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    Terrorisme : Hollande renonce

    à la révision constitutionnelle,

    les excuses de Cambadélis

    Edité par Y.T.
    le 30 mars 2016 à 12h17 , mis à jour le 30 mars 2016 à 12h22.    Lien


    Déchéance de nationalité : la droite enterre la révision de la Constitution

     
    Politique Après quatre mois de débat, François Hollande a annoncé ce mercredi que le gouvernement renonçait à la révision constitutionnelle, qui prévoyait notamment la déchéance de nationalité des Français condamnés pour terrorisme. "J'ai décidé de clore le débat constitutionnel", a annoncé le chef d'Etat.

    François Hollande a annoncé mercredi sa décision de renoncer à une réforme constitutionnelle, qui comprenait l'extension de la déchéance de nationalité, qu'il avait annoncée au lendemain des attentats du 13 novembre.
    "J'ai décidé, après m'être entretenu avec les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, de clore le débat constitutionnel", a déclaré le chef de l'Etat à l'issue du Conseil des ministres. Il a reconnu, au cours d'une déclaration de 5 minutes, qu'un "compromis (était) hors d'atteinte" sur la question de la déchéance de nationalité.

    Régissant immédiatement à l'allocution présidentielle, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a présenté les "excuses" de la majorité aux Français "qui ne peuvent qu'être consternés par ce triste spectacle". Chez les Républicains, l'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a évoqué un "camouflet" pour François Hollande. Pour Marine Le Pen, présidente du FN, le chef de l'Etat est "seul responsable" de cet "échec historique".
    Interrogé sur LCI, Pierre-Yves Bournazel, conseiller régional les Républicains, pointe du doigt l'action de François Hollande qui, selon lui, a "changé d'avis entre le congrès de Versailles et le texte qu'il a ensuite fait présenter devant l'Assemblée nationale".

    Un compromis parait hors d'atteinte
    Pour être adoptée, la révision constitutionnelle devait être votée dans les mêmes termes par les deux chambres puis par les trois cinquièmes des parlementaires réunis en Congrès. Dans un contexte de menace terroriste, députés et sénateurs étaient d'accord sur l'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution, le premier article de la réforme qui en comptait deux, mais divergeaient sur la question de la déchéance de nationalité.

    Les députés y étaient majoritairement favorables pour toutes les personnes condamnées pour terrorisme, binationaux comme nationaux. Le Sénat, où la droite est majoritaire, était quant à lui partisan de la déchéance pour les seuls binationaux afin d'éviter toute apatridie.

    L'idée d'une inscription du seul état d'urgence dans la Constitution a été rejetée par les présidents des groupes Les Républicains des deux chambres. "Je constate aujourd'hui, quatre mois après, que l'Assemblée nationale et le Sénat ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur un même texte et qu'un compromis paraît même hors d'atteinte sur la définition de la déchéance de la nationalité pour les terroristes, je constate aussi qu'une partie de l'opposition est hostile à toute révision constitutionnelle, qu'elle porte sur l'état d'urgence ou même sur l'indépendance de la magistrature, je déplore profondément cette attitude", a dit François Hollande.
    VIDEO. François Hollande renonce à la déchéance de nationalité

     

    VIDEO. Mennucci : "Abdeslam ne pourra jamais être déchu de sa nationalité française"

     

     

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  • Sondage : Valls et Hollande

    chutent... encore

    29 Mars 2016, 10h59 | MAJ : 29 Mars 2016, 10h58     lien
      
        
    Manuel Valls fêtera en fin de semaine ses deux ans à Matignon.  
    Manuel Valls fêtera en fin de semaine ses deux ans à Matignon.   (LP/DELPHINE GOLDSZTEJN)

    Pas de cadeau pour son anniversaire. Manuel Valls, qui fêtera cette semaine ses deux ans à Matignon, enregistre un record d'impopularité. Selon la dernière enquête Odoxa* pour France Inter et l'Express, Manuel Valls ne recueille plus que 31% d'opinions favorables, soit 4 points de moins qu'en janvier-février 2016.

     

    C'est son niveau le plus faible depuis la création de ce baromètre en octobre 2014.

