• Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard

    Prêtre égorgé : le second assaillant

    serait Savoyard

    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Des personnes sont venues se recueillir sur la place de la République à Paris.
      AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Des personnes sont venues se recueillir sur la place de la République à Paris.
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    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Recueillement devant l'église de Saint-Etienne du Rouvray où de nombreux anonyme, paroissiens ou non, sont venus déposer des fleurs, écrire quelques mots.
      AFP / CHARLY TRIBALLEAU
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Recueillement devant l'église de Saint-Etienne du Rouvray où de nombreux anonyme, paroissiens ou non, sont venus déposer des fleurs, écrire quelques mots.
      AFP / CHARLY TRIBALLEAU
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Recueillement devant l'église de Saint-Etienne du Rouvray où de nombreux anonyme, paroissiens ou non, sont venus déposer des fleurs, écrire quelques mots.
      AFP / CHARLY TRIBALLEAU
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Recueillement devant l'église de Saint-Etienne du Rouvray où de nombreux anonyme, paroissiens ou non, sont venus déposer des fleurs, écrire quelques mots.
      AFP / MATTHIEU ALEXANDRE
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard L'Assemblée nationale à Paris aux couleurs de la République après l'attaque terroriste qui a coûté la vie à un prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray.
      AFP / LUDOVIC MARIN
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Des personnes sont venues se recueillir sur la place de la République à Paris.
      AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Des personnes sont venues se recueillir sur la place de la République à Paris.
      AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Des personnes sont venues se recueillir sur la place de la République à Paris.
      AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Des personnes sont venues se recueillir sur la place de la République à Paris.
      AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT
    • Prêtre égorgé : le second assaillant serait Savoyard Des personnes sont venues se recueillir sur la place de la République à Paris.
      AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

    M oins de deux semaines après le carnage de Nice (84 morts), les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont à nouveau frappé la France mardi à Saint-Etienne-du-Rouvray, où l'égorgement d'un prêtre dans son église pose la question des moyens de lutte contre les attentats.

    Hollande va assister à la messe d'hommage

    Le président François Hollande a prévu d'assister à la messe d'hommage au prêtre Jacques Hamel ce soir à Notre-Dame-de-Paris, selon son entourage.

     

    Comment Adel Kermiche a-t-il trompé la justice ?

    Le jeune homme de 19 ans avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire dès mars 2015 pour avoir tenté de rejoindre la Syrie. Après une seconde tentative, en mai 2015, vers les terres du jihad, Kermiche, de nouveau mis en examen, est incarcéré. "Il semble qu'il se soit encore davantage radicalisé lors de ce séjour en prison", selon une source proche de l'enquête. Le 18 mars dernier, une juge antiterroriste décide de libérer et de l'assigner à résidence sous surveillance électronique. Selon une source proche du dossier qui confirme les informations du Monde, Adel Kermiche a assuré à la magistrate regretter ses tentatives de départ. 

    "J'ai envie de reprendre ma vie, de revoir mes amis, de me marier", plaide-t-il alors, affirmant ne pas être un islamiste radicalisé et évoquant des projets professionnels. Pour la juge, le jeune homme "a pris conscience de ses erreurs". Le parquet fait appel pour qu'il reste en prison. Le ministère public s'inquiète de sa "réelle détermination" à partir combattre aux côtés des groupes jihadistes et estime qu'il faut "éviter toute concertation" entre Kermiche et d'autres protagonistes actuellement en Syrie, selon une source proche du dossier. Mais la chambre de l'instruction de la cour d'appel ne suit pas ces recommandations : Kermiche sort de prison, est assigné à résidence chez ses parents, équipé d'un bracelet électronique. Il ne peut quitter son domicile qu'entre 8 h 30 et 12 h 30 en semaine, un créneau horaire durant lequel il a perpétré, mardi, avec son complice, la prise d'otages au cours de laquelle le prêtre Jacques Hamel a été égorgé.  

    Adel Kermiche a-t-il bénéficié de complicités?

    Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué l'assassinat, présentant les deux assaillants comme ses "soldats". Ont-il été directement mandatés depuis la Syrie ou ont-ils agi par mimétisme, répondant aux nombreux appels au meurtre de l'EI? Ont-ils pu bénéficier de soutiens en France pour préparer leur action? Les assaillants n'avaient sur eux que trois couteaux, un pistolet inopérant et des engins explosifs factices. Un mineur de 16 ans, né en Algérie et interpellé mardi, était toujours en garde à vue mercredi. Son frère fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour être parti dans la zone irako-syrienne le 29 mars 2015 avec les papiers d'identité de Kermiche.

    Le mineur, "assigné à résidence", "en fin de semaine dernière", ne semble pas à ce stade avoir de lien avec l'attaque, selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Son frère aurait-il pu jouer un rôle depuis la Syrie? Les investigations ont démontré que "des personnes proches de Kermiche ont tenté de partir dans ce pays ou sont déjà sur zone", selon une source proche de l'enquête. Plusieurs jihadistes dans le viseur de la justice sont originaires de Normandie, notamment Maxime Hauchard, un converti à l'islam identifié fin 2014 comme l'un des bourreaux de l'EI, qui a grandi à une dizaine de kilomètres de Saint-Etienne-du-Rouvray. Aucun lien n'a été établi à ce stade entre Hauchard et les auteurs de la prise d'otages. Le matériel informatique et téléphonique saisi au cours des perquisitions est en cours d'exploitation.

    "Une piste privilégiée" pour l'identification du second assaillant

    L'identification formelle du second auteur de l'attaque de mardi dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray près de Rouen était toujours en cours mercredi en milieu de journée, mais "une piste est privilégiée" par les enquêteurs. Une carte d'identité au nom d'Abdel Malik P. a été retrouvée lors d'une perquistion menée mardi au domicile familial d'Adel Kermiche, le premier tueur formellement identifié, et "plusieurs éléments laissent à penser qu'il s'agit du deuxième assaillant", a précisé une de ces sources.

    Abdel Malik P. est un jeune homme de 19 ans, originaire de Savoie, qui n'avait pas fait l'objet de condamnations, a-t-elle précisé. Comme il n'a pas été condamné, la justice ne dispose "pas de ses empreintes, ni de son ADN dans ses fichiers, ce qui retarde son identification formelle", a ajouté une autre source. Le premier tueur, Adel Kermiche, avait rapidement été identifié par les enquêteurs. Agé de 19 ans et né à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), il avait été mis en examen, placé sous contrôle judiciaire, puis en détention provisoire, pour avoir tenté par deux fois en quelques mois en 2015 de gagner la Syrie. Le 18 mars, une juge antiterroriste avait décidé de le remettre en liberté et de l'assigner à résidence sous surveillance électronique. Le parquet avait fait appel, en vain.

    23 500 hommes mobilisés pour les festivités de l'été

    Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé que d'ici à la fin de l'été, 56 évènements devront bénéficier d'une sécurisation particulière. "Près de 23 500 policiers, gendarmes, militaires et réservistes seront mobilisés sur le territoire national pour assurer le bon déroulement de ces évènements", en plus des "forces traditionnellement mobilisées", a-t-il ajouté.

    Il a précisé avoir demandé aux préfets d'envisager des annulations "si les conditions ne sont pas réunies pour que la sécurisation de ces évènements soit optimale". Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a par ailleurs évoqué "une répartition plus importante des forces de Sentinelle en province, à la fois sur les grands évènements et sur les flux majeurs de foules qui peuvent se dérouler pendant la saison estivale".

    "A ce jour il y a 4 000 militaires sur Paris et 6 000 militaires en province qui travaillent en pleine coordination avec les forces de sécurité intérieure pour la sécurisation maximum de notre pays", a-t-il précisé.

    Quelque 2 500 personnes "ont manifesté leur intérêt" pour la réserve opérationnelle de la gendarmerie, qui participera à la sécurisation renforcée de 56 évènements cet été, a déclaré Bernard Cazeneuve. 

