• Evacuation des côtes américaines à l'approche

    de l'ouragan Matthew

     
     

      Plus de deux millions d'Américains ont été sommés d'évacuer le littoral atlantique à l'approche jeudi de l'ouragan destructeur Matthew qui s'est renforcé et a déjà fait près d'une trentaine de morts dans les Caraïbes et dévasté Haïti.

      Le sud d'Haïti, où 23 personnes sont mortes selon un bilan qui pourrait s'alourdir, restait difficile d'accès jeudi, 48 heures après que Matthew l'eut frappé de plein fouet.

      L'ouragan, qui doit s'abattre sur la Floride dans la nuit de jeudi à vendredi, selon le centre américain de surveillance des ouragans (NHC), est repassé jeudi en catégorie 4 (sur une échelle de 5) à l'approche des côtes américaines, soit à un cran seulement de la catégorie la plus élevée de l'échelle Saffir-Simpson qui mesure ces phénomènes.

      "C'est le plus puissant ouragan touchant cette zone depuis des décennies", selon le NHC.

      "N'allez pas faire du surf, n'allez pas sur les plages. Vous serez tués", a mis en garde jeudi le gouverneur de Floride, Rick Scott, lors d'un point de presse au ton grave.

      "Le temps presse", a-t-il souligné pour convaincre les habitants de prendre le danger au sérieux et de se réfugier dès à présent dans les abris le plus possible à l'intérieur des terres, alors que les vents pourraient souffler jusqu'à 240 km/h.

      Il a annoncé avoir activé 1.000 membres supplémentaires de la Garde nationale, portant à 2.500 le nombre de militaires prêts à aider aux évacuations et à l'aménagement des abris. Quelque 4.000 membres supplémentaires sont en alerte et peuvent être déployés rapidement.

      - Évacuations 'insuffisantes' -

      Le gouverneur a enjoint ses concitoyens à ne pas attendre la dernière minute pour prendre la route et risquer de se retrouver coincés dans des embouteillages ou faute d'essence.

      Deux cliniques près de Jacksonville ont évacué leurs malades dans une caravane d'ambulances vers des hôpitaux à l'intérieur des terres.

      En Caroline du Sud, déjà frappée en 2015 par de graves inondations, plus d'un million de personnes vivant près des côtes ont reçu l'ordre de se réfugier dès mercredi à l'intérieur des terres.

      Mais la gouverneure Nikki Haley les a jugées jeudi "insuffisantes", prévenant que les eaux pourraient monter "beaucoup plus loin à l'intérieur des terres que les gens ne l'imaginent".

      La Géorgie a elle aussi jeudi donné l'ordre d'évacuer six comtés situés sur son littoral, à l'est de l'autoroute I95, à l'approche de Matthew qui devrait frapper ses côtes samedi.

      La candidate à la Maison Blanche Hillary Clinton a exhorté les habitants à bien évacuer, même si certains semblaient défier les ordres.

      Judy Ruscino, 74 ans, explique qu'elle et son mari se sont mis à l'abri dans le garage de leur maison à Daytona Beach. "J'ai un peu peur. Ca ne va pas être beau, mais nous avons du sable, nous avons acheté de la nourriture et la porte du garage est protégée contre les tempêtes", a-t-elle assuré.

      Battues par les vents, plusieurs plages et villes de Floride d'ordinaire fréquentées par de nombreux touristes étaient désertées, tandis que piles, bouteilles d'eau et conserves venaient à manquer sur les étalages de certains supermarchés.

      Quatre-vingt-dix pour cent des vols prévus jeudi à Miami ont été annulés, selon les autorités aéroportuaires.

      Des millions d'habitants devraient être bientôt privés de courant, a prévenu le gouverneur de Floride.

      La puissance dévastatrice de Matthew balaye pour le moment le centre de l'archipel des Bahamas où les aéroports ont été fermés, les bateaux de croisière déroutés et les habitants sommés par les autorités de gagner les hauteurs des îles, par peur de la montée des eaux.