    Ce nouveau sondage confirme l'effet négatif sur la courbe de popularité du Premier ministre du débat sur le projet de loi El Khomri. Manuel Valls a été en première ligne pour défendre le texte, très critiqué à gauche. Il chute même de 8 points chez les sympathisants de droite hors FN, avec 23%. C'est son image de réformateur qui est écornée chez ces électeurs de droite qui lui reprochent sans doute d'avoir accepté quelques aménagements du projet de loi.

    Hollande, président européen le moins apprécié de ses concitoyens



    Dans le même temps, François Hollande chute lui aussi encore. Le président perd 2 points et ne compte plus que 18% d'opinions favorables, son plus bas niveau de satisfaction depuis novembre 2014.

    Dans cette enquête, Odoxa a également testé des «échantillons représentatifs» d'électeurs européens sur le président de la République. Petite consolation pour lui, 56% des sondés allemands, 54% des sondés espagnols, 50% des sondés italiens et 49% des sondés britanniques ont une opinion favorable. Mais alors qu'Angela Merkel recueille 51% d'opinions positives en Allemagne, David Cameron 44% outre-Manche, Matteo Renzi 34% en Italie et Mariano Rajoy 27% en Espagne, le président français est avec ses 18% le président le moins apprécié de ses concitoyens parmi les 5 pays testés.

    *Sondage réalisé les 24 et 25 mars sur internet selon la méthode des quotas auprès d'un échantillon de 1003 personnes, âgées de 18 ans et plus, et auprès de 3205 Européens, du 19 au 25 février.

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  • Violences et interpellations lors des manifestations contre la loi Travail

    Une trentaine de personnes ont été interpellées, dans plusieurs villes de France, en marge de la mobilisation contre la réforme du Code du travail.

    Policiers et manifestants s'affrontent, lors d'une manifestation contre la loi Travail, à Paris, le 24 mars 2016.Policiers et manifestants s'affrontent, lors d'une manifestation contre la loi Travail, à Paris,

    le 24 mars 2016. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

    Francetv info

    Mis à jour le 24/03/2016 | 20:05, publié le 24/03/2016 | 20:00    lien


     

    Violences et interpellations lors des manifestations contre la loi Travail

    Les manifestations contre le projet de loi Travail, présenté en Conseil des ministres, ont rassemblé au moins 43 000 personnes, jeudi 24 mars, dans plusieurs villes de France. Contre le texte de la ministre du Travail, Myriam El Khomri, jugé trop favorable au patronat, les manifestants ont défilé à l'appel de sept syndicats et organisations de jeunes (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl). Les mobilisations, ont été ponctuées de violences et une trentaine de personnes ont été interpellées.

    Voitures brûlées et interpellations à Paris

    A Paris, des milliers de jeunes ont à nouveau défilé jeudi. Parmi eux, quelques dizaines semblaient prêts à en découdre avec les forces de l'ordre. Le cortège a dégénéré dans l'après-midi. "Police partout justice nulle part", "Tous à l'Assemblée", ont lancé des manifestants cagoulés, qui ont joué au chat et à la souris avec les CRS, avant d'être dispersés à coups de gaz lacrymogène. Deux voitures ont été incendiées et 15 personnes interpellées en marge du défilé. Deux policiers ont également été blessés, selon la police.

    Sur cette autre vidéo mise en ligne par Marianne, des policiers acculés sont visés par une pluie de projectiles. Selon le site de l'hebdomadaire, la scène s'est déroulée, vers midi, boulevard Port Royal. La vitrine de l'établissement qui se trouve derrière les forces de l'ordre a été brisée.


    L'inspection générale de la police nationale (IGPN) a par ailleurs ouvert une enquête, après la diffusion d'une vidéo montrant un policier asséner un coup de poing à un jeune manifestant. La scène se serait produite jeudi matin pendant le blocage du lycée Bergson, à Paris. "Je me suis fait arrêter à quelques centaines de mètres de l'entrée, et un policier m'a attrapé, avant de me frapper, avec son collègue", a raconté la victime à francetv info.

     

     
     
     
     
     

     

    Une boutique dévalisée à Rennes

     

    La manifestation contre la loi travail a débuté tôt, jeudi, avant d'être émaillée d'échauffourés entre des manifestants et les CRS. "Une personne a été interpellée et une lycéenne a été très légèrement blessée par un éclat de grenade lacrymogène", précise Ouest France.

