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    F1 - Nico Rosberg, champion du monde 2016 de Formule 1

    Premier titre pour l’Allemand      LIEN

    27 novembre 2016 - 15h45, par Olivier Ferret 

    Nico Rosberg est devenu aujourd’hui à Abu Dhabi le 33e champion du monde différent de l’histoire de la Formule 1.

    Il est le 3e pilote allemand à être sacré, après Michael Schumacher et Sebastian Vettel mais c’est le 1er Allemand à remporter le titre au volant d’une voiture allemande (même si Mercedes F1 est basée en Angleterre).

    Au terme d’une saison record de 21 courses, Rosberg peut donc enfin pousser un soupir de soulagement et savourer un titre bien mérité, même si Lewis Hamilton a répété à plusieurs reprises que c’est la fiabilité qui a fait la différence cette année.

    Biographie - avec Stats F1

    Nico voit le jour le 27 juin 1985 en Allemagne à Wiesbaden, et quel plus beau cadeau pour son père Keke Rosberg qui vient de remporter cette même semaine le GP des USA, le 23 juin à détroit. Nico Rosberg possède la double nationalité finlandaise-allemande, et vit à Monaco. C’est en France qu’il fait ses premiers tours de karting, en 1996 dans la Ligue Côte d’Azur minimes, puis en 1997 dans le championnat de France minimes. En 1998, toujours en Karting il change de Formule et évolue en Karting ICA Junior, en Italie où il finira 3e du championnat et parallèlement en Amérique du Nord où il sera Champion cette même année. 1999 ses performances dans le championnat italien lui permettent de finir à la 3e place et 4e du Championnat européen. En 2000 il sera sacré vice-champion d’Europe Formula A derrière un certain Lewis Hamilton. 2001 amorce son changement de carrière après un Championnat du Monde en demi-teinte dans la série super A. Discipline où il se classera finalement 16e au général.

    Vainqueur du championnat d’Allemagne de Formule BMW en 2002. Nico Rosberg, franchi un cap cette même année. En effet il devient le plus jeune pilote à prendre le volant d’une Formule 1. Agé de seulement 17 ans, il prend les commandes d’une Williams-BMW en ce 3 décembre 2002 sur le circuit de Catalunya. Après cette série de test, un choix s’impose à l’évidence et l’étape suivante sera en 2003, où il participera à la première saison des F3 Euro Séries, une place de 8e au classement général. 2004 Nouvelle saison en F3, et une 4e place au championnat, cette même année Williams-BMW lui fait faire de nouveau tests, concluant qui lui vaudront d’intégrer l’équipe dès 2005 en tant que 3e pilote. Rosberg poursuit également sa formation dans le championnat GP2 au sein de l’équipe française ART. Dans ce nouveau championnat, Nico prend rapidement la mesure de ses adversaires pour finalement s’octroyer le titre de haute lutte face à un... Finlandais, Heikki Kovalainen.

    Ainsi, il fait ses débuts en F1 lors de la saison 2006, au sein de l’équipe Williams-Cosworth...le duo qui avait donné le titre à son père en 1982. Pour sa première course à Sakhir, Nico impressionne puisqu’il finit septième et signe le record du tour ! Une semaine plus tard en Malaisie, il est troisième sur la grille, mais son moteur va vite le lâcher. C’est le début d’une série beaucoup moins rose d’abandons sur problèmes techniques en tout genre. De plus, Rosberg dévoile ses faiblesses en faisant quelques erreurs de débutant, tout en restant plutôt rapide. Deux exemples : au Nürburgring, il se qualifie 22ème, mais effectue une splendide remontée et accroche la 7ème place en course ! Par contre à Interlagos, dans le même premier tour, il sort son équipier Webber, casse son aileron avant et se fracasse dans le mur de pneus !

    En 2007, Williams le conserve, cette fois-ci aux côtés d’Alexander Wurz. L’écurie change aussi de motoriste. Adieu Cosworth, bonjour Toyota...Rosberg se montre cette année-là plus mature, et inscrit cinq points en début de saison : deux à Melbourne et trois à Barcelone. Sans oublier les courses à Sepang et à Indianapolis où il tenait les points avant que son moteur ne casse. Il s’améliore encore lors de la deuxième partie de l’année et marque quatre fois consécutivement des points entre Budapest et Spa-Francorchamps. Sa dernière course à Interlagos est tout simplement splendide puisque, parti dixième, il finit quatrième après une rude lutte contre les deux pilotes BMW, Heidfeld et Kubica. Nico finit neuvième du championnat, un bien meilleur résultat que pour sa première année. En plus de ses bons résultats, il a totalement éclipsé son équipier Wurz, qui décide d’ailleurs de raccrocher son casque en fin d’année.

    Après avoir été approché par McLaren-Mercedes pour remplacer Fernando Alonso, Rosberg décide finalement de rester chez Williams-Toyota en 2008. Il a pour équipier un autre fils d’ancien pilote, Kazuki Nakajima.

    Cette saison est beaucoup plus difficile que la précédente. Après des débuts encourageants, la Williams ne se révèle pas du tout à la hauteur de sa devancière. Ainsi Nico commence sa saison en signant la troisième place à Melbourne, obtenant ainsi son premier podium, mais par la suite connaît un grand nombre de déconvenues. Très fiable mais peu rapide, sa monoplace le cloue au fond du peloton, ne lui laissant que de rares occasions de marquer des points. Pourtant à Singapour, il passe de peu à côté de la victoire. En effet, ayant ravitaillé avant l’entrée en piste d’une voiture de sécurité, il se retrouve en tête de la course, et y serait resté sans une pénalité imposée pour être rentré aux stands alors que cela était interdit. Il doit donc laisser la victoire à Alonso mais obtient tout de même la deuxième place, son meilleur résultat en carrière.

    L’Allemand a donc réussi à obtenir en 2008 ses deux premiers podiums, mais ces résultats exceptionnels cachent une bien misérable saison.

    Rosberg effectue en 2009 sa quatrième saison chez Williams, la dernière prévient-il si les performances de la nouvelle FW31 ne répondent pas à ses attentes. Mais le début du championnat est plutôt bon. Avantagée par son double diffuseur, la Williams est l’une des meilleures voitures lors des premières courses. En revanche, Rosberg n’a guère de chance en course et ne ramène que peu de points.

    Ainsi en Malaisie, il mène le début de la course et aurait pu finir sur le podium sans l’arrivée de la pluie et l’interruption de l’épreuve. A partir du GP d’Espagne cependant, si la Williams n’est plus aussi véloce, le jeune Allemand devient paradoxalement un habitué des places d’honneur, au point d’être classé cinquième au général fin août. Il obtient notamment deux quatrièmes places, en Allemagne et en Hongrie, mais ne parvient pas à remonter sur le podium. Sa plus grande déception est le GP de Singapour : deuxième en course, il est pénalisé pour avoir mordu la ligne blanche en sortant des stands, et ne finit que onzième.

    Malgré une fin de saison difficile et l’absence du podium, Nico Rosberg termine le championnat 2009 à la septième place avec 34,5 points, son meilleur résultat en carrière. De plus, il a complètement dominé Kazuki Nakajima, transparent toute l’année. Enfin, il faut souligner sa grande constance, puisqu’il ne connaît qu’un seul abandon, sur un problème de boîte de vitesses au GP du Brésil.

    Mais cette fois, l’heure du départ de chez Williams a sonné. Courtisé par McLaren, il choisit finalement de rejoindre pour 2010 l’écurie championne du monde Brawn GP, bientôt rebaptisée Mercedes. Son coéquipier est le septuple champion du monde Michael Schumacher, tout juste sorti de sa retraite. Un sérieux défi semble donc l’attendre et peu d’observateurs lui donne des chances de s’imposer face à une légende telle que Schumacher.

    La saison 2010 est en fait très vite pliée pour Mercedes. La W01 n’est clairement pas à la hauteur des Red Bull, Ferrari et McLaren et ne peut viser que les places d’honneur. En début de saison Rosberg parvient à se battre régulièrement pour le podium, et aurait peut-être même pu l’emporter en Chine sous la pluie, étant en tête avant une sortie de piste. Mais par la suite la Flèche d’argent rentre de plus en plus dans le rang. Ce qui n’empêche pas Nico de finir presque toutes les courses dans les points et d’obtenir trois podiums. Surtout il domine très largement un Schumacher visiblement pas du tout réadapté à la F1 moderne. Le jeune Allemand n’est ainsi devancé par son aîné qu’à trois reprises en course. Toutefois la fin du championnat voit un resserrement dans les écarts. Ainsi à Suzuka Schumacher va talonner Rosberg pendant toute la course, jusqu’à ce que ce dernier soit victime d’un accident sur rupture mécanique.

