• PSG. Blanc : «Il n'y a pas de joueur comme Ibrahimovic»

    S.N. | 13 Mai 2016, 15h05 | MAJ : 13 Mai 2016, 15h05   LIEN

     

        Laurent Blanc a rendu hommage à Zlatan Ibrahimovic ce vendredi après-midi en conférence de presse, quelques heures après l'annonce du départ de Paris par le Suédois.  Laurent Blanc a rendu hommage à Zlatan Ibrahimovic ce vendredi après-midi en conférence de presse, quelques heures après l'annonce du départ de Paris par le Suédois.  AFP/Franck Fife

    Dix questions, neuf à propos de Zlatan Ibrahimovic. La conférence de presse de Laurent Blanc a logiquement tourné autour du sujet «Ibra» ce vendredi après-midi.

     

    Depuis le début de matinée, on sait que le Suédois jouera son dernier match au Parc des Princes contre Nantes samedi soir (21 heures). L'entraîneur parisien a rendu hommage à un «fantastique joueur, un compétiteur et un très grand personnage». 

    Quelle a été votre première réaction ? 
    Laurent Blanc. 
    Ce n’est pas un jour joyeux. Mais il allait arriver. Ça sera samedi son dernier match au Parc des Princes. J’espère qu’il sera en pleine possession de ses moyens. Quelque chose me dit que, samedi, ça sera très intéressant à suivre. Le match d’abord. Les joueurs auront à cœur de faire un grand match. Lui aussi s’il est sur le terrain. Puis le public.

    Que retiendrez-vous du passage d'Ibrahimovic à Paris ? 
    Beaucoup de choses. Il faudrait peut-être plus qu’un quart d’heure pour évoquer sa carrière. Un fantastique joueur. Il faut associer le joueur à l’homme. Je connaissais moins l’homme. J’ai une grande admiration pour l’homme. Il a été déterminant dans le projet du PSG. Sur le terrain, en terme d’image, de charisme. Il ne laisse pas indifférent. Il a contribué que le projet devienne réalité. Et il a permis de dépasser les espérances des propriétaires. Ils ont fait en sorte que le projet soit connu mondialement. Je retiens le compétiteur. Rarement vu un comme lui. Il était là tous les jours. Il veut jouer tous les matchs. Un très grand personnage.

    Son départ était-il acté depuis longtemps ? 
    Non. Pas depuis longtemps. Le joueur était en fin de contrat. Il avait les cartes en mains. Comme vous le voyez, il réalise l’une de ses meilleures saisons en tant que footballeur. Quand tu arrives en fin de contrat, il y a des entrevues. Le moment est arrivé. Il ira certainement tenter une expérience autre part. ça été un grand plaisir de travailler avec lui. Il fallait se préparer. On n’est jamais prêts. Pour tous les amoureux du football, pour la Ligue 1, on est en train de vivre les derniers instants du plus grand joueur de Ligue 1 de des dernières années.

    Quel avenir pour le PSG sans lui ? 
    Il faut se dire qu’une page se tourne avec notre joueur majeur. C’est un moment un peu triste. Le projet continue. La carrière d’Ibra aussi. Il faut passer par de moments comme ça pour avancer. Zlatan a fait énormément avancer le club, plus que nous le pensions. La saison prochaine commence aujourd’hui. Avant de penser au mercato, il fallait décider quelque chose à propos d’Ibra.

    Paris a-t-il besoin d’un nouveau joueur comme lui ?
    Il n’y a pas de joueurs comme Ibra. Ou très peu. Les grands clubs savent qui est le PSG. Il faudrait faire en sorte que le projet grandisse. Une idée directrice du club. Les joueurs sont importants pour progresser. Trouver des joueurs pour progresser. Prendre un joueur qui en dehors du terrain. C’est bcp mieux. On rentrera dans les détails plus tard. Tous les clubs préparent la saison prochaine. Nous y compris. Ça sera compliqué.

    Dans quel rôle peut-on imaginer son retour au PSG ?
    Ambassadeur, il l’est déjà en tant que joueur. Je pense qu’avec la connaissance du football qu’il a il peut remplir un rôle plus intéressant pour le club. Peut-être ma place. Il a une grande connaissance, beaucoup d’expérience. S’il le décide, il pourra faire quelque chose de très important dans le monde du football. Il est très intelligent, comprend les choses.

    Il est blessé au mollet. Quelles sont ses chances de jouer samedi ? 
    J’espère de tout cœur qu’il pourra participer à ce match là. Je lui conseille de ne pas faire n’importe quoi non plus. Il y a un match important contre l’OM au Stade de France et il a l’Euro avec la Suède. Il ne m’écoutera pas. Il voudra jouer ce match à tout prix. Il a une grande motivation. Il va vouloir battre le record de Bianchi.

    Pourquoi n'a t-il pas souhaité continuer ? 
    Vous lui demanderez. La réflexion est personnelle. Il faut être joueur pour vivre ça. Quand vous arrivez en fin de contrat, on s’approche de cette finalité. Il ira jouer ailleurs. On le regardera. J’espère qu’il nous regardera lui aussi. Bonne route à lui.

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  • Sport  

    Euro 2016 : Ce qu’on retient de la liste de Deschamps ? C’est bête que les réservistes ne soient pas dedans

    FOOTBALL Le sélectionneur a livré une liste cohérente avec son mandat, sans surprise majeure...

