologie du terrorisme.

     

    20 h 01 : L’assemblée de Corse a adopté une résolution demandant à l’Etat de fermer les lieux de culte musulman fondamentalistes dans l’île, quelques heures après une mise en garde du FLNC aux «islamistes radicaux».

    Dans leur résolution, les élus territoriaux ont demandé à l’Etat «la fermeture immédiate des lieux de culte ou de réunion constituant des foyers de radicalisation avérés ou dans lesquels sont tenus des discours de haine créant un climat favorable à la violence».

    19 h 45 : Le CFCM (conseil français du culte musulman) appelle les musulmans de France à se rendre à la messe dimanche, en signe de fraternité entre les deux religions.

     

    19 h 26 : Les habitants de Rouen et sa banlieue sont toujours sous le choc. 

    Dans le quartier du Château-Blanc, un ensemble de tours et de barres d’immeubles qui occupe la ville haute, un commerçant assure que certains anciens de la mosquée ont «honte» de sortir après ce qui s’est passé. «Ce jeune-là, on aurait pu le tuer de nos propres mains. Il aurait dû lire le Coran», lance un jeune du quartier.

    La commune voisine de Val-de-Reuil a elle décidé de faire surveiller ses messes par la police municipale. Cette surveillance, trois fois par semaine, répond «plus à une question de sérénité que de sécurité», selon le maire de la commune, Marc-Antoine Jamet.

     

    19 h 24 : Plusieurs représentants religieux sont présents dont l’archevêque de Rouen Dominique Lebrun, mais aussi des personnalités politiques comme Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel et ancien élu de la région.

    19 h 08 : Un vibrant hommage est rendu au père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray. Le maire PCF de la commune, Hubert Wulfranc, a pris la parole pour un discours poignant. «L’émotion intense en réaction à cet acte ignoble ne se tarira pas, ni ici, ni au delà», a-t-il déclaré.

    «Seules des paroles et des actes de paix au quotidien aideront à la sérénité et à la cohésion des familles d’ici et de partout ailleurs», a-t-il lancé. «Nous sommes au travail, Jacques Hamel, aussi longtemps qu’il le faudra, pour être les derniers à pleurer», a-t-il ajouté, avant d’être longuement applaudi.

     La Marseillaise a été jouée pour cette nouvelle victime du terrorisme.

     
     
     

    18 h 33 : Selon les informations du Dauphiné Libéré, de décembre 2015 à avril 2016, Abdel-Malik Petitjean a travaillé comme intérimaire à l’aéroport de Chambéry Savoie en qualité d’agent de piste/bagagiste. « Il n’a pas posé de problème et n’a jamais tenu de propos en lien avec le terrorisme » précise-t-on du côté de l’aéroport.

    18 h 21 : La cérémonie d'hommage au prêtre assassiné va commencer à Saint-Etienne-du-Rouvray. Environ un millier de personnes est déjà présente sur place après avoir été fouillées minutieusement selon un protocole semblable à celui appliqué dans les aéroports.

     

    18 h 04 : Les deux terroristes faisaient l’objet d’une fiche S. Mais cela ne signifie pas être surveillé en permanence, ou même occasionnellement. Dans les cas les plus sérieux, la fiche S permet de déclencher une surveillance plus poussée : écoutes, filatures, balises posées sur un véhicule, sonorisation de locaux (micros), surveillance électronique (mails). Jean-Charles Brisard, président du Centre d’analyse du terrorisme, explique : "Si, au terme de cette surveillance, les services obtiennent des éléments probants, ils saisissent la justice".

    17 h 49 : Scolarisé au lycée Marlioz, Petitjean avait décroché en 2015 un bac professionnel section commerce, et faisait depuis de l’intérim. «C’était un gentil gamin, super poli», abonde la responsable d’un magasin de vêtements du centre-ville où il avait fait un stage d’un mois en mars 2015. «On n’aurait jamais pu croire un truc comme ça. Il était très agréable... Aucun souci avec lui», complète-t-elle.

    17 h 48 : Abdel Malik Petitjean s’était installé il y a moins de deux ans à Aix-les-Bains, une station thermale chic, en compagnie de sa mère et d’une de ses soeurs, après avoir vécu à Montluçon (Allier) et dans les Vosges. Il fréquentait la même mosquée qu'Hakim, 17 ans : «Ça me fait peur et ça me déçoit de lui. Il a très bien caché son jeuSi j’avais su, je l’aurais raisonné, Malik. Je lui aurais dit l’islam c’est pas ça. Il a toujours dit qu’il était contre les attentats. Il parlait de la religion mais pas de son extrémisme», témoigne-t-il.

    17 h 40 : Les obsèques du père Jacques Hamel auront lieu mardi à 14 heures à la cathédrale de Rouen. L’inhumation aura lieu dans la plus stricte intimité familiale. Le lieu de l’enterrement du prêtre n'a pas été précisé.

    Le paroissien blessé a été réopéré

    Le paroissien de 87 ans blessé mardi dans l’attentat a subi une deuxième opération au poumon et se porte bien. «La plaie était plus profonde qu’on ne le pensait à l’origine, mais il va bien», a déclaré son épouse par téléphone, avant de se rendre à l’hôpital où son mari a été réopéré la veille.

    Le paroissien a reçu plusieurs coups de couteau alors qu’il assistait à la messe aux côtés de son épouse et de trois religieuses. Une quête a été lancée par les voisins du couple dans son quartier de petits pavillons, situé près de la zone industrielle de Saint-Étienne-du-Rouvray.

    "Il a pris quatre coups de couteau"

    Elle raconte dans les colonnes du Parisien que les deux agresseurs ont commencé par porter un coup de couteau «sûrement au cou» au Père Hamel, qui est «tombé la face vers le ciel». Les assaillants ont ensuite demandé à son mari de «filmer le Père une fois exécuté avec un téléphone portable».

    Peu après, son mari a été à son tour pris pour cible. «Il a pris quatre coups de couteau dans le cou, les bras et le dos. Ensuite, ils lui ont donné d’autres coups», a-t-elle précisé. Pour sa survie, le paroissien a «fait le mort» avant l’intervention des policiers de la Brigade de recherche et d’intervention.

    Le couple de paroissiens réside depuis 56 ans à Saint-Étienne-du-Rouvray. Le mari, qui a fêté mercredi son 87e anniversaire, a effectué la majeure partie de sa carrière comme ouvrier dans la papeterie de la ville.

    16 h 50 : Il y a désormais cinq gardes à vue : outre les trois personnes de l'entourage familial de Petitjean placées en garde à vue, cet homme est le 4e proche du terroriste présumé à être mis en garde à vue. Il serait né en France et âgé de 20 ans. Il a été interpellé mercredi. Une cinquième personne, un mineur de 16 ans né en Algérie, interpellé mardi, était toujours en garde à vue ce matin.

    16 h 33 : Abdel Malik Petitjean s’était rendu avec ce jeune homme en Turquie le 10 juin, mais ce dernier, fiché S, avait été refoulé du pays, puis remis à la Suisse, avant d’être arrêté en France. Il est entendu dans les locaux des services de renseignement à Levallois-Perret. «Rien ne prouve à ce stade qu’il était au courant des projets» concernant l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, a précisé une source policière.

