• Donald Trump croqué en huit femmes

    Donald Trump croqué en huit femmes

    Très élégante en robe rose, Ivanka Trump, la fille préférée de Donald Trump, est montée au créneau jeudi soir pour convaincre les Américaines de voter pour son père.
    Très élégante en robe rose, Ivanka Trump, la fille préférée de Donald Trump, est montée au créneau jeudi soir pour convaincre les Américaines de voter pour son père.-AFP

    Blondes ou brunes, «barbie style» ou femme de tête, acquises à sa cause ou adversaires, elles ont toutes eu affaire au milliardaire qui est en train de forcer la porte de la Maison blanche, à grands coups de boutoirs virils, sécuritaires, anti immigration.

    Donald Trump et les femmes, c’est toute une affaire: d’amour, de haine, de mépris et bien sût d’argent. On vous en a trouvé huit qui valent le détour. Elles gravitent toutes à leur manière autour du candidat à la présidence américaine. Pour saisir qui est Donald Trump, voici hu femmes de sa vie, ce qu’il dit d’elles, ce qu’elles disent de lui, comment il les traite, comment il les «aime».

    En filigrane de ces portraits, vous risquez bien de découvrir le niveau non seulement de misogynie mais de sociopathie égotique du personnage. Trump a eu trois épouses, cinq enfants. Il les aime glamours et jeunes. Il n’a d’yeux que pour sa fille aînée «qui lui ressemble tant» et avec qui - on cite l’homme- «il aurait aimé sortir». Donald Trump affirme que les belles femmes, qu’il «adore», l’adorent en retour. Les féministes du site Jezebel répliquent que «l’ego de Trump est bien plus grand que sa queue».

    1. Melania, la troisième épouse (46 ans)

    Donald Trump croqué en huit femmes  Le discours de cette ancienne mannequin de 46 ans toujours très élégante, toujours la même moue sur les photos, était, lundi, le clou de la première soirée de la convention républicaine. C’était un plagiat d’un discours de Michelle Obama.-Reporters / DPA Lundi, Melania Trump a fait d’elle la risée du web en prononçant son discours lors de la convention républicaine de Cleveland, plagiant sans état d’âme un discours de Michelle Obama.

    Melania vient d’une petite ville de Slovénie. Issue de la classe moyenne, elle a étudié l’architecture avant d’entamer une carrière de mannequin à New York à l’âge de 17 ans. Elle a épousé Donal Trump en janvier 2005 en Floride, avec, parmi les nombreuses célébrités invitées... le couple Clinton. Sa robe Dior est à l’époque estimée à 200 000 dollars. De 24 ans la cadette de son riche mari, elle élève leur fils de 10 ans, Barron, cinquième enfant de Donald Trump.

    Un comité d’action politique, qui finance les campagnes a ressorti sur Facebook une vieille photo d’elle, nue, publiée en 2000 par le mensuel masculin GQ. La photo, prise dans le jet privé de Donald Trump dont elle était alors la petite amie, était accompagnée de la légende: «Nous vous présentons Melania Trump, votre prochaine Première dame. Sinon, vous pouvez soutenir Ted Cruz mardi.»

    2. Ivana Zelnickova, la première épouse (67 ans)

    Donald Trump croqué en huit femmes  Malgré un houleux divorce au début des années 90, la première Madame Trump bat désor­mais la campagne pour le candi­dat répu­bli­cain-- Avec Ivana, Donald Trump restera quinze ans et aura trois enfants. Mais il la trompe et en 1990, Ivana demande le divorce. Une bagarre juridique et financière en découlera. L’ancienne athlète tchèque accuse alors son époux de traitement inhumain «afin d’obtenir sa soumission à ses désirs».

    Quelques mois avant leur divorce, Tump déclare dans Vanity Fair: «Je n’achèterai pas de bijoux ou tableaux à Ivana. Pourquoi lui donner des actifs?». Le divorce aura finalement coûté 25 millions de dollars à l’homme d’affaires.

    La rancune mise en poche, et dans son portefeuille, Ivana soutient à présent son ex-mari dans sa course à l’investiture.

    3. Maria Naples, la seconde épouse (53 ans)

    Donald Trump croqué en huit femmes  La seconde épouse de Donald Trump a élevé seule leur fille, Tiffany.-© WireImage Après son divorce avec Ivana, il se marie avec celle qui était déjà sa maîtresse, Marla Maples, en 1993. Le couple aura une petite fille née cette même année. Au sujet de cette seconde épouse, Donald Trump dira avec toute l’élégance et la finesse qui le caractérise: «Mon dieu, j’aimerais que vous puissiez voir son corps. Si vous pouviez jeter un œil... Vous n’en croiriez pas vos yeux. C’est fou».

    4. Ivanka trump, l’héritière «qu’il aurait pu draguer»

    Donald Trump croqué en huit femmes  Rassembleuse en chef, Ivanka aime aussi donner l’image d’une famille parfaitement unie, en dépit des trois mariages de son père.-AFP

    «Je veux cinq enfants, parce qu’avec cinq, j’ai la garantie qu’au moins un me ressemblera», a un jour confié Donald Trump. La voici, la voilà, Ivanka. Donald Trump trouvera aussi de bon goût d’affirmer que (si elle n’avait pas été sa fille), «il aurait pu sortir avec elle».