    Mais au final, il n’y a pas match entre les deux hommes. Rosberg finit septième avec 142 points, contre 72 au Kaiser, neuvième.

    Pour la saison 2011, Nico Rosberg espère un net regain des performances de Mercedes afin de pouvoir enfin jouer la victoire.

    Toutefois il doit déjà avaler une couleuvre puisque la nouvelle W02 est construite sur mesure pour Schumacher.

    Le début de championnat est calamiteux puisqu’après deux courses Nico n’a pas inscrit un seul point, la faute à une machine insuffisamment préparée. Pour la troisième manche en Chine le Flèches d’argent sont en net regain de forme et le jeune Allemand mène un temps la course avant de rétrograder au cinquième rang. Malheureusement, il ne fera pas mieux cette saison-là et pas un seul podium ne récompensera ses efforts. En effet si les Mercedes parviennent assez rapidement à s’arracher du milieu de peloton, comme en 2010 elles ne pourront pas concurrencer les Red Bull et les McLaren, ou même les Ferrari.

    De nouveau Rosberg accumule donc une belle série de places d’honneurs, avec toutefois moins de régularité que la saison précédente. Il continue à dominer Schumacher en qualifications mais en course le septuple champion du monde se montre plus redoutable. Il réalise quelques faits marquants : en Belgique, qualifié au cinquième rang, il prend un départ exceptionnel et pointe en tête à La Source. Malheureusement la Mercedes n’est pas capable de tenir un rythme élevé sur toute une course, et Nico ne finit que sixième derrière... Schumacher. Au Japon, qualifié vingt-troisième à cause d’une panne le samedi, il parvient à accrocher le point de la dixième place.

    Pour la troisième année consécutive Nico Rosberg termine donc le championnat à la septième place, mais avec cette fois 89 points seulement contre 76 à Schumacher. Après cette saison médiocre, il a de quoi être mécontent de son équipe et des journalistes envisagent son départ chez Ferrari.

    Tout au contraire il choisit de lier son sort à celui de Mercedes en signant un nouveau contrant courant jusqu’en 2013 au minimum. Ross Brawn et Norbert Haug l’ont convaincu de patienter : l’ascension de Mercedes sera plus longue que prévue. Pour 2012 l’objectif est d’obtenir régulièrement des podiums et peut-être de gagner une course.

    2012 : la première victoire

    Pourtant, le début de saison est laborieux. Ainsi, il finit douzième du Grand Prix d’Australie et treizième en Malaisie, deux résultats dû à une dégradation excessive des pneumatiques. Hors, en Chine, les Mercedes changent de package aérodynamique. Résultat, les deux Mercedes monopolisent la première ligne, Rosberg signant sa première pole position de sa carrière. Le lendemain, il ne sera jamais inquiété faisant seul la course en tête, terminant avec 20 secondes d’avance sur son dauphin. Il signe la dixième victoire de Mercedes et succède ainsi, cinquante-sept ans après, à Fangio au palmarès du constructeur allemand. A Bahreïn, Mercedes montre qu’elle maitrise désormais la dégradation de ses pneus, Rosberg commençant et finissant cinquième en suivant la même stratégie que les leaders. Sixième sur la grille en Espagne, il doit se contenter de la huitième place à l’arrivée, ses pneus se dégradant massivement à cinq tours de l’arrivée.

    A Monaco, Rosberg s’élance de la première ligne après le déclassement de Schumacher, auteur du meilleur temps en qualification. Le circuit étant peu propice aux dépassements, il ne parviendra pas à dépasser le leader et terminera dans ses roues jusqu’à l’arrivée, finissant à six dixièmes de la victoire. Ce podium à une saveur particulière pour Rosberg, lui qui a toujours vécu en Principauté. La suite du championnat sera plus difficile pour Rosberg. Malgré de bonnes qualifications, où il démontre que sa monoplace est rapide sur un tour, Mercedes ne parvient pas à résoudre ses problèmes de pneumatiques. Ainsi, il termine sixième au Canada après être parti cinquième et finit de nouveau sixième pour le GP d’Europe. Il termine à une lointaine quinzième place à Silverstone après avoir échoué aux portes de la Q3. Pour le Grand Prix national de Mercedes à Hockenheim, il signe le dernier temps de Q2 sous la pluie et subit une pénalité de cinq places sur la grille pour changement de boîte de vitesses. Il sauve néanmoins le point de la dixième place. Il finit aussi dixième en Hongrie après avoir été éliminé en Q2.

    A mi-saison, Rosberg est sixième du championnat avec 77 points, un point devant Button et Grosjean, mais loin de Räikkönen, cinquième avec 116 points.

    A Spa-Francorchamps, il échoue aux portes de Q2 e est pénalisé de cinq places pour changement de boîte de vitesses. Il termine hors de la zone des points en onzième position. En Italie, il s’élance sixième et termine septième. A Singapour, dixième sur la grille, il termine tout de même cinquième. C’est la dernière fois de la saison qu’il termine dans les points. Il enchaînera par la suite les contre-performances, soit des abandons sur problème mécanique ou terminera hors des points à cause de l’usure de ses pneus.

    Rosberg termine neuvième du championnat avec 93 points, mais apporte à son palmarès une première pole position, deux nouveaux podiums, dont une victoire.

    Parallèlement, Schumacher a décidé de raccrocher pour de bon le casque. Rosberg sera donc associé à son ami et adversaire depuis le plus jeune âge, Lewis Hamilton.

    2013 : l’arrivée de Lewis Hamilton

    Pour 2013, Rosberg ne se fait plus d’illusion et attend le changement de réglementation en 2014 pour jouer les premiers rôles.

    Le début de la saison lui donne raison : il s’élance sixième en Australie et abandonne sur problème électrique après vingt-six tours. En Malaisie, de nouveau sixième sur la grille, il se retrouve rapidement quatrième derrière son coéquipier. Mercedes ordonne alors aux pilotes de figer les positions, même si Hamilton doit économiser son essence et que Rosberg est plus rapide avec ses pneus tendres. Il dernier quatrième, non sans une certaine rancœur. Les dirigeants de Mercedes le remercieront tout de même de son comportement et de sa loyauté. Quatrième temps des qualifications en Chine où il avait gagné en 2012, il doit pourtant abandonner sur casse de suspension. A Bahreïn, Rosberg signe la deuxième pole de sa carrière. En course, toutefois, ses pneus s’effondrent et il doit donc passer quatre fois par les stands contre trois arrêts pour ses adversaires. Il termine neuvième. De nouveau en pole pour le GP d’Espagne, l’histoire se répète avec ses pneumatiques : il doit faire un arrêt de plus que la concurrence. Il finit sixième.

    Troisième pole position consécutive pour Rosberg à Monaco. Il devance une nouvelle fois son coéquipier. Il ne sera jamais inquiété en course. Il ajoute une deuxième victoire à son palmarès. Cette victoire est particulière pour Rosberg qui remporte le GP de Monaco trente ans après on père Keke Rosberg. Toutefois, la légitimité de sa victoire sera remise en cause après que le paddock est appris que Mercedes avait effectué des essais secrets avec Pirelli à Barcelone après le Grand Prix d’Espagne. Il termine cinquième au Canada après être parti en deuxième ligne. Hors course, Mercedes est reconnu coupable d’avoir enfreint le règlement en acceptant de mener des essais pour Pirelli et est exclu des essais privés de Silverstone pour les jeunes pilotes. Les résultats de Mercedes sont quand même validés par le Tribunal. Deuxième sur la grille derrière son coéquipier pour le Grand Prix de Grande Bretagne, il profite d’une course chaotique marquée par de nombreuses explosions de pneumatiques pour s’imposer. En Allemagne, suite à une erreur stratégique de son équipe, il ne s’élance que onzième et sauve les deux points de la neuvième place en course.

    A mi-saison, Rosberg est sixième du championnat avec 84 points, devancé notamment par Webber, cinquième avec 93 points et Hamilton, quatrième avec 99 points. En Hongrie, alors que son coéquipier signe la pole position et remporte la course, Rosberg est contraint à l’abandon sur casse moteur après s’être élancé en quatrième position.

    Après la trêve estivale, l’Allemand, quatrième des qualifications du Grand Prix de Belgique, termine la course à la même place, juste derrière son coéquipier. En Italie, sixième des qualifications, il conserve sa position à l’arrivée de la course.

