• Donald Trump cloué au pilori

    par un ancien directeur de la CIA

    Publié il y a 53 minutes     LIEN

    Donald Trump, lors d'un rassemblement électoral tenu mercredi à Jacksonville, en Floride. Donald Trump, lors d'un rassemblement électoral tenu mercredi à Jacksonville, en Floride.   Photo : Mark Wallheiser

    La mauvaise semaine de Donald Trump s'est poursuivie vendredi, avec la publication, dans le New York Times, d'une tribune assassine à son endroit, gracieuseté d'un ancien directeur par intérim de la CIA, Michael Morell.

    Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters

    L'ancien patron des services secrets américains y indique qu'il votera pour la démocrate Hillary Clinton à l'élection de novembre, en soulignant qu'elle est « hautement qualifiée pour devenir commandante en chef ».

    Au contraire, son adversaire républicain Donald Trump est « non seulement pas qualifié pour le poste, mais il pourrait aussi représenter une menace pour la sécurité nationale », écrit-il, reprenant du coup une critique formulée plus tôt cette semaine par le président Obama.

    M. Morell accuse le milliardaire d'autoglorification, de susceptibilité et de mépris pour l'État de droit et le vilipende pour ses déclarations trahissant son admiration pour le président russe Vladimir Poutine.

    Selon lui, M. Poutine, lui-même ancien agent des services secrets russes, a identifié et exploité les vulnérabilités de M. Trump en le complimentant avant le début des primaires. Le candidat républicain « a réagi exactement comme M. Poutine l'avait prévu », analyse-t-il.

    Dans le monde du renseignement, nous dirions que M. Poutine a recruté M. Trump comme un agent de la Fédération de Russie sans qu'il s'en rende compte.

    Michael Morell

    Michael Morell, lors de son témoignage devant une commission de la Chambre des représentants sur l'attaque de Benghazi en avril 2014. Michael Morell, lors de son témoignage devant une commission de la Chambre des représentants sur l'attaque de Benghazi en avril 2014.   Photo : Win McNamee

    L'ex-patron de la CIA soutient également que M. Trump a miné la sécurité nationale des États-Unis en proposant pendant sa campagne d'interdire temporairement à tous les musulmans d'entrer au pays, peu importe qu'ils soient étudiants, touristes ou immigrants.

    La campagne de M. Trump n'a évidemment pas tardé à répliquer, en soulignant que M. Morell était directeur adjoint de la CIA en septembre 2012, lorsque des islamistes ont attaqué le consulat américain de Benghazi, en Libye. Mme Clinton était alors secrétaire d'État.

    « Calculez le nombre de journalistes qui tweeteront aujourd'hui que Michael Morell a menti pour Hillary la Malhonnête [Crooked Hillary] pour la couvrir au sujet de Benghazi », a écrit son équipe sur Twitter.

    Les républicains ont dénoncé que Mme Clinton a initialement gommé le fait que des islamistes étaient en cause dans cette attaque.

    Michael Morell est aujourd'hui associé à la firme de consultants Beacon Global Strategies, liés à plusieurs démocrates ayant occupé des rôles-clés en matière de sécurité nationale, dont l'ancien patron de la CIA, Leon Panetta, et un ancien conseiller d'Hillary Clinton, Philippe Reines.

    Sa tribune s'ajoute à une longue liste de récriminations formulées à l'encontre de M. Trump par d'anciens responsables de la sécurité nationale associés au Parti républicain, notamment sous les administrations de George W. Bush et Ronald Reagan.

    L'effet de ces commentaires formulés par des experts peu connus du grand public n'est pas démontré, mais ils surviennent au moment où la popularité du candidat républicain périclite dans l'électorat.

    Selon le site Real Clear Politics, qui fait une moyenne des nombreux sondages effectués en vue de la présidentielle de novembre, Hillary Clinton dispose désormais d'une forte avance sur son rival, avec 47,4 % des intentions de vote contre 40,7 %.

    Cet écart, beaucoup plus important que ceux constatés lors des dernières présidentielles au même moment, se creuse depuis la fin de la convention démocrate, la semaine dernière. M. Trump a été englué dans une forte controverse après avoir critiqué la famille d'un militaire tué en Irak qui y avait pris la parole.

