• Euro 2016: trois choses à savoir sur Eder, le briseur de rêves

    Euro 2016: trois choses à savoir sur Eder,

    le briseur de rêves


    Nicolas Horlait, publié le 11/07/2016 à 13:25 , mis à jour à 13:36    LIEN
     
     
     

    Poursuivi par toute son équipe, Eder ne sait pas où donner de la tête après le but le plus important de sa carrière, dimanche soir au Stade de France, en finale de l'Euro 2016 contre la France.

    Poursuivi par toute son équipe, Eder ne sait pas où donner de la tête après le but le plus important de sa carrière, dimanche soir au Stade de France, en finale de l'Euro 2016 contre la France.

    REUTERS/John Sibley

    Auteur du but le plus important de sa carrière dimanche soir contre la France, en finale de la compétition, l'attaquant portugais Eder est passé du statut de vilain petit canard à celui de héros national.

    Tout le Portugal attendait la lumière de Cristiano Ronaldo, elle est finalement venue d'Eder. Le joueur de Lille n'avait joué que treize minutes du tournoi avant la finale et pourtant, c'est lui qui, d'une frappe de plus de vingt mètres, a condamné les Bleus en prolongation, dimanche soir en finale de l'Euro 2016

    Eder, le vilain petit canard

    Moqué lorsqu'il jouait dans le championnat portugais pour son inélégance, sa lourdeur de balle au pied ou son manque de finesse technique, Eder a bien failli ne pas être appelé en sélection pour l'Euro. Son début de saison chaotique avec Swansea en Premier League n'a pas aidé. Il ne marque plus, ne joue plus, alors il tente le tout pour le tout et demande à être prêté par son club. Il débarque à Lille en janvier 2016 et prend un nouveau départ. Tout bascule.  

    LIEN MERCI

    La déception est immense mais la fierté l'est tout autant de compter un tel attaquant dans nos rangs

    Félicitations Eder

     

    Auteur de six buts et quatre passes décisives en treize matchs de Ligue 1, il intéresse à nouveau le sélectionneur portugais Fernando Santos. L'intégration à la Seleção n'est pourtant pas évidente. Sifflé par ses propres supporters à trois mois de la compétition, Eder était surnommé "vilain petit canard". Le dénouement dramatique de dimanche soir devrait lui donnera un autre statut.  

    Un gant blanc en guise de célébration

    Dimanche soir, sans doute un peu surpris par l'événement, Eder n'a pas pensé à sortir immédiatement son gant blanc de derrière son protège-tibia comme il le fait en Ligue 1. Il a d'abord couru sans savoir où il allait, comme s'il était trop heureux pour penser à quoi que ce soit. Ensuite, il s'est souvenu de sa marque de fabrique. Déjà sorti sur les pelouses françaises à six reprises cette saison, son gant blanc a été brandi au Stade de France.  

    Après chaque but, Eder sort un gant blanc. Il n'a pas dérogé à la règle, dimanche soir, en finale de l'Euro quand il a marqué contre l'équipe de France en prolongation.

    Après chaque but, Eder sort un gant blanc. Il n'a pas dérogé à la règle, dimanche soir, en finale de l'Euro quand il a marqué contre l'équipe de France en prolongation.

    REUTERS/Kai Pfaffenbach

    Une célébration étrange qui ne trouve pas d'explication particulière, l'intéressé retenant que "c'est juste une célébration", au cours d'une interview réalisée en français seulement un mois après son arrivée en France.  

    Accro aux livres sur le développement personnel

    Après "Un moment avec Jésus" pour l'attaquant de l'équipe de France Olivier Giroud, les livres sur le développement personnel pour l'attaquant portugais Eder. Et ça marche. Très apprécié dans le vestiaire lillois, le natif de Guinée-Bissau a toujours le sourire, et toujours une grande confiance en lui malgré des circonstances parfois difficiles.  

    Ses déclarations de dimanche soir, après le sacre du Portugal, le confirment: "Je savais que mon heure allait sonner quand j'ai été convoqué. J'avais une grande confiance, je savais qu'un moment comme celui-ci pouvait arriver."  

    Pensée pour Eder qui va prendre plus de sifflets que Dugarry, Rothen et Valbuena réunis sur les pelouses de Ligue 1 la saison prochaine.

     

    Le joueur de 28 ans aura besoin de son mental la saison prochaine pour faire face aux éventuels sifflets des supporters français rancuniers. Mal-aimé au Portugal avant la compétition, l'attaquant du Losc restera pour toujours le briseur de rêves des Bleus.  

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