    À Singapour, deuxième sur la grille de départ, il conserve sa place jusqu’à la mi-course où, à cause d’une mauvaise stratégie, il se retrouve en milieu de peloton avant de remonter à la quatrième place finale. Au Grand Prix de Corée du Sud, Rosberg se classe quatrième des qualifications. En course, son aileron avant casse alors qu’il revenait sur son coéquipier, troisième ; malgré un arrêt imprévu pour faire réparer sa monoplace, il se classe septième. Au Japon, sixième des qualifications, il termine huitième après avoir été pénalisé alors que Lewis Hamilton abandonne dès le premier virage. En Inde, il se qualifie en première ligne et, grâce à une stratégie efficace, conserve sa deuxième place à l’arrivée. Il confirme au Grand Prix d’Abou Dabi, où, qualifié troisième, il termine à la même place après avoir résisté à Romain Grosjean en fin de course. Cette série de podium s’arrête au Grand Prix des États-Unis 2013 où il est éliminé dès la deuxième partie des qualifications. Il part douzième après les pénalisations infligés d’Esteban Gutiérrez et de Jenson Button et se classe neuvième de l’épreuve. Rosberg termine sixième du championnat.

    2014 : vice-champion du monde

    Nico Rosberg, qualifié en deuxième ligne, remporte le Grand Prix inaugural à Melbourne alors que son coéquipier Lewis Hamilton, auteur de la pole position, abandonne dès les premiers tours de course sur panne mécanique. Au Grand Prix de Malaisie, il se qualifie en troisième position et termine la course deuxième, derrière son équipier, ce qui lui permet de conserver la tête du championnat du monde. À Bahreïn, il obtient la cinquième pole position de sa carrière et égale son père. Il finit la course deuxième après une passe d’armes dans les ultimes tours avec son équipier. En Chine et en Espagne, il termine à nouveau deuxième derrière Lewis Hamilton. Il réalise la pole position à Monaco et s’impose pour la deuxième année consécutive sur ce tracé ; cette victoire lui permet de reprendre la tête du championnat.

    Au Grand Prix du Canada, auteur de la pole position, il se détache du reste du peloton mais, après son second changement de pneus, sa monoplace est victime d’un problème d’ERS qui limite la puissance dans les lignes droites. À deux tours de la fin, il est doublé par Daniel Ricciardo et se classe deuxième. Lors du Grand Prix d’Autriche qui fait son retour au calendrier après onze ans d’absence, Nico Rosberg part de la troisième place derrière une première ligne entièrement occupée par les Williams. Le lendemain, il obtient sa sixième victoire en Formule 1 grâce à une meilleure stratégie d’arrêt-changement de pneus que ses rivaux. En Grande-Bretagne, il abandonne pour la première fois de la saison à cause d’un problème de boîte de vitesses ; s’il conserve la tête du championnat du monde, son coéquipier Hamilton, qui remporte la course, revient à quatre points. En remportant son Grand Prix national, qu’il mène de bout en bout après s’être élancé de la pole position, il porte l’écart à quatorze points sur Hamilton, troisième de la course.

    En Hongrie, juste avant la pause estivale, il ne profite pas longtemps de sa pole position, piégé par la sortie de la voiture de sécurité ; son coéquipier, en difficulté avec ses freins, part en tête-à-queue et plonge au classement. Alors que les deux pilotes ont adopté deux stratégies différentes, Mercedes intime à plusieurs reprises à Hamilton de laisser passer Rosberg qui pourtant ne réussit pas à revenir au contact, Hamilton accroissant même son avance. Ricciardo remporte la course devant Alonso et Hamilton, Rosberg se classant quatrième. En Belgique, Rosberg, en pole position, est dépassé par Hamilton, qui l’accompagne en première ligne, dès le premier virage. Au second tour, lors d’une tentative de dépassement, il heurte le Britannique qui, victime d’une crevaison, chute en fond de classement. Rosberg, qui doit changer son aileron avant, termine second, à nouveau derrière Ricciardo. Lors du Grand Prix d’Italie, il profite d’un départ raté de Hamilton, en pole position, pour prendre le commandement de la course. Dans le vingt-neuvième tour, il rate son freinage à la première chicane, ce qui permet à Hamilton de repasser en tête et de gagner ; Rosberg, deuxième, assure un septième doublé à Mercedes.

    À Singapour, qualifié en première ligne aux côtés de son coéquipier en pole position, il est victime d’ennuis électroniques qui le forcent à s’élancer depuis la voie des stands. Il abandonne un peu plus tard alors qu’Hamilton remporte la course et prend la tête du championnat du monde avec trois points d’avance. Au Japon, parti de la pole position, il s’incline peu après la mi-course derrière son coéquipier qui remporte une course interrompue après le grave accident de Jules Bianchi ; Rosberg est ainsi repoussé à 10 points au classement du championnat. Il en va de même lors du premier Grand Prix de Russie de Formule 1, où à nouveau second derrière son coéquipier, il perd sept nouveau points sur son rival au championnat du monde. Au Brésil, en pole position devant son coéquipier, il remporte sa cinquième victoire de la saison quand Hamilton termine second et réduit à 17 points l’écart au championnat du monde.

    Au Grand prix de clôture, à Abou Dabi, il réalise sa onzième pole position de la saison, devant son coéquipier. Au départ de la course, Hamilton lui ravit le commandement ; il remporte la course et le championnat tandis que Rosberg, victime de problèmes moteur dégringole au classement pour terminer à la quatorzième place, à un tour du vainqueur, son équipe lui proposant même d’abandonner à deux tours du but. Il termine ainsi vice-champion du monde avec 317 points, à 67 points d’Hamilton.

    2015 : vice-champion du monde... encore

    Qualifié en deuxième position derrière son coéquipier lors du Grand Prix inaugural en Australie, Nico Rosberg termine l’épreuve à la même place, toujours derrière Lewis Hamilton. Lors du Grand Prix de Malaisie, il se qualifie en troisième position. En début de course, il rentre au stand en même temps que son coéquipier pendant le régime de voiture de sécurité et, de fait, perd toute chance d’améliorer sa position durant l’épreuve qu’il termine à la troisième place à dix secondes du vainqueur Sebastian Vettel. En Chine, il monte sur son troisième podium consécutif grâce à une seconde place. Une semaine plus tard, au Grand Prix de Bahreïn, alors qu’il évolue en seconde position, il part à la faute sous la pression de Kimi Räikkönen et termine troisième ; il remonte toutefois à la deuxième place du championnat, à 27 points d’Hamilton.

    Pour le retour en Europe, lors du Grand Prix d’Espagne, Nico Rosberg obtient sa première pole position de la saison, qu’il convertit en victoire, devant son équipier Hamilton. Deux semaines plus tard, sa victoire au Grand Prix de Monaco (sa troisième consécutive en principauté et sa deuxième consécutive depuis ses débuts en Formule 1) lui permet de revenir à 10 points d’Hamilton au championnat du monde. Au Canada, second derrière son coéquipier durant toute la course, il perd sept points sur son rival au championnat du monde. Au Grand Prix d’Autriche, qualifié en deuxième position sur la grille juste derrière son équipier, il réussit un meilleur envol et pointe en tête dès le premier virage, ce qui lui permet de remporter la onzième victoire de sa carrière et de se rapprocher à 10 points de son rival en tête du championnat. En Hongrie, Rosberg s’élance en première ligne pour la huitième fois de la saison, il est, tout comme son coéquipier en pole position, débordé par les deux Ferrari qui prennent la tête. Il profite de l’abandon de Kimi Räikkönen à la mi-course pour pointer à la deuxième place avant d’être victime d’une crevaison après avoir été touché par Daniel Ricciardo ; il termine huitième de l’épreuve.

    Lors du Grand Prix d’Italie, alors qu’il se bat pour la seconde place face à Vettel, son moteur explose dans les derniers tours ; ce premier abandon de la saison, le repousse à 53 points d’Hamilton qui remporte l’épreuve. À Singapour, il finit quatrième et profite de l’abandon de son équipier pour récurer quelques points au championnat. En Russie, il obtient sa troisième pole position de la saison ; le lendemain en course, il garde la tête au terme du premier virage mais, après sept tours, il abandonne sur panne d’accélérateur. Aux États-Unis, Nico Rosberg décroche de nouveau la pole position, mais là perd dès le premier virage de la course. Toutefois il repasse en tête et mène le Grand Prix pendant la majeur partie de la course, mais il fait une erreur durant les derniers tours offrant la victoire et son troisième titre de champion du monde à Lewis Hamilton.

