•     Ce que risque Jean-Frédéric Poisson après ses propos

          sur le lobby sioniste

         Après une déclaration polémique sur Hillary Clinton, la Haute autorité de la     n   

         primaire      a    été saisie. Elle statuera mercredi 26 octobre sur le cas Poisson.

    21/10/2016 16:00 CEST | Actualisé il y a 1 heure
     
    AFP
    Jean-Frédéric Poisson est sous le coup d'une procédure pour des propos sur "le lobby sioniste".

    POLITIQUE - Il sera fixé mercredi 26 octobre. C'est à cette date que la Haute autorité de la primaire de la droite statuera sur le cas de Jean-Frédéric Poisson après qu'elle a été saisie vendredi 21 octobre. Le candidat est au coeur d'une polémique depuis qu'il a accordé une interview à Nice Matin dans laquelle il parle de la présidentielle américaine. "La proximité de Madame Clinton avec les super-financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l'Europe et la France", a-t-il estimé.

    Même s'il a tenté de nuancer son propos, plusieurs de ses rivaux ne veulent pas laisser passer cet épisode. Nathalie Kosciusko-Morizet a notamment saisi la Haute autorité de la primaire. "Je souhaite qu'elle puisse se prononcer notamment sur le respect de l'article 1-3 (de la charte de la primaire) par Monsieur Jean-Frédéric Poisson", écrit NKM. Pour elle, "les débats de la primaire ne doivent pas servir à diffuser ce type de discours".

     

    Ma lettre adressée ce jour à @alevade pour que la Haute Autorité détermine si les propos de JF Poisson respectent la charte de la

     

    La Haute autorité est l'arbitre de la primaire et c'est elle qui est chargée de faire appliquer les règles de cette compétition, notamment la charte signée en début de campagne par chaque candidat. L'article 1-3 de cette charte précise que les prétendants à l'investiture s'engagent à respecter "les valeurs républicaines de la droite et du centre". NKM veut savoir auprès de la Haute autorité si le discours de Jean-Frédéric Poisson est conforme; elle pense que non, comme Jean-François Copé, Bruno Le Maire ou Christian Estrosi qui se sont publiquement exprimés.

    "Nathalie condamne les propos qui vont à l'encontre de la dignité du débat. Si Jean-Frédéric Poisson ne revient pas publiquement sur ses propos, et pas seulement sur la côté 'lobby' mais aussi et surtout sur le côté 'soumission', elle considère qu'il n'est plus apte à être candidat", explique-t-on dans son entourage.

    Gros flou autour de la possibilité d'une exclusion

    Reste à savoir quelles sanctions peuvent éventuellement être prononcées contre le président du Parti chrétien démocrate. Dans son article 10-4, la charte de la primaire précise que "la Haute autorité peut adresser des observations aux candidats; ces recommandations générales et observations sont rendues publiques". Peut-elle cependant aller jusqu'à l'exclusion d'un candidat?

    Interrogé à ce sujet au début de la campagne, le proche d'un candidat estimait que oui. "La Haute autorité est celle qui avait le pouvoir de qualifier les candidats. Elle a aussi celui de les exclure", disait le conseiller de l'un des prétendants. Mais cette hypothèse n'est pas mentionnée dans la charte de la primaire.

    "La Haute autorité est souveraine. Elle fait ce qu'elle veut. Non pas qu'elle peut faire des caprices mais ce sont ses décisions qui s'imposent en dernier recours", confirme une source proche. Avant de décider, elle laissera le comité d'organisation de la primaire statuer. Cet organe politique se réunira mardi 25 octobre sous la présidence de Thierry Solère (celui-ci a condamné les propos de Jean-Frédéric Poisson), en présence des représentants des sept candidats. "Jean-Frédéric Poisson viendra sans doute s'expliquer et c'est à la lumière de ce qui aura été décidé que la Haute autorité tranchera ensuite", reprend la source.

    Aussi une sanction à l'Assemblée nationale?

    En parallèle du processus qui concerne la primaire, Frédéric Lefebvre a saisi le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale. "Ces relents nauséabonds ne peuvent -ne doivent- rester sans réaction de notre part", écrit le député juppéiste à Christian Jacob. Jean-Frédéric Poisson, s'il n'est pas membre du parti Les Républicains, fait en effet partie du groupe LR et peut à ce titre risquer des sanctions qui vont jusqu'à l'exclusion du groupe LR.

    Suite aux propos inacceptables de JF.Poisson : @FLefebvre_RF saisit Christian Jacob, président du groupe @Republicains_An.

     

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  • POLITIQUE

    S'il est réélu, Nicolas Sarkozy promet un référendum sur l'immigration et un sur la sécurité

    Invité du journal de 20h sur France 2, le candidat à la primaire de la droite a promis d'interroger les Français pour "suspendre le droit automatique" au regroupement familial.

    07/10/2016 20:58 CEST | Actualisé il y a 53 minutes     LIEN

     

    France2/Capture
     

    POLITIQUE - Invité du journal de 20h sur France 2 ce vendredi 7 octobre, Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite, a promis deux nouveaux référendums lors du second tour des législatives, s'il était réélu président. Le premier porte sur la suspension de l'automaticité du regroupement familial et le second, sur l'internement administratifs des fichés S "les plus dangereux".