    Didier Deschamps au Journal de 20h. Didier Deschamps au Journal de 20h. - Franck Fife/AP/SIPA

    * Julien Laloye

    Il est arrivé sans cravate, détendu du slip, et pourtant il nous a sorti la liste la moins funky du monde. Ce serait faux de lui dire qu’on lui en veut, on le connaît notre Didier et on s’était fait à l’idée qu’il allait rester conservateur. D’ailleurs il nous l’a dit d’emblée, cette histoire de 7 défenseurs pour prendre un attaquant supplémentaire raccord avec la profusion de bien dans le secteur, c’était un truc de journalistes. « Je préfère que les postes soient doublés pour parer à toute éventualité ». Sur le fond, difficile d’en vouloir au sélectionneur. Il aurait bien aimé appuyer sur reset et pouvoir compter sur Benzema, Sakho ou Valbuena, mais Il est resté d’une cohérence sans failles avec ses principes dans le contexte d’une année beaucoup plus compliquée que prévue pour lui.

    >> A lire aussi : Pourquoi Deschamps a décidé de snober Ben Arfa

    « Je n’ai pas eu un long fleuve tranquille depuis le début de saison. Je me serais bien passé de pas mal de choses entre les blessures et autres. Mais J’étais prêt à gérer au mieux les problèmes ». Gérer au mieux, ça veut dire garder Giroud, pourtant totalement à la rue depuis janvier. « Sur un attaquant, c’est particulier, il peut avoir une période de disette comme c’est arrivé à d’autres en équipe de France. Il reste sur 4 buts avec nous, il était présent à la Coupe du monde, je n’ai pas de travail à faire avec lui. Il est à 25 buts avec ceux de l’équipe de France cette saison, ce n’est pas négligeable quand même. Je connais ses qualités ».

    J'invoque le 49.3 pour mettre Ben Arfa à la place Giroud @equipedefrance ! Z'avez pas le choix !

    Gérer au mieux, ça veut dire aussi ne pas briser la dynamique offensive du groupe en remuant des souvenirs pas toujours heureux avec Ribéry, pourtant candidat à un retour. « Franck a beaucoup apporté mais il a pris une décision, mais j’ai fait confiance à d’autres joueurs en son absence. Je ne me sentais pas le droit de les priver d’un tel événement ». Si l’histoire finit mal, et parce que c’est la loi du métier, on pourra apporter trois critiques à la liste du sélectionneur.

    • Ne pas avoir pris ni Benzema ni Ben Arfa. Pour le premier, DD n’avait pas le choix. En se privant du second, que tout le monde ou presque réclamait, il ne choisit pas de commencer l’aventure sous les vivas de la foule. Mais Cantona ou Ginola, d’autres talents bruts, ont vécu ça avant lui, et les Bleus ont fini champions du monde quand même.
    • Avoir un peu trop privilégié la logique de groupe à la forme du moment. Certains cadres du groupe n’ont ébloui personne depuis septembre. Cabaye, par exemple, je joue plus sentinelle et ne joue plus très bien tout court. Sissoko vient d’être relégué avec Newcastle et Mangala ne fait pas peur à grand monde avec City.
    • S’être privé d’autant d’armes offensives performantes. Lacazette vient de terminer deux saisons de suite à 20 buts en L1, une rareté pour un avant-centre tricolore et Gameiro enquille avec Séville. Tant pis, on s’en passera

    Qui a dit que Deschamps n'innovait jamais ? Il invente l'équipe réserve meilleure que l'équipe A

     

    Au fond, et c’est le petit regret de cette liste, on lui préfère presque les réservistes aux titulaires. Sans revenir sur les attaquants, Sidibé pour couvrir les deux postes de latéraux, c’est l’avenir, tout comme Umtiti,longtemps ignoré par le staff tricolore sans qu’on comprenne bien pourquoi, ou Rabiot, dont on pressent que d’ici un an ou deux, ce sera plus un un homme de onze de départ que de huit de réserve. Mais c’est une bouderie de supporter contrarié qui passera vite. Deschamps a fait confiance au groupe qui apporte les meilleures garanties aussi bien sur le terrain qu’en dehors, et on ne peut pas lui reprocher de faire le sourd. Payet ou Gignac à l’Euro, c’était une drôle de cote en septembre. Le reste, c’est de l’écume.

    Bonus track: Nos observations pêle-mêle

    - Il n'y a qu'un joueur à zéro sélections, c'est le troisième gardien

    - En parlant de Benoit Costil, qui a dit que la génération 87 était maudite

    - Il est bon ce DD à donner du pain au peuple avec sa liste de réservistes

    - D'ailleurs, on le sait Didier que t'as pas voulu trancher entre Gameiro et Lacazette.

    - On est jeunes bordel. C'est pas tout à fait sûr qu'on gagne cet Euro finalement

    - Cabaye et Sissoko, ça tient du miracle quand même

    - C'est la même équipe qu'en mars en dehors de Sakho. Comme quoi les amicaux ça compte

    - 13 mondialistes à l'Euro seulement. On a perdu du monde depuis le Brésil

    - Merci pour Umtiti, on a évité le tweet vengeur de Jean-Michel Aulas

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  • Football

    Platini, c'est fini

    Par Grégory Schneider 9 mai 2016 à 13:58    Lien
     

    Michel Platini, le 29 avril, à Lausanne. Photo Fabrice Coffrini. AFP

    Le Tribunal arbitral du sport, qu’il avait saisi, a condamné ce lundi le président de l'UEFA à quatre ans de suspension au lieu des six que la Fédération internationale lui avait collé en appel. L'ex-numéro 10 a démissionné de son poste.

    Gam. Président de l’Union européenne de football (UEFA) depuis son élection à Düsseldorf en 2007 puis suspendu par la Fédération internationale (Fifa) en octobre dans l’affaire du paiement de deux millions de francs suisses (1,8 million d’euros) versé par la Fifa pour des travaux «prétendument effectués» – selon la terminologie de la justice suisse – entre 1999 et 2002, Michel Platini a été envoyé dans les ronces ce lundi par le Tribunal arbitral du sport (TAS), qu’il avait saisi : quatre ans de suspension au lieu des six que la Fédération internationale lui avait collés en appel.