    Pour le retour de la Formule 1 au Mexique, il réalise sa cinquième pole position de la saison et obtient son premier hat trick en Formule 1. À l’issue de l’épreuve, il reprend la deuxième place du championnat du monde à Vettel qui a abandonné. Lors du Grand Prix du Brésil, il réalise une cinquième pole position consécutive ; le lendemain, en remportant son cinquième succès de la saison, il devient, comme en 2014, vice-champion du monde derrière son coéquipier.

    2016... la consécration !

    Nico Rosberg, qualifié en première ligne derrière son équipier Lewis Hamilton lors du Grand Prix inaugural en Australie, profite de l’interruption de la course sur drapeau rouge après l’accident de Fernando Alonso pour changer de stratégie et obtenir son premier succès de la saison. À Bahreïn, il remporte sa cinquième victoire consécutive, autant que son père Keke Rosberg dans toute sa carrière. Comme quinze jours plus tôt à Melbourne, qualifié en seconde position derrière son coéquipier qui manque à nouveau son départ, il prend la tête de la course et la conserve jusqu’au drapeau à damier. Au Grand Prix de Chine, il réalise sa première pole position de la saison et obtient une nouvelle victoire. Avec dix-sept victoires, il devient le pilote comptant le plus de succès sans avoir remporté de titre mondial. En Russie, il remporte sa quatrième victoire consécutive de la saison, réalise son second hat trick et son premier chelem dans la discipline. Sa série de sept victoires consécutives (commencée en 2015) en fait l’égal d’Alberto Ascari (à cheval sur 1952 et 1953) et de Michael Schumacher (en 2004), à deux succès du record détenu par Sebastian Vettel en 2013. Photo de face de la Mercedes F1 W07 Hybrid de Rosberg, équipée de pneus intermédiaires Rosberg durant le Grand Prix de Grande-Bretagne 2016.

    Pour le retour en Europe, lors du Grand Prix d’Espagne, Nico Rosberg se hisse sur la première ligne de la grille de départ. Le lendemain, il prend le meilleur sur Lewis Hamilton au premier virage mais les deux pilotes Mercedes se percutent après quelques hectomètres et provoque leur double abandon. Au Canada, il s’élance en première ligne mais, après un contact avec son équipier dans le premier virage, il sort de la piste et se retrouve neuvième. En fin d’épreuve, alors qu’il presse Max Verstappen, il part à la faute et termine cinquième. À l’occasion du nouveau Grand Prix d’Europe, sur le circuit urbain de Bakou, il s’impose une nouvelle fois et porte l’écart à 24 points sur Hamilton, cinquième de la course. À l’issue du Grand Prix de Hongrie, il perd la tête du championnat pilote au bénéfice de son coéquipier. Pour son Grand Prix national, qualifié en pole position devant son coéquipier Hamilton, il manque son départ ce qui lui vaut d’être dépassé instantanément par Hamilton, Max Verstappen et Daniel Ricciardo derrière lesquels il termine la course, pénalisé, de plus de 5 secondes pour avoir emmené Max Verstappen hors-piste. À l’issue de cette course, il compte 19 points de retard sur son coéquipier qui conserve la tête du championnat du monde.

    En Belgique, après la pause estivale, Rosberg, après avoir réalisé la pole position, obtient sa première victoire sur le circuit des Ardennes, ce qui lui permet de revenir à 9 points de la tête du championnat. Une semaine plus tard en Italie, il remporte la vingt-et-unième victoire de sa carrière et passe devant Mika Häkkinen au classement des pilotes de Formule 1 par nombre de victoires. À Singapour, pour son deux-centième Grand Prix, il s’élance en pole positon, remporte la course et reprend la tête du championnat du monde. Dès le premier virage du Grand Prix de Malaisie, Sebastian Vettel l’envoie en tête à queue ; relégué en fond de classement, il remonte au fil des tours et termine troisième quand son équipier abandonne sur panne mécanique. Une semaine plus tard, il remporte le Grand Prix du Japon et possède 33 points d’avance sur son plus proche rival au championnat.

    La fin de la saison on la connait : c’est le début de la gestion pour Nico Rosberg. Il finit 2e aux Etats-Unis, au Mexique, au Brésil et à Abu Dhabi. Suffisant pour remporter son premier titre de champion du monde.

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    Au premier jour du Vendée Globe, 350 000 spectateurs et un retour au port

    L’Espagnol Didac Costa a dû faire demi-tour après avoir decelé une voie d’eau et un problème électronique à bord de son Imoca.

    LE MONDE | 06.11.2016 à 18h22 • Mis à jour le 06.11.2016 à 19h16 | Par Véronique Malécot

    Le skippeur espagnol Didac Costa, escorté par un navire de la SNSM à la suite d’une avarie au départ du Vendée Globe, dimanche 6 novembre.

    Ce dimanche, les vingt-neuf skippeurs du Vendée Globe se sont élancés à 13 h 02 dans des conditions météo exceptionnelles pour la huitième édition du tour du monde à la voile, sans escale et sans assistance. Du soleil, un vent de nord-nord-est soufflant à 14 nœuds (25 km/heure), et plus d’un millier d’embarcations autour de la zone de départ pour venir accompagner les skippeurs dans les premiers milles de la course.

    Après le départ, symboliquement donné par le prince Albert II de Monaco, Vincent Riou (PRB), Kito de Pavant (Bastide Otio), Paul Meilhat (SMA), Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur) ont pris les commandes de la flotte.

    Demi-tour moins d’une heure après le départ

    Bertrand de Broc sur MACSF et l’Irlandais Enda O’Coineen sur Kilcullen Voyager – Team Ireland, qui ont volé le départ, ont dû franchir la ligne de nouveau après leur « rappel Individuel ». En ce tout début de course, l’Espagnol Didac Costa a décidé de faire demi-tour moins d’une heure après le départ, après avoir decelé une voie d’eau et un problème électronique à bord de son Imoca One Planet One Ocean. Escorté par une vedette de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM), il devait être rejoint par son équipe à l’entrée du port des Sables-d’Olonne, afin d’établir un diagnostic et étudier les différentes options.

    Au départ du Vendée Globe, le Français Jérémie Beyou sur son Imoca « Maitre Coq » tenait la cinquième position à 16 heures, dimanche 6 novembre.

    Ce matin, près de 350 000 spectateurs s’étaient massés le long des digues du chenal des Sables-d’Olonne pour acclamer les vingt-neuf skippeurs qui ont quitté les pontons dès 8 h 50, selon une chronologie très précise dictée par la marée. Un départ toutes les quatre minutes, après que les skippeurs ont été salués une dernière fois par S.A.S. le prince Albert II de Monaco, M. Yves Auvinet, président du conseil départemental de Vendée et président de la SAEM, la société organisatrice de l’épreuve, et Jacques Caraës, le directeur de course.

    Les acclamations de la foule le long des quais tranchaient avec l’ambiance des pontons, plus calme, à l’exception des applaudissements au départ des monocoques. L’émotion se lisait sur le visage souriant des skippeurs, prêts à enfin en découdre.

    Lire :   Vendée Globe : le « rituel un peu bizarre » des skippeurs avant le départ

    « Le départ cela fait trois semaines qu’on en parle, il y a un moment où il faut le vivre », expliquait au Monde Vincent Riou, skippeur de PRB et vainqueur en 2005 du Vendée Globe. Dernières interviews, derniers au revoir aux proches, et les skippeurs quittaient le ponton accompagnés par leurs équipes techniques qui pouvaient rester avec eux jusqu’à quatre minutes avant le départ.

    « Début de course favorable aux bateaux à foils »

    « La météo, en ce début de course, va être favorable aux bateaux à foils », expliquait hier au Monde Hubert Lemonnier, adjoint du directeur de course. Le vent de nord-nord-est va permettre aux monocoques de descendre rapidement vers le cap Finisterre (Espagne) et donc de sortir du Golfe de Gascogne, réputé dangereux. A ce moment là, les skippeurs devront négocier le meilleur moment pour pointer leurs étraves vers le Sud. Selon les premières estimations, au vu des prévisions météo, les premiers monocoques devraient atteindre l’équateur d’ici une semaine.

    Lire :   Vendée Globe : un nouveau parcours, des « foils »... et que des hommes

    Après une heure de course, les derniers bateaux accompagnateurs ont fait demi-tour, laissant seuls les vingt-neufs skippeurs engagés face à leur « Everest des mers », pour deux mois et demi à trois mois de course. En 2012-2013, François Gabart avait bouclé son tour du monde en 78 jours, 2 heures et 16 minutes.