    16 h 07 : Un homme parti en Turquie avec un des tueurs a été placé en garde à vue.

    15 h 52 : Abdel Malik Petitjean fréquentait la mosquée d'Aix-les-Bains, à un jet du quartier Franklin. Cette mosquée avait été visée par un incendie criminel après l'attaque contre Charlie Hebdo en janvier 2015. 

    La mosquée d'Aix-les-Bains qu'Abdel Malik Petitjean fréquentait. Photo AFP La mosquée d'Aix-les-Bains qu'Abdel Malik Petitjean fréquentait. Photo AFP  

    15 h 41 : Le Conseil français du culte musulman a appelé responsables de mosquées, imams et fidèles, à se rendre dimanche à la messe dans une église proche de chez eux, pour exprimer «solidarité et compassion» après «le lâche assassinat» du prêtre.

    Le père Hamel était "exigeant, bon et bienveillant"

    Le curé de la paroisse, Auguste Moanda, évoque le père Hamel, 86 ans, victime des deux terroristes présumés.

    Quel homme était le Père Hamel?

    «C’était un homme exigeant, d’abord pour lui même, mais surtout bon et bienveillant. Au cours des célébrations, il pouvait piquer une colère si les choses ne marchaient pas comme il fallait. Mais immédiatement après, il était le premier à saluer, embrasser les gens après la messe. Il était très discret, il n’y avait pas d’extravagances dans sa vie. Je me souviens du jour de mon arrivée, il y a cinq ans. Je suis arrivé au cours de la messe. Je pense au rayonnement de son visage quand il m’a vu. Je suis resté très lié à cet homme qui avait le même âge que mon père, et que je considère comme mon père.»

    Comment les fidèles vivent-ils cette épreuve?

    «La communauté est sous le choc. On ne comprend pas comment cet homme bon, qui ne faisait de mal à personne, et dont le travail était d’aider et de servir les gens, a été tué comme ça. Je ne ressens pas de colère auprès de mes paroissiens. On doit tout faire pour que ça n’arrive pas. Ils ne désignent pas de responsable et se réfugient dans la prière. Je dirai toujours que tout le monde doit prendre ses responsabilités, surtout dans les familles, pour éviter ce genre de situation. Pas seulement chez nos frères musulmans. Ces jeunes gens n’ont rien à voir avec le vrai islam. Ce sont des égarés, qui ont été manipulés, instrumentalisés.»

    Quelles sont les relations de la paroisse avec la mosquée voisine, à laquelle l’église a donné une parcelle de terrain?

    «Entre eux et nous, il y a un portail, et ils ont la clé. Il y a des moments de rencontre très forts, notamment lors des fêtes. Il y a des échanges, un dialogue, on se rend service mutuellement. C’est une épreuve pour nous, mais pour eux aussi. Cette épreuve doit nous aider à intensifier nos relations de fraternité. C’est ensemble qu’on peut aller de l’avant et éviter ce genre de situation.»

    La mosquée de Saint-Etienne-du-Rouvray, à deux pas de l'église. Photo AFP La mosquée de Saint-Etienne-du-Rouvray, à deux pas de l'église. Photo AFP  

    14 h 55 : Cet hommage se déroulera sous haute sécurité, avec des contrôles, dans un périmètre fermé. Il débutera par le requiem de Mozart, puis le maire prendra la parole, avant l’archevêque de Rouen. Le maire appellera à une minute de silence avant la Marseillaise.

    14 h 50 : La mairie de Saint-Etienne-du-Rouvray s’attend à une foule nombreuse dans l’espace Gagarine, situé dans un secteur boisé, à environ 2 km du centre-ville, pour un hommage solennel au prêtre assassiné.

    14 h 04 : la Turquie assure avoir prévenu les autorités françaises des soupçons de terrorisme qu'Ankara portait sur Adel Kermiche, l'un des assaillants.

    13 h 46 : plusieurs djihadistes sont originaires de Normandie, notamment Maxime Hauchard, un converti à l’islam identifié comme l’un des bourreaux de Daech. Mais aucun lien n’a été établi à ce stade entre ce Normand et les auteurs de l’attaque normande de mardi matin.

    13 h 45 : les enquêteurs continuent de faire parler les téléphones et ordinateurs saisis aux domiciles des deux tueurs, qui vivaient à 700 kilomètres l’un de l’autre, pour comprendre comment ils se sont rencontrés. Seule certitude à ce stade, Petitjean est passé au domicile de Kermiche la veille de l’attentat.

    12 h 54 : les trois personnes de l'entourage familial de Petitjean ont été placées en garde à vue essentiellement « pour permettre de recueillir des éléments sur le profil du tueur », selon une source proche de l’enquête.

    Petitjean vivait dans cet immeuble, dans le quartier Franklin-Roosevelt à Aix-les-Bains (Savoie). Photo AFP Petitjean vivait dans cet immeuble, dans le quartier Franklin-Roosevelt à Aix-les-Bains (Savoie). Photo AFP  

    12 h 35 : la garde nationale « n'aurait rien changé » aux attentats récents a déclaré Hervé Morin sur France info. Le président de la région Normandie et ex-ministre de la Défense affirme également « qu'il y aurait bien plus d'une centaine de personnes radicalisées en Normandie ».

     

    12 h 02 : "La France sera toujours la France", a déclaré François Hollande en réponse à Donald Trump, candidat républicain à la Maison Blanche. Mercredi, le milliardaire avait assuré que "la France n'est pas la France". Le président français a affirmé ce matin que "c’est quand on s’abaisse qu’on ne se ressemble plus. Ca peut arriver à d’autres, outre-Atlantique".

    11 h 26 : "Les modalités de formation et la ventilation des forces de protection sur le territoire français seront définies en concertation avec l’ensemble des acteurs" avec une communication en Conseil de défense début août et une consultation des parlementaires en septembre, a écrit la présidence.

    11 h 08 : Face à la menace terroriste, François Hollande officialise la constitution d'une garde nationale qui sera "bâtie à partir des réserves opérationnelles existantes".

    10 h 32 : "Manuel Valls et Bernard Cazeneuve doivent partir parce qu’ils refusent de prendre les mesures indispensables pour combattre l’islamisme. Il faut un nouveau gouvernement déterminé à agir", a déclaré Laurent Wauquiez vice-président délégué LR, dans un entretien au Figaro paru ce jeudi.

    9 h 50 : Abdel Malik Petitjean n’avait pas fait l’objet de condamnation.

    9 h 33 : à Saint-Etienne-du-Rouvray, après la levée du périmètre de sécurité, mercredi dans la soirée, fidèles et habitants portant des fleurs et des bougies, se sont rendus sur le parvis de l’église pour rendre hommage au prêtre Hamel.