    En pratique, cela ne change rien : l’ancien numéro 10 ne pourra pas donner le coup d’envoi du championnat d’Europe des nations organisé en France en juin, lointain descendant de celui qu’avait abrité l’Hexagone en 1984 et qui avait installé le Platini joueur sur le toit du monde avec un titre et neuf buts en cinq matchs. Au vrai, Platini n’a même plus le droit de poser un plot lors de l’entraînement d’une équipe affiliée à une fédération nationale avant 2019.

    Genèse mystérieuse

    Battu devant les juridictions sportives, le Français a immédiatement démissionné de son poste de président de l’UEFA avant de saisir la justice civile suisse, dénonçant une instrumentalisation du TAS lui-même : «Comme par hasard, la durée de suspension de quatre ans m’empêche de me présenter à la prochaine élection à la présidence de la Fifa», en mai 2019. La genèse de l’affaire qui aura mis hors jeu un homme qui, en août, était encore l’immense favori pour prendre la tête de la Fifa lors des élections de février (c’est son ex-secrétaire général à l’UEFA Gianni Infantino qui s’est assis dans le fauteuil à sa place), demeure fort mystérieuse.

    Tout est parti d’un signalement bancaire sur les 2 millions de francs suisses. Qui l’a diligenté ? Un employé épris de justice ? Sepp Blatter, l’ancien président de la Fifa, voulant régler un compte avec un Platini qui l’a trahi en donnant le Mondial 2022 au Qatar (Blatter voulait les Etats-Unis) et confiant dans la capacité qu’aurait la commission d’éthique de l’instance de le tirer de là, laissant Platini plonger tout seul ? La justice américaine, qui a entrepris depuis mai 2015 un ménage phénoménal de l’instance ?  La réponse est promise à finir dans les oubliettes de l’histoire. L’affaire en soi est une œuvre cubique : la culpabilité ou non du natif de Lorraine dépend du point de vue.

    A la loulou

    Son camp peut faire valoir que Platini a effectivement travaillé pour la Fifa, que le paiement de deux millions de francs suisses a été validé par les comptables de l’instance et que l’ancien joueur a payé des impôts sur cette somme. On peut aussi regarder l’affaire autrement : absence de facture, somme établie à la loulou – «J’avais demandé un million par an : en livres sterling, en roubles, en euros, à eux de voir», a-t-il déclaré au Monde –, et demande au bout d’un laps de temps excédant la prescription en droit des affaires suisses.

    Avec un bruit de fond obsédant : les multiples misères procédurales – notification tardive de certains jugements, pièces vieilles de dix ans demandées dans quelques heures, verdict à venir annoncé à un journaliste entre deux portes – qu’a fait subir la commission d’éthique de la Fifa à l’édile laissent augurer d’une force occulte ayant planifié la mort politique de Platini, une force qui aurait mis la main sur la Fédération internationale pour y faire un grand ménage et rompre avec les temps héroïques des prébendes et des droits télé qui valsent sur des comptes aux Bermudes. Beaucoup voient la justice américaine dans le rôle. Aux yeux de laquelle Platini aurait eu le défaut d’être un homme du passé. Désormais, de fait, il l’est.

    Grégory Schneider

     

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  • Football : le FC Barcelone proche du titre, l’Atlético lui dit adieu

    LE MONDE | 08.05.2016 à 19h00 • Mis à jour le 08.05.2016 à 20h03  Lien


    Lionel Messi entouré de Neymar (à gauche) et de Luis Suarez, le 8 mai 2016, face à l'Espanyol Barcelone.

    Le FC Barcelone n’aura qu’à battre Grenade samedi prochain pour conserver son titre de champion d’Espagne. Les « Blaugranas » se sont largement imposés dimanche dans le derby catalan face à l’Espanyol Barcelone (5-0, doublé de Suarez et buts de Messi, Rafinha et Neymar) et conservent donc la tête du classement de la Liga, avec un point d’avance sur le Real Madrid, qui peut toujours espérer un miracle lors de l’ultime journée, et trois sur l’Atlético Madrid, qui a perdu toutes ses illusions.

    Les « colchoneros » ont en effet abandonné tout espoir de titre en s’inclinant à la surprise générale sur leur terrain face à Levante, lanterne rouge du championnat (2-1). Même s’ils s’imposent la semaine prochaine face au Celta Vigo et bénéficient d’une improbable défaite du FC Barcelone, ils ne peuvent désormais plus dépasser le leader du championnat, qui possède une meilleure différence de buts particulière face à eux.

    Seul le Real Madrid peut encore priver le Barça d’un doublé. Deux semaines avant d’affronter leurs voisins de l’Atlético en finale de la Ligue des champions (le 28 mai à Milan), les « Merengue » devront impérativement s’imposer à la Corogne et espérer un faux pas barcelonais à domicile contre Grenade, 16e de la Liga. Si le résultat de l’Atlético face à la lanterne rouge rappelle que tout peut arriver dans le football, un nouveau sacre du FC Barcelone semble tout de même se dessiner de plus en plus précisément.

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  • Patrick Ekeng (Dinamo Bucarest) est décédé après un malaise en plein match

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    Mis à jour il y a 20 minutes

    Publiéle 06/05/2016 à 23:03    Lien

    Article de AFP

    Le milieu de terrain camerounais Patrick Ekeng est décédé vendredi après avoir essuyé un malaise lors d'une rencontre du championnat roumain qu'il disputait avec le Dinamo Bucarest. Plusieurs sources, parmi lesquels son ancien club Cordoue, ont confirmé le décès du joueur dans la soirée.