    Lire :   Vendée Globe : les 29 marins de l’extrême partis pour la course autour du monde en solitaire

    A 16 heures, au départ de la course ce dimanche, le premier pointage enregistrait en tête :

    1 - EDMOND DE ROTSCHILD (Sébastien JOSSE)
    Distance de l’arrivée : 24 410 nm

    2 - STMICHEL-VIRBAC (Jean-Pierre DICK)
    Distance du premier : 0.11 nm

    3 - PRB (Vincent RIOU)
    Distance du premier : 0.51 nm

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  • Le Barça gagne à Séville

     

    Par La rédaction

    Mis à jour le 06/11/2016 à 22h36 – Publié le 06/11/2016 à 22h36     LIEN

     

     

    Dans ce choc de la onzième journée de Liga, Le FC Barcelone s’est imposé sur la pelouse du FC Séville (1-2). Vitolo (15e) avait pourtant ouvert le score pour les Andalous. Mais Messi (43e) et Suarez (61e) ont offert la victoire aux Catalans. Un succès qui permet au Barça (25 points) de revenir à deux longueurs du Real Madrid, leader, tandis que Séville laisse filer le duo de tête et prend la cinquième place (21 points).

    Résultats de la 11e journée : 
    Vendredi
    Malaga-Gijon 3-2

    Samedi
    Grenade-Deportivo La Cologne 1-1
    Real Sociedad-Atlético Madrid 2-0
    Osasuna-Alaves 0-1
    Las Palmas-Eibar 1-0

    Dimanche
    Real Madrid-Leganes 3-0
    Celta Vigo-Valence 2-1
    Espanyol-Athletic Bilbao 0-0
    Villarreal-Betis Séville 2-0
    FC Séville-Barcelone 1-2

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  • Milos Raonic contraint de renoncer, Andy Murray

    s'installe déjà sur le trône

    À l'instant

    MASTER 1000 PERIS-BERCY - Vainqueur de Jo-Wilfried Tsonga vendredi soir, Milos Raonic ne défendra pas ses chances samedi en demi-finale contre Andy Murray. Le Canadien, touché à la jambe droite, a annoncé son forfait quelques minutes avant la rencontre. Murray se hisse donc sans jouer en finale et cela lui assure de devenir le nouveau numéro un mondial dès lundi, au détriment de Novak Djokovic.

    Il était environ 15h20. John Isner, impérial face à Marin Cilic, était sur le point d'accéder à la finale. Ce que l'Américain ignorait, c'est qu'au même moment, le sort de la seconde demi-finale, pourtant programmée deux heures et demie plus tard, était déjà scellée, elle aussi. Dans la salle de presse, une annonce a résonné : "Milos Raonic arrive en conférence de presse". Pas besoin dès lors d'être Nostradamus pour comprendre ce qui se tramait...

    De fait, le Canadien a annoncé que, malheureusement, il n'était pas en mesure de jouer sa demi-finale face à Andy Murray. La faute à une blessure à la jambe droite, contractée la veille lors de sa victoire contre Jo-Wilfried Tsonga. "Hier (vendredi), à 4-2 dans le premier set, j'ai commencé à avoir une douleur dans la jambe, a expliqué le numéro 5 mondial. Je ne m'en suis pas trop occupé mais ce matin, j'ai eu du mal à sortir du lit, à me lever. J'ai été voir le médecin pour voir s'il y avait un diagnostic à faire. J'ai fait des tests et il y a à peu près une heure, ils ont constaté que j'avais une déchirure dans le quadriceps droit et je ne pourrai donc pas jouer ce match."

    71 minutes de tennis samedi...

    Conséquence, Andy Murray, sans combattre, se retrouve donc en finale. Sachant que Milos Raonic était le dernier obstacle sur la route du sommet du tennis mondial, le Britannique va donc entrer dans l'histoire ce lundi lors de la publication du nouveau classement ATP : il deviendra le 26e numéro un mondial depuis la création de ce classement en 1973, en succédant à Novak Djokovic, lequel était installé sur le trône sans discontinuer depuis le mois de juillet 2014.

    C'est un coup dur pour Milos Raonic, évidemment, mais aussi pour le tournoi de Bercy, déjà privé de plusieurs têtes d'affiche après le forfait de Gaël Monfils et les fins de saison prématurées de Roger Federer et Rafael Nadal. Cette journée de samedi n'aura ainsi produit que 19 petits jeux et 71 minutes de tennis et le public a accueilli par quelques sifflets l'annonce dans la salle du forfait de Milos Raonic. Mais le Canadien, qui pouvait devenir numéro 3 mondial en cas de victoire, ne demandait bien sûr pas mieux que de jouer. Il ignore d'ailleurs s'il pourra disputer le Masters de Londres, qui débute dans neuf jours.

    C'est donc dans ce drôle de contexte que l'ère Andy Murray vient de s'ouvrir. L'Ecossais aurait sans doute préféré valider autrement son accession au pouvoir, mais lui non plus n'y est pas pour grand chose. Devant le public britannique, il abordera le Masters dans la peau du "maître du monde". Une sensation inédite pour lui, et inimaginable au début du mois de juin, quand il accusait un retard de 8000 points sur Novak Djokovic. Dimanche, lors de la finale face à John Isner, Murray sera encore officiellement numéro deux mondial, pour la dernière fois. Mais, déjà, personne ne le regardera plus comme tel.

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  • Le Paris Saint-Germain évite le piège bâlois

     

    Le 19/10/2016 à 22:37:00 | Mis à jour le 19/10/2016 à 23:33:20     LIEN

     

    Longtemps malmené par le FC Bâle, le PSG a su faire preuve de réalisme pour l'emporter (3-0) grâce à Angel Di Maria, Lucas et Edinson Cavani, mercredi au Parc des Princes.

     

    Football - Ligue des Champions - La joie d'Angel Di Maria, auteur de l'ouverture du score. (S. Mantey/L'Equipe)

    La joie d'Angel Di Maria, auteur de l'ouverture du score. (S. Mantey/L'Equipe)

     

    Le match : 3-0

    À défaut de briller, le PSG a assuré l'essentiel, mercredi en Ligue des champions, en disposant du FC Bâle (3-0). En manque de mouvements, de conviction et d'impact dans les duels, les Parisiens ont longtemps été timorés contre les Suisses. Les ultras, autorisés à venir au Parc des Princes deux heures et quart avant le coup d'envoi de la rencontre, ont pourtant donné de la voix pour les désinhiber. Les joueurs d'Urs Fischer ont failli profiter de cette apathie pour ouvrir le score en première période. Sur une remise de la tête de Birkir Bjarnason, Michael Lang a d'abord trouvé la barre d'Alphonse Areola (5e), Matias Delgado a ensuite perdu un duel face au gardien parisien (11e), avant que Seydou Doumbia ne trouve le poteau (36e).
    Les Parisiens ont été beaucoup plus efficaces : ils ont ouvert leur score sur leur deuxième occasion franche. Angel Di Maria a profité d'un contrôle raté d'Edinson Cavani pour marquer d'une reprise du droit, son mauvais pied (40e). La première occasion était intervenue quatre minutes plus tôt, une frappe de Rabiot détournée en corner par Vaclik. Ils ont été plus entreprenants en deuxième période. Cavani s'est fait reprendre dans la surface par Balanta (48e), avant de perdre un face-à-face avec le gardien (62e).

    Dans la minute, Lucas a mis le PSG à l'abri, profitant d'une remise malheureuse de Suchy sur un centre d'Aurier. Le défenseur helvète a failli se rattraper de sa boulette, mais sa tête a terminé sa course sur le poteau (66e). Quand ça veut pas... Les Parisiens ont ajouté un dernier but dans les arrêts de jeu. Jesé s'est procuré une première occasion, mais a tiré sur le gardien (90e+1). Edinson Cavani, lui, l'a trompé sur penalty (90e+2). Ce succès permet au PSG de rester à hauteur d'Arsenal, son concurrent pour la première place du groupe A.

    Le joueur : Adrien Rabiot, niveau Ligue des champions

    Préféré à Grzegorz Krychowiak, Adrien Rabiot a délivré une prestation digne de la Ligue des champions. Il a joué très proprement, avec très peu de déchet dans ses orientations et ses interventions. D'abord à droite dans le 4-3-3 mis en place par Unai Emery, il n'a cessé de permuter avec Marco Verratti à partir de la demi-heure de jeu. Il est, avec l'Italien, à l'origine de tous les changements de rythme de l'équipe parisienne. Et du premier but, puisque c'est lui qui lance Matuidi, auteur du centre décisif. Ses passes dans le dos de la défense et dans les intervalles ont été un régal. Il ne lui a manqué qu'un but pour que sa prestation soit parfaite, mais Vaclik a sorti sa frappe (36e).