    Selon le quotidien, une boutique de vêtements a été "attaquée par une vingtaine de jeunes cagoulés". "Ils ont piqué environ 150 pièces : des polos, des survêtements, des manteaux. Des vêtements à 200 euros. Ca a duré 10 secondes. C'était très violent", témoigne une vendeuse.

     

     
     
     

     

    19 interpellations à Nantes

     

     

    D'après un bilan de la préfecture de Loire-Atlantique, 19 interpellations ont eu lieu en marge la manifestation à Nantes. La police précise que 11 des interpellés sont des mineurs, dont le plus jeune est âgé de 15 ans. Plusieurs face à face tendus se sont déroulés, tout au long de la mobilisation. France 3 Pays de la Loire évoque notamment des "pavés descellés entre les rails du tramway et jetés en direction des forces de l'ordre, des poubelles incendiés, des gaz lacrimogènes".

     

    Une homme blessé pendant la manifestation contre la loi Travail, à Nantes, le 24 mars 2016.
     
    Une homme blessé pendant la manifestation contre la loi Travail, à Nantes, le 24 mars 2016. (LOIC VENANCE / AFP)

     

    Coups de matraque à Lyon

    La mobilisation a été modeste à Lyon, selon France 3 Rhône Alpes. Quelque 1200 manifestants ont défilé de Bellecour à la place Guichard. Mais la confrontation a tout de même été marquée par des face à face musclés. Dans la vidéo ci-dessous, les forces de l'ordre repoussent des manifestants à coups de matraque.

     

     
     
     

     

     

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  • Front uni du patronat pour amender

    la loi travail

    Par AFP 22 mars 2016 à 17:50 Lien
     
    Le président du Medef, Pierre Gattaz, le 22 mars 2016, à Paris
     
     

    Le président du Medef, Pierre Gattaz, le 22 mars 2016, à Paris Photo THOMAS SAMSON. AFP

    Sept organisations patronales, dont le Medef et la CGPME, ont affiché un front uni mardi pour dénoncer les modifications apportées au projet de loi travail au détriment, selon elles, des TPE-PME, et proposer des amendements avant l’examen au Parlement.

    A deux jours de la présentation du projet de loi El Khomri en conseil des ministres, ces mouvements ont lancé un «appel solennel» au Premier ministre Manuel Valls afin que le texte, qui n’est «pas acceptable en l’état», «retrouve son objectif d’origine: créer de l’emploi».

    «Trop, c’est trop !», a lancé le patron du Medef, Pierre Gattaz, lors d’une conférence de presse commune avec la CGPME, l’Afep (Association française des entreprises privées, qui rassemble des multinationales), le Meti (Mouvement des entreprises de taille intermédiaire), la FNSEA (agriculteurs), l’association Croissance Plus et le mouvement Ethic.

    Motif de leur colère: les modifications au projet de texte initial annoncées après une concertation avec les partenaires sociaux, notamment le retrait du plafonnement des indemnités prud’homales. Le patronat y voit un «recul» qui «édulcore» les mesures en faveur des petites et moyennes entreprises.

    Craignant un «détricotage supplémentaire» du texte lors de son examen au parlement, prévu fin avril-début mai, le patronat a formulé six propositions pour »'l’enrichir». Et demande le maintien des mesures dans lesquelles il voit en revanche des «avancées», comme la précision des motifs des licenciements économiques.

    «Le chemin parlementaire s’ouvre. Dès aujourd’hui je vais rencontrer le rapporteur du projet (le député socialiste Christophe Sirugue, NDLR), et cette semaine j’ai des auditions», a fait savoir François Asselin, pour la CGPME.

    «Je porterai ces propositions avec pugnacité, mais peu d’espoir», a-t-il concédé, «car nous sommes en période pré-électorale». «En reculant sur les points les plus réformateurs qui nous avaient fait croire que des choses étaient possibles, le gouvernement a fait du clientélisme politique», a-t-il regretté.

    - «Grève de la TVA» -

    Première demande: réintroduire le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif. Les «prud’hommes, c’est la roulette russe, la principale raison pour laquelle les TPE-PME n’embauchent pas», selon M. Gattaz.

    Le patronat souhaite également rétablir la mise en place du forfait-jour dans les entreprises de moins de 50 salariés sur décision unilatérale de l’employeur (et non via un accord d’entreprise), et la possibilité de caler le temps de travail des apprentis sur celui de leurs tuteurs.