    L'ancien président a expliqué qu'il interrogerait les Français pour "suspendre le droit automatique" au regroupement familial, et pour que "le ministre de la Sécurité puisse décider de mise en internement administratif des fichés S les plus dangereux".



    "Est-ce qu'on continue avec le regroupement familial?", a interrogé Nicolas Sarkozy, y voyant "une question centrale". "L'explosion démographique que connaît l'Afrique qui va doubler de population en 30 ans (...) fait que nous ne pourrons plus, de mon point de vue, accepter l'automaticité du regroupement familial pour les étrangers non communautaires", a-t-il argumenté.

    Evoquant "un débat sensible, fort, grave, important", il s'est interrogé sur l'évolution de la démographie migratoire. "Est-ce que le contexte démographique, migratoire a changé ? Ma conviction, c'est oui". Il a donc plaidé pour "aller vers une assimilation" car selon lui, "nous avons un problème gigantesque d'une intégration républicaine qui ne marche plus".

    "Tout ce qui doit être fait pour la sécurité des Français ne l'est pas"

    A propos de la lutte anti-terroriste, il a dit s'inscrire "en faux" face à l'affirmation quelques heures auparavant de François Hollande que l'arsenal pénal français était "complet" face au terrorisme."Tout ce qui doit être fait pour la sécurité des Français ne l'est pas", a-t-il affirmé.

    "Je poserai la question: êtes vous d'accord pour que le ministre de la Sécurité puisse décider de la mise en internement administratif des fichés S les plus dangereux?", a annoncé l'ancien chef de l'Etat. Il a précisé qu'il prévoyait une "intervention du juge a posteriori".

    "Compte tenu de la gravité de la situation, donner la parole au peuple, c'est faire le choix de la démocratie", a-t-il estimé.

    Je poserai la question aux Français: êtes-vous d'accord pour la mise en internement administratif pour les fichés les plus dangereux?

     

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  • S’il perd et si « la primaire est honnête », Alain Juppé soutiendra Nicolas Sarkozy

    LE MONDE | 06.10.2016 à 23h45 • Mis à jour le 07.10.2016 à 00h03   LIEN

    Alain Juppe sur le plateau de « L’Emission politique » sur France2 le 6 octobre 2016.

    Au lendemain d’un déplacement sur le quai Napoléon, à Ajaccio, Alain Juppé était invité sur le plateau de France 2, jeudi 6 octobre au soir, dans le cadre de « L’Emission politique ».

    Le maire (Les Républicains) de Bordeaux, que les sondages placent pour l’instant en tête de la primaire de la droite programmée les 20 et 27 novembre, s’est exprimé deux semaines après le passage de Nicolas Sarkozy, son principal adversaire, dans cette même émission hebdomadaire.

    L’émission du soir s’est déroulée sous les yeux, entre autres, de l’ancien secrétaire d’Etat Frédéric Lefebvre. Ancien proche de Nicolas Sarkozy, M. Lefebvre, qui était candidat à la primaire de la droite mais qui n’avait pas réuni les parrainages nécessaires, a annoncé le jour même, dans une vidéo, son soutien à Alain Juppé pour le scrutin à venir.

    Si la primaire est « honnête », il votera pour Nicolas Sarkozy en cas de défaite

    Même s’il a officiellement six adversaires pour cette primaire, Alain Juppé n’en a ciblé qu’un, d’entrée de jeu : Nicolas Sarkozy, son principal rival. Interrogé sur les attaques de ce dernier qui s’en prend au fait que des électeurs de gauche ont l’intention de voter pour lui, M. Juppé a rétorqué :

    « La seule chance de Nicolas Sarkozy de gagner, c’est de remporter les voix de l’extrême droite. »

    M. Juppé a maintenu que, « oui », il soutiendra l’ancien président de la République si ce dernier remporte la primaire de la droite. Mais à une condition : que cette primaire soit “honnête”. Il l’a assorti d’une mise en garde. « Si quelqu’un veut saboter la primaire, il explosera en vol. Personne ne prendra le risque qu’elle échoue. »

    « S’il n’y a pas de reprise économique, ça voudra dire que j’ai échoué »

    C’est l’une de ses mesures phares : s’il est élu président, les allocations-chômage seront dégressives dans le temps. Une condition là aussi : que la reprise économique soit au rendez-vous.

    « S’il n’y a pas de reprise économique, ça voudra dire que j’ai échoué, a assuré le maire de Bordeaux. Je pars du principe qu’il y aura reprise. »

    Pendant l’émission, le candidat a déroulé ses propositions en matière d’économie : sortir de l’actionnariat d’Etat, donner aux entreprises les moyens d’embaucher, développer l’apprentissage et la formation en alternance… Il a assuré qu’il n’imaginait « pas les organisations syndicales descendre dans la rue », malgré sa volonté de reculer l’âge légal de la retraite à 65 ans ou la fin de l’impôt sur la fortune (ISF).

    L’accueil et le refus des migrants

    Alain Juppé considère qu’une « bonne politique des migrants repose sur deux pieds : l’accueil des demandeurs d’asile qui doivent être accueillis - c’est la tradition de la France, c’est la tradition de notre démocratie et notre engagement international - et puis le refus de ceux que nous ne pouvons pas accueillir, parce que nous ne sommes pas en mesure de les traiter convenablement ».