    Patrick Ekeng est mort. L'international camerounais de 26 ans est décédé des suites d'un arrêt cardiaque, vendredi lors d'un match du championnat roumain qu'il disputait avec son club du Dinamo Bucarest. Le club espagnol de Cordoue, où il avait évolué la saison dernière, a confirmé la nouvelle sur Twitter.

    Agé de 26 ans, l'international camerounais était entré sur le terrain depuis seulement sept minutes lorsqu'il est tombé sur la pelouse, sans aucun contact préalable avec un autre joueur. "Je n'arrive pas à y croire. C'est un cauchemar. Pour moi, pour l'équipe et pour tous les supporteurs de Dinamo. C'est trop", a réagi Ionel Danciulescu, directeur général du club. Des fans de l'équipe bucarestoise attendaient devant les urgences tard dans la nuit pour exprimer leur soutien.

    Les médecins ont tenté de le ranimer pendant 1h30

    Sur des images diffusées sur les réseaux sociaux, on le voit s'écrouler en arrière au centre du terrain, à la 70e minute de la rencontre de championnat face à Viitorul. Peu après, il a été transporté par ambulance jusqu'à l'hôpital le plus proche. Après une heure et demie de tentatives de réanimation, au cours desquelles il a, selon des déclarations du porte-parole de l'hôpital, repris connaissance plusieurs fois, le décès de Ekeng a été prononcé.

    Ekeng était attendu en France la semaine prochaine

    Ekeng avait porté les couleurs du Mans de 2009 à 2013, en Ligue 2 et en National. Il avait également passé une saison en prêt à Rodez. Le Camerounais avait rejoint en janvier le Dinamo Bucarest, qui occupe lors de la dernière journée des play-offs la quatrième position dans le Championnat de Roumanie.

    Il devait rentrer en France mercredi prochain pour y passer des vacances en famille, a révélé Emanuel Rosu, un journaliste roumain, sur Twitter. Sa saison devait prendre fin mardi soir, après la finale de la Coupe de Romanie entre le Dinamo et Cluj. Sa femme l'avait précédé jeudi.

    Son décès fait écho à celui de son compatriote Marc-Vivien Foé, survenu en 2003 après une crise cardiaque en plein match international entre le Cameroun et la Colombie, au stade Gerland de Lyon lors d'une rencontre de Coupe des confédérations.

    Le dernier cas de mort d'un joueur de football professionnel des suites d'un malaise cardiaque remonte au 30 avril 2015 avec la disparition de Grégory Mertens, défenseur de Lokeren (1ere div. belge), décédé trois jours après une crise cardiaque sur le terrain.

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  • Ligue des champions : le Real Madrid rejoint l'Atlético en finale

    04 Mai 2016, 22h40 | MAJ : 04 Mai 2016, 23h04    Lien
        Gareth Bale est à l'origine du seul but de la rencontre. Son centre-tir a été dévié dans ses propres filets par Fernando. Gareth Bale est à l'origine du seul but de la rencontre. Son centre-tir a été dévié dans ses propres filets par Fernando. AFP/JAVIER SORIANO

    Le 28 mai, un parfum de revanche flottera dans l'air à Milan. Comme en 2014, la finale de la Ligue des champions sera un derby madrilène. Au lendemain de la qualification de l'Atlético de Madrid face au Bayern Munich, le Real a pris le meilleur sur Manchester City ce mercredi soir à domicile (1-0).

     



    Une semaine après un match aller qui s'était soldé par un résultat nul et vierge, un petit but inscrit par Fernando contre son camp à la 20e minute a donc été suffisant pour faire le bonheur des Madrilènes. Pour sa première saison passée sur le banc, Zinédine Zidane aura l'occasion d'apporter la 11e coupe aux grandes oreilles de l'histoire du Real Madrid.

    Kompary blessé dès la 10e minute

    Les choses ont bien mal commencé pour les Citizens, tombeurs du PSG au tour précédent. Dès le début de la rencontre, le Real s'emparait du ballon. Et à la 10e minute de jeu, Manchester perdait sur blessure son capitaine Vincent Kompany, remplacé par Eliaquim Mangala.

    Dix minutes plu tard, Gareth Bale débloquait la situation. Trouvé à la limité du hors-jeu dans la surface, il débordait côté droit puis voyait son centre-tir dévié par Fernando. Les Citizens, largement dominés dans le jeu, ont néanmoins failli égaliser juste avant la mi-temps avec une frappe de Fernandinho repoussée par le poteau de Keylor Navas (44e).

    Les Madrilènes auraient pu se mettre à l'abri plus rapidement, mais ils n'ont pas réussi à concrétiser leurs nombreuses occasions, à l'image de Cristiano Ronaldo. Un manque de réalisme qui leur a valu quelques frissons en fin de match, comme lorsque la frappe d'Agüero est passé de peu au dessus des cages de Navas (89e).

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    JO de 1968 : deux poings levés... et un troisième homme, acteur lui aussi

     

    JO de 1968 : deux poings levés... et un troisième homme, acteur lui aussiPeter Norman, Tommie Smith et John Carlos, lors des JO de 1968. (Anonymous/AP/SIPA)

    Ces photos mythiques qui ont marqué l'histoire - Aujourd'hui, les poings levés de Tommie Smith et John Carlos, lors des JO de 1968.

       

      Cet été, "l'Obs" revient sur les photos qui ont marqué l'histoire. A la une des journaux, dans les pages de nos livres d'école, voire arborées fièrement sur nos t-shirts, elles ont fait le tour du monde. Mais connaissez-vous l'histoire secrète de ces clichés mythiques ? 