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    Tunisie : Youssef Chahed chargé de former un gouvernement d’union nationale

    03 août 2016 à 13h31 — Mis à jour le 04 août 2016 à 12h59
    Par Jeune Afrique avec AFP         LIEN
     
     

    Youssef Chahed, 40 ans, a officiellement un mois pour former un nouveau gouvernement d'union nationale.

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    Tunisie : Béji Caïd Essebsi propose Youssef Chahed pour diriger le prochain gouvernement

    « J’ai rencontré aujourd’hui le président de la République qui m’a chargé de former le gouvernement d’union nationale », a déclaré le 3 août Youssef Chahed, lors d’une conférence de presse organisée au palais présidentiel de Carthage. Membre de Nidaa Tounes et ingénieur agronome de formation, le haut-responsable occupait le fauteuil de ministre des Collectivités locales. Auparavant, il avait été secrétaire d’État à la Pêche sous le premier gouvernement de Habib Essid.

    Le président Essebi lui avait déjà témoigné sa confiance en le désignant à la tête d’une commission chargée de trouver une issue à la bataille qui opposait principalement le secrétaire général de Nidaa Tounès de l’époque, Mohsen Marzouk, au fils du chef de l’État, Hafedh Caïd Essebsi.

    Petit-fils de la première femme tunisienne députée, la militante Radhia Haddad, Youssef Chahed s’est engagé en politique après le soulèvement de 2011, en fondant un petit parti, la Voie du centre. Il a ensuite rejoint une coalition de plusieurs partis avant de participer à la création d’une autre formation, Al Joumhouri. En 2013, il rejoint enfin Nidaa Tounès.

    « Un gouvernement de compétences, de jeunes »

    Avant même l’annonce officielle de sa désignation, Youssef Chahed semblait apprécié pour son jeune âge, qui tranche avec celui des dirigeants en poste depuis la révolution tunisienne, dite « de la jeunesse ». En comparaison, son prédécesseur, Habib Essid, qui a quitté fonctions de chef de gouvernement après le vote de défiance du parlement samedi, avait 67 ans.

    À ce titre, le nouveau Premier ministre tunisien a promis que son gouvernement sera « un gouvernement de compétences, de jeune », et que les femmes seront mieux représentées dans sa nouvelle équipe. « Aujourd’hui, nous entrons dans une nouvelle étape qui requiert des efforts, des sacrifices, de l’audace, du courage, de l’abnégation et des solutions sortant du cadre classique », a-t-il déclaré, précisant par ailleurs que ses priorités seraient la lutte contre le terrorisme et la corruption.

    Controverse sur sa proximité avec le chef de l’État

    Sa désignation ne fait toutefois pas l’unanimité. En effet, Youssef Chahed est pris depuis mercredi au cœur d’une controverse en raison de ses soit-disant liens de parenté avec le président Essebsi, déjà très critiqué par la présence de son fils au sein de Nidaa Tounès.

    Cependant, les versions varient sur la nature exacte de ce lien. En marge d’un point presse mercredi, Youssef Chahed a assuré à des journalistes n’avoir « aucun lien de parenté » direct avec l’actuel chef de l’État. « Ce n’est ni mon beau-père ni mon oncle. J’ai commencé à collaborer avec lui après la révolution, après 2011 », a-t-il insisté. Une version nuancée par des proches qui ont indiqué à l’AFP qu’il s’agissait de « lointains liens par alliance ».

    Le nouveau Premier ministre tunisien a par ailleurs été critiqué pour son travail avec les États-Unis en tant qu’expert dans le domaine agricole, jugeant qu’il avait servi des intérêts autres que ceux de son pays.

    Youssef Chahed dispose désormais de 30 jours pour former une nouvelle équipe aux termes de la Constitution. À l’annonce de sa désignation mercredi, le nouveau chef de gouvernement avait indiqué que « les consultations à ce sujet débuteront dans la journée ».

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  • Donald Trump a passé un cap dans l'outrage aux musulmans américains en critiquant les parents d'un soldat tué en Irak

    Publication: 31/07/2016 09h46 CEST Mis à jour: 31/07/2016 09h46 CEST   LIEN
     
    TRUMP
     
     

    ETATS-UNIS - "Quand on pensait qu'il ne pouvait pas tomber plus bas", écrivent nos confrères du Huffington Post américain. Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump est ce week-end sur la défensive après avoir critiqué le père d'un soldat américain musulman tué en Irak.