    L’ancien ministre des affaires étrangères (2011-2012) estime aussi que la chancelière allemande Angela Merkel a commis « une erreur en donnant le sentiment qu’elle allait ouvrir tout grand les bras aux immigrants ». Et d’ajouter, pointant ensuite le gouvernement de François Hollande :

    « La France aurait eu un rôle à jouer en secouant le cocotier, en disant’ça ne peut pas continuer comme ça’. On ne peut pas avoir une agence qui s’appelle Frontex, qui n’a ni les moyens budgétaires, ni les moyens humains, ni les moyens juridiques de contrôler les frontières »

    Trois conditions au regroupement familial

    M. Juppé a ensuite été amené à répondre aux questions de Robert Ménard sur la politique migratoire à mener, invité en plateau. Face au maire de Béziers, qui avait remporté les municipales de 2014 avec le soutien du Front national, le candidat à la primaire de la droite a annoncé ses propositions en matière de regroupement familial.

    Alain Juppé souhaite conditionner l’autorisation de regroupements familiaux à trois critères : les revenus du travail, et non pas les allocations-chômage ; une hausse de 20 % des revenus obligatoires pour chaque regroupement familial ; et le fait pour un membre d’une famille d’avoir vécu deux ans en France, et non un an et demi.

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  • Primaire de la droite : 10 228 bureaux de vote stratégiquement répartis

    LE MONDE | 30.09.2016 à 06h46 • Mis à jour le 30.09.2016 à 11h57 | Par Jérémie Baruch, Alexandre Lemarié et Matthieu Goar

    Depuis six mois, les organisateurs de la primaire de la droite se sont attelés à un travail colossal : la répartition des 10 228 bureaux de vote où les Français désireux de choisir le candidat issu de ses rangs pourront se rendre les 20 et 27 novembre. Vendredi 30 septembre, la haute autorité de ce scrutin met en ligne sur son site un outil qui permet à chaque citoyen de retrouver son isoloir. Afin d’analyser la géographie de cette élection, Le Monde s’est procuré la liste de toutes les adresses des lieux de vote.

    Les bureaux de vote à la « primaire de la droite et du centre »

    Survolez les départements pour plus d'informations

     
    • La clé de répartition

    Avec 10 228 bureaux, la droite fait aujourd’hui mieux que la primaire du Parti socialiste (PS) et du Parti radical de gauche (PRG) en 2011 (9 425). Pour avoir plus de lieux de vote là où les électeurs de droite sont nombreux, le comité d’organisation du scrutin a mis en place une clé de répartition dès l’été 2015.

    Celle-ci repose sur les scores cumulés de Nicolas Sarkozy, de François Bayrou (Mouvement démocrate, MoDem) et de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) au premier tour de l’élection présidentielle de 2012. Les circonscriptions où ces trois candidats ont eu les meilleurs résultats sont les mieux loties. L’équipe de M. Sarkozy avait tenté de faire plutôt prendre en compte sa performance au second tour, ce qui aurait permis de minorer l’influence des voix centristes. Mais les autres candidats n’ont pas accepté.

    Sans surprise, les départements les mieux dotés sont ceux qui cumulent le plus grand nombre de circonscriptions ayant enregistré un fort vote en faveur de la droite et du centre à la présidentielle de 2012 (en haut du palmarès, le Nord, 364 bureaux, Paris, 313, et les Bouches-du-Rhône, 313). Près de la moitié des bureaux – soit 4 706 – se situent ainsi dans quatre régions : les Hauts-de-France, l’Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpe-Côte d’Azur.

    Le comité d’organisation a délégué aux comités d’organisation départementaux la mission de dénicher les lieux de vote. Près de 50 % se situent dans des mairies ou dans des écoles, comme lors des élections traditionnelles. A Mulhouse (Haut-Rhin), le Parc Expo en abritera pas moins de vingt et un tandis que des permanences parlementaires sont aussi mises à contribution à Firminy (Loire) ou à Turckheim (Haut-Rhin).

    Certains endroits sont payants. La Haute Autorité a, par exemple, dû dépenser plus de 300 000 euros pour les 313 bureaux parisiens. Une fois les salles trouvées, il a fallu répartir les noms de tous les citoyens français en âge de voter – environ 45 millions – en rattachant chacun au bureau le plus proche.

    « L’idée est que les gens n’aient jamais à faire plus d’une heure aller-retour en voiture pour voter », résume le député (Les Républicains, LR) des Hauts-de-Seine, Thierry Solère, président du comité d’organisation. Si le maillage urbain est très dense, les zones rurales ne sont pas délaissées. Environ 1 000 bureaux ont été réservés pour venir combler les vides dans les territoires peu denses.

    • L’enjeu de la participation

    La droite espère profiter du contexte politique – rejet de François Hollande, primaire avec des personnalités connues – pour attirer plus de monde que la gauche en 2011 (2,66 millions d’électeurs au premier tour, 2,86 millions au second tour).

    Dans ces conditions, l’enjeu est d’éviter les files d’attente constatées lors de l’élection à la présidence de l’UMP entre Jean-François Copé et François Fillon en 2012.

