• Attentats : la commission d’enquête propose une profonde refonte

    du renseignement

    LE MONDE | 05.07.2016 à 08h40 • Mis à jour le 05.07.2016 à 09h10 | Par Soren Seelow

    LIEN

    Au terme de six mois de travail, la commission d’enquête parlementaire sur l’action de l’Etat face aux attentats de janvier et novembre 2015 a rendu son rapport, mardi 5 juillet. Ce document de trois cents pages se nourrit notamment des auditions de quatre ministres et des directeurs des services de renseignement. Un important travail de synthèse qui aboutit à trente-neuf propositions, que le rapporteur de la commission, le député PS Sébastien Pietrasanta, et son président, le député LR Georges Fenech, ont présentées au Monde.

    Ces propositions balayent plusieurs thématiques allant de l’organisation des secours en situation de crise à la sécurisation du territoire en passant par les failles des services de renseignement. C’est sur ce dernier point que les propositions du rapporteur sont les plus poussées : elles invitent à repenser en profondeur les différents étages de la lutte antiterroriste. Leur examen met en lumière l’étonnant foisonnement d’acronymes qui prolifèrent dans le renseignement français et sa conséquence : un criant manque de coordination.

    Lors de son audition devant la commission, le directeur général de la sécurité extérieure (DGSE), Bernard Bajolet, avait résumé l’ampleur du chantier : « Des attentats comme ceux du 13 novembre marquent bien un échec du renseignement extérieur : ils ont été planifiés à l’extérieur de nos frontières et organisés en Belgique, c’est-à-dire dans l’aire de compétence de la DGSE. Ils représentent aussi sans doute un échec pour le renseignement intérieur, dans la mesure où ils se sont produits sur notre sol. »

    • La refonte du renseignement territorial

    Premier niveau de réforme exploré par la commission : le renseignement territorial. Afin d’améliorer la détection des « signaux faibles », Sébastien Pietransanta suggère de redynamiser le renseignement de proximité, profondément désorganisé par la réforme conduite en 2008 par Nicolas Sarkozy qui avait abouti à la dissolution des RG au sein de la DCRI, ancêtre de la DGSI (renseignement intérieur). Il propose donc la création d’une Direction générale du renseignement territorial, placée auprès du ministre de l’intérieur et intégrée au premier cercle de la communauté du renseignement.

    Cette nouvelle direction serait formée par la fusion du Service central du renseignement territorial (SCRT) – qui dépend de la police nationale – et de la Sous-Direction de l’anticipation opérationnelle (SDAO), le service de renseignement de la gendarmerie. Elle reprendrait également les compétences de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) en matière d’information générale, la mission de lutte contre le terrorisme étant confiée à la DGSI.

    Cette réforme entraînerait la disparition de la DRPP et corrigerait une anomalie en permettant à la DGSI et au renseignement territorial de devenir compétents sur un territoire dont ils sont aujourd’hui exclus : Paris et les trois départements de la petite couronne. Le rapporteur et le président de la commission fondent leur diagnostic sur l’interruption de la surveillance de Saïd Kouachi par la DRPP au moment de son déménagement à Reims, surveillance qui avait été reprise, puis abandonnée, par la DGSI.

    Cette refonte du renseignement de proximité aurait également pour conséquence d’intégrer la gendarmerie – qui couvre 95 % du territoire et 50 % de la population – au premier cercle de la communauté du renseignement, dont elle est aujourd’hui absente. Afin d’éviter que ce passage de quatre à deux services de renseignement intérieur ne réveille la rivalité qui avait motivé la fusion des RG et de la Direction de la surveillance du territoire (DST) en 2008, le rapporteur suggère que la DGSI demeure le service « pilote » de la lutte antiterroriste.

    • Rationaliser la coordination des services antiterroristes

    Durant ses travaux, la commission d’enquête s’est étonnée de constater qu’il n’existait aucune entité administrative capable de coordonner l’ensemble des services antiterroristes. Créée en 1984, l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat) est censée remplir ce rôle, mais elle est un service de police et n’a donc aucune autorité sur les nombreux services ne dépendant pas de la police nationale.

    Afin de combler ce vide, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a créé le 1er juillet 2015 une nouvelle structure, l’Etat-major opérationnel de prévention du terrorisme (Emopt), rattachée directement à son cabinet. « Mais la commission d’enquête s’est beaucoup interrogée sur l’articulation des compétences entre l’Uclat et l’Emopt. On a eu du mal à comprendre qui faisait quoi », souligne Sébastien Pietrasanta.

    Le rapporteur suggère de corriger ce rafistolage et de faire un peu de ménage dans les acronymes en fusionnant l’Uclat et l’Emopt. La nouvelle entité serait repositionnée auprès du ministre de l’intérieur – et non de la police nationale – et aurait ainsi autorité pour coordonner l’ensemble des directions du ministère dans la lutte antiterroriste.