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  • Prêtre égorgé : le second assaillant

    serait Savoyard

    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Des personnes sont venues se recueillir sur la place de la République à Paris.
      AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Des personnes sont venues se recueillir sur la place de la République à Paris.
      AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Recueillement devant l'église de Saint-Etienne du Rouvray où de nombreux anonyme, paroissiens ou non, sont venus déposer des fleurs, écrire quelques mots.
      AFP / CHARLY TRIBALLEAU
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Recueillement devant l'église de Saint-Etienne du Rouvray où de nombreux anonyme, paroissiens ou non, sont venus déposer des fleurs, écrire quelques mots.
      AFP / CHARLY TRIBALLEAU
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Recueillement devant l'église de Saint-Etienne du Rouvray où de nombreux anonyme, paroissiens ou non, sont venus déposer des fleurs, écrire quelques mots.
      AFP / CHARLY TRIBALLEAU
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Recueillement devant l'église de Saint-Etienne du Rouvray où de nombreux anonyme, paroissiens ou non, sont venus déposer des fleurs, écrire quelques mots.
      AFP / MATTHIEU ALEXANDRE
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard L'Assemblée nationale à Paris aux couleurs de la République après l'attaque terroriste qui a coûté la vie à un prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray.
      AFP / LUDOVIC MARIN
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Des personnes sont venues se recueillir sur la place de la République à Paris.
      AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Des personnes sont venues se recueillir sur la place de la République à Paris.
      AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Des personnes sont venues se recueillir sur la place de la République à Paris.
      AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Des personnes sont venues se recueillir sur la place de la République à Paris.
      AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Des personnes sont venues se recueillir sur la place de la République à Paris.
      AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

    M oins de deux semaines après le carnage de Nice (84 morts), les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont à nouveau frappé la France mardi à Saint-Etienne-du-Rouvray, où l'égorgement d'un prêtre dans son église pose la question des moyens de lutte contre les attentats.

    Hollande va assister à la messe d'hommage

    Le président François Hollande a prévu d'assister à la messe d'hommage au prêtre Jacques Hamel ce soir à Notre-Dame-de-Paris, selon son entourage.

     

    Comment Adel Kermiche a-t-il trompé la justice ?

    Le jeune homme de 19 ans avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire dès mars 2015 pour avoir tenté de rejoindre la Syrie. Après une seconde tentative, en mai 2015, vers les terres du jihad, Kermiche, de nouveau mis en examen, est incarcéré. "Il semble qu'il se soit encore davantage radicalisé lors de ce séjour en prison", selon une source proche de l'enquête. Le 18 mars dernier, une juge antiterroriste décide de libérer et de l'assigner à résidence sous surveillance électronique. Selon une source proche du dossier qui confirme les informations du Monde, Adel Kermiche a assuré à la magistrate regretter ses tentatives de départ. 

    "J'ai envie de reprendre ma vie, de revoir mes amis, de me marier", plaide-t-il alors, affirmant ne pas être un islamiste radicalisé et évoquant des projets professionnels. Pour la juge, le jeune homme "a pris conscience de ses erreurs". Le parquet fait appel pour qu'il reste en prison. Le ministère public s'inquiète de sa "réelle détermination" à partir combattre aux côtés des groupes jihadistes et estime qu'il faut "éviter toute concertation" entre Kermiche et d'autres protagonistes actuellement en Syrie, selon une source proche du dossier. Mais la chambre de l'instruction de la cour d'appel ne suit pas ces recommandations : Kermiche sort de prison, est assigné à résidence chez ses parents, équipé d'un bracelet électronique. Il ne peut quitter son domicile qu'entre 8 h 30 et 12 h 30 en semaine, un créneau horaire durant lequel il a perpétré, mardi, avec son complice, la prise d'otages au cours de laquelle le prêtre Jacques Hamel a été égorgé.  

    Adel Kermiche a-t-il bénéficié de complicités?

    Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué l'assassinat, présentant les deux assaillants comme ses "soldats". Ont-il été directement mandatés depuis la Syrie ou ont-ils agi par mimétisme, répondant aux nombreux appels au meurtre de l'EI? Ont-ils pu bénéficier de soutiens en France pour préparer leur action? Les assaillants n'avaient sur eux que trois couteaux, un pistolet inopérant et des engins explosifs factices. Un mineur de 16 ans, né en Algérie et interpellé mardi, était toujours en garde à vue mercredi. Son frère fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour être parti dans la zone irako-syrienne le 29 mars 2015 avec les papiers d'identité de Kermiche.

    Le mineur, "assigné à résidence", "en fin de semaine dernière", ne semble pas à ce stade avoir de lien avec l'attaque, selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Son frère aurait-il pu jouer un rôle depuis la Syrie? Les investigations ont démontré que "des personnes proches de Kermiche ont tenté de partir dans ce pays ou sont déjà sur zone", selon une source proche de l'enquête. Plusieurs jihadistes dans le viseur de la justice sont originaires de Normandie, notamment Maxime Hauchard, un converti à l'islam identifié fin 2014 comme l'un des bourreaux de l'EI, qui a grandi à une dizaine de kilomètres de Saint-Etienne-du-Rouvray. Aucun lien n'a été établi à ce stade entre Hauchard et les auteurs de la prise d'otages. Le matériel informatique et téléphonique saisi au cours des perquisitions est en cours d'exploitation.

    "Une piste privilégiée" pour l'identification du second assaillant

    L'identification formelle du second auteur de l'attaque de mardi dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray près de Rouen était toujours en cours mercredi en milieu de journée, mais "une piste est privilégiée" par les enquêteurs. Une carte d'identité au nom d'Abdel Malik P. a été retrouvée lors d'une perquistion menée mardi au domicile familial d'Adel Kermiche, le premier tueur formellement identifié, et "plusieurs éléments laissent à penser qu'il s'agit du deuxième assaillant", a précisé une de ces sources.

    Abdel Malik P. est un jeune homme de 19 ans, originaire de Savoie, qui n'avait pas fait l'objet de condamnations, a-t-elle précisé. Comme il n'a pas été condamné, la justice ne dispose "pas de ses empreintes, ni de son ADN dans ses fichiers, ce qui retarde son identification formelle", a ajouté une autre source. Le premier tueur, Adel Kermiche, avait rapidement été identifié par les enquêteurs. Agé de 19 ans et né à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), il avait été mis en examen, placé sous contrôle judiciaire, puis en détention provisoire, pour avoir tenté par deux fois en quelques mois en 2015 de gagner la Syrie. Le 18 mars, une juge antiterroriste avait décidé de le remettre en liberté et de l'assigner à résidence sous surveillance électronique. Le parquet avait fait appel, en vain.

    23 500 hommes mobilisés pour les festivités de l'été

    Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé que d'ici à la fin de l'été, 56 évènements devront bénéficier d'une sécurisation particulière. "Près de 23 500 policiers, gendarmes, militaires et réservistes seront mobilisés sur le territoire national pour assurer le bon déroulement de ces évènements", en plus des "forces traditionnellement mobilisées", a-t-il ajouté.

    Il a précisé avoir demandé aux préfets d'envisager des annulations "si les conditions ne sont pas réunies pour que la sécurisation de ces évènements soit optimale". Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a par ailleurs évoqué "une répartition plus importante des forces de Sentinelle en province, à la fois sur les grands évènements et sur les flux majeurs de foules qui peuvent se dérouler pendant la saison estivale".

    "A ce jour il y a 4 000 militaires sur Paris et 6 000 militaires en province qui travaillent en pleine coordination avec les forces de sécurité intérieure pour la sécurisation maximum de notre pays", a-t-il précisé.