    Il revendique en outre un dialogue social «plus direct» avec les salariés, avec l’élargissement du champ du référendum d’entreprise à l’initiative de l’employeur. Il a vivement dénoncé la généralisation du mandatement syndical dans les petites entreprises, véritable «chiffon rouge» des employeurs, ainsi que l’augmentation du nombre d’heures de délégation syndicale vue comme une «charge supplémentaire».

    Il exige enfin un «moratoire» sur le compte prévention de la pénibilité, que la loi intègre dans le futur compte personnel d’activité (CPA). Ce compte pénibilité, dont les décrets sont parus fin décembre, est considéré comme «inapplicable»: «dans l’agriculture, nous avons beaucoup de mal à définir les critères de pénibilité liées aux postures et à l’exposition aux agents chimiques», a ainsi déploré Xavier Beulin, de la FNSEA.

    Que fera le patronat si la loi passe en l’état? Sophie de Menthon, présidente d’Ethic, a évoqué un «sentiment d’impuissance très violent» chez les patrons «dont certains disent qu’ils vont faire une grève de la TVA». «Mais il n’est pas question que les employeurs se mettent dans l’illégalité», a-t-elle dit.

    «Ce texte, s’il doit en rester là, ne nous concernera plus», a répondu M. Asselin, faisant part d’un «désabusement» dans ses troupes.

    L’UPA (artisans), troisième organisation patronale représentative avec le Medef et la CGPME, l’UNAPL (professions libérales) et l’Udes (économie sociale et solidaire), avaient décliné l’invitation à la conférence de presse, en raison d’un différend sur la réforme de la représentativité patronale. Elles ont formulé leurs propres propositions, demandant aussi un plafonnement des indemnités prud’homales.

    AFP

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  • Pédophilie : l'Éducation nationale passera "au peigne fin" les casiers judiciaires des profs

    VIDÉO. Invitée de RTL ce mercredi, Najat Vallaud-Belkacem a annoncé 27 radiations en 2015 concernant des actes de pédophilie dans les écoles françaises.

    Par
    Publié le 16/03/2016 à 09:37 - Modifié le 16/03/2016 à 11:32 | Le Point.fr   Lien

     

     


    Najat Vallaud-Belkacem sur RTL - Pédophilie... par LePoint
    Invitée au micro de RTL ce mercredi matin, la ministre de l'Éducation nationale s'est exprimée sur un sujet brûlant d'actualité. Alors que des affaires de pédophilie touchent actuellement l'Église et le diocèse de Lyon, cela fait un an que l'affaire de Villefontaine a éclaté. En 2015, un directeur d'établissement était accusé de viols par une soixantaine d'élèves. « Nous entrons dans les un an de l'affaire de Villefontaine. Il y a eu, sur l'année 2015, 27 radiations. J'estime qu'un professeur ou un agent de l'administration au contact d'enfants, dès lors qu'il a été condamné pour des faits aussi graves que la pédophilie ou la pédo-pornographie, ne peut plus exercer au contact des enfants », a-t-elle expliqué.

    Le nombre de radiations pour des affaires liées à la pédophilie (les faits incriminés ne se sont pas forcément produits dans un cadre scolaire) était de 19 en 2014, premier et second degrés confondus, de 26 en 2013 et de 15 en 2012, selon des chiffres transmis par le ministère de l'Éducation.

    Aujourd'hui, une loi qui obligerait la justice à informer le ministère de l'Éducation nationale est en cours d'adoption, selon la ministre. « Elle est très importante, cette loi, avec la garde des Sceaux de l'époque, Christiane Taubira, nous ne l'avons pas attendue pour changer nos procédures en interne. Nous avons fait en sorte que dès cette rentrée scolaire 2015 nous ayons des référents en éducation au sein des tribunaux et des référents en justice au sein de nos académies, pour que la communication passe mieux. »

    Et pour éviter au maximum que l'horreur de l'affaire de Villefontaine ne se reproduise, Najat Vallaud-Belkacem annonce que « l'Éducation nationale va passer au peigne fin » les casiers judiciaires des professeurs. Elle explique que l'expérimentation a déjà débuté dans l'académie de Reims et que « cela va durer un an, car nous sommes en capacité de passer en revue 3 000 dossiers par jour. Tous les dossiers vont être vérifiés pour voir si, dans le passé, des condamnations nous ont échappé. »

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  • Fonctionnaires : une hausse de salaires très politique pour finir le quinquennat

    Leïla de Comarmond / Journaliste | Le 15/03 à 18:29   Lien
    Annick Girardin, la nouvelle ministre de la Fonction publique. - Kenzo Tribouillard/AFP

    Manuel Valls promet un geste « significatif ».