    • Création d’une agence nationale antiterroriste

    Considérant que l’enjeu de la lutte antiterroriste ne peut cependant se limiter à l’enceinte de la place Beauvau, Sébastien Pietrasanta propose également de créer une véritable agence nationale de lutte contre le terrorisme, rattachée directement auprès du premier ministre.

    Fort de sa dimension interministérielle, cette agence inspirée du National Counterterrorism Center américain aurait compétence pour coordonner l’ensemble des services antiterroristes, dont la DGSE : elle aurait en charge l’analyse de la menace, la planification stratégique, la coordination opérationnelle et veillerait au partage de l’information entre les services.

    • Un directeur national du renseignement

    Il existe aujourd’hui un « coordonnateur national du renseignement », auprès du président de la République. Après huit années d’existence, il est considéré comme un conseiller de l’Elysée plus qu’un réel coordonnateur, une incarnation symbolique de la communauté du renseignement d’avantage qu’un maillon important de la chaîne. Le rapporteur propose donc de renforcer ses prérogatives en lui octroyant une capacité d’arbitrage budgétaire, pour en faire un véritable « directeur national du renseignement ».

    • Une base de données commune

    « La commission d’enquête a éprouvé de grandes difficultés à obtenir le nombre d’individus suivis par les différents services chargés de la lutte antiterroriste. La raison en est simple : un tel fichier consolidé n’existe pas », explique son rapporteur. Chaque service disposant de ses propres fichiers, le seul outil commun à l’ensemble de la communauté du renseignement demeure le fichier des personnes recherchées (FPR).

    Avec plus de 400 000 fiches, dont 10 000 fiches « S » pour sûreté de l’Etat, cet outil n’est pas dédié à la lutte antiterroriste. Pour palier ce manque, une application informatique a été créée en 2015 par le ministre de l’intérieur, le Fichier des signalés pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), qui compterait 13 000 noms.

    Problème, il n’est accessible qu’aux services dépendant du ministère de l’intérieur – et donc pas par la DGSE, par exemple – et ne recense pas les personnes représentant une menace hors du territoire national. Le rapporteur suggère donc de transformer le FSPRT en une base de données exhaustive du risque terroriste alimentée et consultable par l’ensemble des services.

    L’état d’urgence et l’opération Sentinelle ont une portée limitée sur la sécurité nationale

    L’état d’urgence décrété dans la foulée des attaques du 13 novembre et l’opération militaire Sentinelle n’ont qu’« une portée limitée sur la sécurité nationale », estime le rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats.

    « L’état d’urgence a eu un effet mais il semble s’être rapidement amenuisé. Et dix-huit mois après le début de l’opération Sentinelle, alors que cette contribution qui a été jusqu’à 10 000 hommes est encore aujourd’hui de 6 000 à 7 000 soldats, je m’interroge sur la valeur ajoutée réelle dans la sécurisation du territoire national », déclare le député socialiste Sébastien Pietrasanta.

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    Mali : Le Conseil de sécurité décide de faire passer l’effectif de la MINUSMA

    à plus

    de 15 000 Casques bleus

     

    30 juin 2016      LIEN
     

     

    Le contingent guinéens à Kidal

     

    Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mercredi 29 juin 2016 une résolution par laquelle il proroge le mandat de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) jusqu’au 30 juin 2017 et augmente l’effectif de la Mission à plus de 15 000 Casques bleus.

     

    Dans cette résolution, les membres du Conseil ont décidé d’augmenter de 2 500 Casques bleus l’effectif de la MINUSMA et de le porter à un maximum de 13 289 militaires (11 240 jusque-là) et 1 920 policiers (1 440 auparavant).

     

    Ils ont également décidé que «la priorité stratégique de la Mission consiste à appuyer la mise en œuvre par le gouvernement, les groupes armés des coalitions Plateforme et Coordination, ainsi que par d’autres parties prenantes maliennes, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali». Ils ont autorisé la MINUSMA «à utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat, dans les limites de ses capacités et dans ses zones de déploiement».

     

     

     

    Dans sa résolution, le Conseil de sécurité se déclare aussi disposé à envisager des sanctions ciblées contre ceux qui s’emploient à empêcher ou à compromettre la mise en œuvre de l’accord de paix de 2015, ceux qui reprennent les hostilités et violent le cessez-le-feu, ceux qui lancent des attaques contre la MINUSMA et d’autres présences internationales ou entreprennent de les menacer, et ceux qui apportent leur soutien à de telles attaques et entreprises.