    Khizr Khan, un avocat dont le fils Humayun était capitaine de l'armée de Terre et est mort au combat en 2004 en Irak, avait lancé jeudi un vibrant plaidoyer en faveur de Hillary Clinton à la tribune de la convention démocrate à Philadelphie, dénonçant des propos anti-musulmans et anti-immigrés de Donald Trump.

    "Vous n'avez rien sacrifié, vous n'avez perdu personne", avait lancé l'homme à l'adresse du candidat républicain. "Donald Trump passe son temps à salir la réputation des musulmans. Il manque de respect à d'autres minorités: les femmes, les juges, et même les responsables de son propre parti", avait-il affirmé.

    L'homme avait ensuite brandi une Constitution américaine, demandant à Donald Trump s'il avait même lu le document fondateur. Cette intervention de Khizr Khan, qui a émigré avec son épouse du Pakistan il y a plusieurs décennies et a depuis été naturalisé, avait été un moment marquant de la convention démocrate.

    Donald Trump a sèchement répliqué, selon des extraits publiés samedi d'une interview qui doit être diffusée dimanche sur la chaîne ABC. "Qui a écrit ça? Ce sont les plumes d'Hillary qui ont rédigé ça?", s'est interrogé le candidat républicain.

    Donald Trump a assuré avoir "fait beaucoup de sacrifices", répondant aux accusations de Khan avec ses arguments habituels. "Je travaille très, très dur. J'ai créé des milliers et des milliers d'emplois, des dizaines de milliers d'emplois, j'ai construit de grandes structures, j'ai eu un très grand succès. Je crois que j'en ai fait beaucoup", dit-il.

    Pire, l'homme d'affaires s'en est aussi pris à la mère du soldat, Ghazala Khan, qui était restée silencieuse à côté de son mari sur la scène de Philadelphie. "Si vous regardez sa femme, elle se tenait debout là-bas, elle n'avait rien à dire. Elle n'avait probablement pas le droit de dire quoi que ce soit", a dit Donald Trump sur ABC, sous-entendant que c'était à cause de sa religion.

    Cette dernière remarque a fait réagir Hillary Clinton. "J'ai été très émue de voir Ghazala Khan se tenir courageusement et dignement sur la scène en soutien à son fils jeudi soir", a déclaré la candidate dans un communiqué. "Tous les Américains doivent soutenir les Khan et toutes les familles qui ont perdu des enfants morts au service de leur pays", a-t-elle ajouté, sans citer Donald Trump.

    "Toute l'Amérique a ressenti ma douleur"

    La polémique gagnant en ampleur, le candidat républicain et le couple Khan se sont encore répondu à distance.

    "Bien que je déplore profondément la disparition de son fils, M. Khan, qui ne m'a jamais rencontré, n'a pas le droit de se tenir devant des millions de personnes et de déclarer que je n'ai jamais lu la Constitution (ce qui est faux)", a déclaré Donald Trump, qui a aussi pris soin de qualifier Humayun Khan de "héros".

    Mais les Khan ont peu goûté la réaction du candidat. "Lorsque j'étais debout là-bas, toute l'Amérique a ressenti ma douleur", a dit Madame Khan sur ABC, en expliquant qu'elle n'avait pas eu la force de parler. "Je ne sais pas de quel islam il a entendu parler. J'en suis désolée, il ne sait pas ce qu'est l'islam", a encore dit la mère.

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  • A Cleveland, Ted Cruz défie une dernière fois Donald Trump

    LE MONDE | 21.07.2016 à 05h57 • Mis à jour le 21.07.2016 à 12h54 | Par Gilles Paris (Cleveland, envoyé spécial)

    LIEN

     

    Le sénateur du Texas, Ted Cruz, mercredi 20 juillet, devant les délégués républicains à Cleveland (Ohio).

    Au troisième soir de la convention du Parti républicain à Cleveland (Ohio), deux possibilités s’offraient mercredi 20 juillet aux jeunes prétendants à l’investiture républicaine défaits par Donald Trump mais qui n’ont pas abdiqué leur ambition : le ralliement sans panache ou l’obstination. Le gouverneur du Wisconsin Scott Walker et le sénateur de Floride Marco Rubio, qui s’est exprimé par le truchement d’une vidéo, ont choisi la première option, la plus confortable, devant une salle majoritairement acquise à l’homme d’affaires. Pas le sénateur du Texas Ted Cruz.