    Le second terroriste serait Savoyard

    Selon France 3 Nomandie et le Dauphiné Libéré , le second auteur de l'attaque de mardi serait originaire de Savoie. Une perquisition à Aix-les-Bains aurait débuté vers minuit, et aurait engagé le Raid, la SDAT (Sous-direction anti-terroriste de la PJ), la DIPJ (Direction inter-régionale de la police judiciaire) de Lyon, selon le Dauphiné Libéré.

    Les fidèles "ne doivent pas se laisser entraîner dans le jeu politique" de l'EI

    Les croyants de France "ne doivent pas se laisser entraîner dans le jeu politique" de l'organisation Etat islamique, qui "veut dresser les uns contre les autres les enfants d'une même famille", a affirmé l'archevêque de Paris Monseigneur Vingt-Trois au lendemain de l'assassinat d'un prêtre près de Rouen.

    A l'issue de la réunion des différents cultes présidée par François Hollande à l'Elysée, le chef de file de l'Eglise de France a également appelé les catholiques à ne pas "perdre le sens de leur foi", qui est de faire d'eux "des hommes de paix" et non pas "des combattants".

    "Les relations particulièrement harmonieuses qui existent entre nos différentes religions en France, constituent une ressource importante pour la cohésion de notre société. Nous ne pouvons pas nous laisser entraîner dans le jeu politique de Daech qui veut dresser les uns contre les autres les enfants d'une même famille", a déclaré le cardinal.

    "L'instant de vérité que nous vivons, c'est de savoir à quel Dieu nous croyons. Est-ce que nous croyons à un Dieu de mort ou un Dieu de vie? Est-ce que nous croyons que Dieu se réjouit de la mort des hommes et récompense ceux qui les tuent? Ou est-ce que nous croyons en un Dieu qui veut faire vivre l'Homme et soutenir ceux qui combattent pour la vie humaine?", a souligné Mgr Vingt-Trois.

    Les représentants religieux demandent une sécurité renforcée des lieux de culte

    Les représentants des cultes ont demandé à François Hollande que les lieux de culte fassent "l'objet d'une plus grande attention, d'une attention soutenue" de la part des autorités en matière de sécurité, a rapporté le recteur de la grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur.

    "Nous avons profondément souhaité, les uns et les autres, que nos lieux de culte (juifs, chrétiens, musulmans...) soient l'objet d'une plus grande attention, d'une attention soutenue, puisque même le plus humble des lieux de culte est aussi l'objet d'une agression, alors que cette ville de Saint-Etienne-du-Rouvray", où un prêtre a été égorgé mardi, "avait offert le terrain à la mosquée qui aujourd'hui (y) exerce", a déclaré M. Boubakeur à l'issue d'une rencontre à l'Elysée entre François Hollande et la conférence des représentants des cultes.

    Pas de lien à ce stade entre le mineur en garde à vue et l'attaque, selon Cazeneuve

    Le mineur placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'attaque commise mardi dans une église près de Rouen n'a "pas de liens" avec l'attentat d'après les premiers éléments de l'enquête, a indiqué mercredi 27 juillet Bernard Cazeneuve, qui reste cependant "très prudent".

    "Les premiers éléments qui apparaissent montrent qu'il n'y a pas de liens entre cet individu et ce qui s'est passé hier" (mardi), a déclaré le ministre de l'Intérieur sur Europe 1. A la question de savoir s'il a apporté un soutien logistique aux deux jihadistes qui ont égorgé un prêtre et gravement blessé un paroissien, le ministre a répondu : "Apparemment non, mais je suis encore une fois très prudent, (...) nous en saurons plus dans les heures qui viennent".

    Bernard Cazeneuve a précisé que le jeune homme "avait été placé dans le cadre de l'état d'urgence en assignation à résidence en fin de semaine dernière par la préfète".