    Après avoir évoqué une augmentation « symbolique », la nouvelle ministre de la Fonction publique , Annick Girardin, était montée d’un cran dans ses revendications, vendredi dernier. Manuel Valls lui a donné raison sur RMC ce mardi : « Il y aura un geste significatif » d’annoncé lors du rendez-vous salarial programmé jeudi matin avec les syndicats de fonctionnaires, a promis le Premier ministre.

    Ce passage du « symbolique » au « significatif » n’est pas qu’une question de sémantique pour les quelque 5,3 millions d’agents de l’Etat, des collectivités locales et des hôpitaux. Ils n’ont eu aucune augmentation générale depuis juillet 2010. En 2012, contrain­tes budgétaires obligent, François Hollande n’avait pas rompu sur ce plan avec la politique de son prédécesseur. Après avoir maintenu quelques mois le suspense, Marylise Lebranchu, alors ministre de la Fonction publique, avait annoncé début 2013 la poursuite du gel du point d’indice, qui sert de base au calcul du traitement des fonctionnaires. Une décision renouvelée en 2014 et 2015.

    Eviter les tensions

    Deux sujets doivent être tranchés d’ici à jeudi : le niveau de la hausse et son calendrier qui pèseront évidemment sur le coût budgétaire de la mesure en 2016. Comme « Les Echos » l’annonçaient dès vendredi , l’augmentation devrait se situer entre 0,5 % et 1 % au total. Accorder 1 % représenterait 750 millions d’euros en année pleine pour le budget de l’Etat, une facture qui monterait à 1,85 milliard d’euros par an pour les trois fonctions publiques, selon la Cour des comptes.

    Mais le choix de s’en tenir à un demi-point seulement de hausse pourrait être un casus belli avec les syndicats, après plus de cinq ans d’attente. Compte tenu de la dégradation générale du climat social provoquée par le projet de loi El Khomri , il est délicat pour le gouvernement de prendre le risque d’ajouter des tensions dans la fonction publique, à un an de l’élection présidentielle.

    Mobilisation le 22 mars

    Les syndicats ont pris les devants en arrêtant la date du 22 mars pour une mobilisation des fonctionnaires. Leur unanimité n’est pas acquise : FO préfère se concentrer sur le 31 mars, où les opposants à la nouvelle version du projet de loi travail ont prévu de manifester. Mais la journée d’action s’intercalerait entre deux appels des jeunes, le 17 et le 24 mars, et pourrait ajouter du bruit au bruit.

    Bercy plaide toutefois pour un geste limité en raison des contraintes budgétaires. Car si le point d’indice est resté gelé, les fonctionnaires ont bénéficié de revalorisations ciblées, en particulier les agents de catégorie C (la plus basse). En outre, le protocole sur les carrières décidé l’an dernier va représenter un coût de 4 à 5 milliards pour les trois fonctions publiques d’ici à 2020, et pèsera déjà pour plus de 500 millions au sein de l’Etat dès 2017. Les dépenses de personnel dans la fonction publique représentent 278 milliards d’euros, soit près du quart de la dépense publique.

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    Entre 224 000 et 500 000 manifestants en France contre le projet de loi travail

    Le Monde.fr | 09.03.2016 à 17h19 • Mis à jour le 09.03.2016 à 19h36    Lien

     

    Lycées bloqués, manifestations, grève dans les transports en commun… Le gouvernement était confronté, mercredi 9 mars, à une journée de contestation de sa réforme du code du travail portée par la ministre du travail, Myriam El Khomri. Alors que le premier ministre, Manuel Valls , doit rencontrer l’ensemble des dirigeants syndicaux lundi, deux autres appels à la mobilisation ont été lancés d’ici à la fin du mois contre ce texte.