    À 34 ans, l’ex-mannequin est une femme d’affaires accomplie et une mère modèle. Très élégante, vêtue d’une simple robe rose, Ivanka, très proche de son père, avait jeudi soir la responsabilité de le présenter aux milliers de délégués et invités à la convention républicaine de Cleveland. Souriante, s’exprimant avec grâce, elle l’a décrit comme un «battant». Elle a aussi expliqué que comme beaucoup de gens de sa génération, elle ne se considérait «pas catégoriquement républicaine et démocrate», mais votait plus en fonction de ce qu’elle pensait bon pour sa famille ou son parti.

    Rassembleuse en chef, Ivanka aime aussi donner l’image d’une famille parfaitement unie, en dépit des trois mariages de son père.

    5. Tiffany Trump, l’atout jeunesse «qui s’y voit déjà»

    Donald Trump croqué en huit femmes  Tiffany, 22 ans et un look de poupée Barbie, est née de la seconde union du milliardaire avec Marla Naples. Elle a grandi loin de son père, élevée par sa seule mère.-AFP

    Tiffany est née de la seconde union du milliardaire avec Marla Naples. Elle a grandi loin de son père, élevée par sa seule mère. Tiffany a aujourd’hui 22 ans et vient d’être diplômée en sociologie et urbanisme. Blonde comme sa sœur Ivanka, un physique de Californienne, un visage de mini-miss et un discours 100% Trump. Tiffany Trump ressemble à une «banale» Américaine de son âge, comme en témoigne son compte Instagram. À un détail près: elle est suivie par 170 000 abonnés. La jeune femme qui s’y voit déjà (encore une first lady en puissance) exploite des photos d’elle enfant dans les bras de son géniteur, où lorsqu’il est venu à sa remise de diplôme. Une stratégie bien menée qui vise à faire croire que Trump est un père comme les autres.

    6. Megyn Kelly, la journaliste «chienne»

    Donald Trump croqué en huit femmes  Megyn Kelly, présentatrice vedette de la chaîne Fox News, a «osé» interroger Trump sur ses expressions pour qualifier certaines femmes ( «truie», «chienne»...)--

    Une femme doit être belle et se taire. Journalistes comprises.

    Le 6 août dernier, Megyn Kelly, présentatrice vedette de la chaîne Fox News, a «osé» interroger Trump sur ses expressions pour qualifier certaines femmes ( «truie», «chienne»...). «Est-ce que cela vous semble des propos appropriés pour un président?», a questionné Megyn Kelly. En guise de réponse, Trump a délicatement suggéré que celle-ci devait avoir ses règles, la comparant même à une bimbo sur Twitter.

    Fin août, il récidivait, soulignant qu’elle devait «avoir passé de mauvaises vacances tant elle avait l’air dépassée».

    7. Jill Harth, la maquilleuse «menteuse»

    Donald Trump croqué en huit femmes  Donal Trump aurait harcelé Jill Harth avec ce genre d’argument: «qu’est-ce que fais avec ce perdant, tu devrais être avec moi»-- Jill Harth est maquilleuse et «menteuse». Jill Harth ne souhaitait plus évoquer la tentative de viol dont elle aurait été victime, se disant plutôt flattée d’avoir connu un candidat à la Maison blanche. Mais Trump, en mai dernier, l’a traitée de menteuse. Humiliée et n’espérant plus d’excuses, Jill Harth vient de remettre l’affaire en pleine lumière en se confiant à «Thue Gardian»».

    En 1993, il invite la jeune femme dans sa villa, pour un projet lié à l’organisation de concours de beauté. Alors que le compagnon de Jill était dans la pièce d’à côté, Trump aurait tenté d’abuser d’elle. Il l’aurait ensuite harcelée avec ce genre d’argument: «qu’est-ce que fais avec ce perdant, tu devrais être avec moi».

    8. Hillary Clinton, la femme à abattre

    Donald Trump croqué en huit femmes  «si elle ne peut satisfaire son mari, qu’est-ce qui vous fait croire qu’elle pourra satisfaire l’Amérique?», clamait en avril dernier Donal Trump à propos d’Hillary Clinton.-AFP

    Il fut une époque pas très lointaine où les Trump fréquentaient les Clinton. Donald Trump était en effet donateur pour la Fondation Clinton. C’est du passé. Donald Trump multiplie désormais les attaques en dessous de la ceinture (ou de la jupe?) contre son adversaire à la présidence des États-Unis.

    Il a taclé tant et plus Hillary sur son usage d’un serveur de mails privé pour gérer ses courriers de chef de la diplomatie. «C’est le Watergate sous stéroïdes, je ne vois pas comment elle peut faire campagne», s’est-il emporté. Et récemment, il clamait sur Twitter en guise de slogan électoral qu’Hillary Clinton était «la candidate la plus corrompue de tous les temps».

    Autre petite phrase inscrite dans les anales de la grande élégance de Donal Trump, celle-ci: «si elle ne peut satisfaire son mari, qu’est-ce qui vous fait croire qu’elle pourra satisfaire l’Amérique?», tweetait-il, tout en finesse, au mois d’avril.

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