    Quelque 2 500 personnes "ont manifesté leur intérêt" pour la réserve opérationnelle de la gendarmerie, qui participera à la sécurisation renforcée de 56 évènements cet été, a déclaré Bernard Cazeneuve. 

    Le second terroriste serait Savoyard

    Selon France 3 Nomandie et le Dauphiné Libéré , le second auteur de l'attaque de mardi serait originaire de Savoie. Une perquisition à Aix-les-Bains aurait débuté vers minuit, et aurait engagé le Raid, la SDAT (Sous-direction anti-terroriste de la PJ), la DIPJ (Direction inter-régionale de la police judiciaire) de Lyon, selon le Dauphiné Libéré.

    Les fidèles "ne doivent pas se laisser entraîner dans le jeu politique" de l'EI

    Les croyants de France "ne doivent pas se laisser entraîner dans le jeu politique" de l'organisation Etat islamique, qui "veut dresser les uns contre les autres les enfants d'une même famille", a affirmé l'archevêque de Paris Monseigneur Vingt-Trois au lendemain de l'assassinat d'un prêtre près de Rouen.

    A l'issue de la réunion des différents cultes présidée par François Hollande à l'Elysée, le chef de file de l'Eglise de France a également appelé les catholiques à ne pas "perdre le sens de leur foi", qui est de faire d'eux "des hommes de paix" et non pas "des combattants".

    "Les relations particulièrement harmonieuses qui existent entre nos différentes religions en France, constituent une ressource importante pour la cohésion de notre société. Nous ne pouvons pas nous laisser entraîner dans le jeu politique de Daech qui veut dresser les uns contre les autres les enfants d'une même famille", a déclaré le cardinal.

    "L'instant de vérité que nous vivons, c'est de savoir à quel Dieu nous croyons. Est-ce que nous croyons à un Dieu de mort ou un Dieu de vie? Est-ce que nous croyons que Dieu se réjouit de la mort des hommes et récompense ceux qui les tuent? Ou est-ce que nous croyons en un Dieu qui veut faire vivre l'Homme et soutenir ceux qui combattent pour la vie humaine?", a souligné Mgr Vingt-Trois.

    Les représentants religieux demandent une sécurité renforcée des lieux de culte

    Les représentants des cultes ont demandé à François Hollande que les lieux de culte fassent "l'objet d'une plus grande attention, d'une attention soutenue" de la part des autorités en matière de sécurité, a rapporté le recteur de la grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur.

    "Nous avons profondément souhaité, les uns et les autres, que nos lieux de culte (juifs, chrétiens, musulmans...) soient l'objet d'une plus grande attention, d'une attention soutenue, puisque même le plus humble des lieux de culte est aussi l'objet d'une agression, alors que cette ville de Saint-Etienne-du-Rouvray", où un prêtre a été égorgé mardi, "avait offert le terrain à la mosquée qui aujourd'hui (y) exerce", a déclaré M. Boubakeur à l'issue d'une rencontre à l'Elysée entre François Hollande et la conférence des représentants des cultes.

    Pas de lien à ce stade entre le mineur en garde à vue et l'attaque, selon Cazeneuve

    Le mineur placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'attaque commise mardi dans une église près de Rouen n'a "pas de liens" avec l'attentat d'après les premiers éléments de l'enquête, a indiqué mercredi 27 juillet Bernard Cazeneuve, qui reste cependant "très prudent".

    "Les premiers éléments qui apparaissent montrent qu'il n'y a pas de liens entre cet individu et ce qui s'est passé hier" (mardi), a déclaré le ministre de l'Intérieur sur Europe 1. A la question de savoir s'il a apporté un soutien logistique aux deux jihadistes qui ont égorgé un prêtre et gravement blessé un paroissien, le ministre a répondu : "Apparemment non, mais je suis encore une fois très prudent, (...) nous en saurons plus dans les heures qui viennent".

    Bernard Cazeneuve a précisé que le jeune homme "avait été placé dans le cadre de l'état d'urgence en assignation à résidence en fin de semaine dernière par la préfète".

    Adel Kermiche sous bracelet électronique et assigné à résidence

    Jacques Hamel, prêtre auxiliaire de 86 ans, a été égorgé au couteau lors d'une prise d'otages dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen. Un autre otage, un paroissien de 86 ans, a été grièvement blessé mais est hors de danger. L'attentat, revendiqué par l'EI, a été perpétré par deux jihadistes qui ont été abattus.

    L'un des deux, mis en examen pour avoir tenté de rejoindre la Syrie, était sous bracelet électronique. Cet attentat est survenu 12 jours après l'attaque au camion qui avait fait 84 morts et plus de 300 blessés le soir du 14 juillet à Nice, également revendiquée par l'EI.

    L'un des assaillants de Saint-Etienne-du-Rouvray a été formellement identifié comme étant Adel Kermiche. Connu des services antiterroristes, ce Français de 19 ans avait tenté de rallier la Syrie par deux fois en 2015 - d'abord en mars via l'Allemagne alors qu'il était mineur, mais il avait été interpellé, puis en mai alors qu'il était majeur via la Suisse, puis la Turquie où il avait été arrêté. Mis en examen dès mars 2015 pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, il avait été placé en détention provisoire à l'issue de sa deuxième tentative, puis libéré en mars 2016 et assigné à résidence sous bracelet électronique. Le parquet de Paris avait fait appel de cette libération, sans obtenir gain de cause. L'identification du second assaillant est toujours en cours. Un mineur, algérien, a été placé en garde à vue.  

    "Action incomplète"

    "Il faut en finir avec cette possibilité qui est donnée de libérer pendant sa détention provisoire, donc avant son jugement, tout individu mis en examen pour un quelconque lien avec le terrorisme", a réagi Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat policier Alliance. Dans un climat politique déjà électrisé par l'attentat de Nice, l'opposition a critiqué mardi la politique antiterroriste du gouvernement. L'ex-président Nicolas Sarkozy a récusé "les arguties juridiques" conduisant à "une action incomplète" contre les jihadistes. La présidente du FN Marine Le Pen a dénoncé la "responsabilité (...) immense" de "tous ceux qui nous gouvernent depuis 30 ans".

    "Restreindre nos libertés (...) n'apporterait pas d'efficacité à notre lutte contre le terrorisme (...)", a déclaré le président François Hollande lors d'une allocution mardi soir depuis l'Elysée, appelant de nouveau à "faire bloc". "L'objectif" de l'attentat est de "jeter les Français les uns contre les autres, s'attaquer à une religion pour provoquer une guerre de religions", a jugé le Premier ministre Manuel Valls. Le président réunira mercredi à 08 h 45 à l'Élysée un Conseil de sécurité et de défense, après avoir reçu les représentants des différents cultes.  