    Quelque 224 000 personnes ont manifesté dans les rassemblements qui avaient lieu un peu partout en France, selon le ministère de l’intérieur ; le syndicat Unef et Force ouvrière ont annoncé entre 400 000 et 500 000 manifestants. A Paris même, la préfecture évoque entre 27 000 et 29 000 manifestants ; le syndicat CGT estime le rassemblement à 100 000 personnes.

    Voir :   Revivez la journée de mobilisation contre le projet de loi travail

    • Plusieurs rassemblements à Paris

     

    A Rennes, c'est un festival de capes de pluie dans la manifestation contre la loi Travail.

    Organisé à l’appel d’organisations de jeunesse, dont l’UNEF et la FIDL, le rassemblement parisien a été rejoint par des partis de gauche et des syndicats non « réformistes ». « Loi travail, non merci ! », « Précarité, on vaut mieux que ça ! », « A la poubelle, la loi du pognon »… Une foule compacte était rassemblée en début d’après-midi boulevard Voltaire et place de la République. Le cortège s’est mis en marche, en rang serré, composé notamment de jeunes et de salariés.

    Avant de se rassembler place de la République, des manifestants avaient déjà défilé en milieu de journée non loin du siège du Medef, dans le 7e arrondissement, d’où ils ont tenté de rejoindre le ministère du travail. En tête de cortège, les dirigeants syndicaux ont répété leur appel à un retrait total du projet de loi. « Plus que jamais, il faut remettre les compteurs à zéro pour un code du travail qui protège vraiment les salariés » , a insisté le numéro un de la CGT, Philippe Martinez.

    • « Le début d’un mouvement »

    Pour la militante Caroline de Haas, à l’origine de la pétition contre la loi travail qui a recueilli un million de signatures, cette journée de mobilisation est « le début d’un mouvement, même si personne ne sait sur quoi il va déboucher ». « Ça déborde partout, il y a un déni social, démocratique, a-t-elle expliqué au milieu des manifestants. Ça se cristallise autour du travail car c’est notre identité sociale. »

    Nathalie Rossi, professeure dans un collège de Seine-Saint-Denis et militante à Lutte ouvrière, est descendue dans la rue pour dénoncer le « recul général » induit par le projet de loi. « C’est un permis accordé à l’ensemble du patronat pour qu’il fasse ce qu’il veut sur le temps et les conditions de travail », estime-t-elle. Si elle se mobilise, c’est aussi pour ses élèves : « Je ne veux pas que les apprentis, par exemple, travaillent 40 heures par semaine, comme c’est parfois déjà le cas. Ce n’est pas l’avenir que je veux leur proposer » , dit-elle.

    Au milieu des ballons aux couleurs des syndicats, Barbara, 55 ans, n’arbore, elle, aucun autocollant sur son manteau noir. Si elle n’est affiliée à aucun parti ou organisation, cette électrice de François Hollande s’est elle aussi mobilisée avant tout « pour son fils ». « La précarité, le fait de pouvoir être licencié plus facilement, le temps de travail… Tout cela va le concerner, assure-t-elle. L’orientation générale de ce projet de loi est pourrie. »

    • Manifestations en province

    Des rassemblements ont également eu lieu partout en France. A Rennes, où l’université Rennes-II fut à la pointe du mouvement anti-contrat première embauche (CPE) en 2006, entre 4 500 et 10 000 personnes ont défilé à la mi-journée.

    Dans le Nord, elles étaient dans la matinée environ 500 dans les rues de Boulogne-sur-Mer, près de 350 à Dunkerque, 300 à Arras ou encore 500 à Calais, alors que des milliers de manifestants étaient rassemblés dans l’après-midi à Lille. Ils étaient aussi 4 500 à Rouen, 5 000 à Marseille.

    Lire aussi :   Près de 150 rassemblements partout en France contre le projet de loi El Khomri

    • Quelque 90 lycées bloqués

     

    Emma, une lycéenne parisienne de 17 ans mobilisée contre le projet de loi El Khomri.

    Dès la fin de matinée, des étudiants et lycéens s’étaient réunis place de la Nation, à Paris, avant de rejoindre la place de la République. « El Khomri, t’es foutue, la jeunesse est dans la rue ! », ont-ils scandé. Un slogan particulièrement redouté par le gouvernement, dix ans après la mobilisation contre le CPE. A 11 heures, environ 90 lycées, dont une quarantaine en Ile-de-France – sur 2 500 établissements publics – faisaient l’objet d’un blocage total ou filtrant, selon les estimations des syndicats et du ministère.