    Lire aussi :   Le Parti républicain en quête d’unité à Cleveland

    Soucieux de ne pas être associés à une éventuelle défaite, les deux premiers ont assuré une sorte de service minimal, déployant la plus grande part de leur énergie à attaquer la future candidate démocrate Hillary Clinton. Avec sans doute déjà en tête la prochaine course à l’investiture, ils ont limité au strict minimum les mentions du candidat officiel du Parti républicain : trois pour le gouverneur, contre deux pour le sénateur.

    Se voulant réaliste, M. Walker a rappelé le dilemme qui s’offre aux conservateurs restés hostiles au milliardaire. « Un vote autre que pour Donald Trump est un vote pour Hillary Clinton », a-t-il assuré, alors qu’il venait de faire répéter une bonne vingtaine de fois aux délégués que « l’Amérique mérite mieux ».

    Succédant à M. Rubio, M. Cruz s’est montré encore plus parcimonieux. Il n’a cité qu’une seule fois le nom du magnat de l’immobilier, au tout début de son intervention, lorsqu’il l’a félicité pour avoir été désigné officiellement candidat pour l’élection du 8 novembre. Le sénateur du Texas irait-il plus loin en appelant ouvertement ses partisans à voter pour le milliardaire en novembre ? C’était ce que voulait entendre le camp Trump, mais son attente a été déçue.

    « Levez-vous, parlez et votez selon votre conscience »

    Sans s’attarder à stigmatiser la candidate démocrate comme les orateurs qui l’avaient précédé, et en évitant soigneusement toute forme d’éloge des qualités qu’il pourrait reconnaître à M. Trump, M. Cruz a rappelé avec insistance à quels principes et à quelles valeurs un candidat républicain doit se remettre. Une façon détournée d’entretenir le doute sur les convictions conservatrices du milliardaire.

    Lire aussi :   La bataille perdue de l’ultraconservateur Ted Cruz

    « Si vous aimez votre pays et aimez vos enfants autant que je les aime, levez-vous, parlez et votez selon votre conscience », a tonné M. Cruz, impassible sous les huées, alors que le candidat investi, omniprésent depuis le début de la convention, faisait son apparition dans le carré réservé aux personnalités pour entendre le discours à venir de son fils cadet, Eric, et sans doute aussi pour tenter de voler la vedette au sénateur.

    M. Trump a donc pu entendre l’exhortation de M. Cruz : « Votez pour des candidats auxquels vous faites confiance pour défendre vos libertés et respecter la Constitution ! », sans que ce dernier mentionne une nouvelle fois le nom du candidat officiel du camp républicain.

    Le trouble causé par ce signe de défiance a contraint l’ancien speaker (président) de la Chambre des représentants Newt Gingrich, qui s’exprimait ensuite, à défendre la thèse hardie d’un malentendu, M. Trump répondant selon lui parfaitement au portrait-robot esquissé par M. Cruz. L’ancien héraut du « contrat » conservateur « pour l’Amérique », il y a deux décennies, n’a sans doute trompé personne.

    « Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve »

    Un peu plus tôt dans la journée, M. Cruz avait rassemblé ses partisans, en dehors du complexe qui abrite la convention, pour les remercier de l’engagement manifesté pendant sa campagne infructueuse. « Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve. Ce que je sais, c’est que nous avons l’obligation de suivre notre conscience. On parle beaucoup d’unité. Moi aussi je veux l’unité, mais l’unité doit se faire derrière des principes partagés, et pour défendre la liberté », a-t-il dit, souvent interrompu par les cris de « 2020 ! » lancés par ses partisans les plus déterminés, dans une allusion claire à la prochaine élection présidentielle. « L’histoire n’est pas finie », glissait Marc Hader, un délégué de l’Oklahoma.

    Un peu plus tôt, des huées interrompaient le constat glacial par le sénateur du Texas : « Nous avons un nominé. » Les cris de protestation se sont vite transformés en éclats de rire. Parce que cette journée était assurément placée sous le signe de la rivalité restée entière entre les deux hommes, l’avion privé de M. Trump, frappé des énormes lettres composant son nom, venait de glisser dans le ciel derrière la scène sur laquelle avait pris place M. Cruz.