    "Pardonne-leur"

    Mardi vers 9 h 25, les deux assaillants étaient entré dans l'église en pleine messe et avaient pris six personnes en otage: le prêtre, trois religieuses et un couple de paroissiens. Les jihadistes, qui se sont "enregistrés", ont crié "vous, les chrétiens, vous nous supprimez", et l'un a fait "un peu comme un sermon autour de l'autel en arabe" avant l'assassinat du prêtre, a témoigné sur RMC et France 2 l'une des religieuses, Soeur Danielle, parvenue à s'enfuir et à prévenir la police. Les deux religieuses et la paroissienne sont ensuite sorties, "suivies des deux terroristes, l'un d'eux portant une arme de poing, s'élançant sur les forces de police aux cris d'Allah Akbar", selon le procureur François Molins. Les policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Rouen les ont abattus.


    Saint-Etienne-du-Rouvray : le témoignage d'une rescapée

    L'EI a affirmé que cette attaque avait été exécutée par deux de ses "soldats". A l'unisson de la communauté catholique, sous le choc, le pape François a fustigé "un meurtre barbare". Ému, mardi soir, sur le perron de l'Elysée, l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, a cité la "parole de Jésus, "pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font". Mardi soir, des dizaines de bougies étaient allumées devant la mairie de Saint-Etienne-du-Rouvray. L'église restait inaccessible. Mercredi à 18 h 15, une messe sera célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris pour les victimes de l'attentat.

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  •  
    Prêtre égorgé à Saint-Etienne-du-Rouvray : le témoignage bouleversant de soeur Danielle Actu

    Soeur Danielle, témoin de l'attentat du mardi 26 juillet 2016 à Saint-Etienne-du-Rouvray
    © Capture d'écran - France 2

    Prêtre égorgé à Saint-Etienne-du-Rouvray : le témoignage bouleversant de soeur Danielle

    19h34 - 26 juillet 2016 - par JB.B     LIEN

    Soeur Danielle, la religieuse qui est parvenue à s'enfuir de l'église lors de la prise d'otages du mardi 26 juillet 2016 à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), livre un témoignage bouleversant. VIDEO

    Soeur Danielle est parvenue à s'enfuir de l'église lors de la prise d'otages du mardi 26 juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) . C'est elle qui a donné l'alerte.

    Les meutriers se sont enregistrés

    Les meurtriers du prêtre égorgé mardi matin dans une église de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) se sont "enregistrés" au moment du crime, a témoigné sur RMC Soeur Danielle, une religieuse parvenue à s'enfuir de l'église lors de la prise d'otages et qui avait donné l'alerte.

    "C'était enregistré, ils se sont enregistrés", a déclaré la religieuse à la radio, précisant qu'un des deux assaillants avait fait "un peu comme un sermon autour de l'autel en arabe" juste avant l'assassinat du père Jacques Hamel.

    Tout le monde criait "arrêtez"

    Soeur Danielle n'a pas précisé comment les meurtriers, dont l'attentat a été revendiqué par le groupe État islamique, avaient procédé à l'enregistrement.

    "Dans l'église ce (mardi) matin, tout le monde criait +mais arrêtez, arrêtez, vous ne vous rendez pas compte de ce que vous faites+, puis (...) ils ont forcé (le prêtre) à se mettre à genoux et lui a voulu se défendre et c'est là que le drame a commencé", a témoigné la religieuse qui assistait à la messe matinale.

    "Moi, j'ai réagi au moment où il s'est attaqué à Jacques et il était à genoux et il a failli le faire tomber. Je suis sortie vite, il était occupé à lui envoyer le couteau, il ne m'a pas vue sortir",

    a raconté Soeur Danielle

    Évoquant la victime, Soeur Danielle l'a qualifiée de "prêtre extraordinaire". "C'est tout ce que je peux dire (...) Il est grand, le Père Jacques", a-t-elle témoigné.

    France 2 a également recueilli le témoignage de soeur Danielle


    TEMOIGNAGE FRANCE 2. Saint-Etienne-Du-Rouvray : "Quand je les ai vus entrer, je me suis dit 'c'est fini'" raconte sœur Danièle

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  • DIRECT -

    Attentat : Un prêtre égorgé dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, le domicile

    d'un des terroristes en perquisition

    Deux terroristes se réclamant du groupe EI, armés d'armes blanches ont pris en otage cinq personnes, dont un prêtre et deux religieuses, dans une église à Saint-Etienne du Rouvray (Seine Maritime). Le prêtre, âgé de 84 ans, a été égorgé.

    Terrorisme

    Publié le 26 Juillet 2016      LIEN

     

    DIRECT - Attentat : Un prêtre égorgé dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, le domicile d'un des terroristes en perquisition

    La police et les secours sur les lieux après que 2 terroristes avaient pris 5 personnes en otage dont un prêtre qu'ils ont égorgé dans l'église de Saint-Etienne-du -Rouvray près de Rouen le 26 Juillet 2016.  Crédit Reuters

    Ce que l'on sait :

    • Deux assaillants sont entrées ce mardi à 9h43 à l'arrière d'une église pendant la messe du matin et pris en otage cinq personnes, dont le curé et deux religieuses. Ils ont égorgé le prêtre et tenté d'égorger un autre otage, qui est actuellement grièvement blessé. Le prêtre, Jacques Hamel, avait 84 ans, rapporte Mgr Lebrun, archevêque de Rouen.
    • La BRI de Rouen (DCPJ), rapidement sur place, appelée par une religieuse qui avait réussi à s'échapper, est intervenue en premier sur les lieux, et les terroristes ont été neutralisés par la BRI et le RAID.
    • Le groupe État islamique a revendiqué l'attaque via son agence "Amaq".
    • Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête.
    • Bernard Cazeneuve et François Hollande se rendent sur place, ainsi que le président de région, Hervé Morin. Mgr Lebrun, actuellement à Cracovie pour les JMJ, se rend également sur place, rapporte La Croix.
    • En 2014, Le Parisien révélait la présence d'un "foyer de dérive radicale" à Saint-Étienne-du-Rouvray, composé de plusieurs mosquées radicales et d'une filière djihadiste vers la Syrie.
    • Selon i24 News, un des terroristes était connu des services de police, surveillé après une tentative de partir en Syrie. L'un des 2 suspects a passé près d'un an en prison en France avant son placement sous bracelet électronique, rapporte iTélé.
    • Un homme a été placé en garde à vue, selon des sources proches de l'enquête. Il serait en lien avec l'un des terroristes, dont les initiales seraient "AK", rapporte Le Point. Il s'agirait d'un mineur de 16 ans, dont les initiales seraient "HB", Son frère aîné serait notamment parti en Syrie à l'âge de 16 ans au printemps 2015, selon L'Express.
    • Tous les drapeaux ont été mis en berne sur la commune de Saint-Etienne du Rouvray

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    LE DIRECT

    18h30 : "Il faut que nous fassions le ménage", estime le recteur de la mosquée de Lyon

    "C'est à nous, musulmans, à prendre nos responsabilités", a déclaré Kamel Kaptane, recteur de la mosquée de Lyon, au micro de France Info. "Il faut que nous fassions le ménage. Ce qui se passe se fait au nom de l'Islam, et au nom des musulmans. Et cela, nous ne pouvons pas l'accepter".

     

    "S'attaquer à un prêtre alors qu'il est en train de prier, c'est le pire des crimes que l'on puisse constituer", a-t-il déclaré, condamnant catégoriquement l'attentat.