    Le fait : les Ultras ont assuré

    Prévenus deux heures et quart avant le début du match, les Ultras étaient bien présents au Parc. Ils se sont d'ailleurs fait entendre : ils n'ont pas arrêté de sauter, chanter, applaudir, bref assurer une ambiance que l'on avait plus vue (et entendue) dans l'antre parisienne depuis des lustres. Ils ont tellement assuré le spectacle depuis les virages qu'ils ont été applaudis par les spectateurs assis en latérales, notamment lorsqu'ils ont entonné un «Allez Paris» façon «Aux Armes» des Marseillais. À quatre jours du Classique, ils n'ont pas oublier d' «enc...» l'OM d'entonner un «Qui ne saute pas est Marseillais» (90e). Histoire de se chauffer.
    Foot - C1 - PSG : Al-Khelaïfi «Très heureux» par lequipe
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  • Ligue des Champions 3e j. Le Bayern Munich en démonstration, l'Atlético de Madrid assure l'essentiel

    Le 19/10/2016 à 22:39:00 | Mis à jour le 19/10/2016 à 23:22:29    LIEN

    Si le Bayern Munich a aisément tenu son rang face au PSV Eindhoven (4-1), l'Atlético Madrid s'est contenté du service minimum sur la pelouse du FC Rostov (1-0), mercredi en Ligue des champions.

    Football - Ligue des Champions - Le Bayern Munich a été idéalement lancé par un but de Thomas Müller.  (Michael Dalder/Reuters)

    Le Bayern Munich a été idéalement lancé par un but de Thomas Müller. (Michael Dalder/Reuters)

    Groupe D

    En crise de confiance depuis sa défaite face à l'Atlético Madrid (1-0) il y a trois semaines en Ligue des champions (un revers, deux nuls), le Bayern Munich s'est joliment repris ce mercredi à l'Allianz Arena. Opposé au PSV Eindhoven, le club bavarois a retrouvé la même forme offensive que celle qui leur avait permis d'entamer la saison par huit succès de rang. S'il a semblé se reposer à nouveau sur ses lauriers en fin de première période, laissant Luciano Narsingh réduire le score d'une lourde frappe décroisée que Manuel Neuer n'a pu détourner (41e), le Bayern avait déjà frappé à deux reprises, grâce à Thomas Müller (13e) et Joshua Kimmich (21e).

    Surtout, il a su se rassurer au retour des vestiaires, en prenant le large grâce à un Robert Lewandowski opportuniste (59e). Arjen Robben, de la tête, profitant d'une sortie hasardeuse de Jeroen Zoet, a bouclé l'affaire (84e).
    7/8 Le jeune milieu défensif allemand Joshua Kimmich (21 ans) a inscrit ce mercredi son 7e but de la saison, tous marqués lors des 8 derniers matches.
    En déplacement en Russie, l'Atlético Madrid a lui éprouvé davantage de difficultés à s'imposer (1-0) dans le froid de Rostov. Il a fallu que Yannick Carrasco trouve le chemin des filets à l'heure de jeu (62e) pour que le club de la capitale espagnole conserve un bilan parfait (9 points) et la tête du groupe D après trois rencontres.

    Groupe B

    C'est la surprise de la soirée : Naples, intouchable depuis le début de la compétition - deux victoires face au Dynamo Kiev (2-1) et au Benfica Lisbonne (4-2) - est cette fois-ci tombé sur le terrain du Besiktas Istanbul (3-2). Les Azzurri peuvent s'en vouloir : rapidement menés au score (but d'Adriano à la 12e), ils ont su revenir au score à deux reprises, grâce à Mertens et Gabbiadini, mais ont manqué deux fois de prendre l'avantage.

    Aboubakar en sauveur
    A la 50e minute de jeu, Insigne a d'abord manqué un penalty, avant que Gabbiadini ne voit son but, marqué d'un joli retourné accrobatique, refusé pour hors-jeu. Le héros du soir est donc l'ancien Lorientais Vincent Aboubakar, auteur d'un doublé (38e, 86e), dont le but de la victoire, lequel permet au Besiktas de l'emporter pour la première fois de son histoire face à un club italien.
    Le Benfica a de son côté décroché le premier succès de sa saison européenne en dominant le Dynamo Kiev (2-0), en Ukraine, grâce à deux réalisations d'Eduardo Salvio (9e), sur penalty, et Franco Cervi (55e). Il se rapproche ainsi à un point du Besiktas, désormais 2e du groupe B.
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  • C1 (J3) : Revivez FC Barcelone - Manchester City

    C1 (J3) : Revivez FC Barcelone - Manchester City©Media365

    publié le 19 octobre

    Revivez en direct commenté l'affiche de mercredi soir entre le FC Barcelone et Manchester City (3eme journée de la phase de poules de la Ligue des Champions / 4-0).