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  • Tunisie: le Parlement retire sa confiance au gouvernement

    Le Premier ministre tunisien Habib Essid (d) devant le Parlement à Tunis, le 30 juillet 2016
    Le Premier ministre tunisien Habib Essid (d) devant le Parlement à Tunis, le 30 juillet 2016
    afp.com - FETHI BELAID
    dans

    Une écrasante majorité du Parlement tunisien a retiré samedi soir sa confiance au gouvernement de Habib Essid, sous pression depuis que le président Béji Caïd Essebsi a souhaité un cabinet d'union nationale il y a deux mois.

    Comme prévu, les député ont majoritairement désavoué le gouvernement, 118 votant contre, 3 pour et 27 s'abstenant.

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    ETATS-UNIS

    Le face-à-face Clinton-Trump débute

    Le duel entre Hillary Clinton et Donald Trump est lancé: il se clôturera le 8 novembre.
    Le duel entre Hillary Clinton et Donald Trump est lancé: il se clôturera le 8 novembre.-Reporters

    Ce sera peut-être le paradoxe de l’élection présidentielle américaine: un «soutien négatif» pourrait favoriser Hillary Clinton ou Donald Trump.

    À cent un jours de l’élection présidentielle américaine, la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump sont repartis sur les routes, ce vendredi, pour tenter de capitaliser sur l’effet rassembleur des conventions de leur parti respectif.

    Le paradoxe, pour les deux partis, c’est que la championne et le champion qui s’affronteront pour la Maison Blanche, le 8 novembre prochain, sont tous deux assez impopulaires avec moins de 40% d’avis favorables.

    Le duel s’annonce serré dans une campagne déjà considérée comme l’une des plus acrimonieuses que le pays n’ait jamais connues.

    Dans l’Histoire

    Hillary Clinton, 68 ans, est entrée dans l’Histoire, jeudi, à Philadelphie en devenant la première femme investie par un grand parti pour la présidentielle.

    Dans son discours d’acceptation de sa nomination, elle a exhorté ses compatriotes à ne pas céder au message populiste de son rival républicain. Elle a prévenu les Américains séduits par le verbe martial de son adversaire que l’élection de novembre serait une «heure de vérité ».

    L’équipe de campagne de l’homme d’affaires a répliqué ce vendredi matin en postant un message sur Facebook, dénonçant une allocution présentant une «collection insultante de clichés et de rhétorique recyclée ».

    «C’est un discours prononcé dans un univers de fantasmes, pas dans la réalité dans laquelle nous vivons aujourd’hui », a poursuivi le message.

    Le sénateur de Virginie Tim Kaine, colistier de la démocrate, s’est dit de son côté «optimiste: nous allons batailler ensemble pour construire une économie plus forte, bâtir des alliances et une communauté de respect aimante, plutôt qu’une communauté créant des divisions », a-t-il relevé ce vendredi matin sur CNN.

    Le souvenir de Ralph Nader

    À l’instar de Hillary Clinton, il a tendu la main aux partisans du sénateur du Vermont Bernie Sanders, battu aux primaires.

    «Ils avaient un favori, mais je pense qu’ils vont se rassembler derrière Hillary Clinton et nous allons faire tout ce que nous pouvons pour gagner en novembre », a-t-il lancé.

    L’enjeu pour la candidate démocrate pourrait être crucial: le ralliement éventuel d’une partie du clan Sanders à la candidate «verte » Jill Stein peuple ses cauchemars du souvenir de la défaite d’Al Gore face à George W. Bush, en 2000. Un échec attribué par les démocrates aux 2,8 millions de votes recueillis par l’écologiste Ralph Nader.

    Hillary Clinton pourrait par contre bénéficier d’un «soutien négatif », peut-être décisif pour les experts: de grands noms du parti républicain, comme l’ancien candidat à la Maison Blanche Mitt Romney, ont publiquement indiqué qu’ils ne pourraient pas voter pour Trump. D’où la promesse de Hillary d’être «la présidente des démocrates, des républicains, et des indépendants »?

    Chasse aux voix ouverte, de Pennsylvanie au Colorado  

    Hillary Clinton n’a pas perdu de temps, après sa consécration, jeudi soir, par la convention démocrate à Philadelphie: elle s’est embarquée ce vendredi avec son colistier, Tim Kaine, dans une tournée en bus en Pennsylvanie et en Ohio.

    Cette région, épicentre de la désindustrialisation, est cruciale pour l’élection: Donald Trump convoite également l’électorat blanc et ouvrier de cette région.