     

    S’agissant des capacités de la Mission, le Conseil a exhorté les pays qui fournissent des contingents et du personnel de police à la MINUSMA «à accélérer les procédures d’achat et le déploiement de tout le matériel voulu appartenant aux contingents». Il a aussi vivement engagé les Etats membres à faire en sorte que les contingents et les effectifs de police disposent des capacités, des formations préalables au déploiement et, le cas échéant, des formations in situ ainsi que du matériel nécessaires.

     

    Dans la résolution adoptée mercredi, les membres du Conseil notent que « la lenteur des progrès accomplis dans la mise en œuvre de l’Accord, notamment pour ce qui est des dispositions portant sur la défense et la sécurité, ainsi que les retards pris dans la restructuration du secteur de la sécurité, entravent les efforts visant à rétablir la sécurité dans le nord du Mali».

     

    Ils ont donc exhorté le gouvernement malien, les groupes armés des coalitions Plateforme et Coordination à maintenir un dialogue constructif, «avec la volonté politique ferme et sincère d’accélérer l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali». Ils les ont aussi exhortés «à prendre en priorité et sans plus tarder les mesures qui s’imposent pour mettre en œuvre les dispositions de l’Accord».

     

     

     

    Contact : Centre d’Information des Nations Unies (CINU) Ouagadougou

     

    Tél : (226) 25 30 60 76 / 25 33 65 03 – site web : http://ouagadougou.unic.org

     

    E-mail : unic.ouagadougou@unic.org/cinu.oui@fasonet.bf

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  • Deux hommes arrêtés en Belgique dans

    une opération antiterroriste

    Le Monde.fr avec AFP | 25.06.2016 à 14h23 • Mis à jour le 25.06.2016 à 17h29

    Une semaine jour pour jour après le démantèlement d’un réseau terroriste qui devait frapper le centre de la capitale belge, les autorités ont arrêté deux hommes lors d’une opération antiterroriste conduite dans la nuit de vendredi 24 à samedi 25 juin. Un porte-parole du parquet a précisé qu’il était « trop tôt » pour parler d’un projet d’attaque terroriste, alors que des informations avaient fait état d’un projet d’attentat dans le cadre de l’Euro 2016.

     

    Lire aussi :   De 10 à 18 ans de prison requis contre quatre djihadistes de la cellule de Verviers, en Belgique

    Un suspect originaire de Verviers

    « Un homme a été arrêté à Verviers (est de la Belgique) et un autre à Tournai », près de la frontière française, a déclaré un porte-parole du parquet belge. Les médias belges ont fait état de trois interpellations près de Tournai.

    La ville de Verviers fait désormais tristement écho aux attentats du 13 novembre en France et du 22 mars en Belgique. En janvier 2015, une cellule djihadiste a été démantelée dans cette ville située à l’est de la Belgique. Cette cellule, dont le procès s’est tenu en mai dernier, est considérée comme la « cellule-souche » des attaques dans les deux capitales européennes. Son leader était Abdelhamid Abaaoud, l’un des organisateurs des attentats de Paris et Saint-Denis, mort dans l’assaut policier à Saint-Denis, le 18 novembre 2015.

    Lire aussi :   Verviers, cellule souche des attentats de Paris et Bruxelles

    Menaces sur l’Euro

    La semaine dernière, des arrestations et une série de perquisitions se sont déroulées dans le pays, quelques jours après l’annonce de nouvelles menaces pesant sur le pays, et peut-être sur la France.

    Trois hommes ont été à cette occasion inculpés de « tentative d’assassinat dans un contexte terroriste » et « participation aux activités d’un groupe terroriste ». Neuf autres personnes avaient été interpellées mais elles ont été remises en liberté après avoir été entendues. Quarante personnes au total avaient été emmenées pour audition.

    Lire aussi :   Une cellule terroriste planifiait un attentat contre une place du centre de Bruxelles

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  • Douze arrestations dans un vaste coup

    de filet antiterroriste en Belgique

    LE MONDE | 18.06.2016 à 10h11 • Mis à jour le 18.06.2016 à 16h31 | Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)

    Douze individus soupçonnés de préparer une attaque terroriste ont été arrêtés dans la nuit de vendredi 17 à samedi 18 juin par les autorités belges, a annoncé le parquet fédéral, confirmant une information de la RTBF. Quarante personnes au total ont été emmenées pour audition, et douze d’entre elles ont été « privées de liberté » selon un communiqué du parquet fédéral belge. Des arrestations et une série de perquisitions se sont déroulées à Bruxelles, mais également en Flandre et en Wallonie, dans 16 municipalités. Plus de 150 emplacements de parking ont également été contrôlés, ce qui confirme l’ampleur de l’opération. Le parquet fédéral précise que « ni armes ni explosifs n’ont été découverts » au cours de ces perquisitions.