    En fonction des départements, entre 3 000 et 5 500 Français sont rattachés en moyenne à chaque bureau de vote. Si l’on se fie aux sondages les plus optimistes, 10 % des Français se disent intéressés par cette primaire, ce qui voudrait dire que les bureaux devront être en capacité d’accueillir entre 300 et 550 personnes dans la journée. Une jauge tout à fait gérable, selon les responsables. « Si l’on a des files d’attente, cela voudra dire que la participation est exceptionnelle », estime M. Solère.

    Pour accueillir ce public, le comité d’organisation a déjà choisi les 10 228 présidents des bureaux sur la base du volontariat. Ils seront assistés par un minimum de trois assesseurs et parfois plus. La droite pense pourvoir mettre entre 50 000 et 60 000 bénévoles à contribution. En plus de l’émargement, ils devront faire signer la charte d’adhésion aux valeurs de la droite et du centre et faire payer 2 euros à chaque votant. Un processus plus long que les opérations de vote classique.

    • Les zones de force des candidats

    Si l’on projette cette carte électorale de la primaire sur la géographie électorale des dernières élections, les deux principaux candidats, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, ont déjà dans le viseur des zones où ils doivent faire le plein de voix. Le maire de Bordeaux mène une campagne d’ouverture au centre. L’arc atlantique, de la Bretagne – de tradition démocrate-chrétienne –, au Sud-Ouest, sa région et celle de son allié François Bayrou, lui offre sans doute un réservoir important.

    Nicolas Sarkozy mène, lui, une campagne identitaire. Il espère reconquérir les électeurs partis au Front national en 2012. Le Nord, l’Est et le Sud-Est de la France sont donc des terres de reconquête. L’ancien président de la République fait d’ailleurs la majorité de ses déplacements dans ces zones. Au-delà de la clarification idéologique, la primaire actera aussi sans doute une séparation géographique entre l’Ouest plus modéré et l’Est plus radicalisé.

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    Laurent Wauquiez remplace Nicolas Sarkozy à la présidence des Républicains

    Le Monde | 23.08.2016 à 13h43 • Mis à jour le 23.08.2016 à 18h43    LIEN

     

    Laurent Wauquiez, Nicolas Sarkozy et Eric Woerth lors d’un conseil national des Républicains en juillet 2016.

    Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a pris mardi 23 août la tête du parti Les Républicains après la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. Eric Woerth devient pour sa part secrétaire général du parti, a annoncé l’ancien président dans une lettre aux adhérents.

    « J’ai demandé à Laurent Wauquiez, le vice-président délégué, d’assurer la présidence par intérim des Républicains, et à Eric Woerth d’en être le secrétaire général, conformément aux statuts », écrit M. Sarkozy, qui a officialisé lundi sa candidature à la primaire de la droite et qui devait, à ce titre, quitter la présidence du parti.

    Lire aussi :   Présidentielle : ce que propose Sarkozy dans son livre

    Cette configuration avait été évoquée en coulisses depuis plusieurs semaines. L’ancien ministre de l’éducation Luc Chatel reste également président du conseil national du parti.

    Eric Ciotti sera son porte-parole

    Dans ce courrier, M. Sarkozy se satisfait d’avoir fait de son parti, UMP rebaptisé Les Républicains à son arrivée, « la première formation politique de France », « avec plus de 265 000 adhérents ». Il se félicite également d’avoir « redressé les comptes » et « permis de trouver les financements nécessaires pour que la primaire de la droite et du centre de novembre puisse se tenir ». Dans cette lettre de deux pages, il écrit :

    « Nous avons fait la démonstration d’une unité retrouvée, d’une famille rassemblée reprenant confiance en elle-même. Nous avons entamé un travail de fond considérable qui nous a permis d’élaborer un projet au service d’une alternance franche et forte ».

    Nicolas Sarkozy a repris la présidence de l’UMP en automne 2014, un parti alors très affaibli après sa défaite à la présidentielle de 2012, la guerre entre Fillon et Copé pour la présidence qui a suivi et l’affaire Bygmalion qui avait poussé Jean-François Copé à quitter la présidence précisément.

    La campagne de Nicolas Sarkozy se met peu à peu en place. Le candidat a investi pour la première fois les locaux de son QG, mardi matin. Il ne les avait jamais visités auparavant. Son conseiller politique, Brice Hortefeux a organisé une réunion de ses soutiens mardi après-midi.

    Nicolas Sarkozy tiendra jeudi son premier meeting de campagne à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône. Il rejoint la liste des candidats à la primaire, désormais au nombre de treize.

    Lire aussi :   La galaxie Sarkozy entre défections, retours et prises de guerre

    Selon nos informations, Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et spécialiste des questions de sécurité, et Catherine Vautrin, député de la Marne, seront nommés portes-parole de la campagne de l’ancien président de la République en fin de semaine.

    L’intégralité de la lettre est ici :

     La lettre de Nicolas Sarkozy aux adhérents Les Républicains le 23 août 2016.