      Un geste de défi

      1968, année césure. Même si l'événement se veut apolitique, les Jeux olympiques de Mexico ne sont pas épargnés par la bourrasque de révolte qui souffle alors. Sur cette photo, restée gravée dans les esprits, deux des trois gagnants de la très prisée épreuve du 200 mètres brandissent un poing ganté de noir, les yeux rivés vers le sol.

      Il s'agit de Tommie Smith et de John Carlos, respectivement premier et troisième, qui s’érigent ce jour-là contre le racisme et l’exclusion dont sont toujours victimes les afro-américains aux Etats-Unis. Le geste en soi peut sembler banal. Mais ce 17 octobre 1968, les deux athlètes défient leur pays et la bienséance des Jeux sous les caméras du monde entier, par ce triomphe honteux et accusatoire. Le scandale sera immédiat, et les sanctions aussi cinglantes que l'écho.


      (Anonymous/AP/SIPA)


       

      "Dénoncer l'injustice"

      La ségrégation, théoriquement abolie en 1964 par le Civil Rights Act, est encore bien présente dans les mentalités en 1968. L'intolérance et les crimes racistes empoisonnent toujours l'intégration de la communauté noire : le 4 avril, soit cinq mois avant les JO, Martin Luther King est assassiné, et une énième vague d'émeutes embrase le pays qui semble éternellement promis à la violence. Il y a une quarantaine de morts.

      Tommie Smith et John Carlos, s'ils n'appartiennent pas de fait à l'un des groupes du Black Power, en deviennent les emblèmes. Ce fameux poing levé, ceint de noir, est en fait l'apanage d'une des formations les plus actives et radicales de l'époque, le Black Panther Party. Et si c'est ce geste qui laissera l'opinion bouche bée, les athlètes ne s'en sont pas contentés. Leur regard, qui se détourne du drapeau américain pendant que l'hymne national retentit fièrement, guide le nôtre vers leurs pieds drapés de longues chaussettes noires.

      Ceci, énoncera Tommie Smith, "n'a d'autre but que de dénoncer la pauvreté des noirs américains". Pareillement, le foulard qu'il porte ainsi que le maillot ouvert de son camarade John Carlos sont des références explicites au lynchage et l'esclavage des leurs. Un asservissement dont les chaînes jugulent encore la liberté des afro-américains.

      Un impact instantané

      Ce moment, figé par le photographe John Dominis, ne laisse pas apparaître l'incroyable agitation qui s'ensuit. Car l'effet escompté ne se fait pas attendre. Les audacieux coureurs viennent, en un instant, de clamer en silence la souffrance et l'injustice séculaires de tout un peuple, sous les yeux du monde entier. La foule hurle, crache, les organisateurs hoquètent.

      Insultes et menaces fusent, mais un vent d'espoir, qui mugit plus fort encore, souffle à nouveau pour la communauté noire. Le lendemain, trois autres vainqueurs afro-américains du 400 mètres, Lee Evans, Larry James et Ron Freeman, se présenteront sur les marches du podium avec un béret noir, autre référence à l'injustice qui persiste.


      (AP/SIPA)

      Tommie Smith et John Carlos sont aussitôt sanctionnés

      Le poing levé de Tommie Smith et de John Carlos, leur vaut de passer du statut de star à celui de paria. Leur punition est impitoyable. Dès le lendemain, ils sont bannis du village olympique par le président des jeux, L'Américain Avery Brundage. Celui-ci est intraitable en ce qui concerne l'immixtion du politique au sein de la plus grande compétition sportive.

      Leurs carrières de sprinteurs prennent aussitôt fin: d'abord suspendus temporairement, ils sont ensuite interdits de compétition à vie. Tommie Smith vient pourtant d'établir un nouveau record du monde. Il a parcouru les 200 mètres en 19,83 secondes. Une telle célérité ne sera jamais surpassée avant 1979, et 1984 dans le cadre des Jeux olympiques.

      Du podium à l'enfer

      Les choses empirent après 1968. Boycottés par les médias, les deux héros honnis voient leur quotidien se dégrader. Eux et leurs familles reçoivent quotidiennement des menaces de mort. Smith se fait tout bonnement "virer" de son emploi de laveur de voitures. Trouver un autre emploi s'avère quasi-impossible. Même l'armée lui refuse son entrée. Sa femme divorce, alors que les poches du médaillé d'or sont vides de toute pièce. John Carlos subit le même sort: il reste sans aucun travail, sa femme finit par se suicider. 

      Il faudra attendre la fin des années 80 pour que le monde daigne reconnaître leur action, et esquisser un geste de pardon. Leur courage ne sera véritablement honoré que dans les années 90-2000.

      Le "troisième homme", acteur à part entière

      Si l'attention s'est portée de fait sur la mutique provocation des deux afro-américains, ce sont pourtant trois hommes qui se dressent sur le podium photographié par John Dominis. Ce troisième, c'est l'Australien Peter Norman, qui a doublé Carlos dans les derniers mètres. Et contrairement à ce que sa posture conventionnelle laisse à penser, il est un acteur à part entière de la scène.

      L'idée est bien celle de Tommie Smith. Mais c'est en l'entendant converser avec John Carlos que l'Australien propose de rallier leur cause, estimant que ce combat "est aussi celui de l'Australie blanche". Ceux-ci lui demandent s'il "croit aux droits de l'homme" et "en dieu". Norman acquiesce, et se munit du badge de "l'Olympic project for humans rights" qu'arborent d'autres sportifs noirs. On l'aperçoit nettement sur le cliché. C'est même lui qui suggérera que Smith et Carlos se partagent une seule paire de gants, le second ayant oublié sa paire.