    Les personnes interpellées étaient apparemment suivies depuis plusieurs jours. « Elles sont soupçonnées de faire partie d’une cellule qui avait la volonté et les moyens de commettre un attentat », a affirmé la RTBF. « Les éléments recueillis dans le cadre de l’instruction nécessitaient d’intervenir immédiatement », a ajouté le parquet fédéral.

    Ces opérations policières sont survenues quelques jours après l’annonce de nouvelles menaces pesant sur le pays, et peut-être sur la France. Un service de la police judiciaire affirmait détenir des informations selon laquelle des combattants étrangers, partis de Syrie, tentaient de rejoindre l’Europe deux par deux, pour y commettre des attentats.

    Renforcement de la surveillance

    Après évaluation, l’Office central belge d’analyse de la menace (OCAM) avait toutefois décidé de ne pas augmenter le seuil d’alerte terroriste, maintenu à 3 sur une échelle de 4. Le ministère de l’intérieur estimait que l’information diffusée n’était pas suffisamment étayée. Des mesures complémentaires étaient toutefois conseillées. Les policiers, à Bruxelles en tout cas, étaient en effet invités à emmener chez eux leur arme de service. Et la surveillance de cibles citées comme potentielles – des commissariats de police, un centre commercial du centre de la capitale belge et des restaurants fast-foods – était renforcée.

    Vendredi soir 17 juin, l’OCAM a invité tous les services concernés à redoubler de vigilance, indiquent de leur côté les quotidiens du groupe régional Sud Presse. Les autorités auraient été informées de nouvelles menaces pesant sur les principaux membres du gouvernement fédéral. Quatre personnalités et leurs familles auraient été immédiatement placées sous haute protection : le premier ministre, Charles Michel, le ministre des affaires étrangères, Didier Reynders, et leurs collègues de l’intérieur et de la justice, Jan Jambon et Koen Geens.

    Le mot d’ordre a été donné pour une semaine, confirmait une source policière samedi matin. L’OCAM, de son côté, ne détaillait pas les informations et les sources dont il disposait pour décider de mettre en place de telles mesures, inédites jusqu’ici malgré le climat de tensions depuis les attentats sanglants du 22 mars, à l’aéroport de Zaventem et la station de métro Maelbeek.

    Maintien des festivités liées à l’Euro 2016 sous haute sécurité

    Une réunion du Conseil national de sécurité s’est tenue dans la journée de samedi pour évaluer la situation née de ces nouvelles menaces. Le premier ministre, Charles Michel, a annoncé, à l’issue de cette réunion, que des mesures « complémentaires et adaptées en matière de sécurité » seraient prises « dans les heures qui viennent ».

    Des centaines de retransmissions publiques du match opposant la Belgique à l’Irlande dans le cadre de l’Euro 2016 sont notamment prévues dans des fan zones, samedi à partir de 15 heures. « Les différents événements qui sont prévus dans les prochains jours sont maintenus », avec des « mesures adéquates et complémentaires », a expliqué M. Michel, qui a « encouragé » la population à « respecter les consignes des services de sécurité ».

    Lire aussi :   Attentats de Bruxelles : un nouveau suspect inculpé pour « terrorisme »

     Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)
    Journaliste au Monde

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    Syrte, fief de l’EI en Libye, sous le feu des forces du gouvernement

    d'union nationale

    © Abdullah Doma, AFP | Les forces loyales au gouvernement d'union nationale libyen se trouvaient à 23 km de Syrte environ, jeudi 2 juin 2016.

    Texte par FRANCE 24

    Dernière modification : 10/06/2016

     

    Les forces progouvernementales libyennes ont bombardé vendredi à l’artillerie lourde les positions de l’EI à Syrte, en Libye. Ces tirs font suite à une offensive lancée le 12 mai pour chasser l’EI d’une zone littorale dans le centre-nord du pays.

     

    "Début du compte à rebours" pour reconquérir Syrte, ont annoncé, sur leur compte Twitter, les forces loyales au gouvernement d’union nationale (GNA) libyen. Elles bombardaient vendredi 10 juin à l’artillerie lourde les positions de l’organisation l’État islamique (EI) à Syrte, ville côtière située à 450 km à l’est de Tripoli.

     

    L'offensive a été lancée le 12 mai par des forces terrestres, aériennes et maritimes pour chasser l'EI d'une bande littorale d'environ 200 kilomètres de long dans le centre-nord du pays, dont la cité de Syrte.