    22:46 Fin du match Dans l'autre rencontre du groupe, le Borussia Mönchengladbach s'est imposé (2-0) sur la pelouse du Celtic Glasgow. Au classement du groupe C, Barcelone est en tête avec 6 points, devant City, 4 points, le Borussia Mönchengladbach, 3 points, et le Celtic avec un point.
    22:44 Fin du match On notera les nombreux joueurs blessés durant cette rencontre (Jordi Alba, Piqué et Zabaleta), ainsi que les deux expulsions de Mathieu et Bravo.
    22:41 Fin du match C'est terminé sur ce score lourd de 4-0 pour Barcelone qui aura fait parler sa classe offensive. L'écart peut quand-même paraître sévère pour City qui aura souvent réussi à perturber les Catalans, mais les joueurs offensifs ont manqué de précision dans le dernier geste, alors que la défense a souvent semblé dépassé devant l'armada offensive du Barça.
    22:39 90e Il y aura deux minutes de temps additionnel dans cette rencontre.
    22:36 But pour Barcelone (89e) Le festival de Neymar ! Servi par Messi, le Brésilien se joue de Stones avant placer sa frappe dans le petit filet gauche de Caballero.
    22:33 87e Penalty manqué par Neymar qui voit Caballero partir du bon côté et dévier le ballon.
    22:33 86e Penalty pour Barcelone : Messi se balade dans la surface adverse et voit Kolarov se jeter et commettre la faute.
    22:31 85e Le rythme est logiquement retombé dans cette fin de rencontre dont l'issue ne fait plus de doute.
    22:29 83e A noter qu'Umtiti effectue une très bonne partie en défense centrale, malgré les nombreux changements opérés en cours de rencontre.
    22:26 79e Changement pour Barcelone : Iniesta cède sa place à André Gomes.
    22:25 79e Changement pour City : Gündogan est remplacé par Agüero.
    22:20 Carton rouge pour Barcelone (73e) Pour une intervention non maîtrisée sur Sterling, Mathieu reçoit un deuxième carton jaune synonyme d'expulsion. Si le premier jaune semblait sévère, le deuxième est amplement mérité.
    22:19 72e Kolarov tente sa chance sur coup franc, mais Ter Stegen était resté du bon côté et repousse le ballon.
    22:17 71e Carton jaune pour Mathieu suite à une intervention en retard sur Sterling. L'avertissement semble un peu sévère.
    22:16 70e Messi en est déjà à 6 buts depuis le début de la Ligue des Champions !
    22:15 But pour Barcelone (69e) Sur une passe en retrait manqué par Gündogan, Suarez récupère le ballon et centre en retrait pour Messi qui n'a plus qu'à pousser le ballon au fond des filets.
    22:11 64e Sur une très belle ouverture de Gündogan, De Bruyne récupère le ballon dans la surface et tente de tromper Ter Stegen qui effectue une fois de plus un très bel arrêt.
    22:09 63e Avec ce scénario, ça devient quasiment mission impossible pour City qui a sûrement intérêt à limiter la casse désormais.
    22:07 But pour Barcelone (61e) Le doublé pour Messi ! Suite à une perte de balle de De Bruyne, Iniesta trouve Messi qui ouvre son pied à l'entrée de la surface et trompe Caballero.
    22:03 56e Double changement pour City : sorties de Zabaleta et Nolito, entrées de Clichy et Caballero.
    22:01 55e Zabaleta reste au sol suite à un contact avec Digne.
    22:00 Carton rouge pour City (53e) Sur une mauvaise relance de Bravo, Suarez intercepte le ballon et tente de lober le gardien de City qui intervient avec ses mains en dehors de la surface. L'arbitre sort logiquement le rouge contre Bravo.
    21:57 51e Sur un corner frappé par Neymar, Umtiti parvient à placer sa tête qui passe de peu à côté.
    21:53 47e Les joueurs de City repartent fort dans cette seconde période avec la volonté de rapidement créer le danger devant le but adverse.
    21:51 46e Le FC Barcelone donne le coup d'envoi de la seconde période.
    21:50 Mi-temps Les deux formations font leur retour sur la pelouse du Camp Nou.
    21:50 Mi-temps il y a eu deux tirs cadrés de chaque côté dans ce premier acte.
    21:49 Mi-temps Le FC Barcelone a 53% de possession de balle dans cette première période.
    21:38 Mi-temps Le FC Barcelone mène (1-0) à la pause grâce à un but de Messi qui a profité de la passivité de la défense de City. Les joueurs de Guardiola ont des opportunités et peuvent légitimement espérer revenir dans cette rencontre.
    21:36 47e Nouvelle situation pour City : Sterling alerte De Bruyne qui ne peut reprendre convenablement le ballon. Sur le ralenti, on s'aperçoit que Digne a légèrement touché le ballon de la main.
    21:35 46e Messi parvient à trouver Suarez dans la surface qui trouve le cadre du pointu, mais Bravo arrive à dévier le ballon en deux temps.
    21:34 45e Sur un coup franc excentré, Silva dépose le ballon sur la tête de Stones dont le tir passe juste à côté du but de Ter Stegen.
    21:32 44e Sur un corner rapidement joué, Nolito trouve Gündogan dans la surface qui tente de lober Ter Stegen, mais sa tentative finit au-dessus du but.
    21:28 40e Carton jaune pour Fernandinho après une intervention musclée sur Neymar.
    21:27 39e Après de longues minutes de flottement, Mathieu finit par remplacer Piqué.
    21:27 38e Nouvelle grosse occasion pour City : Ter Stegen réalise un superbe arrêt sur une frappe de Gündogan qui s'est joué de Piqué sur ce coup-là.
    21:26 37e Première occasion pour Ciy : Silva progresse plein axe et décale Nolito qui frappe en première intention et bute sur Ter Stegen.
    21:20 32e Suite à un coup franc excentré de Messi, Rakitic parvient à placer sa tête mais sans trouver le cadre.
    21:19 31e Sur une longue ouverture d'Umtiti à destination de Neymar, Bravo parvient à dévier le ballon à la limite de sa surface de réparation.
    21:18 30e Piqué reprend sa place en boitant, alors que Mathieu est parti à l’échauffement.
    21:16 28e Piqué reste au sol suite à un tacle de David Silva qui écope d'un carton jaune pour sa faute.
    21:11 23e Le but de Messi a donné confiance aux Barcelonais qui font désormais mieux circuler le ballon.
    21:08 19e Barcelone n'est pas malheureux dans ce début de rencontre avec cette ouverture du score sur leur première situation dangereuse, alors que City avait plutôt le contrôle du match jusqu'ici.
    21:06 But pour Barcelone (16e) Sur la première occasion du match Messi ouvre le score ! Messi part côté droit et trouve Iniesta qui remet le ballon en retrait à l'Argentin, qui profite de la glissade de Fernandinho pour tromper Bravo et ouvrir le score.
    21:00 12e Barcelone a beaucoup de mal à relancer proprement le ballon à cause du pressing haut des Citizens.
    20:57 9e Changement pour Barcelone : Lucas Digne remplace Jordi Alba, visiblement blessé à la cuisse.
    20:55 7e Lucas Digne s'apprête à faire son entré en jeu.
    20:55 6e City réalise une entame de match convaincante et empêche pour le moment Barcelone de développer son jeu.
    20:51 3e City n'hésite pas à venir presser haut la défense du Barça. Les Catalans font parler leur qualité technique dans ces premières minutes.
    20:48 1e Manchester City donne le coup d'envoi de cette rencontre.
    20:47 Luis Enrique et Pep Guardiola sa saluent chaleureusement avant le coup d'envoi de cette rencontre.
    20:46 La rencontre sera arbitrée par le Serbe Milorad Mazic.
    20:44 Les deux équipes font leur entrée sur la pelouse du Camp Nou.
    20:42 Un seul français est titulaire, il s'agit de Samuel Umtiti. Lucas Digne et Jérémy Mathieu et Gaël Clichy sont sur le banc, alors que Bacary Sagna est blessé.
    20:38 La dernière fois que les deux équipes se sont affrontées, c'était déjà en Ligue des Champions pour une victoire de Barcelone (1-0). Sur l'ensemble des confrontations, les Catalans mènent quatre victoires à une.
    20:33 Comme face à Everton, samedi dernier, Sergio Agüero est sur sur le banc des remplaçants. Cette fois-ci, c'est Kevin De Bruyne qui pourrait évoluer en pointe.
    20:31 A noter que c'est Javier Mascherano qui devrait occuper le poste d'arrière droit dans la défense du FC Barcelone.
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  • Ligue des champions. Guardiola et City retrouvent Barcelone

    • Pep Guardiola retrouvera le Camp Nou mercredi soir. Pep Guardiola retrouvera le Camp Nou mercredi soir. | Photo : EPA.

    Pep Gardiola, aujourd'hui à la tête de Manchester City, retrouve mercredi soir le Barcelone qu'il a dirigé de 2008 à 2012.

    « C'est toujours agréable de revenir à la maison », a lancé Pep Guardiola la semaine dernière. Mais avant de retrouver « son » FC Barcelone mercredi en Ligue des champions, l'entraîneur de Manchester City sait d'expérience qu'on ne passe pas que des bons moments au Camp Nou.

    Souvenirs heureux... et douloureux

    Josep Guardiola i Sala a passé trois décennies au Barça, où son nom reste associé aux plus beaux triomphes de l'équipe catalane. Comme joueur (1990-2001), le Catalan a conquis en 1992 la première C1 de l'histoire du club avec la « Dream Team » de Johan Cruyff. Et comme entraîneur (2008-2012), il a bâti l'une des meilleures équipes de l'histoire du football, victorieuse en quatre saisons de quatorze trophées sur 19 possibles, dont deux Ligues des champions (2009, 2011).

    Le jeu de passes léché ébauché par Guardiola et le talent de Lionel Messi, prodige argentin devenu star planétaire, sont aujourd'hui encore deux piliers incontournables du Barça, quatre ans après le départ de l'entraîneur. Mais ce dernier n'a pas vécu que des moments heureux sur le banc blaugrana. En 2012, il avait justifié son départ par la lassitude d'avoir à diriger un tel mastodonte planétaire, dont le poids médiatique finit par devenir écrasant. « Quatre ans comme entraîneur du Barça, c'est une éternité », avait-il lancé en avril 2012, au moment de sa démission. « Le temps finit par tout user. Je suis vidé et je dois me reposer. »

    Ont suivi une année sabbatique à New York, puis trois saisons au Bayern Munich (2013-2016), qui lui ont offert un premier retour mémorable au Camp Nou en 2015. Puis, cet été, Guardiola a relevé le défi de Manchester City. Deux absences planeront mercredi sur les retrouvailles entre le natif de Sampedor (45 ans) et le FC Barcelone. Celle de son ancien adjoint Tito Vilanova, décédé en 2014 d'un cancer après lui avoir brièvement succédé sur le banc catalan. « Cette tristesse m'accompagnera pour toujours », avait commenté Guardiola après cette disparition.

    Et sur le Camp Nou devrait aussi flotter l'ombre de Cruyff, mentor footballistique de Pep, emporté par un cancer en mars dernier. « (Cruyff) était un entraîneur très exigeant, avec beaucoup de caractère. Par la suite, c'est devenu un ami, un grand-père, une personne très proche », a confié Guardiola sur la radio catalane Rac1 la semaine dernière.

    Des amis, mais pas que

    En revenant à Barcelone, le technicien catalan va croiser de nombreux amis et connaissances. Luis Enrique, l'actuel entraîneur du Barça, est l'un d'eux. Les deux hommes ont porté ensemble le maillot blaugrana, remportant la Coupe des vainqueurs de Coupe en 1997.