      Aussi, si Peter Norman jouit d'une moindre aura que de ses camarades - avec qui il restera lié pour la vie, sa bravoure est tout aussi exemplaire. Respectueux d'une lutte qui le dépasse, il fera quand même les frais de sa discrète audace. Il ne sera certes pas exclu du village olympique le lendemain. Il ne sera pas non plus explicitement renié par la fédération australienne, qui lui laissera l'espoir d'un avenir d'athlète.

      Mais à défaut d'être lynché par l'opinion, il est privé des jeux de 1972 par les autorités, malgré sa qualification et ses performances irréprochables. Obtenir une médaille d'or est un songe désormais lointain, balayé pour des raisons obscures. Peter Norman retourne à son ancien travail d'enseignant, qu'il perdra quelque temps après pour des raisons tout aussi vagues. A nouveau, un rêve est brisé, pour le soutien d'un homme à celui de milliers d'autres, qui n'aspirent pourtant qu'à l'égalité des droits. En 2000, 32 ans après le coup d'éclat de Mexico, les autorités sportives de son pays lui dédaignent encore l'accès aux jeux de Sydney.

      Il meurt d'une crise cardiaque en 2006. Tommie Smith et John Carlos, alors réhabilités, font immédiatement voyage vers Melbourne, pour acheminer le cercueil de leur défunt camarade.


      (STRINGER/AP/SIPA)

      Il n'auront de cesse de louer la noblesse du "seul sportif blanc qui eut assez de cran" pour donner à leur geste sa portée véritable, universel et rassembleur. John Carlos déclarera lors de l'inhumation: "Je pensais voir la crainte dans ses yeux. J'y vis l'amour".

      Quentin Sedillo

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    • Ligue des champions:

      le Bayern Munich sorti

      en demi-finale


       

      03. mai 2016 - 22:41

      Pep Guardiola ne gagnera pas la Ligue des champions avec le Bayern Munich. Son équipe a été éliminée en demi-finale par l'Atletico Madrid, battu 2-1 en Bavière après son succès 1-0 à l'aller.

      Sur coup franc, Xabi Alonso avait ouvert le score à la 31e. Le premier tournant du match s'est produit peu après avec l'échec de Müller sur penalty. Les visiteurs, sur leur première occasion, ont inscrit le fameux but à l'extérieur grâce à Griezmann (54e). Mais à la 74e, le Bayern reprenait espoir avec le 2-1 signé Lewandowski, après une parfaite remise de Vidal.

      La tension montait au fil des minutes dans une fin de match qui mettait les nerfs des supporters des deux équipes à rude contribution, comme quand Neuer sauvait sur un penalty de Torres (84e) ou sur une frappe d'Alaba (88e) sur laquelle Oblak réalisait un miracle.

      C'est la troisième année consécutive que le Bayern échoue à ce stade de la compétition, et à chaque fois contre un club de la Liga. C'est donc une grosse déception pour les Allemands, même s'ils étaient bien conscients que les Colchoneros constituaient un adversaire très difficile à manier.

      Pour sa troisième finale après 1974 et 2014, l'Atletico - qui a perdu les deux premières - retrouvera soit son rival local Real Madrid, soit Manchester City. Après le 0-0 du match aller, le Real fait figure de favori: on pourrait donc avoir la même finale qu'il y a deux ans.

      Bunker

      Même avec "seulement" un but de déficit après le match aller, le Bayern n'affichait pas une confiance démesurée avant de partir à l'assaut du bunker madrilène. Pour deux raisons: d'une part, jamais encore cette saison l'Atletico n'avait perdu par deux buts d'écart. Sa dernière défaite sur une marge supérieure à un but datait même de février 2015. De l'autre, la bagatelle de 30 blanchissages réussis par Jan Oblak et ses collègues - dont une série en cours de six matches - donnait une idée très précise de l'ampleur de la tâche qui attendait les Bavarois.

      De fait, il fallait attendre une vingtaine de minutes pour que le Bayern parvienne à traduire sa domination en des actions dangereuses. Les hommes de Guardiola maîtrisaient le jeu comme prévu contre des visiteurs qui leur abandonnaient l'initiative. Un essai de Lewandowski (20e), un autre de Ribéry (23e) puis une frappe en force de Lahm (27e) montraient que les Allemands montaient en puissance.

      Xabi Alonso ouvre le coffre

      Le coffre-fort espagnol cédait à la 31e, sur un coup franc de Xabi Alonso, dévié hors de portée d'Oblak par Gimenez. Alonso fêtait ainsi par un but important son 112e match de Ligue des champions, une compétition qu'il a déjà gagnée avec Liverpool en 2005 et le Real Madrid en 2014.

      Malheureux sur le but, Gimenez concédait un penalty peu après, pour avoir ceinturé Javi Martinez. Mais Oblak réalisait un superbe arrêt sur la tentative de Müller (34e), maintenant son équipe dans le match.

      Griezmann décisif

      Diego Simeone décidait de prendre un peu plus de risques à la reprise, avec l'entrée de Carrasco et un changement tactique, le 4-4-2 se transformant en 4-1-4-1. Cela payait rapidement: à la 54e, sur un contre fulgurant plein axe après une erreur d'Alaba, Torres lançait Griezmann à la limite du hors-jeu, et le Français ne manquait pas l'occasion d'égaliser (54e) avec son 31e but de la saison.