     

    >> À lire sur France 24 : "Libye : les forces du gouvernement d'union nationale affirment avoir repris deux casernes à l'EI"

     

    Une perte de cette ville constituerait un énorme revers pour l'EI, Syrte étant sa principale base en Libye où le groupe jihadiste s'est implanté depuis fin 2014 à la faveur du chaos politique et sécuritaire consécutif à la révolte qui chassa du pouvoir Mouammar Kadhafi en 2011.

     

    Mercredi, les forces du gouvernement de Fayez Seraj ont réussi à pénétrer dans la ville après avoir l'avoir assiégée notamment en bloquant les accès maritimes grâce à la marine, selon des responsables.

     

    Le même jour, le porte-parole des forces du GNA, Mohamad Ghassri, a fait état de francs-tireurs de l'EI installés sur les toits des immeubles et du centre Ouagadougou, où des combats ont éclaté. "L'opération ne va pas durer encore longtemps", avait-il prédit.

     

    Assaut contre Syrte "dans les prochaines heures"

     

    Selon un porte-parole des gardes des installations pétrolières, qui prennent part à l'offensive antijihadiste, ceux-ci se préparent à lancer "dans les prochaines heures" l'assaut contre Syrte du côté est.

     

    Il n'était pas possible de déterminer le nombre de civils toujours présents dans la ville. Sur Facebook et Twitter, les forces du GNA ont affirmé avoir "libéré quelques civils emprisonnés par Daech". La réalité de la situation militaire reste confuse en raison de l'absence de journalistes et de sources indépendantes sur le terrain.

     

    Les forces du GNA sont essentiellement composées de milices de l'Ouest, principalement celle de Misrata. Elles sont aussi soutenues par les Gardes des installations pétrolières et par des unités de l'armée divisée.

     

    Le nombre de jihadistes présents à Syrte n'est pas connu mais les services étrangers estimaient à 5 000 hommes les effectifs de l'EI en Libye il y a quelques semaines.

     

    L'émissaire de l'ONU pour la Libye, Martin Kobler, a laissé entendre dimanche que des forces spéciales américaines et françaises se trouvaient en Libye pour aider dans la lutte anti-EI, mais cette présence n'a pas été confirmée officiellement.

     

    Les États-Unis se sont réjouis des progrès des pro-GNA à Syrte : "Nous sommes encouragés par ce que nous voyons."

    Avec AFP

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  • Syrie: le principal axe de ravitaillement du groupe EI avec la Turquie coupé

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    Le 9 juin 2016 à Manjib. Après dix jours d’offensive, les Forces démocratiques syriennes encerclent
    entièrement la ville. REUTERS/Rodi Said

    C'est une victoire contre le groupe Etat Islamique près de Manbij en Syrie. Le principal axe de ravitaillement des jihadistes entre la Syrie et la Turquie vient d’être coupé. Derrière cet exploit, les Forces démocratiques syriennes (FDS). Cette coalition arabo-kurde est appuyée par Washington et Paris.

    Après dix jours d’offensive, les Forces démocratiques syriennes encerclent entièrement Manbij. Appuyées par les frappes des aviations française et américaine, les FDS sont petit à petit parvenues à resserrer l’étau. Les jihadistes sont désormais pris au piège à Manbij sans aucune issue possible.

    Sur le terrain, cette coalition arabo-kurde est conseillée depuis plusieurs mois par des militaires américains et depuis peu par les forces spéciales de l’armée française. Grâce à ces soutiens, les FDS ont donc réussi l’exploit de couper la dernière grande route d’approvisionnement des jihadistes entre la Syrie et la Turquie.

    Autrefois extrêmement poreuse, la frontière entre ces deux pays échappe désormais presque totalement au contrôle de l’organisation Etat islamique. Durant les dix derniers jours d’offensive contre Manbij, les Forces démocratiques syriennes ont également pris plusieurs autres positions stratégiques. Les combattants de l’EI à Manbij sont donc coupés du reste des régions syriennes toujours sous leur contrôle comme Raqqa, leur capitale autoproclamée.

     
    Cette ville clé, c'est elle qui est un peu le verrou de tous les trafics qui passent vers la Syrie à partir de la Turquie...
    Général Dominique Trinquand, ancien chef de la Mission militaire française auprès des Nations unies   10/06/2016 - par Nicolas Falez
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  • Exclusif: nouvelle arrestation

    liée aux attentats de Bruxelles

    N.Ben.   Publié le vendredi 10 juin 2016 à 13h50 - Mis à jour le vendredi 10 juin 2016 à 14h16

    LIEN

     

    Faits divers

    Selon nos informations, un homme a été placé sous mandat à la prison de Nivelles ce jeudi.

    La DH apprend que l'enquête sur les attentats de Zaventem et de Maelbeek progresse à grands pas avec l'arrestation, ce jeudi, d'un nouveau suspect, à Bruxelles. C'est dans la commune de Schaerbeek que l'individu de 31 ans, identifié comme "Ali E.H.A.", a été interpellé. 