    Le candidat républicain, lui, va partir à la conquête de l’Ouest, avec un déplacement dans le Colorado, un autre État crucial dans la route vers la Maison Blanche.

    Son projet d’ériger un mur à la frontière avec le Mexique pour endiguer l’immigration illégale devrait y être bien reçu par les électeurs blancs, mais devrait détourner les Hispaniques.

    Lors de la convention républicaine à Cleveland, il a réitéré ses projets très controversés de bloquer l’immigration des musulmans et des Hispaniques aux États-Unis, et d’être extrêmement dur face à la criminalité.

    Les deux candidats s’affronteront pour la première fois le 26 septembre à l’université Hofstra, à Hempstead dans l’État de New York.

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    Pour la présidentielle

    Hillary Clinton accepte l'investiture démocrate

    Publié le vendredi 29 juillet 2016 à 08:58         LIEN

     (AFP) - Hillary Clinton a accepté jeudi soir à Philadelphie la nomination du parti démocrate pour l'élection présidentielle du 8 novembre, une première pour une femme dans l'histoire politique américaine.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Autres Galeries

    "C'est avec humilité, détermination et une confiance sans limites dans la promesse de l'Amérique que j'accepte votre nomination pour la présidence des Etats-Unis!", a lancé l'ancienne Première dame sous un tonnerre d'applaudissements.

    Assurant qu'elle serait "la présidente des démocrates, des républicains, des indépendants", elle s'est adressée dès le début de son allocution aux partisans de son rival de la primaire, le sénateur du Vermont Bernie Sanders "démocrate socialiste" revendiqué.

    "Je veux remercier Bernie Sanders. Et vous qui l'avez soutenu, ici et à travers le pays, je veux que vous sachiez que je vous ai entendus", a-t-elle déclaré devant les quelque 5.000 délégués rassemblés depuis lundi à Philadelphie, en Pennsylvanie.

    Quelques dizaines de délégués du sénateur, vêtus de T-shirts vert vif en guise de protestation, écoutaient silencieusement le discours. Mais certains brandissaient des écriteaux "NO TPP", en référence à l'accord de libre-échange transpacifique négocié depuis plusieurs années auquel il est fermement opposé.

    Et lorsque des délégués ou des invités ont lancé depuis les gradins des slogans anti-Hillary, les supporters de cette dernière ont recouvert immédiatement leur voix.

    L'ancienne secrétaire d'Etat n'a pas manqué l'occasion de décocher des flèches à son adversaire républicain, le milliardaire Donald Trump, qui a été investi la semaine dernière à Cleveland (Ohio, nord) et qui veut sauver le pays "à lui seul".

    "Surtout, ne croyez pas quelqu'un qui dit : +Je suis le seul à pouvoir le faire+", a lancé l'ancienne chef de la diplomatie américaine. "Ce furent les mots de Donald Trump à Cleveland. Et cela devrait tous nous inquiéter".

    L'homme d'affaires "veut que nous ayons peur de l'avenir et que nous ayons peur les uns des autres", a-t-elle relevé. "Mais nous n'avons pas peur. Nous relèverons les défis comme nous l'avons toujours fait".

    "Nous ne construirons pas de mur. A la place, nous bâtirons une économie dans laquelle tous ceux qui veulent un emploi bien payé peuvent en trouver un", a poursuivi la première femme à représenter un grand parti pour conquérir la Maison Blanche.

    A ce sujet, elle s'est dite "heureuse pour les grand-mères et les petites filles et toutes celles qui sont entre les deux" d'avoir brisé le plafond de verre. "Je suis heureuse pour les garçons et les hommes aussi, car quand une barrière tombe pour quelques-uns en Amérique, cela ouvre l'espace pour tous".

    L'ancienne chef de la diplomatie américaine du président Barack Obama a par ailleurs souligné qu'elle avait présenté une "stratégie pour vaincre le groupe Etat islamique".

    "Ce ne sera pas facile mais, croyez-moi, nous vaincrons", a-t-elle lancé.

    "Donald Trump dit, je cite +J'en sais plus sur le groupe EI que les généraux+. Non, Donald, tu n'en sais pas plus", a-t-elle tancé.