     

     

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    Primaire à droite: la Haute autorité

    donne tort à Sarkozy

    Primaire à droite: la Haute autorité donne tort à Sarkozy

                Le président du parti Les Républicains Nicolas Sarkozy à Kriegsheim (Bas-Rhin), le 9 juillet 2016 ((c) Afp)

    LIEN

    Paris (AFP) - La Haute autorité pour la primaire de la droite a donné tort jeudi à Nicolas Sarkozy et au bureau politique du parti Les Républicains, en décidant que le vote serait électronique pour tous les Français de l'étranger lors du scrutin des 20 et 27 novembre.

    "Les conditions n'étaient pas remplies" pour un vote mixte (papier ou électronique) "au regard de la charte de la primaire", notamment quant aux "garanties de sécurité" des électeurs, a dit jeudi la présidente de la Haute autorité, Anne Levade, au cours d'une conférence de presse au siège de la Haute autorité, à Paris.

    Il y a deux mois, une polémique était née à propos du vote des Français à l'étranger pour la primaire à droite. Le bureau politique de LR avait opté, dans un premier temps et sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, pour un vote papier, ce qui avait mécontenté les candidats à la primaire.

    François Fillon, Alain Juppé, mais aussi Bruno Le Maire, NKM et Frédéric Lefebvre avaient pris position pour que le vote des Français de l'étranger puisse se faire simplement depuis un ordinateur, dans des conditions de vote électronique sécurisé.

     

    Face aux critiques, un nouveau bureau politique avait dû se réunir quinze jours plus tard. Un compromis "raisonnable" avait été trouvé en faveur d'un système mixte associant vote papier et électronique, selon les lieux. Charge à la commission d'organisation de la primaire, présidée par le député LR Thierry Solère, de proposer des villes où pourrait se tenir un vote papier (Londres, Lisbonne, Madrid, Barcelone, Andorre, Monaco, Milan, Luxembourg et Rome avaient été retenues).

    Mais faute "d'autorisations de la part des Etats" et "de garanties de sécurité" des potentiels électeurs, la Haute autorité a finalement décidé qu'il n'était pas possible d'organiser des bureaux de vote physiques.

    Interrogé sur le fait de savoir si Nicolas Sarkozy, président de LR et quasi-candidat, était d'accord avec cette option, Thierry Solère a répondu: "cela a été fait en parfaite liaison avec les responsables politiques".

    "La raison et la justice l'emportent. Il n'y aura pas de Francais de seconde zone. J'appelle donc les Francais de l'étranger à participer massivement et faire valoir leur regard acéré sur la politique française et leur volonté d'un changement profond d'attitude politique", a réagi auprès de l'AFP Frédéric Lefebvre.

    - Sécurité du scrutin -

    M. Solère a également pointé un "principe de réalité" avec les questions sur la sécurité des ressortissants français vu le contexte des attentats.

    Interrogé sur le fait de savoir si la sécurité du scrutin, avec plus de 3 millions de votants potentiels, se posait aussi dans l'Hexagone, Thierry Solère a répondu que cette élection était "dans les radars du ministère de l'Intérieur".

    Par ailleurs, Anne Levade a indiqué que la liste définitive des bureaux de vote avait été arrêtée sur le territoire, où le vote papier a été retenu.

    Il y en aura 10.228 au total, un tout petit peu moins que les 10.337 annoncés initialement, certaines collectivités ultramarines ayant "demandé moins de bureaux de vote", a précisé Mme Levade.

    Il y a 107 présidents de commissions départementales et locales d'organisation et 11 référents pour les circonscriptions à l'étranger. D'ici au 31 juillet, les présidents des bureaux de vote seront désignés. Les trois assesseurs par bureau de vote le seront d'ici au 1er octobre.

    Thierry Solère a également annoncé qu'outre les trois débats déjà programmés avant le premier tour du 20 novembre, le débat d'entre deux tours aura lieu le 24 novembre (débat TF1/France2 et France Inter).

    Interrogée sur le fait de savoir qui des candidats à la candidature avait déposé l'ensemble de ses parrainages (250 élus dont 20 parlementaires et 2.500 adhérents), la Haute autorité a répondu que seul Bruno Le Maire l'avait fait à ce stade.

    Le dépôt officiel est clos le 9 septembre et la liste des candidats validée sera publiée par la Haute autorité le 21 septembre, date à laquelle commencera la campagne officielle.

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    35h, migrants, Turquie... 10 propositions plébiscitées par les Républicains de Sarkozy

    35h, migrants, Turquie... 10 propositions plébiscitées par les Républicains de SarkozyNicolas Sarkozy à Arcachon le 23 juin 2016. (THIBAUD MORITZ / AFP)

    LIEN

    Voici les propositions que les adhérents LR ont le plus approuvé lors des consultations sur leur projet.

     

    Le parti de Nicolas Sarkozy a son projet. Ce samedi 2 juillet, les Républicains ont validé leur plateforme programmatique pour 2017. Elle tient dans un livret bleu et blanc, de 362 pages, fruit d’une dizaine de conventions organisées sur tous les thèmes par Nicolas Sarkozy depuis son retour à la tête du mouvement. A chaque fois, ces propositions ont été soumises à l’approbation des militants lors de votes électroniques…

    Le résultat de ces consultations est instructif : on découvre ainsi quels sont les sujets qui ont suscité le plus de vote auprès des 265.000 adhérents au total de LR : l’immigration arrive en tête (53.000 votants), puis la sécurité (44.118 votants) et la réforme du code du travail (42.031 votants).