      Avec le matelas confortable du but inscrit à l'extérieur, l'Atletico se retrouvait sur la voie royale. Les Munichois n'ont cependant pas abandonné, ce n'est pas dans leurs gênes. Et la réussite de Lewandowski leur permettait à nouveau d'entrevoir la qualification. Le dernier quart d'heure était donc très tendu, mais il n'y allait pas avoir de happy end pour le Bayern.

      sda-ats

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    • Bayern Munich : pourquoi ses joueurs aiment Pep Guardiola

       

      Le 03/05/2016 à 07:55:00 | Mis à jour le 03/05/2016 à 14:25:31 |Lien

       

      Même Thomas Müller, avec qui les relations ont parfois été fraîches, a dit beaucoup de bien de Pep Guardiola, à quelques semaines du départ du Catalan pour Manchester City. L'entraîneur du Bayern Munich, qui reçoit l'Atlético de Madrid ce mardi (20h45) en demi-finale retour de la Ligue des champions, aura énormément apporté à ses joueurs. Ce sont eux qui le disent.

       

      La semaine dernière, Thomas Müller a dit beaucoup de bien de son entraîneur. (Presse Sports)

      La semaine dernière, Thomas Müller a dit beaucoup de bien de son entraîneur. (Presse Sports)

       

      Sa capacité de travail

      «Guardiola est une personne très intelligente qui mange football et dort football.» Rafinha l’exprime ainsi, et tous le soulignent : l’entraîneur du Bayern a une force de travail exceptionnelle. «C’est un malade de foot, insiste Arjen Robben. On peut l’appeler à trois heures du matin pour discuter tactique.» «Il est concentré à 100%. Ceux qui le critiquent devraient venir voir à quel point il travaille, et avec quelle précision», dit Philippe Lahm.
      Cette qualité force le respect, surtout quand elle est mise au service de ses joueurs. «Quand il est arrivé au Bayern, ce qui m’a impressionné, c’est à quel point il était bien préparé, s’enthousiasme Jerome Boateng. Il connaissait déjà tout sur ma manière de jouer ! Il m’a vite montré des actions de moi pour me dire : ‘’Un défenseur n’a pas le droit de faire ça.’’»

      Pep Guardiola et le Bayern doivent s'imposer ce mardi soir pour atteindre la finale de Ligue des champions. (Alex Martin/L'Equipe)


      D’après ses joueurs, l’investissement de Guardiola est donc total. Permanent. «Il est toujours le même et donne une importance égale à chaque rencontre, que ce soit de la troisième division, le premier match de la saison ou une finale de Ligue des champions», insiste Thiago Alcantara, qui le connaît depuis le centre de formation du Barça.

      Sa philosophie de jeu

      S’entraîner toujours avec le ballon, chercher en permanence à en être le maître, le posséder pour l’utiliser le mieux possible… La philosophie Guardiola a de quoi satisfaire les footballeurs qui, par définition, préfèrent avoir la balle dans les pieds. Même les défenseurs apprécient. «Guardiola n’est pas obsédé par le résultat. C’est la manière qui compte pour lui, il veut du beau jeu, aime Medhi Benatia. Il préfère gagner 1-0 en jouant brillamment plutôt que 3-0 avec trois buts chanceux.»
      A ce niveau-là, Philipp Lahm estime que le Bayern a franchi un cap grâce au Catalan. «Avec Heynckes en 2013, dans les gros matches, nous jouions plutôt défensif et misions sur les contre-attaques. Avec Pep, nous avons plus de possession et c’est plus tactique.» Le champion du monde allemand ajoute : «En terme de préparation pour les matches, Pep est le plus imaginatif.»

      Et pour les joueurs qui aiment réfléchir, c’est un régal. «Son objectif, c’est de trouver des espaces dans lesquels s’engouffrer dans le camp adverse, observe Thomas Müller. Avec lui, le foot se joue avant tout dans la tête.»

      Son intelligence tactique

      L’expression «génie tactique» revient souvent dans la bouche des joueurs du Bayern. «Avec lui, le Bayern est devenu plus flexible, peut proposer plusieurs systèmes de jeu dans le même match, admire Arjen Robben. On est plus imprévisibles que jamais. C’est vraiment le meilleur au niveau tactique.» «Il est incroyable, il est parvenu à nous faire maîtriser au moins trois différents schémas de jeu, abonde Xabi Alonso. Il a tout compris du football.»

      Dans l'esprit de Pep Guardiola, Franck Ribéry est redevenu un joueur important. (Jean-Louis Fel/L'Equipe)


      Attentif au moindre détail, le Catalan n’hésite pas à s’adapter à son adversaire et à faire évoluer son animation au fil du temps. Et à en croire ses joueurs, son goût pour la tactique semble relever d’une forme d’humilité. «Quand il pense qu’il faut changer pour gagner, alors il change. Il ne se dit pas : ‘’Je suis Guardiola et peu importe la tactique, nous allons gagner’’», juge Medhi Benatia.
      Les déclarations sont issues de conférences de presse ou d'interviews réalisées avec les joueurs du Bayern depuis l'arrivée de Guardiola
      Franck Ribéry, qui a mis du temps à parfaitement s’accorder avec son entraîneur, est admiratif : «Je n’ai jamais rencontré un coach qui connaît si bien le jeu. Et il essaie tout le temps de nouvelles choses.» «Avec lui, chaque année, nous avons mieux joué. Il a réinventé le football», pense carrément David Alaba.

      Ses talents d'éducateur

      «Je ne savais pas que je pouvais jouer à autant de postes.» La phrase de David Alaba est le compliment le plus récurrent que les joueurs du Bayern adressent à leur entraîneur : avec lui, ils ont progressé individuellement. «J’ai franchi plusieurs paliers. Je me déplace mieux sans ballon, je décroche… Grâce à lui, je suis devenu meilleur», apprécie Robert Lewandowski.