    « Cette loi est complètement abusive, dénonce Alvind, un lycéen de 18 ans. On est les travailleurs de demain et ce projet n’aide pas les travailleurs, il favorise les riches. On ne veut pas entrer dans un marché du travail où il n’y a plus de règles. » François, un étudiant en première année de droit, regrette que le texte de loi crée « un déséquilibre total en faveur des employeurs ». Emma, 17 ans, s’est elle aussi mobilisée contre « la remise en cause des rapports de force ». « Qu’il s’agisse des 11 heures de périodes de repos qui peuvent être découpées, ou du plafonnement des indemnités prud’homales, ces réformes sont atroces », juge-t-elle.

    A l’université Paris-VI, les étudiants anticipaient déjà la suite des mobilisations lors de leur assemblée générale et pensaient « stratégie ». « Ce projet de loi est dangereux pour les employés, les étudiants, le personnel. Cela implique une rigueur en tant que syndicat pour organiser le mouvement », assurait Nelson, un étudiant membre de l’UNEF. Et d’organiser la prochaine mobilisation : « Elle aura lieu le 17 mars. D’ici là, c’est notre responsabilité de faire amplifier le mouvement. »

    Lire aussi :   « Les jeunes réclament simplement d’être pris en compte dans l’élaboration des réformes »

    • Des transports en grève

    7 h 30, dans le hall principal de la gare du Nord, à Paris. L’ambiance est étrangement sereine. Quelques voyageurs s’apprêtent à monter dans un train pour Lille, Bruxelles ou Compiègne. Sans les dizaines de « gilets rouges », ces cheminots que la SNCF met au service des voyageurs en cas de situation particulière, on en oublierait presque que c’est jour de grève générale.

    Par un hasard du calendrier, la SNCF et la RATP sont en grève depuis mardi soir pour des motifs internes, liés aux conditions de travail et aux salaires. A la SNCF, où seul un train sur trois circulait en moyenne, près de 35,5 % du personnel était en grève dans la matinée. Le trafic était en revanche quasiment normal à la RATP, sauf sur le RER B.

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    IVG : l'arrêté sur le remboursement à 100 % de tous les actes est paru

    Avec cette nouvelle mesure, les examens de biologie, les échographies ou la consultation de recueil de consentement seront aussi remboursés.

    Source AFP
    Publié le 08/03/2016 à 11:13 | Le Point.fr   Lien
    La loi santé votée en décembre permet de rembourser tous les actes de l'IVG. 

    La loi santé votée en décembre permet de rembourser tous les actes de l'IVG.  © SIPA/ NICOLAS MESSYASZ

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  • El Khomri: le projet de loi travail

    «n’est pas mort-né»

     

    Par AFP 8 mars 2016 à 08:59   Lien

     

     


    La ministre du Travail Myriam El Khomri à son arrivée au bureau national du PS, le rs 2016 à Paris Photo DOMINIQUE FAGET. 

     

     

     

     

    Le projet de loi travail «n’est absolument pas mort-né», «nous cherchons actuellement le bon point d’équilibre», a déclaré mardi la ministre du Travail, Myriam El Khomri, qui s’est dite prête à aller «jusqu’au bout» pour réformer le marché du travail.

    «Il n’est absolument pas mort-né. Il y a actuellement des concertations avec les organisations syndicales et patronales pour apporter des améliorations à ce texte qui, je le rappelle, est un avant-projet», a assuré la ministre sur RTL.

    «J’irai jusqu’au bout pour porter une réforme dans mon pays (...) Il y a bien sûr des améliorations à porter dans ce texte, des équilibres à trouver (...) nous cherchons actuellement le bon point d’équilibre», a-t-elle dit.

    Interrogée sur le bureau national du PS consacré au projet de loi lundi soir, durant lequel Martine Aubry, s’est montrée très critique, Myriam El Khomri a estimé que la maire de Lille avait «eu des propositions constructives (...), notamment sur l’amélioration de la formation».

    Il y a eu «3 heures de débat intéressant», a-t-elle affirmé, ajoutant aussi: «Ce n’est pas absolument pas intimidant, je n’ai de leçons à recevoir de personne».