    Ces thèmes ont beaucoup plus inspiré les adhérents LR que l’éducation (27.000), l’Europe (23.278 votants), l’agriculture et la ruralité (22.229 votants) et la culture (16.662 votants).

    Dans le détail, voici dix propositions qui ont recueilli des scores approchant les 100%...


    1Les peines planchers

    A la question, "les peines planchers, abrogées en 2014 par le gouvernement, doivent-elles être remises en place pour les récidivistes et les réitérants ?" , 97,50% des adhérents ayant répondu au questionnaire sur l’immigration ont répondu oui.

    2L'assimilation des étrangers

    A la question "pensez-vous que l’étranger qui demande à devenir Français doit faire la preuve de son intégration mais aussi de son assimilation à la communauté nationale ?", 97,43% répondent oui.

    3La rétention de sûreté

    97,28% des votants LR sont d’accord pour "élargir le champ de la rétention de sûreté aux terroristes sortant de prison pour permettre la surveillance et l’isolement dans des centres de dé-radicalisation à l’issue de leur peine, en fonction de leur dangerosité".

    4La sortie des 35 heures

    A la question "Etes-vous d’accord pour que les entreprises puissent avoir la liberté de sortir des 35 heures ?", 96,91% répondent oui.

    5Pas de Turquie dans l’UE

    96,75% veulent que Les Républicains réaffirment "que la Turquie n’a pas vocation à devenir membre de l’Union européenne mais au contraire à fonder avec l’UE et la Russie un espace de coopération et de stabilité".

    6Policiers redéployés

    96,53% veulent "libérer les policiers et gendarmes des contraintes administratives qui pèsent sur eux, afin qu’ils puissent se recentrer sur leurs métiers (ordre public, investigation, renseignement) dans la lutte contre la délinquance".

    7L'évacuation des campements illégaux

    "Donner davantage de pouvoir à l’Etat pour les faire évacuer en urgence et rétablir l’ordre républicain", 96,31% approuvent.

    8La réduction de charges sur les emplois familiaux

    Elle est plébiscitée à 96,31%.

    9La suspension des allocs

    La suspension des allocations familiales pour les familles "en cas d’abstentéisme et de refus des règles de l’établissement" est approuvée à 96,22%.

    10Des effectifs dans la Défense

    96,14% approuvent la proposition d’"organiser une revue stratégique des hommes et des matériels, dès l’été 2017, pour stopper la déflation des effectifs et mettre fin aux impasses actuelles sur l’équipement de nos militaires".

    D'autres succès...

    De nombreuses autres mesures sont plébiscitées à plus de 95% :

    • la"suspension immédiate de Schenghen et rétablissement temporaire des contrôles aux frontières nationales pour les étrangers non européens" , la "suppression de Schengen 1 et refondation d’un Schengen 2 ne faisant adhérer que les pays européens adoptant une politique migratoire commune"
    • "diminuer l’attractivité sociale de l’Europe, en harmonisant les prestations sociales versées aux étrangers dans les pays membres de Schenghen 2"
    • suppression de l’Aide médicale d’Etat
    • renforcer les critères de naturalisation pour "mieux respecter le principe d’assimilation à la communauté nationale"
    • permettre au chef d’entreprise le recours au référendum "en cas de blocage et d’échec d’une négociation dans l’entreprise"
    • "recentrer l’Union européenne sur ses missions essentielles et mettre fin à la prolifération des réglementations européennes techniques"
    • "instaurer une condition de résidence préalable et minimale pour que les étrangers nouveaux venus en France bénéficient d’aides sociales, afin de maîtriser la politiques d’immigration" 
    • "revaloriser la médecine de proximité"...

    En matière institutionnelle, la proposition de "limitation du nombre d’autorités indépendantes" fait aussi un carton.

    Maël Thierry

    Mael Thierry

    Mael Thierry

    Journaliste

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  • Sous la pression, Sarkozy s’est résolu

    à « débrancher » son ami Balkany

    LE MONDE | 28.06.2016 à 18h53 | Par Alexandre Lemarié

    LIEN

    La polémique devenait trop gênante pour Nicolas Sarkozy, dans l’optique de la primaire à droite pour la présidentielle. Alors, il a tenté d’éteindre l’incendie. Le président du parti Les Républicains (LR) a pesé de tout son poids pour contraindre son ami d’enfance, Patrick Balkany, à jeter l’éponge.

    Lire aussi :   Législatives : Patrick Balkany renonce à se présenter dans les Hauts-de-Seine

    Mardi 28 juin, le sulfureux maire de Levallois-Perret a annoncé à la surprise générale qu’il renonçait à être candidat aux législatives de 2017 dans les Hauts-de-Seine. Son investiture, validée sept jours plus tôt par la commission nationale d’investiture du parti, avait provoqué un tollé à droite et suscité des critiques à gauche.