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    Présidentielle aux Etats-Unis

    Barack Obama vote Hillary Clinton

     Barack Obama et Hillary Clinton sur scène après le discours du président à la convention du parti démocrate, à Philadelphie, le 27 juillet 2016.
    Barack Obama et Hillary Clinton sur scène après le discours du président à la convention du parti démocrate, à Philadelphie, le 27 juillet 2016.
    Reuters

    Publié le jeudi 28 juillet 2016 à 16:00

    (AFP) - Barack Obama a exhorté mercredi à Philadelphie ses compatriotes à propulser Hillary Clinton à la Maison Blanche, jugeant que la nature même de la démocratie américaine était en jeu lors de l'élection présidentielle de novembre.

    We love you back, @POTUS.

    Dénonçant le véritable danger que représente à ses yeux le républicain Donald Trump, qui se pose en "sauveur auto-proclamé" du pays, le président des Etats-Unis a loué la solide expérience de son ancienne chef de la diplomatie.

    Sous des applaudissements assourdissants, le premier président noir de l'histoire des Etats-Unis a dit vouloir passer le relais à "Hillary" qui pourrait devenir, le 20 janvier 2017, la première femme de l'histoire à accéder à la Maison Blanche.

    "Je peux dire en toute confiance que jamais un homme ou une femme n'a été aussi qualifié qu'Hillary Clinton pour la présidence des Etats-Unis d'Amérique", a lancé le 44e président des Etats-Unis, qui quittera le pouvoir dans six mois, à 55 ans.

    Une immense clameur s'est élevée quand la candidate, qui fut il y a huit ans sa rivale, l'a rejoint sur scène en fin de discours. Les deux alliés se sont serrés dans les bras et ont joint leurs mains dans un geste d'unité.

    L'Amérique, a martelé M. Obama, est "déjà grande, déjà forte", dans une allusion au slogan de "Donald", appelant le républicain par son seul prénom.

    VIDEO

    "Thank you for this incredible journey.
    Let’s keep it going.
    God bless the United States of America!" —@POTUS

    "Et je vous le promets, notre force, notre grandeur ne dépendent pas de Donald Trump (...) Nous ne voulons pas d'un souverain", a-t-il ajouté, jugeant que le scrutin à venir ne se résumait pas à affrontement classique droite/gauche mais représentait "un choix plus fondamental".

    Ce discours de 45 minutes, suivi en direct par des dizaines de millions d'Américains, avait une saveur particulière pour Barack Obama. Il faisait écho à celui prononcé, il y a 12 ans jour pour jour, à Boston, lors d'une convention qui allait le propulser sur le devant de la scène politique américaine.

    Plafond de verre

    Désireux de marquer le contraste avec le discours sombre et anxiogène prononcé la semaine dernière à Cleveland par Donald Trump, il a voulu offrir une autre vision de son pays: "L'Amérique que je connais est pleine de courage, d'optimisme et d'ingéniosité".

    "Tous ceux qui menacent nos valeurs, qu'ils soient fascistes, communistes, jihadistes ou démagogues finiront toujours par échouer", a-t-il dit.

    Reconnaissant en creux les critiques dont fait l'objet Hillary Clinton, souvent jugée trop calculatrice, trop froide, voire trop opportuniste, il a appelé tous les démocrates à se mobiliser le 8 novembre, même "s'ils ne sont pas d'accord avec elle sur tout".

    "Je sais qu'Hillary n'arrêtera pas tant que l'EI (groupe Etat islamique) ne sera pas détruit. Elle ira jusqu'au bout de la mission, et elle le fera sans recourir à la torture et sans interdire à des religions entières d'entrer sur notre territoire".

    "Elle est prête pour le poste de commandante en chef", a-t-il conclu, à la veille du discours de l'ancienne première dame qui acceptera formellement sa nomination comme candidate démocrate.

    Peu avant, le vice-président Joe Biden, qui avait un temps caressé l'idée de se présenter face à elle aux primaires démocrates, avait insisté sur le symbole que représenterait "pour nos filles et nos petites-filles", l'arrivée d'Hillary Clinton dans le bureau ovale.

    Cauchemar américain de Trump

    La place des armes dans la société américaine a fait irruption dans la soirée lorsque, Christine Leinonen, mère de Christopher, tué avec 48 autres personnes dans un club gay d'Orlando, a livré un témoignage poignant qui a installé un silence de plomb dans l'immense salle omnisports de "Philly".

    Avant Barack Obama, les intervenants avaient, un à un à la tribune, mis en garde, sur des tonalités différentes, contre l'élection du milliardaire populiste, "escroc haineux" selon chef de file des démocrates au Sénat Harry Reid.