    Et quand « Pep » a quitté le banc de la réserve pour prendre en main l'équipe première en 2008, « Lucho » lui a succédé à la tête du Barça B. « C'est une référence pour tous les entraîneurs qui aiment le football offensif. Et en plus, c'est un ami. Je suis fan de Pep », a résumé Luis Enrique au printemps dernier. Mais les relations de Guardiola avec certains dirigeants barcelonais sont moins idylliques.

    Lors de l'élection à la présidence organisée en 2015, il avait soutenu publiquement l'ancien président Joan Laporta (2003-2010), farouche opposant du futur vainqueur, Josep Maria Bartomeu. Et en signant à Manchester City, le technicien catalan a rejoint d'anciens cadres du Barça connus pour leur inimitié avec l'actuelle direction: Ferran Soriano, directeur exécutif des « Citizens », et Txiki Begiristain, directeur sportif.

    Un premier retour désastreux

    Mai 2015, Pep Guardiola revient pour la première fois depuis 2012 au Camp Nou: son Bayern affronte le Barça de Luis Enrique en demi-finale aller de Ligue des champions. 

    Et le choc accouche d'une gifle (3-0) pour les Bavarois: l'intenable Messi fait basculer le match avec un doublé et une passe décisive dans le dernier quart d'heure. Le Barça se qualifiera au match retour malgré une défaite 3-2, avant de battre la Juventus Turin en finale (3-1). Difficile de croire que l'ovation reçue du Camp Nou ce jour-là ait consolé Guardiola d'une telle déconvenue.

    Le technicien a toutefois minimisé ces derniers jours l'enjeu du match de mercredi, assurant s'attendre à « une rencontre comme les autres ». Par malheur pour lui, Messi a marqué samedi contre La Corogne en Liga (4-0) pour son retour de blessure et devrait être aligné mercredi au Camp Nou. Histoire de tourmenter encore davantage son ancien entraîneur. 

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  •  Bleus Le duo Gameiro-Griezmann porte
    les Bleus face à la Bulgarie
    Le 07/10/2016 à 22:38:00 | Mis à jour le 07/10/2016 à 23:48:53      LIEN

    L'équipe de France a largement battu la Bulgarie (4-1), ce venredi en match de qualifications pour le Mondial 2018, grâce notamment à son duo d'attaque Gameiro-Griezmann.


    Foot - CM2018 - Bleus : Deschamps «Un coup de... par lequipe

    Le match : 4-1

    La victoire n'effacera pas l'échec du 17 novembre 1993, mais elle évitera aux Bleus de se réveiller samedi dans une situation critique. Un mois après son entrée en matière décevante en Biélorussie (0-0), l'équipe de France s'est rassurée en battant la Bulgarie (4-1) au Stade de France pour son deuxième match de qualifications pour le Mondial 2018. L'ombre de la déroute historique au Parc des Princes a plané l'espace de 17 minutes sur le Stade de France, le temps que Gameiro (23e) réponde à l'ouverture du score d'Aleksandrov sur un penalty concédé par Sagna (6e). Il n'a ensuite fallu aux Bleus qu'un quart d'heure pour mettre fin à tout suspense, grâce à Payet (26e) puis Griezmann (38e), les deux hommes les plus souvent décisifs avec la sélection depuis le début d'année.

    Face à un adversaire limité, le match de la France n'a pas été parfait, avec notamment beaucoup de duels perdus au milieu de terrain en première période. Mais les Bleus, qui ont inscrit un dernier but par Gameiro (59e) et auraient pu aggraver le score sur une frappe de Matuidi sur le poteau (77e), ont rempli la première partie de leur contrat pour cette trêve internationale. Ils sont à égalité de points (4) avec les Pays-Bas, leaders, ainsi que la Suède, et doivent maintenant ramener au moins un point d'Amsterdam lundi soir (20h45) pour en honorer la deuxième moitié.

    Le joueur : Gameiro, retour fracassant

    Cela faisait 1 782 jours que Gameiro n'avait plus été titulaire avec l'équipe de France. Précieux dans le pressing, habile dans ses remises comme sur ces deux talonnades qui auraient dû être décisives pour Sidibé (34e) puis Payet (53e), il a surtout fait preuve d'une efficacité redoutable avec deux buts consécutifs à des appels tranchants qui sont l'une de ses marques de fabrique. Giroud et surtout Gignac, qui l'a remplacé à la 72e, ont probablement du souci à se faire.
    11 Griezmann est impliqué sur 11 buts lors de ses dix derniers matches en Bleu (huit buts, trois passes décisives). Si son coéquipier de l'Atlético est la vedette de la soirée, celui qui a reçu avant la rencontre son trophée de meilleur joueur de l'Euro 2016 a de nouveau prouvé qu'il était l'un des meilleurs attaquants d'Europe. Auteur d'une frappe précise sur le troisième but de l'équipe de France, il a parfaitement servi Gameiro sur le quatrième.
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  • Espagne : Le FC Barcelone craque chez le Celta Vigo à l'issue d'un match fou

     

    Le 02/10/2016 à 22:38:28 | Mis à jour le 02/10/2016 à 23:03:06    LIEN

     

    Le FC Barcelone a craqué sur la pelouse du Celta Vigo (3-4), dimanche soir, lors de la 7e journée de la Liga, et a raté l'occasion de prendre la tête du Championnat.

     

    Football - Championnat d'Espagne - Le Barça et Neymar se sont inclinés sur la pelouse du Celta Vigo. (Reuters)

    Le Barça et Neymar se sont inclinés sur la pelouse du Celta Vigo. (Reuters)

     

    Le match : 4-3

    Battu à Madrid par le Real (1-2), écrasé à domicile par l’Atlético (0-4), le Celta Vigo est parvenu dimanche à faire très mal à l’un des trois favoris pour le titre. Il a dominé le FC Barcelone à l'issue d'un match fou (4-3). Une habitude, décidément, puisque la formation galicienne s’était déjà imposée 4-1 la saison dernière face aux joueurs de Luis Enrique.
    Toujours sans Messi ni Umtiti, et avec un onze remanié (Mascherano, Iniesta et Rakitic étaient sur le banc), l’équipe catalane a coulé en à peine onze minutes en première période, plombée par de grosses erreurs individuelles. Busquets a tout d’abord perdu le ballon après un mauvais contrôle et Iago Aspas, dans la continuité de l’action, en a profité pour servir magnifiquement à droite de la surface Sisto, auteur de l’ouverture du score d’une frappe croisée du droit (1-0, 22e).

    Après une longue ouverture de Cabral, Iago Aspas - encore lui- a ensuite profité d’un raté de la tête de Busquets pour s’emparer du ballon, déborder Piqué aux abords de la surface et ajuster Ter-Stegen du gauche (2-0, 32e).
     
    Le cauchemar n’étant alors pas terminé pour les joueurs de Luis Enrique. Jérémy Mathieu, titulaire, a dans la foulée marqué contre son camp en voulant intercepter d’un tacle un centre de Wass (3-0, 33e). Après la pause, Piqué a réduit le score de la tête (3-1, 58e), avant que Neymar ne fasse naître un fol espoir en transformant un penalty (3-2, 64e). Mais le Barça a été une nouvelle fois puni par une incroyable erreur individuelle.

    Ter Stegen a vu sa relance contrée par la tête de Pablo Hernandez (77e). Fin du match ? Non, puisque Piqué a signé un doublé d'une nouvelle tête gagnante (4-3, 87e). En vain pour le champion d'Espagne, qui a chuté pour la deuxième fois de la saison en Liga après son revers contre Alavés (1-2). Un résultat qui a dû donner le sourire au Real Madrid, tenu en échec sur sa pelouse par Eibar (1-1), et à l’Atlético, nouveau leader après son succès à Valence (2-0).

    Le joueur : Iniesta, 600e gâchée

    Remplaçant au coup d’envoi, Andrés Iniesta a fait son entrée dès le début de la seconde période, à la place d’un Rafinha transparent. Pas vraiment un cadeau pour le milieu, qui fêtait au Stade Balaidos sa 600e apparition sous le maillot blaugrana. Le Barça a alors singulièrement augmenté son niveau de jeu. Coïncidence ? Pas vraiment.

    L’international espagnol a parfaitement centré sur la tête de Piqué (3-1, 58e), avant d’effectuer une superbe ouverture pour André Gomes, stoppé irrégulièrement dans la surface pour un penalty transformé par Neymar (3-2, 63e). Certes, cela n’a pas suffi. Mais Iniesta a une nouvelle fois montré l’étendue de son talent.
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    600 - Andrés Iniesta disputa su partido nº 600 con el @FCBarcelona_es en todas las competiciones. Mito.

     

     

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