    Présenté au juge d'instruction, il a été placé sous mandat d'arrêt des chefs de participation à un groupe terroriste, assassinats et tentatives d'assassinats terroristes. 

    Selon nos infos, il aurait notamment eu un rôle dans les planques trouvées par les terroristes. Mais pas uniquement.

     

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  • Actualité   Société

    Jihadistes: réquisitions maximales contre les sept Strasbourgeois

    AFP
    Modifié le 06/06/2016 à 20:18 - Publié le 06/06/2016 à 18:23 | AFP LIEN

      Croquis d'audience fait le 30 mai 2016 lors du procès à Paris de sept Strasbourgeois dont le frère d'un kamikaze du BataclanCroquis d'audience fait le 30 mai 2016 lors du procès à Paris de sept Strasbourgeois dont le frère d'un kamikaze du Bataclan

      "Des terroristes, pas des combattants": sourd à la version d'une généreuse équipée "politico-humanitaire" à "vernis religieux" contre le régime syrien, le procureur a requis lundi dix ans et huit ans de prison contre sept Strasbourgeois, dont le frère d'un kamikaze du Bataclan.

      "On juge ce soir des terroristes, pas des combattants", a dit Nicolas Le Bris, avant de livrer un réquisitoire d'autant plus implacable qu'il est déroulé sans aucune emphase.

      En scindant en deux groupes ces sept Strasbourgeois jugés pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes, le procureur confirme l'impression déjà créée par plus d'une semaine de procès devant le tribunal correctionnel de Paris.

      De part et d'autre de la présidente et ses deux juges assesseurs, ces hommes âgés de 24 à 27 ans ont été répartis dans deux box, collant parfaitement aux réquisitions.

      D'un côté, quatre hommes barbus, détendus, souvent souriants. Contre eux, le ministère public demande la peine maximale, dix ans, et une période de sûreté des deux tiers.

      Dans l'autre box, trois visages glabres et des mines sombres: huit années requises, avec la même période de sûreté.

      Dans le premier groupe se trouve le prévenu le plus médiatique et le plus combatif pendant les audiences: Karim Mohamed-Aggad, dont le frère Foued, parti en Syrie avec le groupe en décembre 2013, a été identifié comme l'un des assaillants du Bataclan.

      Il écoute les réquisitions sans broncher. Après, lors d'une suspension d'audience, il interpelle ses proches dans la salle: "Moi pour trois mois (en Syrie, ndlr) je dois prendre dix ans? Et pour ceux qui ont passé six mois, quoi? La guillotine?"

      Contre lui, le procureur a retenu une conversation téléphonique avec son frère, en septembre 2015.

      - 'Piégés' par un passeur -

      Karim Mohamed-Aggad est en prison en France - les sept Strasbourgeois ont été interpellés en mai 2014 - tandis que son frère est resté auprès du groupe Etat islamique. Il dit à Foued: "C'est toi qui me devances auprès d'Allah." Et aussi: "Je sens que le produit +daechien+ pénètre dans mes veines".

      Un rapport de détention, très critiqué par sa défense, présente le jeune homme de 25 ans à la barbe épaisse et aux boucles lustrées comme un "patron" en détention.

      Pour le procureur, Karim Mohamed-Aggad et Radouane Taher sont les animateurs du groupe, qui ont pris contact avec le recruteur Mourad Fares, l'ont présenté aux autres, ont organisé le financement.

      Les frères Ali et Mohamed Hattay, eux, ont été particulièrement visés parce que le procureur ne croit pas à une franche rupture avec le groupe Etat islamique. Il estime plutôt que les deux ont été "piégés" par un passeur qui les a livrés à la police turque.

      S'il requiert une peine moins longue contre Miloud Maalmi, Mokhlès Dahbi et Banoumou Kadiakhe, c'est seulement parce qu'ils ont passé moins de temps en Syrie: deux mois, contre un peu plus de trois pour Karim Mohamed-Aggad, le dernier à partir.

      Pour le reste, assène Nicolas Le Bris, les sept hommes étaient également "déterminés" à rejoindre un groupe jihadiste en Syrie, pareillement "à l'aise" pendant la période passée dans les rangs de l'EI, à voir les photos et vidéos postées sur internet. Et surtout, tous "ont été au front", dit-il.

      Le procureur évacue la version avancée par les prévenus, selon laquelle ils étaient partis pour combattre le régime syrien avec seulement un "vernis religieux" (Radouane Taher), s'étaient retrouvés un peu par hasard dans les rangs de l'EI, et avaient décidé de faire demi-tour pour ne pas prendre part aux affrontements entre groupes rebelles.