    Son projet de loi, a-t-elle insisté, vise notamment à «lutter contre la précarité» en apportant «un peu plus de visibilité, de clarté» aux PME sur les conditions de licenciements pour au final «encourager aux recrutements en CDI».

    «On fait un parallèle entre le CPE et ma loi, ce n’est absolument pas la même chose», a-t-elle poursuivi en disant qu’elle «aussi» avait manifesté à l’époque contre le CPE parce qu’il «s’agissait d’un contrat et d’un salaire au rabais en direction des jeunes». «Aujourd’hui, dans ma loi, il y a le droit à la nouvelle chance pour les jeunes dans le compte personnel d’activité, c’est-à-dire que tout jeune qui n’a pas eu accès à un premier niveau de qualification pourra avoir accès toute sa vie à une formation», a expliqué Mme El Khomri.

    «Ce gouvernement n’est pas là contre les jeunes, mais pour favoriser l’emploi durable», a-t-elle insisté alors que les organisations de jeunesse sont l’un des moteurs, avec les organisations syndicales, du premier test de mobilisation mercredi, dans la rue, contre son projet de loi, qui doit être présenté en conseil des ministres dans deux semaines.

    AFP
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    Emmanuelle Cosse affirme que Fessenheim sera bien fermée

    cette année

    Alors que la ministre de l'Écologie Ségolène Royal reste muette sur le sujet, l'ancienne présidente d'EELV a déclaré : "Le calendrier, c'est 2016."

    Source AFP
    Publié le 06/03/2016 à 16:24 | Le Point.fr    lien
    La centrale nucléaire de Fessenheim, photo d'illustration.

    La centrale nucléaire de Fessenheim, photo d'illustration. © AFP/ SEBASTIEN BOZON

    La ministre du Logement Emmanuelle Cosse a assuré que la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne du parc nucléaire français dans le viseur de l'Allemagne et de la Suisse, sera bien fermée en 2016. "Le calendrier (de la fermeture de Fessenheim), c'est celui que m'a répété à plusieurs reprises le président de la République, c'est 2016", a déclaré la ministre lors d'un entretien au "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI.

     

    "Le président de la République s'est engagé à fermer Fessenheim d'ici la fin 2016. C'est ça, la date", a insisté Emmanuelle Cosse. "Le processus est assez simple pour arrêter un réacteur", a ajouté l'ancienne cheffe de file d'Europe Écologie-Les Verts (EELV). Et, "pour aboutir à la baisse de la part du nucléaire" dans la production française d'électricité "d'ici 2025, il faudra fermer d'autres centrales, d'autres réacteurs, évidemment, sur plusieurs années", a-t-elle encore estimé.

     

    Retard de chantier à Flamanville

     

    La ministre de l'Environnement et de l'Énergie, Ségolène Royal, a demandé en octobre à EDF d'entamer la procédure de fermeture de Fessenheim d'ici à "la fin juin 2016", en vue d'une fermeture effective en 2018. Car "pour fermer deux réacteurs comme ceux de Fessenheim, il ne suffit par de tourner un bouton", avait expliqué Mme Royal auparavant.

     

    En septembre dernier, François Hollande avait déclaré que Fessenheim, en service depuis 1977, ne fermerait pas en 2016 comme initialement prévu, et contrairement à l'une de ses promesses électorales de 2012, en raison du retard pris par le chantier de construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche).

     

    Un niveau de sécurité "globalement satisfaisant"

     

    Située à proximité de la frontière avec l'Allemagne et la Suisse, sur une faille sismique et en contrebas du Rhin, cette centrale suscite l'inquiétude des écologistes français, allemands et suisses depuis des années. Vendredi, Berlin a réaffirmé son souhait de voir fermer Fessenheim "le plus vite possible", invoquant un "risque sécuritaire" posé par son grand âge.

     

    "Du point de vue de la sûreté nucléaire, il n'y a pas de raison de fermer la centrale de Fessenheim" actuellement, a répliqué vendredi l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), jugeant le niveau de sécurité "globalement satisfaisant". Invoquant un besoin de "travaux complémentaires", le ministère de l'Environnement a repoussé sine die cette semaine une réunion initialement prévue mardi prochain pour tracer les grands axes d'évolution des sources d'énergie d'ici à 2023, dans le cadre de l'application de la loi sur la transition énergétique.

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