    Adel Kermiche sous bracelet électronique et assigné à résidence

    Jacques Hamel, prêtre auxiliaire de 86 ans, a été égorgé au couteau lors d'une prise d'otages dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen. Un autre otage, un paroissien de 86 ans, a été grièvement blessé mais est hors de danger. L'attentat, revendiqué par l'EI, a été perpétré par deux jihadistes qui ont été abattus.

    L'un des deux, mis en examen pour avoir tenté de rejoindre la Syrie, était sous bracelet électronique. Cet attentat est survenu 12 jours après l'attaque au camion qui avait fait 84 morts et plus de 300 blessés le soir du 14 juillet à Nice, également revendiquée par l'EI.

    L'un des assaillants de Saint-Etienne-du-Rouvray a été formellement identifié comme étant Adel Kermiche. Connu des services antiterroristes, ce Français de 19 ans avait tenté de rallier la Syrie par deux fois en 2015 - d'abord en mars via l'Allemagne alors qu'il était mineur, mais il avait été interpellé, puis en mai alors qu'il était majeur via la Suisse, puis la Turquie où il avait été arrêté. Mis en examen dès mars 2015 pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, il avait été placé en détention provisoire à l'issue de sa deuxième tentative, puis libéré en mars 2016 et assigné à résidence sous bracelet électronique. Le parquet de Paris avait fait appel de cette libération, sans obtenir gain de cause. L'identification du second assaillant est toujours en cours. Un mineur, algérien, a été placé en garde à vue.  

    "Action incomplète"

    "Il faut en finir avec cette possibilité qui est donnée de libérer pendant sa détention provisoire, donc avant son jugement, tout individu mis en examen pour un quelconque lien avec le terrorisme", a réagi Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat policier Alliance. Dans un climat politique déjà électrisé par l'attentat de Nice, l'opposition a critiqué mardi la politique antiterroriste du gouvernement. L'ex-président Nicolas Sarkozy a récusé "les arguties juridiques" conduisant à "une action incomplète" contre les jihadistes. La présidente du FN Marine Le Pen a dénoncé la "responsabilité (...) immense" de "tous ceux qui nous gouvernent depuis 30 ans".

    "Restreindre nos libertés (...) n'apporterait pas d'efficacité à notre lutte contre le terrorisme (...)", a déclaré le président François Hollande lors d'une allocution mardi soir depuis l'Elysée, appelant de nouveau à "faire bloc". "L'objectif" de l'attentat est de "jeter les Français les uns contre les autres, s'attaquer à une religion pour provoquer une guerre de religions", a jugé le Premier ministre Manuel Valls. Le président réunira mercredi à 08 h 45 à l'Élysée un Conseil de sécurité et de défense, après avoir reçu les représentants des différents cultes.  

    "Pardonne-leur"

    Mardi vers 9 h 25, les deux assaillants étaient entré dans l'église en pleine messe et avaient pris six personnes en otage: le prêtre, trois religieuses et un couple de paroissiens. Les jihadistes, qui se sont "enregistrés", ont crié "vous, les chrétiens, vous nous supprimez", et l'un a fait "un peu comme un sermon autour de l'autel en arabe" avant l'assassinat du prêtre, a témoigné sur RMC et France 2 l'une des religieuses, Soeur Danielle, parvenue à s'enfuir et à prévenir la police. Les deux religieuses et la paroissienne sont ensuite sorties, "suivies des deux terroristes, l'un d'eux portant une arme de poing, s'élançant sur les forces de police aux cris d'Allah Akbar", selon le procureur François Molins. Les policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Rouen les ont abattus.


    Saint-Etienne-du-Rouvray : le témoignage d'une rescapée

    L'EI a affirmé que cette attaque avait été exécutée par deux de ses "soldats". A l'unisson de la communauté catholique, sous le choc, le pape François a fustigé "un meurtre barbare". Ému, mardi soir, sur le perron de l'Elysée, l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, a cité la "parole de Jésus, "pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font". Mardi soir, des dizaines de bougies étaient allumées devant la mairie de Saint-Etienne-du-Rouvray. L'église restait inaccessible. Mercredi à 18 h 15, une messe sera célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris pour les victimes de l'attentat.

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