    Certes, M. Balkany avait bénéficié de la règle en vigueur au sein de LR, qui prévoit de réinvestir par défaut tous les députés sortants. Mais ce choix, moralement discutable, faisait tache. Le maire de Levallois-Perret est en effet sous le coup de quatre mises en examen pour fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale, corruption passive et déclaration mensongère. « Son investiture nous plombait tous collectivement car Balkany symbolise tout ce que les gens détestent : une forme de morgue et un côté sans foi ni loi », témoigne un député LR.

    Lire aussi :   Pourquoi l’investiture de Patrick Balkany aux législatives est contestée

    Conscients de l’effet dévastateur de cette histoire dans l’opinion, les rivaux de M. Sarkozy se montraient déterminés à l’exploiter pour décrédibiliser le président de LR. « Toujours la même vieille politique ! », avait fustigé Bruno Le Maire. François Fillon et Hervé Mariton s’étaient aussi élevés contre une décision jugée « choquante ». En cinq jours, une pétition en ligne demandant le retrait de la candidature de M. Balkany avait déjà rassemblé plus de 125 000 soutiens.

    La situation devenait donc difficilement tenable pour M. Sarkozy, qui risquait de traîner le cas Balkany comme un boulet tout au long de sa campagne pour la primaire, en offrant un angle d’attaque tout trouvé à ses détracteurs. « Le poids devenait trop lourd donc, soit Sarko le lâchait, soit il se faisait embarquer avec », résume un dirigeant de LR.

    Le prétexte de la loi sur le non-cumul

    L’ancien chef de l’Etat l’a bien compris et a donc pressé son ami de trente ans de retirer sa candidature aux législatives. « Ils se sont eus au téléphone. Cette décision a été prise d’un commun accord et Nicolas Sarkozy salue une décision digne et courageuse », explique l’entourage du président de LR. Jusqu’au bout, ce dernier a pourtant tenté de soutenir le couple Balkany. « Tant qu’ils sont mis en examen, ils sont présumés innocents », avait déclaré sur France 2 celui qui est lui-même mis en examen dans l’affaire de ses comptes de campagne et dans celle des écoutes.

    Lire aussi :   Le fils du couple Balkany mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale

    Pour justifier son retrait, M. Balkany a pris pour prétexte la loi sur le non-cumul, censée entrer en vigueur en 2017, alors que M. Sarkozy a pourtant promis de la supprimer s’il revenait aux affaires. Ayant décidé de se consacrer à sa mairie, il a demandé à la commission d’investiture de LR d’investir à sa place son ex-attachée parlementaire, Agnès Pottier-Dumas, âgée de 31 ans et aujourd’hui conseillère municipale de Levallois-Perret.

    C’est bien la première fois qu’il se soucie du cumul : élu depuis 1983 à Levallois, il a également été élu cinq fois député de la 5e circonscription des Hauts-de-Seine entre 1988 et 2012.

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  • Alpes-Maritimes : législative partielle dans le fief d'Estrosi

    Huit candidats se présentent dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes pour succéder à l'Assemblée nationale au maire de Nice.

    Source AFP        LIEN
    Modifié le 22/05/2016 à 15:06 - Publié le 22/05/2016 à 14:11 | Le Point.fr
    Qui pour succéder à Christian Estrosi ?

    Qui pour succéder à Christian Estrosi ? © VALERY HACHE

    Ce dimanche, huit candidats se présentent dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes pour succéder à l'Assemblée nationale au maire de Nice et président de la région Paca Christian Estrosi, qui apparaît comme suppléant de la candidate Les Républicains pour ce scrutin. Christian Estrosi, qui a démissionné de l'Assemblée nationale en mars 2016, pour cause de cumul de mandats, avait été élu en 2012 avec 63,4 % des votes exprimés au second tour face au candidat PS. Il l'avait emporté pour la première fois en 1988 dans cette circonscription, qui couvre notamment une partie de la ville de Nice, à l'âge de 33 ans, devenant alors le benjamin de l'Assemblée. Élu en continu depuis cette date, Christian Estrosi n'avait laissé son siège que lors de ses passages au gouvernement sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

     

    Pour ce scrutin, il sera le suppléant de la candidate LR, favorite pour lui succéder : Marine Brenier, une juriste de 29 ans, entrée en 2007 aux Jeunes populaires, dont elle est devenue déléguée nationale en 2012. Elle est devenue conseillère métropolitaine en 2011, adjointe de Christian Estrosi à la mairie de Nice en 2014 et conseillère départementale en 2015. « Je ne fais pas cela pour récupérer ma place », a assuré à Nice-Matin Christian Estrosi à propos de son poste de suppléant. « C'est un symbole de transition pour témoigner de son soutien et montrer aux habitants qu'il est très attaché à cette circonscription », a fait valoir son entourage.