      Après le réquisitoire, le premier avocat à se lever est Me Eric Plouvier, pour Miloud Maalmi. Il proteste contre la peine "d'élimination physique" qui est demandée, et contre la "férocité du parquet".

      "Les juges vont aller regarder si l'un sourit plus que l'autre (sur les photos de Syrie) pour voir s'il mérite trois ans de plus? Mais dans quel procès sommes-nous?" s'insurge l'avocat.

      Fin des plaidoiries mardi. Le jugement devrait être mis en délibéré.

      06/06/2016 20:17:29 -  Paris (AFP) -  © 2016 AFP

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    • L'Allemagne dit avoir déjoué

      un attentat d'EI, trois Syriens arrêtés



      Par AFP , publié le 02/06/2016 à 15:16 , mis à jour à 15:16

      La tour de télévision de Düsseldorf

      La tour de télévision de Düsseldorf

      afp.com/PATRIK STOLLARZ

      Berlin - Les autorités allemandes ont annoncé mercredi avoir déjoué un projet d'attentat du groupe Etat islamique et l'arrestation de trois Syriens entrés en Europe par la Grèce, sur fond de craintes nourries en Allemagne par les attaques de Paris et Bruxelles et la crise migratoire.

      "Selon les résultats de l'enquête en cours", les suspects envisageaient de perpétrer un attentat-suicide pour "l'organisation terroriste étrangère Etat islamique", "dans la vieille ville de Düsseldorf", affirme le parquet fédéral allemand, dans un communiqué. 

      Les trois hommes, Hamza C., 27 ans, Mahood B., 25 ans, et Abd Arahman A. K., 31 ans, tous de nationalité syrienne, ont été arrêtés en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dans le Brandebourg ainsi que dans le Bade-Wurtemberg, et leurs appartements perquisitionnés. 

      Ils étaient entrés séparément en Europe par la Grèce en mars et juillet 2015 juste avant le "pic" de la crise migratoire européenne. 

      Un quatrième homme lié à ce projet, Saleh A., 25 ans, a été arrêté en février en France, où il se trouve actuellement en détention provisoire et l'Allemagne va demander son transfèrement. 

      Même s'"il n'existe pas d'indices permettant d'affirmer que les suspects avaient déjà commencé à appliquer leur plan d'attaque", ils préparaient un attentat "dans la vieille ville de Düsseldorf". 

      Selon les plans de Saleh A. et d'Hamza C., qui avaient reçu en Syrie l'ordre d'organiser cet attentat, deux kamikazes "portant des gilets explosifs" devaient se faire sauter dans l'une des artères principales du centre de cette métropole économique. 

      - Des incidents très isolés - 

      L'Allemagne n'a jusqu'à présent pas été touchée par une attaque jihadiste d'ampleur, contrairement à ses voisins français et belge, mais les autorités ont à de nombreuses reprises fait savoir qu'elle pouvait être une cible. 

      Plusieurs descentes de police ayant visé des suspects ont eu lieu ces derniers mois dans différentes parties de ce pays mais elles n'ont pas mis à jour de projets concrets. Des alertes à Munich la nuit du Nouvel an et à Hanovre (nord) quelques jours après les attentats du 13 novembre ont aussi inquiété les autorités mais aucune précision sur l'ampleur de la menace n'a été fournie.  

      L'afflux de plus d'un million de migrants en 2015 et le précédent des attentats de Paris du 13 novembre ont par ailleurs aussi alimenté les craintes que des militants jihadistes aient pu pénétrer en Allemagne dissimulés parmi les centaines de milliers de réfugiés originaires de Syrie notamment. 

      Jusqu'à présent cependant, seuls des incidents liés au jihadisme très isolés ont eu lieu. 

      Fin mars, une Germano-Marocaine de 15 ans a grièvement blessé un agent dans la gare de Hanovre à l'occasion d'un contrôle de routine. Elle avait séjourné à la frontière turco-syrienne avant que sa mère, inquiète de sa radicalisation, n'aille la chercher sur place et ne la ramène en Allemagne.  

      En septembre 2015, Rafik Youssef, un Irakien de 41 ans en liberté conditionnelle après avoir purgé une peine pour appartenance à une organisation "terroriste" et un projet d'attentat contre un Premier ministre irakien en 2004, a été tué par la police après avoir blessé au couteau une policière à Berlin. 