    "Au diable le cauchemar américain de Trump, nous croyons au rêve américain !" a lancé l'ancien gouverneur du Maryland, Martin O'Malley, candidat malheureux aux primaires.

    L'actrice Sigourney Weaver a stigmatisé un candidat qui ignore "les faits et la science", refusant obstinément de reconnaître la réalité du changement climatique.

    Le sénateur Tim Kaine, candidat à la vice-présidence, a résumé les critiques en une formule ciselée: "Vous ne pouvez pas croire un seul mot qui sort de la bouche de Donald Trump. Notre pays est trop grand pour être confié à un beau parleur aux promesses creuses, un bulldozer adepte de l'auto-promotion".

    Après son discours de jeudi, la candidate de 68 ans, qui touche enfin au but après avoir essuyé une défaite lors des primaires contre Barack Obama en 2008, retrouvera vendredi le rythme de la campagne.

    Accompagnée de son colistier, elle voyagera à bord d'un autocar qui la mènera à Harrisburg, Pittsburgh, Youngstown et Columbus, dans les Etats de Pennsylvanie et de l'Ohio, cruciaux dans la course à la présidence.

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    Donald Trump appelle la Russie à publier des courriels de Hillary Clinton

    LE MONDE | 27.07.2016 à 19h09 • Mis à jour le 27.07.2016 à 19h41     LIEN

     
    Donald Trump, le 27 juillet.

    « Je n’ai rien à voir avec la Russie. » Le candidat républicain à la présidentielle américaine, Donald Trump, a nié, mercredi 27 juillet, tout lien avec le piratage des e-mails internes du Parti démocrate américain, dérobés par une source inconnue qui les a transmis pour publication au site WikiLeaks.

    Depuis la publication de ces documents, qui montrent notamment que la direction du parti a cherché à nuire à la campagne de Bernie Sanders, l’entourage de Hillary Clinton a accusé Moscou d’être à l’origine du piratage, dans le but de favoriser la candidature de M. Trump.

    Lire aussi :   Wikileaks révèle des milliers de courriels sur la campagne du Parti démocrate américain

    Ces accusations ont été vivement démenties par le Kremlin, mais plusieurs entreprises spécialisées dans la sécurité informatique ont constaté que de précédents piratages du réseau informatique du Parti démocrate étaient vraisemblablement le fait de deux groupes réputés proches des services secrets russes.

    Une « affaire de sécurité nationale » pour le camp Clinton

    Sur un ton faussement badin, Donald Trump a fait référence à d’autres e-mails – ceux qui ont valu une enquête du FBI à sa rivale Hillary Clinton. La candidate démocrate s’est en effet vu reprocher d’avoir utilisé un serveur e-mail personnel pour traiter des courriels professionnels du département d’Etat, au mépris des procédures de sécurité.

    Au terme d’une longue enquête, le FBI a conclu que Mme Clinton n’avait pas commis de délit, mais le camp républicain rappelle qu’elle avait aussi supprimé 33 000 courriels de son serveur avant de le transmettre aux enquêteurs.

    « La Russie, si vous écoutez, j’espère que vous trouverez les 33 000 e-mails qui manquent. Je pense que vous seriez largement récompensés par notre presse ! a dit M. Trump. Ils les ont probablement. J’aimerais bien qu’ils soient rendus publics. »

    calls for foreign espionage: "They probably have her 33,000 emails. I hope they do ... So let's see."

    Cet appel pur et simple à une puissance étrangère, pour qu’elle intervienne dans une campagne électorale, a provoqué de vives protestations chez les électeurs démocrates, dont certains parlent de « haute trahison ».

    « C’est la première fois qu’un candidat majeur à la présidentielle encourage activement une puissance étrangère à espionner son opposant politique », a souligné Jake Sullivan, conseiller de Mme Clinton, évoquant « une affaire de sécurité nationale ».

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    La convention démocrate qui se déroule au Wells Fargo Center de Philadelphie a adoubé, le mardi 27 juillet 2016, Hillary Clinton pour être la candidate démocrate au poste de Président des Etats-Unis d'Amérique. Une femme est pour la première fois en très bonne place pour occuper la Maison Blanche. Maison qu'elle a déjà habitée en tant que Première dame. Les personnalités se sont relayées sur scène pour venir soutenir leur candidate préférée. Réalisation: Charlotte Gonthier

     

     

     

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