    18h20 : François Hollande réunira demain un conseil de sécurité et de défense

    17h56 : Mis à jour du profil de la personne placée en garde à vue

    Le jeune homme placé en garde à vue, et qui serait en lien avec l'un des terroristes dont les initiales seraient "AK", selon Le Point serait un mineur de 16 ans, dont les initiales sont "HB". Son frère aîné serait notamment parti en Syrie à l'âge de 16 ans au printemps 2015, selon L'Express.

    17h46 : Sur Twitter, le hashtag #JeSuisCatholique en soutien aux victimes prend de l'ampleur

    Le hashtag #JeSuisCatholique, est tristement l'un des mots-clés les plus partagés sur le réseau social. Au-delà de rejoindre tous les "jesuis" depuis les attentats de Charlie hebdo en janvier 2015, ce hashtag témoigne de la symapthie des personnes envers la communauté chrétienne sur Ineternet.

    17h25 : réactions politiques de Christiane Taubira et François Bayrou

    L'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira a réagi sur son compte Twitter :

    17h20 : Le domicile d'un des assaillants pris d'assaut

    D'après BFMTV, le Raid effectue une opération au domicile d'un des deux assaillants. Moins d'une dizaine de personnes auraient été sortie des lieux.

    17h15 : le terroriste au bracelet électronique avait été extradé de Suisse vers la France en mars 2015

    Selon les informations de la Tribune de Genève, le Français de 19 ans, tué dans l'assaut de la Bri et du RAID, avait été arrêté à l'aéroport de Genève le 14 mai 2015, après avoir été refoulé de Turquie.

    "A.K. avait tenté par deux fois de rejoindre la Syrie, d'abord via Munich, sans succès, puis via Genève. Emprisonné quelques jours à la prison de Champ-Dollon, il avait ensuite été extradé vers la France, mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme", indique la Tribune de Genève.

    L'homme placé en garde à vue aujourd'hui serait en lien avec ce terroriste.

    17h08 : Le témoignage de la religieuse qui a donné l'alerte

    La religieuse présente ce matin dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, à l'heure de la messe matinale, et qui a réussi à s'échapper pour donner l'alerte, a relaté au Figaro le début de l'attaque :

    "Ils sont entrés brusquement. Ils ont pris l'espace. Ils parlaient en arabe. J'ai vu un couteau. Je suis partie au moment où ils commençaient à agresser le père Jacques. Je ne sais même pas s'ils ont réalisé que je partais". Cette sœur de la communauté de religieuses voisine de l'église a souhaité garder l'anonymat. Elle indique avoir été prise en charge par une cellule d'aide psychologique.

    L'homme placé en garde à vue un peu plus tôt ce mardi serait en lien avec ce terroriste.

    17h01 Réunion en cours à l'Élysée

    François Hollande a réuni mardi après-midi à l'Élysée le Premier ministre Manuel Valls, les ministres Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Jean-Jacques Urvoas (Justice) pour un "point sur la situation", a indiqué l'Élysée.

    16h49 : Des participants à la commission d'enquête relative aux moyens mis en œuvre par l'État pour lutter contre le terrorisme préconisent des mesures drastiques dans le cadre d'un changement de stratégie prôné par une partie de la classe politique, notamment à droite.

    Tout d'abord, Georges Fenech, député Les Républicains du Rhône et président de la commission d'enquête sur les attentats, s'est dit favorable à la création d'un "Guantanamo à la française", un établissement dédié à des individus radicalisés.

     

    De son côté, le rapporteur de la commission et député socialiste Sébastien Pietransanta a déclaré à France Info ce mardi que "les individus radicalisés ne doivent pas être libérés de prison". Concernant la détention des individus fichés S, prônés par certains hommes politiques, M. Pietrasanta explique "qu’il faut éviter toute démagogie et toute surenchère, c’est important de pouvoir avoir un lien avec l’Etat de droit et la lutte contre le terrorisme doit entrer dans cet Etat de droit".

    16h39 : réactions syndicales, via France Info

    "On se retrouve devant une difficulté qui est celle d'empêcher des gens de repartir ou de partir sur des sites en guerre pour rejoindre les rangs de l'État Islamique, or on sait que ces gens sont extrêmement déterminés", a déclaré sur France Info Béatrice Brugère, ancienne juge antiterroriste et secrétaire générale du syndicat FO-Magistrats.

    La CFDT quant à elle appelle via un communiqué "au sang-froid, à l'affirmation des valeurs républicaines et à la cohésion citoyenne de tous ceux qui veulent vivre dans une société de liberté, de paix et de fraternité."

    16h24 : réactions religieuses, relayées par le quotidien La Croix

    • Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du pape François : "le pape s’associe par la prière à la souffrance des familles, ainsi qu’à la douleur de la paroisse et du diocèse de Rouen"
    • Mgr Lebrun, archevêque de Rouen : "L’Église catholique ne peut prendre d’autres armes que la prière et la fraternité entre les hommes"
    • Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France : "notre arme à nous c’est la miséricorde"
    • Mgr Dubost, évêque d’Evry : "Il ne faut pas que la terreur gagne"
    • Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise : "en tant que chrétien, il faut être artisan de paix et de dialogue"

     

    16h03 : un homme placé en garde à vue

    Un homme a été placé en garde à vue, a appris Le Figaro de source proche de l'enquête. "Aucune précision sur le profil de cette personne n'a été donnée", indique le quotidien.

    14h30 : Nicolas Sarkozy s'est exprimé depuis le siège des Républicains.

    "C'est aussi l'âme de la France qui est touchée. La France est une fois de plus prise pour cible.", a déclaré M. Sarkozy, dont toutes les pensées vont aux fidèles catholiques de France.

    "Nous devons changer profondément notre stratégie. (…) Notre ennemi n'a pas de limites. (…) Nous devons être impitoyables. (…) Je demande au gouvernement de mettre en œuvre toutes les propositions que nous avons faites depuis des mois.", a ajouté de l'ancien Président de la République.

    14h09 : Le Président Hollande s'est exprimé depuis Saint-Etienne du Rouvray avant de repartir pour la capitale. Jusqu'ici, le groupe EI n'avait jamais réussi d'attentat dans une église, l'une de leurs cibles privilégiées selon leurs déclarations.

    Plus de doute désormais sur l'origine de l'attentat. Le groupe État islamique a revendiqué l'attaque via son agence "Amaq", et le Président de la République confirme qu'il s'agit d'un attentat terroriste. "C'est une guerre que nous devons mener par tous les moyens", a-t-il déclaré. Parmi les mesures annoncées, un soutien aux forces irakiennes dans la guerre en Syrie, sans troupes au sol.

    François Hollande recevra Mgr Lebrun, archevêque de Rouen, cet après-midi, qui a pris le premier avion depuis les JMJ de Cracovie. Ils vont convoquer la Conférence des responsables de culte en France (CRCF) dès mercredi.

    "Un groupe qui veut nous déclarer la guerre, nous diviser, il ne faut pas réagir à la provocation, nous sommes une démocratie, il faut réagir avec du recul.", a poursuivi M. Hollande.

    Avant d'ajouter cette phrase qui fait froid dans le dos, tout en indiquant que les attentats ne vont pas s'arrêter : "Les Français doivent savoir qu'ils sont menacés, comme les allemands".