     

    Deuxième tour le 29 mai

     

    Face à Marine Brenier, le Parti socialiste présente Chaama Graillat, 53 ans, salariée d'une entreprise de nettoyage qui se dit la « candidate de la vraie vie ». Au PS depuis 6 ans, elle est secrétaire de la section de la 5e circonscription. Le FN, arrivé 3e au premier tour en 2012 avec 21,41 % des suffrages exprimés (contre 44,23 % à Christian Estrosi et 25,18 % à Paul Cuturello, le candidat socialiste), sera quant à lui représenté par Michel Brutti, 59 ans, un ex-chef d'entreprise. Cinq autres candidats se présentent : Philippe Pellegrini (Front de gauche), Romane Raiberti-Ingigliardi (SE), Christine Beyl (Alliance écologiste indépendante), Nicolas Rousseaux (DVD) - un « spécialiste » des législatives partielles qui s'est déjà présenté cette année dans le Nord et en Loire-Atlantique - et Pascal Reva. Ce dernier, l'un des initiateurs de Nuit debout à Nice, a annoncé qu'il s'était retiré de la course après un vote négatif de l'assemblée générale du mouvement, mais il est toujours officiellement candidat, l'annonce de son retrait ayant eu lieu après la date limite de dépôt des candidatures, a précisé la préfecture. Dimanche, 88 286 électeurs sont appelés aux urnes dans 118 bureaux de vote, dont 66 à Nice. Le deuxième tour aura lieu le 29 mai.

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  • Jean-Louis Debré : « Sarkozy n'a aucun sens de l’État. Il est fini »

    J.Cl. | 14 Avril 2016, 14h59 | MAJ : 14 Avril 2016, 14h55   LIEN

     L'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré publie un livre de souvenirs. Peu glorieux pour certaines personnalités de la droite.L'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré publie un livre de souvenirs. Peu glorieux pour certaines personnalités de la droite.L'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré publie un livre de souvenirs. Peu glorieux pour certaines personnalités de la droite.L'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré publie un livre de souvenirs. Peu glorieux pour certaines personnalités de la droite.   

     

        L'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré publie un livre de souvenirs. Peu glorieux pour certaines personnalités de la droite. L'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré publie un livre de souvenirs. Peu glorieux pour certaines personnalités de la droite. LP / Philippe de Poulpiquet

     

    Nicolas Sarkozy « devrait prendre acte » que pour lui « c'est fini », affirme l'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré dans Le Point de ce jeudi.

     

     

    « Nicolas Sarkozy nous joue l'éternel revenant qui s'accroche. Il devrait prendre acte que pour lui, aujourd'hui, c'est fini », déclare-t-il dans une interview illustrant la publication de quelques extraits de son livre.

    Libéré de ses obligations de discrétion depuis qu'il a quitté la haute juridiction, et pris la tête du Conseil supérieur des Archives, Jean-Louis Debré publiera son journal de bord de ces neuf années le 21 avril, date ô combien symbolique.

    Dans « Ce que je ne pouvais pas dire » (éd. Robert Laffont), son jugement sur l'ancien président de la République est tout aussi peu amène : « Février 2008 – Sans foi ni loi. Après notre décision de censure (Ndlr : d'une partie de la loi sur la rétention de sûreté), le président de la République a donné mission au premier président de la Cour de cassation, dans la réalité et derrière les mots, de trouver un moyen de contourner notre jurisprudence. Rien ne m'étonne plus de Sarkozy. Il n'a aucun sens de l’État. C'est un chef de clan auquel il est interdit de résister, surtout au nom du droit ».

    Sarkozy a une «interprétation de la Constitution plus que discutable, mais peu lui importe »

    Debré accuse Nicolas Sarkozy de lui avoir proposé en 2013, s'il était réélu en 2017, de le renommer à la tête du Conseil Constitutionnel. « Une manière à peine voilée de m'inciter à faire en sorte que le Conseil réfléchisse bien avant de statuer sur la décision concernant ses comptes de campagne. Du pur Sarkozy ! Son interprétation de la Constitution est plus que discutable, mais peu lui importe ».

    Le 4 juillet 2013, les Sages invalidaient les comptes de la présidentielle 2012 du président battu, qui avait dépassé de 2,1% le plafond des dépenses autorisées, et cela sans tenir connaître les dépassements pris en charge par l'UMP, qui seront révélés plus tard dans l'affaire Bygmalion.

    Dans le registre de ces amitiés inaltérables pour l'ancien président de la République, que certains brandissent comme une preuve de leur légitimité, Debré égratigne Juppé. L'ex-Premier ministre de Jacques Chirac a été convié le 3 décembre 2012, rue Montpensier, pour fêter les 80 ans de l'ancien président de la République. Il y a là, en plus de la presse qui fait le pied de grue dehors, Claude Chirac et son fils Martin, l'ami François Pinault, Christian Jacob, Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin et celle qui est encore son épouse, Marie-Laure de Villepin, dont une statue sera offerte au vieux président.

    «Juppé, de son côté, ne doit jamais rien à personne »

    « Alain Juppé, écrit Debré, qui ne s'est pas souvent déplacé depuis cinq ans pour lui rendre visite à son bureau de la rue de Lille, lui manifeste aujourd'hui son émotion -elle n'est pas feinte- et sa satisfaction de le revoir. (…) Chirac n'a jamais manqué une occasion de faire (son) éloge. Juppé, de son côté, ne doit jamais rien à personne ».

    Ancien membre du RPR, Jean-Louis Debré dresse dans l'hebdomadaire un amer constat sur son camp. « A droite, la crise est pathétique. Les candidats à la primaire proposent tous la même chose et ne cessent de se dénigrer entre eux ». Et la situation n'est pas plus enviable « en face ». Au PS, « ils prennent un malin plaisir à se combattre ».

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