      En août 2015, deux combattants germanophones revendiquant leur appartenance au groupe jihadiste État islamique (EI) en Syrie avaient pour leur part menacé l'Allemagne et la chancelière Angela Merkel. Ils appelaient dans une vidéo leurs "frères et sœurs" à commettre des attentats solitaires, "au couteau" par exemple, contre les "mécréants". Ils avaient dit vouloir se venger du soutien allemand à la lutte contre l'EI et de la présence de l'armée allemande en Afghanistan 

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    • La coalition frappe l'EI sur un nouveau front

      La coalition internationale conduite par les Etats-Unis a mené 18 raids aériens sur des positions du groupe Etat islamique (EI) à Manbij.

      LIEN


       
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      Une rue détruite de Daraya. Un convoi a pu y entrer pour la première fois depuis 2012. (mercredi 1er juin 2016)
       
       

      Alors qu'en Irak, les forces gouvernementales soutenues par l'allié américain peinent à avancer dans Fallouja face à la résistance du groupe Etat islamique (EI), la coalition internationale a annoncé mercredi avoir ouvert un nouveau front contre l'EI en Syrie. L'opposition syrienne a pour sa part proposé une trêve pendant le ramadan.

      L'assaut des forces gouvernementales a été reporté à Fallouja pour préserver les civils, a annoncé mercredi le premier ministre irakien, Haïdar al Abadi. Des unités d'élite de l'armée sont entrées lundi dans les faubourgs sud de la ville, tenue par l'EI depuis janvier 2014, mais se sont heurtées à une vive résistance.

      Inquiétude pour les enfants

      Le premier ministre a annoncé il y a dix jours que l'assaut était imminent, mais 50'000 civils sont toujours retenus dans la ville assiégée dont la population a été divisée par quatre. Parmi eux, au moins 20'000 enfants «risquent le recrutement forcé dans le combat», a déclaré le représentant de l'Irak pour le Fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef) Peter Hawkins.

      «Les enfants sont forcés à porter les armes pour combattre dans une guerre d'adultes. Leur vie et leur avenir sont en danger». L'Unicef a appelé à l'ouverture de passages sûrs pour permettre aux civils de sortir, l'ONU ayant accusé l'EI de les utiliser comme boucliers humains.

      L'armée irakienne n'a pas progressé depuis 48 heures en raison de la résistance des djihadistes, mais elle tient toujours ses positions à Naïmiya, dans les faubourgs sud de la ville, selon Reuters.

      Fallouja, deuxième plus grande ville d'Irak au mains de l'EI après Mossoul, se trouve à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad. La bataille s'annonce comme l'un des plus importantes de la lutte contre le mouvement djihadiste.

      Ville stratégique

      Le groupe extrémiste était également sur la défensive en Syrie voisine, où les forces kurdes appuyées elles aussi par l'aviation américaine notamment combattaient l'EI sur deux fronts. Les Forces démocratiques syriennes (FDS) mènent depuis le 24 mai une offensive pour reprendre du terrain à l'EI dans le nord de la province septentrionale de Raqa, où elles ont repris plusieurs villages.

      Et les FDS ont désormais ouvert un nouveau front contre l'EI dans le nord de la province limitrophe d'Alep, cherchant à reprendre la ville de Manbij, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Celle-ci est stratégiquement située près de la frontière avec la Turquie.

      Plusieurs villages ont été repris depuis le début de cette offensive lancée mardi. Les forces rebelles ne sont plus qu'à 15 km de Manbij, selon l'OSDH. Quinze civils, dont trois enfants, auraient été tués au cours des 24 dernières heures dans des frappes de la coalition anti-EI, indique l'ONG.

      Priver l'EI de tout accès à la frontière turque serait une victoire déterminante pour la coalition internationale, selon les responsables américains. Elle permettrait d'isoler encore plus complètement les territoires détenus par les djihadistes.

      Première aide depuis 2012

      En Syrie toujours, une trêve de 48 heures a été instaurée à Daraya à minuit, un des faubourgs de Damas. Un convoi d'aide humanitaire a ainsi pu entrer mercredi dans la ville syrienne, le premier depuis le début en novembre 2012 du siège imposé par le régime, a indiqué le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Il apporte «des aides médicales».

      Sur le plan diplomatique, le Haut Comité des négociations (HCN) mis sur pied par l'opposition syrienne propose l'instauration d'une trêve pour la durée du ramadan. Il l'a annoncé dans une lettre adressée samedi au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

      Dans cette missive, le coordinateur du HCN Riad Hijab demande à M. Ban de «réaffirmer l'obligation du régime» et de ses alliés de s'associer à «une cessation des hostilités globale et totale» sur tout le territoire syrien pendant le mois de ramadan.

      Il estime qu'une aide humanitaire aux régions assiégées contribuerait également à faciliter une reprise des pourparlers indirects à Genève. Mais depuis, le HCN a dénoncé mardi plus de 700 bombardements du régime à Alep depuis dimanche. Il a aussi déploré la «complaisance» de la communauté internationale.

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