    Ailleurs dans la classe politique, François Fillon signale que "nous indigner ne suffit plus" :

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  • Daech

    A Kaboul, l’EI poursuit sa vague

    d’attentats anti-chiites

    Par Aude Massiot 24 juillet 2016 à 16:11       LIEN

     

     

    A Kaboul, des hommes creusent des tombes pour les victimes de l’attentat de samedi.  Photo Shah Marai. AFP

    L'organisation a revendiqué l'attentat survenu samedi dans la capitale afghane, et dont le bilan s'élève à 80 morts et 231 blessés.

     

     

    Dimanche, journée de deuil national. Kaboul pleurait ses morts. La veille, l’attentat le plus meurtrier depuis la fin de l’intervention américaine dans le pays, de 2001 à 2014, ensanglantait la capitale afghane. Le bilan : 80 morts et 231 blessés, lors d’une manifestation de la minorité chiite hazara, sur la place Dehmazang, dans le centre de la ville. Le lieu a été, depuis, rebaptisé «place des Martyrs» par le président, Ashraf Ghani. «Des terroristes se sont mêlés aux manifestants et ont déclenché les explosions qui ont tué un certain nombre de nos concitoyens, parmi lesquels des membres des services de sécurité et de défense», a déclaré le leader afghan après ­l’attaque.

    L’organisation terroriste sunnite Etat islamique (EI) a revendiqué l’attentat via son agence, Amaq. Le double attentat-suicide s’intègre dans la volonté du groupe terroriste de faire le plus de victimes possibles au sein de la communauté chiite. Dimanche, l’organisation a revendiqué un autre attentat en Irak, dans un quartier de cette communauté à Bagdad faisant 15 morts et 22 blessés. En Afghanistan, l’EI, présent dans le pays depuis fin 2014, reste (malgré tout) un acteur mineur, face aux talibans, auxquels ils s’opposent. Les combattants de Daesh, principalement des Pakistanais, sont présents quasi uniquement dans la province de Nangarhâr, contiguë à la frontière pakistanaise, dans l’Est du pays.

    L'Etat islamique «acculé par les frappes aériennes»

    Début juillet, le général américain John Nicholson, commandant des ­forces de l’Otan en Afghanistan, affirmait que les forces de l’EI subissaient d’importants revers dans leurs positions et se trouvaient «acculées par les frappes aériennes». De leur côté, les talibans ont parlé, à propos de l’attentat de samedi, d’un «complot visant à déclencher une guerre ­civile».

    L’Etat islamique, depuis son arrivée en Afghanistan, peine à s’implanter dans le pays. Ses attaques sont mal vues par la population et la propagande trouve un accueil mitigé chez les jeunes Afghans. Sa seule force de frappe reste donc les attentats. La minorité hazara, visée par celui de ­Kaboul, samedi, est une cible fréquente des mouvements combattants sunnites dans le pays, cela depuis plusieurs décennies. Elle représente pourtant 9 % de la population afghane, ce qui la place comme troisième minorité du pays, par ordre d’importance numérique. Le dernier attentat majeur les ayant visés remonte à décembre 2011, lorsque 55 personnes avaient péri dans une attaque perpétrée pendant la fête chiite de l’Achoura. L’action avait été revendiquée par Lashkar-e-Jhangvi, une organisation extrémiste sunnite pakistanaise. De même, les talibans en ont fait, à de multiples reprises, une cible privilégiée de leurs exactions.

     

    De fortes tensions

    Samedi, à Kaboul, les milliers de manifestants hazaras demandaient le détournement d’une ligne électrique en construction, qui doit relier le Turkmé­nistan à Kaboul, afin qu’elle passe par deux provinces, fiefs de la communauté, jusque-là négligées par le gouvernement afghan. Le président Ashraf Ghani refusait d’accepter ce changement de tracé, invoquant les coûts supplémentaires que cette déviation impliquerait.
    Il pourrait changer d’avis. L’attaque de samedi a créé de fortes tensions parmi la population de la capitale. Les organisateurs comme les forces de police sont accusés de n’avoir pas su garantir la sécurité des civils. Le soir même, le président a annoncé la création d’une commission pour mener «une enquête exhaustive» sur l’attentat. Il a promis de «venger les victimes des auteurs de l’attaque, où qu’ils se trouveront» et de «sanctionner les coupables, au sein ou à l’extérieur du gouvernement».

    Aude Massiot
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  • Attentat d'Ansbach : l’auteur avait « fait allégeance » à l’Etat islamique

    Les Echos Le 25/07 à 07:26Mis à jour à 16:14       LIEN
      Si piste l'attentat privilégiée, autorités cherchent vérifier s’il s’agit d’un attentat islamiste Si la piste de l'attentat est privilégiée, les autorités cherchent à vérifier s’il s’agit d’un attentat islamiste - Matthias Schrader/AP/SIPA
     

    +VIDEO Un réfugié syrien de 27 ans a péri dans l’explosion dont il est l'auteur et qui a blessé 12 personnes. Il devait être expulsé vers la Bulgarie.

    « Il s'agit malheureusement d'un nouvel attentat terrible, qui à coup sûr accroît l'inquiétude des gens », a déclaré à la presse, dans la nuit de dimanche à lundi, le ministre de l'Intérieur du Land de Bavière, Joachim Hermann, venu dans la ville d'Ansbach, ou dimanche soir un réfugié syrien de 27 ans souffrant de troubles psychiatriques a péri dans l'explosion qu'il a provoquée près d'un festival de musique. 15 personnes ont été blessées, dont trois grièvement.

    Lundi après-midi, le ministre bavarois de l'intérieur a officiellement déclaré qu'il s'agissait bel et bien d'une attaque terroriste après la découverte, dans le téléphone de l'auteur de l'attentat, d'une vidéo brandissant, en arabe, la menace d'une attaque. « Il a explicitement annoncé (agir) au nom d'Allah, a fait allégeance à Abou Bakr al-Bagdadi (le chef de l'Etat islamique, Ndlr) (...) et annoncé expressément une vengeance contre les Allemands qui se mettent en travers de la voie de l'islam », a-t-il déclaré.

    De son côté, la police bavaroise affirme qu'il n'y a pas de lien direct entre l'auteur de l'attentat suicide d'Ansbach et des groupes terroristes. Le procureur d'Ansbach a ouvert une enquête pour savoir si d'autres personnes étaient impliquées dans l'attentat, qui vient, malheureusement, s'ajouter à ceux qui viennent d' endeuiller le pays, et notamment en fin de semaine à Munich et un peu plus tôt en Bavière et près de Stuttgart..

    Le directeur adjoint de la police d'Ansbach, Roman Fertinger, a parlé d' « indices » selon lesquels des pièces de métal ont été ajoutées à l'explosif.

    Une demande d'asile rejetée il y a un an

    Le jeune Syrien, dont la demande d'asile avait été rejetée il y a un an, devait être expulsé vers la Bulgarie, a déclaré ce lundi un porte-parole du ministère allemand de l'Intérieur. « Les Syriens ne peuvent pas être renvoyés en Syrie pour le moment, mais cela ne signifie pas qu'ils ne peuvent pas être expulsés », a dit le porte-parole, Tobias Plate, lors d'un point de presse.