      Avec des vents de 220 km/h et des rafales encore plus fortes, la dépression se trouvait à 15H00 GMT à 40 km à l'ouest de Nassau et à 290 km au sud-est de West Palm Beach, une station balnéaire à une centaine de kilomètres au nord de Miami, selon le NHC.

      Il y a "un risque d'inondations meurtrières ces 36 prochaines heures le long des côtes est de Floride, Géorgie, et Caroline du Sud", selon les météorologues.

      L'armée américaine a mis à l'abri plusieurs navires et avions.

      - L'inconnu en Haïti -

      En Haïti, l'île la plus durement touchée, au moins 23 morts ont été recensés et trois personnes portées disparues, selon un bilan qui ne comptabilise pas la Grande Anse, un département coupé du reste du pays pendant plus de 18 heures.

      "La situation des principales villes est catastrophique", s'est inquiété le président par intérim, Jocelerme Privert.

      Les vents et les pluies ont inondé près de 2.000 maisons, endommagé dix écoles, détruit d'importantes surfaces agricoles, des entreprises, des routes et des ponts. Plus de 21.000 personnes ont été évacuées.

      Très vulnérable aux aléas climatiques en raison de l'importante déforestation et peinant encore à se relever du séisme de 2010 qui avait fait plus de 200.000 morts, le pays le plus pauvre de la Caraïbe craint en outre la résurgence du choléra.

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    • Grâce à l'Inde, l'entrée en vigueur de l'accord climat désormais imminente

       

       

      Publication: 02/10/2016 18h03 CEST Mis à jour: Il y a 1 heure   LIEN

       

      ACCORD CLIMAT PARIS

       

       

       

       

       

      CLIMAT - On y est presque. L'Inde, 3e émetteur mondial de gaz à effet de serre, a ratifié dimanche 2 octobre l'accord de Paris sur le climat, grand pas vers son entrée en vigueur désormais imminente. Le document ratifié par New Delhi a été déposé au siège des Nations unies à New York vers 10h locales (16h heure française) a annoncé le ministre de l'Environnement indien sur Twitter.

      Pour entrer en vigueur, l'accord conclu en décembre 2015 doit être ratifié par au moins 55 pays totalisant 55% des émissions de gaz à effet de serre. Un seuil désormais à portée de main. Avec l'Inde et ses quelque 4% d'émissions mondiales, un total de 62 pays (dont les deux plus grands pollueurs, Chine et Etats-Unis) représentant près de 52% des émissions ont ratifié l'accord.

      L'accord de Paris sur le climat vise à contenir le réchauffement sous le seuil de 2°C par rapport au niveau pré-industriel.

      Le président français François Hollande a salué, dans un communiqué diffusé juste avant la ratification formelle, le "rôle moteur" de l'Inde dans la lutte contre le réchauffement.

      Même son de cloche du côté de Ségolène Royal, ministre de l'Environnement et présidente de la COP21, qui a relevé que "l'Inde qui représente 4,10% des émissions globales de gaz à effet de serre, porte le total des émissions couvertes à 51,89%".

      L'Union européenne (total de 12% des émissions), soucieuse de ne pas apparaître à la traîne, s'apprête à emboîter le pas en ratifiant le document dans les jours à venir, au terme d'une procédure accélérée.

      Soucieux de peaufiner son image écologique, le gouvernement du nationaliste hindou Narendra Modi a choisi la date symbolique du 2 octobre, jour anniversaire de la naissance du Mahatma Gandhi, pour ratifier l'accord issu de la COP21.

      Le dirigeant du mouvement pour l'indépendance de l'Inde a vécu une existence marquée par une faible empreinte carbone, avait déclaré Narendra Modi pour expliquer ce choix. Malgré ses promesses écologiques, l'Inde dépend fortement de ses très polluantes centrales au charbon, qui totalisent près de 60% de sa production d'électricité.