      Pep Guardiola a aidé les joueurs du Bayern à progresser. (Franck Faugère/L'Equipe)


      Et c’est vrai à tout âge. «J’avais 29 ans quand j’ai commencé à jouer sous ses ordres mais quand vous voyez les étapes que j’ai pu franchir grâce à lui… Je suis devenu plus polyvalent», apprécie Arjen Robben. Les footballeurs d’attaque sont particulièrement diserts sur le sujet. Coman : «Pour un joueur offensif, je ne pense pas qu’il y ait mieux pour progresser.» Götze : «Il m’a aidé dans mon développement et c’est ce qui compte.»
      «Il est en avance sur son temps, estime Xabi Alonso. Avec Guardiola, la plupart des joueurs ont beaucoup appris et progressé. Ces fondamentaux seront très utiles dans le futur.» Même loin de lui.
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    • Le FC Barcelone reprend la tête du classement

      Espagne samedi, 30 avr. 2016. 12:00 samedi, 30 avr. 2016. 17:15    Lien Le FC Barcelone

      Le FC Barcelone (Source d'image:PC)
      AFP
      samedi, 30 avr. 2016. 11:55(Mise à jour : samedi, 30 avr. 2016. 17:15)

      MADRID, Espagne - Trois courts succès et tout reste en suspens : le FC Barcelone, l'Atletico et le Real Madrid ont survécu à la guerre des nerfs samedi pour la 36e journée du Championnat d'Espagne, poursuivant leur haletante course au titre à deux matches de la fin.

      Sur la pelouse du Betis Séville, le Barça s'est imposé 2-0 en supériorité numérique grâce à deux passes décisives de Lionel Messi pour Ivan Rakitic (50e) et Luis Suarez (81e). Ce dernier reste plus que jamais meilleur buteur de Liga avec 35 buts, devant Cristiano Ronaldo (31).

      Pour l'Atletico, c'est Antoine Griezmann qui, d'une demi-volée splendide, a assommé le Rayo Vallecano (55e). Et du côté du Real Madrid, Gareth Bale a surgi de la tête (80e) pour battre la Real Sociedad.

      Statu quo au classement: brièvement dépassé par ses deux poursuivants au cours de l'après-midi, Barcelone conserve la première place (85 pts) en vertu d'une différence de buts particulière favorable vis-à-vis de l'"Atleti" (2e, 85 pts). Et le Real de l'entraîneur français Zinédine Zidane reste 3e avec 84 pts.

      Bref, rien n'est joué et on peut s'attendre à un dénouement palpitant dans cette Liga, une des plus accrochée des dernières années. En l'état, le Barça reste en position de force: son ascendant dans les confrontations directes avec ses deux poursuivants peut lui permettre d'être sacré dès dimanche prochain s'il gagne, que l'Atletico perd et que le Real ne gagne pas.

      « Je ne crois pas qu'une des trois (équipes) va trébucher, donc, nous devons remplir notre contrat. C'est nous qui sommes dans une situation privilégiée », a rappelé l'entraîneur barcelonais Luis Enrique.

      Messi passeur, Bale providentiel

      Samedi soir à Séville, l'arbitre a dû multiplier les avertissements dans une ambiance électrique. Messi a été parmi les premiers visés mais cette pluie de cartons a mal tourné pour le défenseur allemand du Betis Heiko Westermann, exclu pour un second jaune dès la 35e minute de jeu.

      En supériorité numérique, le Barça a marqué sur un ballon lobé de Messi que Rakitic, profitant d'une sortie ratée du gardien, a propulsé dans le but vide (50e). La suite du match a été à sens unique et Luis Suarez, d'abord maladroit (47e, 74e), a fini par convertir une nouvelle passe en profondeur de Messi (81e). Seul point noir pour Barcelone, le gardien Claudio Bravo a dû sortir sur blessure (87e).

      Côté Real, il y avait aussi des blessés samedi: le Portugais Cristiano Ronaldo et le Français Karim Benzema, touchés à une cuisse, étaient absents. Avec un onze très remanié, la « Maison blanche » a dû attendre les dix dernières minutes pour décrocher sa 10e victoire consécutive en Liga grâce à Gareth Bale.

      Le Gallois est l'homme providentiel du Real Madrid ces dernières semaines: déjà auteur d'un doublé décisif contre le Rayo Vallecano le week-end dernier (3-2), il a donné samedi la victoire au club merengue d'une jolie tête (80e), à la grande joie de Zidane.

      « Il ne faut pas lâcher, parce que tout peut arriver. On va y croire jusqu'au bout », a lancé l'entraîneur français du Real, désormais tourné vers la demi-finale retour de Ligue des champions mercredi contre Manchester City (0-0 à l'aller).

      Quelle entrée de Griezmann!

      L'Atletico, lui, affrontera mardi le Bayern Munich en C1 (victoire 1-0 à l'aller) et le club « colchonero » a fait tourner contre le Rayo Vallecano.

      Mais avec cette équipe bis, le gardien madrilène Jan Oblak a sauvé l'« Atleti » à plusieurs reprises, jusqu'à l'entrée d'Antoine Griezmann (54e).

      Sur son tout premier ballon, après seulement une quarantaine de secondes de jeu, « Grizi » a inscrit son 30e but de la saison toutes compétitions confondues (55e), libérant le stade Vicente-Calderon.

      « Nous décrochons une victoire importante, à un moment où les points comptent plus que le scénario », s'est réjoui l'entraîneur Diego Simeone, qui était suspendu et a dû suivre ce match en tribune. Avec les nerfs bien accrochés, comme ses homologues du trio de tête.

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