    L'auteur de l'attentat avait l'intention d' « empêcher » la tenue du festival de musique pop en plein air auquel participaient plus de 2.500 personnes dans la ville, selon Joachim Hermann. Il a essayé d'entrer sur les lieux mais a dû faire demi-tour dans la soirée faute de ticket d'entrée. La bombe a détonné peu après vers 22H00 (20H00 GMT) devant un restaurant du centre-ville, à proximité immédiate du festival.

    Le Syrien, qui résidait à Ansbach, avait tenté par deux fois dans le passé de mettre fin à ses jours et séjourné dans une clinique psychiatrique, selon le ministre, qui a précisé ne pas savoir si l'homme était aussi animé d'intentions suicidaires.

    Un pays sous tension

    Cet attentat survient à un moment où le pays est sous haute tension après une série de tragédies, dont celle de Munich (sud) qui a fait neuf morts et 11 blessés vendredi soir. C'est aussi la troisième fois en une semaine que l'Etat régional de Bavière est frappé par un drame. Le 18 juillet, un demandeur d'asile se disant de nationalité afghane avait déjà blessé à la hache cinq personnes dans un train à Wurtzbourg, lors d'une attaque revendiquée par le groupe djihadiste.

    Enfin, non loin de la Bavière, un demandeur d'asile syrien de 21 ans a tué dimanche à la machette une femme avec qui il venait de se disputer et a blessé trois autres personnes, dans une crise de rage a priori passionnelle, à Reutlingen, localité de 100.000 habitants proche de Stuttgart.

    Plus de policiers

    En conséquence : l'Allemagne va augmenter la présence des forces de police dans les aéroports et les gares ferroviaires tout en ordonnant des contrôles et des fouilles aléatoires dans les zones proches des frontières du pays, a déclaré ce lundi Thomas de Maizière, le ministre l'Interieur.

    « Ce qui semble particulièrement important à mes yeux en ce moment, c'est un renforcement de la présence policière dans les lieux publics », a dit à Berlin Thomas de Maizière lors d'une conférence de presse.

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  • Fusillade dans une boîte de nuit en Floride:

    au moins deux morts et 17 blessés

    Le 25 juillet à 10h35 par Afp/L.C./lindependant.fr | Mis à jour il y a 12 minutes         LIEN

    PHOTO/Wink news/Twitter

    MISE A JOUR A 14H20.

    Une fusillade a éclaté à Fort Myers (Floride), dans une boîte de nuit le Club Blu, lors d'une soirée étudiante. Au moins dix-sept personnes auraient été touchées et deux seraient décédées selon NBC2 News. 

     

    BREAKING: Reports of 17 shot, 2 killed at Florida nightclub hosting teen party. Details here http://wncn.tv/2a872is  & on CBS North Carolina

    Photo published for Reports: Seventeen shot, two killed at Florida nightclub

    Reports: Seventeen shot, two killed at Florida nightclub

    The nightclub was reportedly hosting a teen party.

    wncn.com

     

    Selon les premiers éléments de l'enquête dévoilés par nos confrères de News, un homme armé a fait feu dans le nightclub Club Blu de Fort Myers en Floride, après la fin d'une fête pour adolescents. Fort Myers est une destination touristique d'hiver de 65 000 habitants, située à 200 kilomètre au nord-ouest de Miami.

    Au moins deux personnes ont été tuées et 17 autres ont été blessées. Les tirs ont été entendus peu après 1 heures ce lundi et ont dispersé la jeune clientèle dans le quartier. 

    Une personne qui pourrait avoir un rapport avec les tirs est détenue par la police dans un autre lieu de la ville, a indiqué NBC, sans autre précision. La police cherchait toujours d'autres personnes impliquées dans la fusillade ce lundi matin, et n'a, à l'heure actuelle, aucune piste privilégiée quant au motif de la fusillade. 

    L'identité des victimes n'est pas encore connue, mais on sait qu'elles sont âgées de 12 à 27 ans. Les personnes touchées ont été transportées vers l'hôpital Lee Memorial.  Quatre d'entre elles sont encore dans un état critique. 

    Cette nouvelle fusillade intervient six semaines après la tuerie dans une boîte gay d'Orlando, également en Floride, qui avait fait 49 morts et avait été revendiquée par le groupe Etat islamique.

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  • Armé d'une machette, un réfugié syrien fait un mort et deux blessés à Reutlingen en Allemagne

    © Capture d'écran Twitter
     

    Un jeune homme de 21 ans connu de la police a tué une femme à coups de machette et blessé deux autres personnes dans une rue de Reutlingen, dans l'ouest de l'Allemagne, avant d'être arrêté. Selon la police, il ne s'agirait pas d'un acte terroriste.

    Un demandeur d'asile syrien âgé de 21 ans et connu des forces de l'ordre a été arrêté le 24 juillet en fin d'après-midi après avoir tué une femme et blessé deux autres personnes, a annoncé la police locale dans un communiqué de presse.

    Police in say machete attacker was a 21 year old asylum seeker from . 1 woman dead.

    L'individu a été blessé lors de son interpellation par la police, qui est intervenue rapidement. Des images de son arrestation ont circulé sur les réseaux sociaux.

    ATTENTION IMAGE CHOQUANTE 

    - Scheinbar ist ein Mann mit Machete auf Passanten losgegangen. Lage wohl unter Kontrolle.

    C'est aux alentours de 16h30 que l'homme se serait disputé avec une femme près de la gare de Reutingen, pour un motif encore inconnu. Il l'aurait alors attaquée à coups de machette, avant qu'elle ne succombe à ses blessures. Selon le journal allemand Bild, la victime était enceinte.

    Avant l'arrivée de la police, l'homme aurait encore blessé deux autres personnes, un homme et une femme, dont on ignore l'état de santé.

    - Photo de la machette utilisée et de l'arrestation (Bild)

    Le meurtrier a agi seul, a révélé la police, ajoutant qu'une menace ailleurs dans la ville était peu probable. Aucun élément n’indique par ailleurs la piste d’un «attentat terroriste», ont ajouté les forces de l'ordre. Selon l'agence de presse allemande DPA, citant un porte-parole de la police locale, les enquêteurs tablent pour l'instant sur un «crime passionnel».

    L'incident aurait eu lieu à proximité d'un restaurant Döner Kebab, sur la place Listplatz, selon Bild.

    Auteur: kvsh mvsh

    Les ambulances ainsi que la police sont rapidement arrivées sur place après l'altercation fatale. Le corps de la victime a été recouvert d'une couverture blanche.

    Reutlingen est une ville allemande située dans l'ouest de l'Allemagne, non loin de Stuttgart.

    L’attaque survient deux jours après qu’un jeune homme de 18 ans a ouvert le feu près d’un centre commercial de Munich, tuant neuf personnes et en blessant des dizaines.

    Avant cette dernière fusillade, une attaque à la hache avait été menée dans un train près de la ville de Wurtzbourg par un jeune Afghan, blessant trois personnes.

    Lire aussi : L'attaque à la hache revendiquée par l'Etat islamique, une première en Allemagne (VIDÉO CHOQUANTE)

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