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    • Indonésie : l’alerte au tsunami levée

      après un séisme

      Le Monde.fr avec AFP | 02.03.2016 à 14h25 • Mis à jour le 02.03.2016 à 16h33   Lien

      Localisation du séisme qui a touché le large de Sumatra, le 2 mars.

      Un tremblement de terre de magnitude évaluée à 7,8 a frappé le large de l’Indonésie, mercredi 2 mars. Une brève alerte au tsunami a été lancée sur la région nord et ouest de Sumatra, et notamment pour les zones d’Aceh, Bengkulu et Lampung, avant d’être levée. Plusieurs morts ont toutefois été signalés en Indonésie par des services de secours locaux, mais aucun bilan n’a été avancé.

      Selon le Centre américain de veille sismique (USGS), l’épicentre a été localisé à 808 km au sud-ouest de Padang, sur l’île de Sumatra, et 24 km sous la surface de la croûte terrestre. L’USGS avait estimé que la probabilité que « la probabilité de victimes et de dégâts » causés par le séisme était « faible », la secousse s’étant produite assez loin des terres.

      Le séisme a été ressenti fortement pendant quelques secondes à Padang, principale ville de Sumatra la plus proche de l’épicentre du séisme. Des habitants ont quitté précipitamment leurs maisons, et les rues ont été le théâtre de scènes de panique.

      Le 26 décembre 2004, un séisme de 9,15 degrés de magnitude s’était produit à 250 km au sud-ouest de l’île de Sumatra. Le tsunami généré par la secousse avait fait plus de 250 000 morts, dont 168 000 morts dans la seule province d’Aceh. L’Indonésie est située sur la « ceinture de feu » du Pacifique, où la collision de plaques tectoniques cause de fréquents séismes et une importante activité volcanique.



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    • Les îles Fidji se remettent lentement du passage du cyclone Winston

       

      media Déblayage d'une route de la capitale Suva après le passage du cyclone Winston qui a ravagé les îles Fidji, le 21 février 2016. REUTERS/Taniela Qalilawa/Handout

       

      Les vents à près de 300 km/h ont fait beaucoup de dégâts et ce dimanche, les opérations de nettoyage avaient commencé pour remettre sur pied les infrastructures et une économie très dépendante du tourisme.

       

      Les îles Fidji se sont lancées ce dimanche dans de gigantesques opérations de nettoyage après le passage du cyclone tropical Winston sur l'archipel du Pacifique, le plus puissant de son histoire. Un passage qui a occasionné de nombreux dégâts et causé la mort de 5 personnes, selon le bilan annoncé par le Premier ministre Voreqe Bainimarama.

       

      Winston est le seul cyclone de catégorie 5 à jamais toucher l'archipel mélanésien très dépendant du tourisme, où vivent 900 000 habitants. Le cyclone a frappé l'île principale de Veti Levu, mais a relativement épargné la capitale, Suva.

       

      Interrogée par l’AFP, Iris Low-McKenzie, la directrice locale de l'ONG Save the Children, a expliqué qu'il était trop tôt pour évaluer les dégâts sur les îles les plus reculées de l'archipel, qui en compte environ 330 : « Je suis spécialement inquiète quant au sort des communautés qui vivent dans des îles éloignées que nous n'avons pas encore pu joindre. » Des milliers de logements auraient été détruits, selon des informations non confirmées.

       

      Etat de catastrophe naturelle

       

      Pour l'heure, l'état de catastrophe naturelle a été décrété pour un mois. Un couvre-feu, instauré pour « assurer les sécurité de tous les Fidjiens », sera levé lundi. Beaucoup d’habitants de ces zones ont passé la nuit dans des écoles, transformées en refuges d’urgence. Ecoles qui resteront d’ailleurs fermées pendant une semaine.

       

      Des chutes d'arbres ont barré des routes et provoqué des coupures de courants sur Viti Levu et tous les vols ont été annulés à l'aéroport international Nadi. La compagnie Virgin Australia devrait toutefois reprendre ses vols à partir de lundi.

       

      (Avec AFP)

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